manuel d’auto-défense intellectuelle par Nathalie Lacladère

Bonjour, je souhaite partager une réflexion non négligeable et vraiment importante que je me suis faite, j’espère qu’elle vous sera utile dans votre vie et dans la recherche ou la préservation de votre bonheur.

Dans votre vie, faite attention aux « détracteurs », aux « déstabilisateurs », aux « voleurs » de bonheur. Ils vont d’abord tenter d’entrer dans votre cerveau par une technique d’approche liée à leur propre mal être, leur propre état psychique défaillant et instable et ils vont apposer leur mal être dans votre propre esprit pour essayer de prendre le contrôle sur votre être tout entier.

La seule façon de lutter et de se préserver contre un « détracteur », contre un « manipulateur » d’esprit est la résistance de part l’indépendance de votre esprit.

Ecoutez sans écouter pour que ce détracteur ne s’imprègne pas dans votre cerveau et ne vous dilapide pas toute votre moelle ou toute votre énergie.

Attention au gourou, attention aux apparences trompeuses qui ne reflètent pas la réalité.

Ne laissez personne entrer dans votre être profond.

Je vous souhaite tout le bonheur du monde.

Carpe Diem,

Nathalie Lacladère.

La Dacquoise, nous a quitté un matin du 31 juillet

Ma petite maman tu es partie un 31 juillet, sans prévenir. Ce matin, cela fera 3 ans. Une petite pensée pour toi. Repose en paix. Ainsi-soit-il. Ta fille Nathalie.

Voici ta chanson préférée la Dacquoise, pour une Dacquoise. Ta petite Dacquoise et Soustonnaise Nathalie.  Je dédie ces quelques mots à tous ceux et celles qui ont perdu leur maman. Merci beaucoup pour votre visite. Très bonne journée à vous. Nathalie.

pleine-lune-ange

A grands Dieux qu’elle est belle !

La Dacquoise à l’œil noir,
Quand sa vive prunelle
Étincelle le soir;
Lorsque son doux sourire
sur ses lèvres arrive
Comme un léger zéphyr
Baisant les prés fleuris(bis)
Ondes fugitives de l’Adour,
Vous qui passaient plaintives sans retour,
Gardez sur vos rives mes amours,
Gardez mes amours, toujours, toujours.
Son épaule est plus blanche
Que la neige des cieux,
Son corsage qui penche
Ses contours gracieux,
Ses cheveux longs en frange
Qui tombent sur son col
On croirait voir un ange
Qui va prendre son vol (bis)
Refrain
Il se peut que sa flamme
Arrive jusqu’à vous.
Mais je garde en mon âme
Ce précieux nom si doux.
Quand on aime, on préfère
Isoler son bonheur,
Il faut savoir taire
Les secrets de son cœur. (bis) 

Chœur d’Hommes du Cercle Choral Dacquois – La Dacquoise

 

Alvin Ailey, American Dance Theater

Mon premier cours de Jazz en 1986 a été avec Alvin Ailey. J’étais une très jeune ballerine en discipline danse classique, à l’époque le jazz nous était « interdit » jusqu’à un certain âge pour l’exigence des petits rats, à savoir il ne faut pas qu’un côté soit plus développé que l’autre, nous devions rester symétrique par rapport à la colonne vertébrale(le milieu);

c’était donc entre deux cours de danse classique que j’ai outrepassé cette petite règle lors d’un stage.

J’ai conservé ce bonheur en mémoire et je souhaite le partager avec vous.

Je vous propose une petite vidéo en attendant de vous en dire davantage sur Alvin Ailey et également sur ses œuvres. Merci beaucoup pour votre visite. Bonne journée, Nathalie.

Voici Alvin Ailey Classics

 

extrait-l’émile de Jean-Jacques Rousseau

Hommes, soyez humains, c’est votre premier devoir; soyez-le pour tous les états, pour tous les âges, pour tout ce qui n’est pas étranger à l’homme. Quelle sagesse y a-t-il pour vous hors de l’humanité? Aimez l’enfance; favorisez ses jeux, ses plaisirs, son aimable instinct. Qui de vous n’a pas regretté quelquefois cet âge où le rire est toujours sur les lèvres, et où l’âme est toujours en paix? Pourquoi voulez-vous ôter à ces petits innocents la jouissance d’un temps si court qui leur échappe, et d’un bien si précieux dont ils ne sauraient abuser? Pourquoi voulez-vous remplir d’amertume et de douleurs ces premiers ans si rapides, qui ne reviendront pas plus pour eux qu’ils ne peuvent revenir pour vous? Pères, savez-vous le moment où la mort attend vos enfants? Ne vous préparez pas des regrets en leur ôtant le peu d’instants que la nature leur donne.

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 Maylis-Surf(une enfant, children, mon unique enfant)-photo été 2013

« Pensée 148 », Blaise Pascal par Nathalie Lacladère

Pensée 148, Blaise Pascal

Tous les hommes recherchent d’être heureux. Cela est sans exception, quelques différents moyens qu’ils y emploient. Ils tendent tous vers ce but. Ce qui fait que les uns vont à la guerre et que les autres n’y vont pas est ce même désir qui est tout dans tous les deux, accompagné de différentes vues. La volonté ne fait jamais la moindre démarche que vers cet objet. c’est le motif de toutes les actions de tous les hommes. Jusqu’à ceux qui vont se pendre. Et cependant depuis un si grand nombre d’années jamais personne, sans la foi, n’est arrivé à ce point où tous visent continuellement. Tous se plaignent, princes, sujets, nobles, roturiers, vieux, jeunes, forts, faibles, savants, ignorants, sains, malades, de tous pays, de tous les temps, de tous âges et de toutes conditions. Une épreuve si longue, si continuelle et si uniforme devrait bien nous convaincre de notre impuissance d’arriver au bien par nos efforts. Mais l’exemple nous instruit peu. Il n’est jamais si parfaitement semblable qu’il n’y ait quelque délicate différence, et c’est de là que nous attendons que notre attente ne sera pas déçue en cette occasion comme en l’autre. Et ainsi, le présent ne nous satisfaisant jamais, l’expérience nous pipe, et de malheur en malheur nous conduit jusqu’à la mort qui en est un comble éternel. Qu’est-ce donc que nous crie cette avidité et cette impuissance, sinon qu’il y eu autrefois dans l’homme un véritable bonheur, dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace toute vide, et qu’il essaie inutilement de remplir de tout ce qui l’environne, recherchant des choses absentes le secours qu’il n’obtient pas des présentes, mais qui en sont toutes incapables, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est à dire par Dieu lui même. Lui seul est son véritable bien.

Pascal, Pensées 1670.

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Tableau d’Alison Jardine-Dallas(USA)

une sélection de quelques extraits, Pensées diverses, Montesquieu par Nathalie Lacladère

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Portrait de Montesquieu 1899-1901

Je m’éveille le matin avec une joie secrète de voir la lumière;

je vois la lumière avec une espèce de ravissement; et tout le reste du jour je suis content. Je passe la nuit sans m’éveiller; et le soir, quand je vais au lit, une espèce d’engourdissement m’empêche de faire des réflexions.

Sur le bonheur, une sélection d’un extrait

Le bonheur ou le malheur consistent dans une certaine disposition d’organes, favorable ou défavorable.

Les uns ont une certaine défaillance de l’âme qui fait que rien ne les remue; elle n’a la force de rien désirer, et tout ce qui la touche n’excite que des sentiments sourds.

Le propriétaire de cette âme est toujours dans la langueur; la vie lui est à charge, tous ses moments lui pèsent: il n’aime pas la vie, mais il craint la mort.

L’autre espèce de gens malheureux opposés à ceux-ci, est de ceux qui désirent impatiemment tout ce qu’ils ne peuvent pas avoir, et qui sèchent sur l’ espérance d’un bien qui recule toujours…

Je ne parle ici que d’une frénésie de l’âme et non pas d’un simple mouvement. Ainsi un homme n’est pas malheureux parce qu’il a de l’ambition, mais parce qu’il en est dévoré…

Quand nous parlons du bonheur ou du malheur, nous nous trompons toujours, parce que nous jugeons des conditions et non des personnes. Qui sont les gens heureux? Les dieux le savent, car ils voient le cœur des philosophes, celui des rois et celui des bergers.

Montesquieu.1889-1901.

« L’Utilitarisme » par John Stuart Mill(1861)

Le bonheur que les utilitaristes ont adopté comme critérium de la moralité de la conduite n’est pas le bonheur personnel de l’agent, mais celui de tous les intéressés. Ainsi, entre son propre bonheur et celui des autres, l’utilitarisme exige de l’individu qu’il soit aussi rigoureusement impartial qu’un spectateur désintéressé et bienveillant. Dans la règle d’or de Jésus de Nazareth, nous retrouvons tout l’esprit de la morale de l’utilité. Faire ce que nous voudrions qu’on nous fit, aimer notre prochain comme nous-mêmes : voilà qui constitue la perfection idéale de la moralité utilitariste. Pour nous rapprocher de cet idéal autant qu’il est possible, l’utilitarisme prescrirait les moyens qui suivent. En premier lieu, les lois et les arrangements sociaux devraient mettre autant que possible le bonheur ou (comme on pourrait l’appeler dans la vie courante) l’intérêt de chaque individu en harmonie avec l’intérêt de la société. En second lieu, l’éducation et l’opinion, qui ont un si grand pouvoir sur le caractère des hommes, devraient user de ce pouvoir pour créer dans l’esprit de chaque individu une association indissoluble entre son bonheur personnel et le bien de la société, et tout particulièrement entre son bonheur personnel et la pratique des conduites négatives et positives que prescrit le souci du bonheur universel ; ainsi, non seulement l’individu pourrait devenir incapable d’accorder dans son esprit avec la possibilité du bonheur pour lui-même l’adoption d’une conduite contraire au  bien général, mais encore une tendance directe à promouvoir le bien général pourrait devenir un de ses motifs habituels d’action,  et les sentiments liés à cette tendance pourraient occuper une large place, une place dominante, dans la vie consciente de tous les êtres humains. Si les adversaires de la morale utilitariste se la représentaient ainsi, telle qu’elle est réellement,je ne vois vraiment pas, parmi les titres de recommandation que possèdent  les autres morales, quel est celui qu’ils pourraient refuser à celle-ci, ni quels développements plus beaux ou plus hauts de la nature humaine un autre système moral peut bien, selon eux, favoriser; ni sur quels ressorts d’action interdits aux utilitaristes les autres systèmes comptent, pour assurer la mise en pratique de leurs préceptes.

John Stuart Mill, L‘Utilitarisme, 1861.

Alison Jardine

Tableau d’Alison Jardine-Dallas(USA)