Syrie: Obama et Poutine échangent sur la Syrie

Obama et Poutine échangent sur la Syrie

Lors de La COP21,une rencontre entre Barack Obama et Vladimir Poutine, a eu lieu, ils se sont entretenus durant une trentaine de minutes au sujet de la situation en Syrie. D’après Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, le président américain a exprimé à son homologue russe qu’il déplorait la destruction d’un bombardier russe par la Turquie et il s’est entendu avec Vladimir Poutine pour trouver une solution politique au conflit syrien.

Nath Lacla: Elle n’est pas belle cette photo? pour ma part, je la trouve très belle, elle symbolise un geste de paix pour un avenir commun meilleur

Obama-Poutine

Supercomputers: Barack Obama orders world’s fastest computer

President Barack Obama has signed an executive order calling for the US to build the world’s fastest computer by 2025.

The supercomputer would be 20 times quicker than the current leading machine, which is in China.

It would be capable of making one quintillion (a billion billion) calculations per second – a figure which is known as one exaflop.

A body called the National Strategic Computing Initiative (NSCI) will be set up to research and build the computer.

The US is seeking the new supercomputer, significantly faster than today’s models, to perform complex simulations, aid scientific research and national security projects.

It is hoped the machine would help to analyse weather data for more accurate forecasts or assist in cancer diagnoses by analysing X-ray images.

A blog post on the White House website also suggests it could allow NASA scientists to model turbulence, which might enable the design of more streamlined aircraft without the need for extensive wind tunnel testing.

Such a computer would be called an exascale machine.

Bigger models

Richard Kenway at the University of Edinburgh says he thinks the plan is « spot on » in terms of strategy, bringing together both the ambition to develop new hardware and also improved analysis of big data.

He explained the computer could aid the development of personalised medicines, tailored to specific individuals.

« Today, drugs are designed for the average human and they work OK for some people but not others, » he told the BBC.

« The real challenge in precision medicine is to move from designing average drugs to designing drugs for the individual because you can know their genome and their lifestyle. »

There could also be benefits in long-term climate modelling, according to Mark Parsons at the Edinburgh Parallel Computing Centre (EPCC).

Currently, climate scientists attempt to model how the Earth’s climate will evolve in coming years, but the accuracy of these predictions is severely limited.

Today’s fastest supercomputer, the Tianhe-2 in China’s National Computer Centre, Guangzhou, performs at 33.86 petaflops (quadrillions of calculations per second), almost twice as fast as the second-quickest machine, which is American.

For Parsons, the latest US initiative is a clear attempt to challenge the dominance of the Chinese in this field.

« The US has woken up to the fact that if it wants to remain in the race it will have to invest, » he told the BBC.

£60m electricity bill

Both Kenway and Parsons point out that the challenges of building an exascale computer are not trivial and would require years of research and development.

Chief among the obstacles, according to Parsons, is the need to make computer components much more power efficient. Even then, the electricity demands would be gargantuan.

« I’d say they’re targeting around 60 megawatts, I can’t imagine they’ll get below that, » he commented. « That’s at least £60m a year just on your electricity bill. »

Efforts to construct an exascale computer are not entirely new.

Recently, IBM, the Netherlands Institute for Radio Astronomy (ASTRON) and the University of Groningen announced plans to build one to analyse data from the Square Kilometre Array (SKA) radio telescope project.

SKA will be built in Australia and South Africa by the early 2020s.

Source: http://www.bbc.com/news/technology-33718311

« Je suis Abraham » par Jerome Charyn traduction française par Nathalie Lacladère

Traduction française par mes propres soins(texte remanié par mes soins et également  fin de la dernière phrase écrite par le NYT supprimée par mes soins, ne la trouvant pas objective et complètement inintéressante pour le lecteur, je vous en dispense donc) de l’article en anglais-américain du New York Times publié précédemment sur mon blog

A Jerome Charyn un immense écrivain que j’apprécie beaucoup, je le partage avec vous, très bonne lecture à vous et merci pour votre visite sur mon humble petit blog.

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Aucun président n’a écrit ainsi uniquement Abraham Lincoln. Il pourrait faire vibrer la raison, la prophétie, le deuil et faire de l’humour. Qui ne souhaiterait pas lire un livre avec ses propres mots – d’autant plus attrayant « elle » scrute avec minutie la politique et l’administration qui remplissent ses œuvres et nous ouvre une fenêtre sur sa vie intérieure?

Même si Lincoln n’avait pas été assassiné, jamais il n’aurait écrit un tel livre. Pour un homme souvent bavard, il était notoirement avare de tout ce qu’il ne voulait pas exprimer dans une proclamation ou un podium. Les biographes et les historiens ont travaillé à combler les lacunes. Jerome Charyn prend l’approche de la fiction.

«Je suis Abraham » est un monologue intérieur, avec Lincoln arpentant sa propre vie. Le roman de Jerome Charyn suit le cours des événements connus de 1831, quand Lincoln a quitté son père et sa belle-mère et a frappé sur le sien, jusqu’à Avril 1865, quand il a visité Richmond, en Virginie, capitale conquise de la Confédération. Un seul personnage de toute conséquence – un agent de Pinkerton au féminin – est entièrement inventé, et Jerome Charyn nous assure dans une note de l’auteur que Pinkerton a eu recours à des femmes agents.

Abraham Lincoln, 1864. Bibliothèque du Congrès crédit

La meilleure approche de Jerome Charyn est la voix de Lincoln: réfléchi, attentif et drôle, idéale pour tout le long chemin du récit. Sa basse du sol est Kentucky rube. Lincoln dit « la-ay-ter » et semble amusé qu’il continue à le dire, même s’il est devenu président des États-Unis. Il varie ce ton avec des échos de la Bible, la poésie et les discours du  le-ay-ter. (Il décrit sa femme, Mary, se retirant après un de leurs combats « dans sa chambre de crêpe d’une reine insensée. »)

Les lecteurs peuvent être surpris par la façon inconvenante de ce Lincoln. Voulez-vous un souvenir de la première fois qu’il sentit les seins d’une femme? De la première fois qu’il a eu des rapports? Tout est là. Mais l’arsenal de blagues sur l’historique de Lincohn ne comprend pas ceux qui sont inconvenants. Les lecteurs peuvent également être frappés par l’Amérique ténébreuse du début du XIXe siècle. Sa description de l’affrontement avec Clary Grove Boys, une troupe de voyous, puis la naissance d’une amitié après s’être rendu à l’Illinois, se lit comme Midwest, un  réalisme magique. «Leurs yeux ont été peints en noir, le nez dissimulé avec des morceaux de tissu rouge, leur donnant un aspect sinistre de « goules »; ils avaient des pointes aux bras et des chapeaux de paille ornés de couronnes portées disparues, des bottes en cuir brut; leur seul ornement était un foulard à pois jaunes qui brillaient au soleil et nous avons pu l’observer après un quart de mile ».

Lincoln interprété par Jerome Charyn est un homme de douleur. Une douleur liée à la guerre civile serait commune à tout le monde, mais ici les douleurs proviennent de l’indifférence de son père et de la mort d’Ann Rutledge  son premier amour. Aujourd’hui, nous assimilerions Lincoln à un déprimé et nous lui donnerions des cachets. Lui-même dénomme ses tombées dans une tristesse profonde « Unholies» et «l’hypo » (de l’hypocondrie) tente de les surmonter.

Certains hommes célèbres apparaissent dans les pensées de ce Lincoln – Stephen Douglas, George McClellan, Ulysses Grant – mais les plus principaux de « Je suis Abraham » sont de sa famille. Mary Lincoln est la belle « Kentucky » charmante et sa personnalité fragile dépeint des  fissures insurmontables. Son fils aîné, Robert, ressemble à sa mère avec son calme, cependant ne retient que son engagement. Son plus jeune fils, Tad, est un lutin indiscipliné avec un trouble de la parole, et à la fin de l’œuvre son père entre en jeu, une visite apocalyptique à Richmond.

Que manque-t-il ? Lincoln semble penser du mal sur son entière écriture. Si c’était réel, alors il aurait été le premier et le seul écrivain de l’histoire à le faire. Tout aussi  moins vraissemblable est la quasi-absence de la politique. Jerome Charyn décrit Lincoln dans une succession de hautes fonctions, guidée par les gestionnaires et poussé par Marie. Pourtant, William Herndon, son conjoint des faits, a déclaré que son ambition était « un petit moteur qui n’a jamais connu le repos. » Les hommes politiques sont encore plus absorbés par leur travail que les écrivains, rappelant toutes les mains qu’ils ont secouées, chaque retour, qu’ils ont poignardé. Une véritable transcription des pensées de Lincoln serait énormément lu  par Machiavel (s’il était moral) ou les talk-shows du dimanche matin (s’ils étaient intelligents).

Lorsque, enfin, Qui est Dieu? Lincoln pensait à lui, et dans toute sa vie d’adulte, de plus en plus comme un terrain de guerre. Un mois avant la conclusion de Jerome Charyn, il a prononcé un discours inaugural  indissociable d’un sermon. Mais ici Dieu ressemble à MIA. Lincoln de Jerome Charyn, comme Lincoln historique, ne sent pas la profondeur de la plaie que l’esclavage laisse à l’Amérique. L’année prochaine, le premier président noir Barack Obama présidera le 150è anniversaire de la fin de la guerre civile.

« I am ABRAHAM » by Jerome Charyn.  A Novel of Lincoln et la guerre civile.

«L’Amérique est hantée par le racisme», par Jerome Charyn

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Né pauvre dans le Bronx pour devenir l’un des écrivains les plus reconnus de sa génération, Jerome Charyn sonde, avec une douce ironie et une froideur affective, les us et coutumes de ses contemporains américains depuis un demi-siècle. Dans « Sous le soleil de Dieu », le dernier opus des aventures d’Isaac Sidel, son personnage fétiche, le maître du roman policier made in Gotham dépeint une dangereuse passation des pouvoirs entre démocrates et républicains… Un thème directement inspiré par les années Obama.

A la veille des élections américaines qui se dérouleront le 6 novembre, ce New-Yorkais francophile et un peu parisien (il vit une partie de l’année dans la capitale) livre le fond de sa pensée démocrate et pourquoi même déçu par la performance du « premier président multiculturel des États-Unis », Barack Obama reste son champion.

« Sud Ouest Dimanche ». Pourquoi avoir choisi la politique comme décor à votre dernier roman policier ?

Jerome Charyn. Je suis frappé par la violence et la brutalité qui émanent de notre société. Après l’élection de 2008, j’ai eu peur que Barack Obama soit assassiné. Cette crainte m’a inspiré un roman politique, où il est question de tentatives d’assassinat. Isaac Sidel est une sorte de don Quichotte, qui défend une cause en laquelle il croit vraiment et qui pourrait tuer pour faire respecter ce qui est juste. C’est un flingueur, le premier président avec un Glock.

La réalité du pouvoir aux États-Unis est-elle aussi sombre que votre roman ?

Souvenez-vous de ce qui est arrivé aux deux Kennedy, John et Bobby, à Martin Luther King et à Abraham Lincoln. Ce dernier avait été prévenu que les sudistes tenteraient de l’assassiner. La guerre civile n’est toujours pas finie ! Les partis ont simplement inversé les rôles. Les Noirs et les femmes votent désormais, mais cette élection est avant toute chose un référendum sur la question raciale. C’est le seul sujet ! Selon un récent sondage du « New York Times », 59% des hommes blancs et 53% des femmes blanches ont l’intention de voter pour Mitt Romney. Pour les hommes passe encore, mais pourquoi les femmes choisiraient-elles le parti qui veut supprimer leurs droits à disposer de leur propre corps ? Si elles sont prêtes à voter contre leur intérêt, je ne vois qu’une seule explication: la couleur de peau de l’actuel président. Pour connaître notre culture, il faut en connaître les vulnérabilités et ce racisme inhérent qui est en nous depuis toujours et qui nous hante.

Face à l’influence des lobbys et de l’argent dans le financement des campagnes électorales, pensez-vous qu’il existe toujours une vraie démocratie aux États-Unis ?

En trente ans, les riches sont devenus super-riches, et le reste de la population s’est appauvri. Je ne dis pas que les riches contrôlent l’élection, mais ils peuvent donner de l’argent pour s’assurer que leur candidat l’emporte. Le juste milieu a disparu. En ce sens, je pense que la démocratie est en souffrance. Pas seulement aux États-Unis, d’ailleurs. Il me semble que tout l’Occident est en crise à cause des inégalités économiques. C’est cet écartèlement entre les riches et les pauvres qui a causé la récente dépression. Au cours des dernières décennies, la poursuite de la richesse a vampirisé toutes les énergies.

Que pensez-vous du premier mandat de Barack Obama ?

Je me demande toujours pourquoi il a essayé de coopérer avec les républicains alors qu’il aurait pu passer la plupart de ses législations la première année, quand il avait la majorité au Congrès. Pourquoi essayer d’être un président bipartisan quand l’opposition vous dit en pleine face qu’elle vous déteste ? Obama n’est pas un « killer », il n’est pas le tueur qu’était Bill Clinton, par exemple. Il encaisse les coups et réagit ensuite. Il est moins un animal politique que Clinton, et je ne suis pas sûr qu’il soit totalement à l’aise dans son rôle. Pourquoi n’a-t-il pas appliqué au pays les mêmes idéaux que lorsqu’il était éducateur social dans les quartiers pauvres de Chicago, je ne me l’explique pas. Comme beaucoup de monde, je suis déçu par ses actions, mais j’aime toujours l’homme et son élan. Je crois en ce qu’il croit, en un sens de l’égalité et de la justice dont le camp adverse est dépourvu. Barack Obama a sauvé l’industrie automobile de la disparition. J’aurais aimé qu’il passe un système d’assurance-maladie universelle. Mais ce dont je suis le plus fier est son soutien au mariage homosexuel. S’il est réélu, je crois qu’il sera le premier grand président du XXIème siècle.

Pensez-vous que les États-Unis du XXIème sont en péril ?

Je pense que tout l’Ouest est sur le déclin. Pas seulement les États-Unis. Et je ne sais pas qui va venir prendre sa place. Nous avons toujours un formidable esprit d’entreprise, une incroyable créativité, des grandes universités, mais nous sommes aussi une société très cruelle, qui délaisse complètement ses pauvres et ses vieux. Pour moi, c’est le signe de notre propre fin. Aux États-Unis, employer le mot « socialiste » est une injure ! S’occuper des autres et s’assurer qu’ils ne vont pas mourir de faim, est-ce quelque chose de si honteux ?

Le mouvement Occupy Wall Street a essayé de défendre les droits du plus grand nombre des 99% ?

C’était une très bonne idée. Mais pourquoi le mouvement ne s’est pas transformé en arme politique plutôt que de rester en marge ? Occupy Wall Street devrait jouer un rôle plus central dans notre paysage politique. Le fait que le mouvement ultraconservateur Tea Party soit capable d’influencer toute une élection législative comme l’a fait en 2010 et que nous, démocrates, ne soyons pas capables de nous défendre ; est très triste.

La population blanche ne sera plus majoritaire en 2050 aux Etats-Unis. Qu’en pensent les Wasp, les descendants d’Anglo-Saxons ?

Il faut se méfier des chiffres. Les blancs seront peut-être minoritaires, mais où se situera le pouvoir ? La richesse sera 99% blanche. Il faut suivre l’argent pour comprendre la réalité, et il ne va pas vers les latinos ou vers les Noirs.

Le rêve américain d’ascension sociale s’est donc évanoui ?

Le rêve américain existe toujours, mais pour combien de temps ? Si nos universités sont trop chères et excluent tout un segment de la population ? Cela veut dire que quelqu’un comme moi n’aurait jamais eu la chance d’avoir un enseignement de qualité, car mes parents étaient pauvres pour me l’offrir.

Cette élection est importante pour l’avenir des États-Unis?

C’est l’élection la plus importante que nous ayons jamais eue. En 2000, Al Gore s’était auto saboté. Il n’avait pas suffisamment envie du pouvoir. J’espère que la même chose n’est pas en train de se reproduire avec Obama. Les français, qui aiment tant l’actuel président, ne doivent pas comprendre comment Mitt Romney pourrait être capable de l’emporter. Comme dans « Le magicien d’Oz », il est l’homme de fer-blanc, il n’est pas nécessairement méchant mais il est sans substance. Nous avons vu depuis deux ans les ravages que les républicains peuvent commettre. Si Mitt Romney remporte l’élection, ce sera un jour triste.

© Sud-Ouest, propos recueillis par Stéphanie Fontenoy à New York

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