Bordeaux, France

Next year will see the opening of La Cité du Vin, an ambitious institution along the coast of the river Garonne dedicated to the history of French viticulture. The undulating wooden structure, designed by XTU architects, is part of a huge greening and revitalization effort along Bordeaux’s waterways, which also includes the 2013 opening of the Pont Jacques Chaban-Delmas, Europe’s largest lift bridge, and the transformation of over 7,500,000 square feet of former docklands into more than 5,000 new apartments and public waterside attractions. In 2007, half of the restored neoclassical city was Unesco-listed, making it the largest urban World Heritage site. And all the effort has been paying off: A 2013 survey ranked Bordeaux France’s second-favorite city, after Paris. More recently, a restaurant boom has welcomed enticing openings by the likes of Joël Robuchon, whose namesake restaurant opened at the end of 2014 within the city’s palatial Grande Maison hotel. Gordon Ramsay recently took the helm at Le Pressoir d’Argent, the restaurant within the InterContinental Bordeaux — Le Grand Hotel, while the French celebrity chef Philippe Etchebest, has taken over the Café Opera in Bordeaux’s Grand Théâtre. Other appetizing new entries include Franco-Chinese restaurant Dan, high-end minimalist Garopapilles and locavore Belle Campagne, in a rustic-chic townhouse in Bordeaux’s picturesque Old Town.
Source:http://www.nytimes.com/interactive/2016/01/07/travel/places-to-visit.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&clickSource=story-heading&module=photo-spot-region&region=top-news&WT.nav=top-news&_r=0

Histoire Bordeaux: L’ancien quartier Mériadeck

Les allées du Monastère des Chartreux

Le quartier Mériadeck prend ses origines dans les terrains marécageux entourant la ville de Bordeaux. Les croyant responsables des nombreuses épidémies dont Bordeaux est victime depuis le milieu du XVe siècle, la ville décide leur assainissement à partir du XVIe siècle.

L’archevêque François de Sourdis en accélère les travaux, voyant en effet dans le projet d’assainissement de ces marais la possibilité de reloger les Chartreux, alors sans monastère. Le 13 janvier 1608, l’archevêque achète donc un terrain dans les terrains marécageux pour y édifier le nouveau monastère. Des allées plantées sont créées pour relier l’archevêché au monastère, on y adjoint des prairies qui deviendront alors les lieux privilégiés de promenade des bordelais, qui jugeaient alors l’ensemble plus beau que les jardins des Tuileries de Paris. Ces lieux restent en dehors du rempart.

Mais ces allées n’auront qu’une courte vie : elles sont dévastées en 1640 lors de la Fronde. Les dégâts non réparés, les marais reprennent leur territoire.

En 1673 ces terrains, toujours marécageux sont directement liés à la ville par la destruction du mur du rempart au droit de l’archevêché.

Ces marécages souffrent d’une réputation «d’anciens marais aux herbes à sorcières».

« L’ancien » quartier Mériadeck

Monseigneur Ferdinand Maximilien de Mériadec de Rohan (1738-1813), prince de Guéméné, nommé archevêque de Bordeaux en 1769, achète ces terrains afin de les lotir dans l’espoir de financer ainsi la construction d’un archevêché, le palais Rohan, actuel hôtel de ville de Bordeaux, jugeant indigne de sa personne l’ancienne bâtisse.

Les architectes du nouveau palais, Etienne, puis Bonfin, dresseront également les plans du nouveau quartier.

Mais ces terrains, prisonniers de leur mauvaise réputation, seront mal assainis, mal bâtis, et donc difficiles à vendre. Les travaux d’assainissement et de lotissement, s’ils commencent dès 1772, n’aboutiront pas avant la première moitié du XIXe siècle.

La construction du nouvel archevêché dépendant directement de la vente de ces terrains, l’archevêque n’habitera jamais son palais, achevé seulement après son départ de Bordeaux.

Le lotissement respecte le tracé de la ville-mère, créant une continuité au-delà des anciens remparts sans rupture de l’Est à l’Ouest, de part et d’autre du cours d’Albret. Il suit en fait le tracé des allées faites par de Sourdis, dont les fossés drainent encore correctement l’ancien marais. Deux places organisent le quartier: l’une ronde, la place Rodesse, nom du lotisseur, et au centre, une place carrée, adoptant le nom de l’archevêque. Ultérieurement, le nom de la place, Mériadeck, désignera tout le quartier. Un nouveau cimetière est établi en 1791 sur l’enclos sécularisé des Chartreux.

Si les premiers occupants représentent essentiellement une population d’artisans, avec la baisse des prix des lots, une nouvelle population plus humble arrive, constituée en grande partie de travailleurs. Les constructions du quartier deviennent alors plus basses. Des échoppes ne tardent pas à couvrir le quartier.

La place Mériadeck accueille un marché de proximité. Il s’ouvre rapidement à la brocante et à la ferraille. Tout le monde peut y vendre sans payer des droits. La place ne tarde pas à devenir le symbole de tout le quartier. En 1860, une fontaine est créée sur la place, alors seul point d’eau courant et potable du quartier.

En 1802, un jardin botanique est créé le long de l’actuelle rue Georges Bonnac. Mériadeck étant un quartier populaire, plusieurs parcs proposant des activités de détente s’installent dans le quartier au XIXe, que ce soient Vincennes, Plaisance ou les Champs-Élysées. Ces parcs proposent des salles de danse, des bosquets, des labyrinthes, des stands de tir à l’arc et de nombreux autres jeux variés. Aux Champs-Élysées, situés entre le cimetière et la Chartreuse, on installe même en 1825 des montagnes-russes, rebaptisées pour l’occasion «Montagnes Françaises», puis en 1838, un plateau de glace pour patineurs. Le public, friand de ce genre d’activités, afflue tous les dimanches. Tous ces parcs disparaîtront avant la fin du siècle au profit des lotisseurs.

La mairie se désintéresse totalement du quartier et ne l’entretient pas : les voies sont mal pavées, les logements se délabrent rapidement.

La ville lui exprime sa considération par un arrêté en 1838, faisant de Mériadeck le quartier réservé des «femmes du monde», c’est-à-dire des prostituées.

Mis à l’écart, le quartier acquiert une certaine autonomie vis-à-vis du reste de la ville, possédant son cimetière, des écoles primaires, des industries, ainsi qu’une population homogène, constituée d’individus aux faibles revenus. Connaissant tous les mêmes difficultés, une forte entraide unis l’ensemble du quartier, qui devient alors une sorte de «village». Ses nombreux cabarets et ses maisons de tolérance en font une attraction pour le reste de la ville fin XIXe. Son marché aux puces devient également un lieu référence : tout s’y trouve, objets rares ou disparus.

Mais l’insalubrité du quartier va en s’empirant : les propriétaires de moins en moins fortunés n’ont pas les moyens d’entretenir le bâti, les inondations dues aux crues des ruisseaux qui le traversent aggravent son délabrement.

De l’extérieur, le quartier reste toutefois apprécié pour son pittoresque, ses bistrots, son marché aux puces.

Avec l’après-guerre, le problème des logements devient un point crucial auquel les villes doivent faire face. Devant l’insalubrité de Mériadeck, la ville décide une rénovation. Une intervention dispersée semble impossible, la ville opte alors pour une opération radicale en 1955. «Mériadeck, c’était des bordels» (Jacques Chaban-Delmas). La zone d’intervention s’étend de la rue François de Sourdis au cours d’Albret, et du cours du Maréchal-Juin à la rue Georges Bonnac.

En 1971, l’ancien quartier Mériadeck n’existe plus. Plus de trente hectares sont détruits, sa population est relogée dans des cités dortoirs de transit, mais ne reviendra jamais dans le quartier, le projet ayant évolué vers d’autres horizons plus prestigieux.

source: http://meriadeck.free.fr/Meriadeck/Histoire_du_quartier.html

L’empreinte de Victor Louis À Bordeaux et en Aquitaine 

De l’œuvre de l’architecte Victor Louis à Bordeaux on ne connait souvent que le Grand Théâtre de Bordeaux. On sait moins qu’il inspira durablement ses confrères locaux et tira une partie de sa renommée de ses créations bordelaises. À tel point que nombre d’édifices de la région sont mis à son crédit alors qu’un nombre finalement limité de réalisations peuvent lui être attribuées de façon certaine.
À travers une scénographie originale, l’exposition «Victor Louis, architecte. De Rome à Bordeaux »propose jusqu’au 28 août de mieux connaître l’architecte, son parcours et ses œuvres aquitaines. Elle donne également l’occasion de découvrir l’ensemble architectural connu sous le nom d’« îlot Louis », dont l’un des hôtels particuliers abrite, depuis l’été 2012, le service du patrimoine et de l’Inventaire de la Région Aquitaine.

L’installation, depuis 2012, de ce service dédié à l’étude et à la valorisation du patrimoine culturel au sein même du prestigieux îlot Louis, constituait une incitation à proposer au plus grand nombre la découverte de cet ensemble monumental bordelais. À travers une scénographie originale, c’est à cette exploration autour de la figure de l’architecte Victor Louis et de ses réalisations que cette exposition convie les amoureux du patrimoine, de l’architecture et de Bordeaux.

Victor Louis (1731-1800)

Appelé à Bordeaux par le duc de Richelieu, Victor Louis est un talent reconnu pour avoir travaillé tour à tour au service du roi de Pologne, de l’évêque de Chartres, ou encore de l’ambassadeur d’Espagne.

Fils d’un maçon et entrepreneur parisien, son apprentissage dans le milieu des maîtres maçons explique le goût qu’il devait toujours manifester pour la stéréotomie et les prouesses techniques. Entré dès quinze ans à l’école de l’Académie royale d’architecture, il remporte un prix qui lui offre l’opportunité d’un séjour romain. Entre 1756 et 1759, à Rome, il est au contact direct de l’antiquité
Le Grand Théâtre

Le chantier de construction de la salle de la Comédie connait aléas et infortunes. Douze lettres envoyées par Victor Louis à l’intendant de la province de Guyenne témoignent de relations difficiles voire houleuses entre Louis, les édiles et les architectes bordelais.

C’est à Paris, en août 1772, que Victor Louis établit les premiers plans du théâtre. Il se rend à Bordeaux et fait venir ses collaborateurs parisiens. Les travaux débutent en novembre 1773 mais sont interrompus quelques mois plus tard faute d’argent. Le rez-de-chaussée est construit en 1774 lorsqu’un nouvel arrêt est ordonné. Cent soixante ouvriers travaillent sur le chantier. La salle est couverte en partie en décembre 1776. En janvier de l’année suivante, le peintre Robin commence le décor du plafond. Le sculpteur Pierre Berruer réalise à Paris quatre des Musesqui ornent la façade au-dessus de la première balustrade. Selon ses modèles, les huit autres sont sculptées par Van den Drix.

L’îlot Louis

En vue de la construction du Grand Théâtre, Louis XV cède à la ville les terrains situés derrière l’édifice sur les glacis du château Trompette. Cette surface rectangulaire descend presque jusqu’au fleuve, « admirablement située » dirait-on aujourd’hui, elle est proche de la place Royale (place de la Bourse), des allées de Tourny et de l’hôtel de l’Intendance. La vente des lots doit aider au financement de la construction de la nouvelle salle de spectacle.

L’architecte Victor Louis est chargé du découpage et de la cession des parcelles. Le maréchal-duc de Richelieu, gouverneur de Guyenne, estime qu’il ne faut pas hâter les ventes pour encourager la spéculation. De fait, les adjudications s’échelonnent du mois d’août 1774 au mois de mai 1777. Les lots sont acquis majoritairement par des parlementaires et des négociants qui donnent naissance à un nouveau quartier.
L’empreinte de Victor Louis À Bordeaux et en Aquitaine

L’hôtel Boyer-Fonfrède à l’angle du cours du Chapeau-Rouge et de la place Jean-Jaurès célèbre pour l’audace de son escalier monumental.

L’hôtel Nairac, cours de Verdun, construit pour l’armateur Nairac, c’est l’œuvre la plus dépouillée de Louis.

Le château du Bouilh, à Saint-André-de-Cubzac, renvoie à différentes réalisations antérieures de son auteur et témoigne de sa capacité à dépasser le « néoclassicisme austère » dont on le dit le représentant.

Le service du patrimoine et de l’Inventaire de la Région Aquitaine

Le transfert de la compétence de l’Inventaire général, par la loi du 13 août 2004, a conduit la Région Aquitaine à créer en 2007 un service du Patrimoine et de l’Inventaire, au sein de la Direction de la Culture et du Patrimoine. Ce service regroupe :

les missions scientifiques de l’Inventaire,

l’aide à la restauration et à la valorisation des Monuments historiques,

le Fonds régional d’acquisition des musées.

Les trois maillons de la chaîne patrimoniale « connaissance – restauration et valorisation – médiation » ont été ainsi intégrés dans une politique cohérente mise en œuvre par le règlement d’intervention Patrimoine et Inventaire.

Source:http://www.aquitaineonline.com/tourisme-sud-ouest/histoire-traditions/6004-architecte-victor-louis.html

Libération de Bordeaux : retour en août 1944 à travers une exposition

Musée d’Aquitaine, Bordeaux

L’exposition «La Libération de Bordeaux» a été inaugurée. Quel est son objectif?

C’est une exposition qui rend hommage aux grands faits de la Libération de Bordeaux, et qui revient sur le contexte de l’Occupation et du rôle de la Résistance. Bordeaux était une position stratégique pour les Allemands et dès leur arrivée, le 26 juin 1940, ils ont fortifié la ville et réquisitionné plusieurs édifices publics et privés. C’était un point de fixation des unités, notamment pour la douzième flotille U-Boot à la base sous-marine, un lieu de ravitaillement et de villégiature, et un des maillons du réseau de défense du littoral. La gestapo a également été très présente à Bordeaux, et a joué un rôle important dans l’affaiblissement de la Résistance locale, en la décapitant dès 1943 avec l’affaire Grandclément (arrêté, ce chef de la Résistance passe un marché avec un policier nazi à Bordeaux pour livrer des caches d’armes), et en la divisant.

La Résistance est-elle malgré tout restée opérationnelle?

Elle est restée plus dangereuse que ce que les Allemands imaginaient, et ils ont été surpris par sa capacité offensive lorsque, le 2 juin 1944, le célèbre message «Philémon réclame six bouteilles de Sauternes» déclenche l’opération Tortue. Celle-ci consistait à détruire les moyens de communication terrestre et maritime des Allemands pour les empêcher de rejoindre la Normandie où le Débarquement se préparait.

Les combats vont alors s’intensifier…

Dans les semaines qui ont suivi, la situation s’est tendue et on est entré dans l’été qui fut le plus meurtrier pour Bordeaux, et toute la région. C’est là que se sont produits les massacres d’Oradour-sur-Glane, de Tulle, la destruction des maquis de Lorette… C’était une guérilla d’une violence incroyable. Mais au fur et à mesure, la Résistance réussissait à gagner de plus en plus d’espace, les Allemands étant obligés d’abandonner de plus en plus de villes pour rejoindre la Normandie.

Les Allemands ont abandonné des villes, mais pas Bordeaux?

Le commandement allemand voulait défendre Bordeaux coûte que coûte, et le 19 août la décision était prise de détruire les infrastructures économiques, particulièrement le port. Les occupants ont alors pour mission de placer des charges explosives de 250 kilos tous les 50 mètres, du quai de Richelieu à Bacalan. La destruction du port, d’abord programmée le 25 août, a été repoussée au 27 août. La mairie et la préfecture, collaborationnistes, tentaient de négocier avec les Allemands pour une retraite sans destruction. Pendant ce temps, la situation se durcissait dans le centre de Bordeaux, avec plusieurs échanges de coups de feu. Un soldat allemand a même jeté une grenade sur la foule à Talence, et à Caudéran des groupuscules résistants attaquaient au fusil les occupants.

Les négociations ont-elles abouti?

Elles sont restées lettre morte dans un premier temps. La situation a même empiré, puisque le commandement allemand a pour ordre de boucher l’estuaire, et décidait pour cela de couler 200 navires dans la Garonne. Celle-ci est restée impraticable jusqu’en 1949. Mais le 22 août, il va se passer quelque chose d’extraordinaire: l’explosion du bunker de la rue Raze à Bacalan, qui contenait tout le stock d’explosifs des Allemands! Cet acte est signé d’un soldat allemand qui refuse d’obéir à l’ordre de détruire le port. A la fin de la guerre, cet Allemand, Heinz Stahlschmidt, devenu Henri Salmide, a été naturalisé français. Il est resté très longtemps sur Bordeaux comme pompier au port autonome, et il est décédé en 2009. C’est un héros.

Comment ont réagi les Allemands à l’explosion de leur stock d’explosifs?

Ils n’étaient plus en capacité de mettre à exécution leur plan de destruction, et comme ils pensaient que c’était l’œuvre de la Résistance, cela compliquait leur stratégie de retraite. La négociation s’est poursuivie entre le 24 et le 26 août, avec le commandement des FFI qui menaçait d’une effusion de sang si les Allemands touchaient à Bordeaux. Finalement, ils ont quitté la ville le 27 août sans mettre à exécution leur plan, et Bordeaux a été libérée le 28 août.

Exposition jusqu’au 31 mai 2015, place Jean-Moulin. http://www.musee-aquitaine-bordeaux.fr

commémoration 8 mai 1945 :La libération de Bordeaux, Le Front du Médoc Une brigade F.F.I au combat

commémoration 8 mai 1945 :La libération de Bordeaux, Le Front du Médoc Une brigade F.F.I au combat

« Ce qui a été fait a été très bien fait, très bien préparé. Je tiens à vous exprimer ma satisfaction. Sans parler du dégagement du port de Bordeaux, les maquisards ont prouvé leur valeur: c’est donc un grand jour. » Général de Gaulle 22 avril 1945

Au soir du 25 août 1944, la brigade Carnot arrive à Bordeaux.

A Bordeaux, le colonel Adeline, commandant les troupes de la Région B, par ordre n°12, monte une opération dont il confie le commandement au colonel de Milleret (Carnot). Il s’agit de bloquer l’ennemi dans la partie Nord du Médoc; des moyens supplémentaires lui sont accordés.

Commence alors la campagne du Front du Médoc.

Henri Lacladère, lieutenant résistant d’abord à Damas(Syrie) dès 1930 sous les ordres du général de Gaulle
Et à Bordeaux 1944 sous les ordres du Général de Gaulle, front du Médoc FFI brigade Carnot, France libre.

Le 28 août 1944, la liesse populaire envahissait les rues de Bordeaux enfin libérée après quatre longues années d’occupation. 

A l’occasion du 70e anniversaire de la Libération de Bordeaux, le Centre Jean Moulin relate ces événements à travers plus de 400 documents, photographies et objets. L’exposition met aussi à l’honneur tous ceux qui, par leur courage, leur abnégation et leur refus, ont su reconquérir cette liberté volée et sauver Bordeaux d’une destruction programmée.

Exposition « La Libération de Bordeaux » au musée d’Aquitaine

http://www.musee-aquitaine-bordeaux.fr/fr/evenement/exposition-la-liberation-de-bordeaux

Foot, Stade Chaban-Delmas:Girondins de Bordeaux-OM : un match sous haute surveillance dimanche

Près de 32 000 spectateurs sont attendus à Chaban-Delmas, dont environ un millier de supporters marseillais

C’est la dernière rencontre Bordeaux-OM au stade Jacques Chaban-Delmas. À l’occasion du match de football opposant le FC Girondins de Bordeaux à l’Olympique de Marseille ce dimanche 11 avril à 21 heures, la préfecture annonce « un dispositif de sécurité approprié » qui  » sera mis en place pour que cette rencontre se déroule dans les meilleures conditions possibles ».

Près de 32 000 spectateurs sont attendus, dont environ un millier de supporters marseillais.

La surveillance sera renforcée à proximité du stade, particulièrement aux alentours de l’ouverture des portes à 19 heures.

Des unités de forces mobiles seront déployées aux abords du stade en complément des effectifs de sécurité publique habituellement mobilisés, soit près de 200 policiers au total.

La circulation et le stationnement seront réglementés par arrêtés municipaux. « Placé sous l’autorité du préfet de la Gironde, l’ensemble de ce dispositif, qui intégrera également des dispositions de secours et d’assistance aux personnes, sera coordonné à partir du poste de commandement opérationnel implanté à l’intérieur du stade Jacques Chaban-Delmas », précisent les services de la préfecture dans un communiqué.

Source: http://www.sudouest.fr/2015/04/10/girondins-de-bordeaux-om-un-match-sous-haute-surveillance-dimanche-a-chaban-1887835-766.php

De quelques institutions des grecs par Montesquieu

Les anciens Grecs, pénétrés de la nécessité que les peuples qui vivaient sous un gouvernement populaire fussent élevés à la vertu, firent, pour l’inspirer, des institutions singulières. Quand vous voyez, dans la Vie de Lycurgue, les lois qu’il donna aux Lacédémoniens vous croyez lire l’Histoire des Sévarambes.

Les lois de Crète étaient l’original de celles de Lacédémone; et celles de Platon en étaient la correction. Je prie qu’on fasse un peu d’attention à l’étendue de génie qu’il fallut à ces législateurs pour voir qu’en choquant tous les usages reçus, en confondant toutes les vertus, ils montreraient à l’univers leur sagesse. Lycurgue, mêlant le larcin avec l’esprit de justice, le plus dur esclavage avec l’extrême liberté les sentiments les plus atroces avec la plus grande modération, donna de la stabilité à sa ville.

Il sembla lui ôter toutes les ressources, les arts, le commerce, l’argent, les murailles: on y a de l’ambition, sans espérance d’être mieux: on y a les sentiments naturels, et on n’y est ni enfant, ni mari, ni père : la pudeur même est ôtée à la chasteté. C’est par ces chemins que Sparte est menée à la grandeur et à la gloire; mais avec une telle infaillibilité de ses institutions, qu’on n’obtenait rien contre elle en gagnant des batailles, si on ne parvenait à lui ôter sa police. La Crète et la Laconie furent gouvernées par ces lois.

Lacédémone céda la dernière aux Macédoniens, et la Crète fut la dernière proie des Romains. Les Samnites eurent ces mêmes institutions, et elles furent pour ces Romains le sujet de vingt-quatre triomphes. Cet extraordinaire que l’on voyait dans les institutions de la Grèce, nous l’avons vu dans la lie et la corruption de nos temps modernes. Un législateur honnête homme a formé un peuple, où la probité paraît aussi naturelle que la bravoure chez les Spartiates. M. Penn est un véritable Lycurgue; et, quoique le premier ait eu la paix pour objet, comme l’autre a eu la guerre, ils se ressemblent dans la vole singulière où ils ont mis leur peuple, dans l’ascendant qu’ils ont eu sur des hommes libres, dans les préjugés qu’ils ont vaincus, dans les passions qu’ils ont soumises.

Le Paraguay peut nous fournir un autre exemple. On a voulu en faire un crime à la Société, qui regarde le plaisir de commander comme le seul bien de la vie; mais il sera toujours beau de gouverner les hommes en les rendant plus heureux 56. Il est glorieux pour elle d’avoir été la première qui ait montré dans ces contrées l’idée de la religion jointe à celle de l’humanité.

En réparant les dévastations des Espagnols, elle -a commencé à guérir une des grandes plaies qu’ait encore reçues le genre humain. Un sentiment exquis qu’a cette Société pour tout ce qu’elle appelle honneur, son zèle pour une religion qui humilie bien plus ceux qui l’écoutent que ceux qui la prêchent, lui ont fait entreprendre de grandes choses; et elle y a réussi.

Elle a retiré des bois des peuples dispersés; elle leur a donné une subsistance assurée; elle les a vêtus; et, quand elle n’aurait fait par là qu’augmenter l’industrie parmi les hommes, elle aurait beaucoup fait. Ceux qui voudront faire des institutions pareilles établiront la communauté de biens de la République de Platon, ce respect qu’il demandait pour les dieux, cette séparation d’avec les étrangers pour la conservation des mœurs, et la cité faisant le commerce, et non pas les citoyens ; ils donneront nos arts sans notre luxe, et nos besoins sans nos désirs.

Ils proscriront l’argent, dont l’effet est de grossir la fortune des hommes au-delà des bornes que la nature y avait mises, d’apprendre à conserver inutilement ce qu’on avait amassé de même, de multiplier à l’infini les désirs, et de suppléer à la nature, qui nous avait donné des moyens très bornés d’irriter nos passions, et de nous corrompre les uns les autres. « Les Épidamniens, sentant leurs mœurs se corrompre par leur communication avec les Barbares, élurent un magistrat pour faire tous les marchés au nom de la cité et pour la cité. » Pour lors, le commerce ne corrompt pas la constitution, et la constitution ne prive pas la société des avantages du commerce.

Charles Louis de Secondat de Montesquieu