Pourquoi la BCE achète de la dette privée

Source: la croix(avec Afp)

1/Que fait la BCE sur les marchés ?

Le 10 mars 2016, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu’elle allait muscler son programme de rachat d’actifs, le quantitative easing. Dans ce cadre, l’institut monétaire a commencé à acheter, mercredi 8 juin, des obligations émises par des entreprises privées (sans préciser lesquelles), alors que jusqu’ici, il se contentait d’acquérir des titres de dette émis par les États, les collectivités locales et certains organismes parapublics.

Cette action représente un nouvel élément inédit de la panoplie de mesures qu’elle déploie depuis des mois pour faire repartir l’inflation, aux côtés d’achats de titres publics, de baisses de taux d’intérêt et de prêts géants aux banques.

Les obligations d’entreprises ne devraient représenter qu’une petite partie des 80 milliards d’euros déboursés par la BCE chaque mois. Beaucoup d’analystes misent sur un volume mensuel de 5 à 10 milliards d’euros – ceux de Commerzbank ont un pronostic de 3 à 5 milliards d’euros.

Seront concernés les titres des entreprises basées dans la zone euro, même si elles ont une maison mère en dehors. Les titres doivent avoir un niveau minimum de notation (au minimum, BBB-) décerné par au moins une des quatre grosses agences de notation.
Concrètement, la BCE va financer directement les grands groupes pharmaceutiques, des compagnies aériennes, des constructeurs automobiles, voire des assurances. Les sociétés françaises, plus enclines que d’autres en Europe à se financer sur le marché obligataire, sont en première ligne pour profiter de ces nouvelles largesses. En revanche, la BCE ne rachètera pas d’obligations émises par des banques.

2/Quels sont les effets attendus ?

L’objectif affiché est de faciliter le financement des entreprises, pour les inciter à investir. Reste à savoir si la cible sera atteinte. En effet, beaucoup de sociétés se contentent aujourd’hui d’émettre de la dette pour financer des acquisitions – en profitant des taux bas –, ou encore pour rembourser d’anciens crédits.

Autrement dit, il ne s’agit pas là de véritables investissements et de créations de richesses dans l’économie réelle. C’est ce que confirme Jack Allen, de Capital Economics, qui n’attend pas non plus « de réel effet sur l’investissement, et pas d’impact important sur la croissance et l’inflation en zone euro ».

L’idée de la BCE est aussi de permettre aux grands groupes de se financer plus facilement sur les marchés, et de libérer ainsi des marges de manœuvre bancaires en faveur des PME, qui sont davantage dépendantes des banques.

Certains économistes estiment néanmoins que l’action de la BCE aurait dû être plus franchement tournée vers les PME, par exemple en rachetant aux banques des prêts qu’elles ont déjà consentis à ces dernières, ou en apportant sa garantie à des demandes de prêts bancaires formulées par la BCE.

3/Quelles perspectives peut-on prévoir ?

L’annonce de la BCE le 10 mars avait été suivie d’une baisse marquée des taux aux entreprises, et les nouvelles émissions se sont succédé à un rythme soutenu, dont la plus grosse opération en euros de tous les temps par le brasseur AB Inbev (plus de 13 milliards d’euros). Et Sanofi a réussi à lever 1,8 milliard d’euros dans la foulée, quasiment à taux zéro.

Mais depuis, les taux sont quasiment revenus à la normale. Certains économistes estiment que la BCE ne s’en tiendra pas là et finira par annoncer des rachats d’actions, si la reprise en zone euro ne se confirme pas au deuxième trimestre.

La BCE communiquera pour la première fois le 18 juillet, puis à un rythme hebdomadaire, sur ses rachats d’obligations d’entreprises, mais sans révéler lesquelles elle a en portefeuille.

Les taux de la BCE en bas à 0,05% et commencer à acheter de la dette, par la Raison Digital

voici une rapide traduction de l’article précédent. Bonne lecture et merci pour votre visite fidèle. Nathalie.

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi de passer presque toutes les «balles» restantes dans la salle à s’entendre sur une réduction de dix points de base des taux d’intérêt, à un niveau record de 0,050%, le président de L’entité Mario Draghi l’a appelé « limite inférieure » et un programme de titrisation et les achats garantis pour relancer l’économie et lutter contre l’inflation faible endettement. Lors de la conférence de presse suivant la réunion du Conseil des gouverneurs de la presse de l’institution, le banquier italien a admis que les décisions prises jeudi par l’institution « n’ont pas été prises à l’unanimité » et a noté que, bien que certains membres « voulaient faire plus, d’autres gouverneurs étaient favorables à faire moins ».

Ainsi, une « majorité confortable » Conseil est convenu de réduire les taux de l’euro d’intérêt à dix points de base à 0,050% dans le cas des opérations de refinancement, tandis que dans le cas de la facilité de crédit sera ramené à 0,30 % jusqu’à 0,20% dans le cas des dépôts dans le cochon de la BCE.

Le chef de la politique monétaire de la zone euro à 0,050% a dit que cela représente la « borne inférieure » du taux d’intérêt de l’euro, pratiquement épuisé les possibilités d’agir sur les taux d’intérêt à l’avenir.

En ce sens, Draghi a averti que les contraintes auxquelles font face la politique monétaire pour relancer l’économie et atteindre l’objectif de stabilité des prix légèrement inférieur à 2%, de sorte que le banquier a de nouveau appelé les gouvernements à adopter des réformes structurelles.

« Les réformes structurelles des coûts, mais l’absence de croissance a un coût en soi», a déclaré le président de la BCE.

Achat de la dette

En réponse à l’évolution de l’économie dans la zone euro, Mario Draghi a annoncé que la BCE va lancer à partir d’Octobre prochain, un programme d’achat de titrisation adossé à des créances ou de valeurs mobilières (ABS), ainsi que d’un nouveau plan pour acheter des obligations ou covered bonds.

« L’Eurosystème achètera un large portefeuille de ABS simple et transparent», a déclaré le banquier italien. «Les interventions commencent en Octobre 2014, Draghi, avance que ces achats auront un « impact significatif » sur le bilan de la société, bien que la séance a été levée avant le mois prochain.

« Ces décisions vont ajouter à l’éventail des mesures de politique monétaire prises ces derniers mois (…) Contribuer à l’amélioration du fonctionnement du mécanisme de transmission de la politique monétaire et la fourniture de crédits à l’économie », a-t-il ajouté.

Le Président de la BCE a admis qu’il est difficile de quantifier l’effet de ces mesures sur le bilan de l’institution et a reconnu que l’entité est venue à discuter de la possibilité de se lancer dans un programme d’assouplissement quantitatif (QE).

El BCE baja los tipos al 0,05% e inicia la compra de deuda Leer más por la Razón Digital

Je fais le choix de ne pas traduire le texte pour souhaiter la bienvenue à ceux qui comprennent l’espagnol et aux espagnols, pero, entiendo corrientemente español voy lo traducir en un otro artículo, ¡gracias!

El Banco Central Europeo (BCE) ha decidido este jueves gastar prácticamente todas las ‘balas’ que le quedaban en la recámara al pactar una rebaja de diez puntos básicos de los tipos de interés, hasta el mínimo histórico del 0,050%, que el presidente de la entidad, Mario Draghi, calificó como « el límite inferior », así como un programa de compras de titulizaciones y deuda garantizada con el fin de reactivar la economía y combatir la baja inflación.

En la rueda de prensa posterior a la reunión del Consejo de Gobierno de la entidad, el banquero italiano admitió que las decisiones adoptadas este jueves por la institución « no fueron tomadas por unanimidad » y apuntó que, mientras algunos miembros « querían hacer más, otros gobernadores eran favorables a hacer menos ».

Así, una « confortable mayoría » del Consejo acordó rebajar los tipos de interés del euro en diez puntos básicos, hasta el 0,050% en el caso de las operaciones de refinanciación, mientras que en el caso de la facilidad de crédito bajará al 0,30% y hasta el -0,20% en el caso de los depósitos de la banca en la ‘hucha’ del BCE.

El máximo responsable de la política monetaria de la eurozona apuntó que este 0,050% representa el « límite inferior » para los tipos de interés del euro, lo que prácticamente agota las posibilidades de actuar sobre los tipos de interés en el futuro.

En este sentido, Draghi advirtió de las limitaciones a las que se enfrenta la política monetaria para reactivar la economía y alcanzar el objetivo de estabilidad de precios ligeramente por debajo del 2%, por lo que el banquero volvió a reclamar a los gobiernos que adopten reformas estructurales.

« Las reformas estructurales tienen costes, pero la ausencia de crecimiento ya tiene un coste por sí misma », advirtió el presidente del BCE.

Compra de deuda

En respuesta a la evolución de la economía de la eurozona, Draghi anunció que el BCE lanzará a partir del próximo mes de octubre un programa de compras de valores respaldados por activos o titulizaciones (ABS), así como un nuevo plan de compra de cédulas o bonos garantizados.

« El Eurosistema comprará una amplia cartera de ABS simples y transparentes », indicó el banquero italiano. « Las intervenciones comenzarán en octubre de 2014 », señaló Draghi, quien avanzó que estas compras tendrán un « considerable impacto » en el balance de la entidad, aunque aplazó hasta la reunión del próximo mes los detalles.

« Estas decisiones se sumarán al rango de medidas de política monetaria adoptadas en los últimos meses (…) Contribuirán a mejorar el funcionamiento del mecanismo de transmisión de la política monetaria y la provisión de crédito a la economía », añadió.

El presidente del BCE admitió que resulta difícil cuantificar el efecto de estas medidas en el balance de la institución y reconoció que la entidad llegó a discutir la posibilidad de embarcarse en un programa de alivio cuantitativo (QE).

Quand Jean-Claude Juncker rencontre Mario Dragui

le 6 août 2014, résumé de Nathalie Lacladère.

Jean-Claude Juncker et Mario Draghi se sont entrevus aujourd’hui à la veille de la réunion de la BCE sur la politique monétaire, toutefois le sujet abordé n’a pas été communiqué.

Afin d’éviter une possible déflation de la zone euro, le taux directeur principal a été abaissé à un niveau historiquement bas et en parallèle il a été instauré une série de mesures visant à soutenir le crédit.

Élu le 30 août Jean-Claude Juncker doit mettre en place une nouvelle commission européenne. Jean-Claude Juncker a souligné que la crise n’est pas finie et qu’il faut rester prudent, pour rappel La banque portugaise Espirito Santo (BES) vient de créer un séisme des marchés européens et la reprise économique en zone euro se fait désirer et pointe très timidement son museau.