Rugby : France-Angleterre, la guerre de 100 matchs

Source: le monde

Plus d’un siècle de rivalités franco-anglaises en rugby. Le 101e « Crunch » de l’histoire du ballon ovale se déroulera ce samedi au Stade de France. Le XV du Coq France reçoit en effet dans son temple de Saint-Denis celui de la Rose en préparation de la Coupe du monde qui se tiendra en Angleterre du 18 septembre au 31 octobre 2015. Une semaine seulement après s’être incliné à Twickenham (19-14) contre ces mêmes rugbymen anglais, toujours en test-match.

En 2013, Erik Bonneval, ailier de l’équipe de France dans les années 1980, expliquait au Monde qu’à son époque, l’appellation « Crunch » « n’existait pas » : « Le Crunch, ce n’était que du chocolat. Mais ça envoyait ! » Si le nom est donc récent, l’opposition a fait l’histoire de l’ovalie. France-Angleterre, c’est cent neuf années de confrontations, fourmillant de records et d’anecdotes.

Le premier de l’histoire

Le 22 mars 1906, l’équipe de France rencontre pour la première fois celle d’Angleterre au Parc des princes, à Paris. Pour l’inauguration de leur première tunique tricolore (maillot bleu, short blanc et chaussettes rouges), les Bleus sont défaits 35 à 8.
Premier Tournoi des cinq nations
La France intègre en 1910 le tournoi européen. Lors de sa campagne, elle perd ses quatre rencontres, donc celle contre l’Angleterre (11-3) le 3 mars au Parc des princes. C’est la première des sept (la dernière remontant à 1957) cuillères de bois – lorsque toutes les rencontres du tournoi sont perdues – de l’histoire du rugby français.
Première victoire
Le 2 avril 1927 au stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes, le XV de France s’impose pour la première fois face aux Anglais. Après une série de quinze défaites et un nul (11-11 à Londres en 1922), les Bleus finissent par l’emporter chichement (3-0).

Victoire et exclusion

L’année 1931 marque un tournant. Le 6 avril, le XV de la Rose est battu par les rugbymen français (14-13) à Colombes. Mais plus d’un mois avant la rencontre, le 2 mars, les Home Nations – fédérations anglaise, écossaise, galloise et irlandaise – avaient décidé d’étudier le cas du rugby français pour l’exclure des compétitions. En cause, un jeu trop violent et des soupçons de professionnalisation de ses joueurs.

Retour aux compétitions

Après la seconde guerre mondiale, le rugby français réintègre le Tournoi des cinq nations. Le 19 avril 1947, l’Angleterre bat la France (6-3) à Twickenham et termine première de la compétition (ex aequo avec le Pays de Galles). Le XV tricolore termine troisième.

Première victoire à Londres

Le 24 février 1951, à Twickenham, la météo anglaise est fidèle à sa légende. Pluies diluviennes, brouillard et boue sont au rendez-vous pour ce match historique. Grâce à l’aide de ses avants, l’équipe de France s’impose pour la première fois en terre anglaise (11-3).

Premier Grand Chelem
Le XV de France affronte l’Angleterre lors du troisième match du Tournoi des cinq nations, le 24 février 1968 à Colombes. Grâce à l’essai de Jean Gachassin, trois-quarts aile des Bleus, les coéquipiers du capitaine Christian Carrère l’emportent 14-9. Ils viendront ensuite à bout du Pays de Galles le 23 mars et s’adjugeront le premier Grand Chelem (quatre victoires en quatre matchs) du rugby français.

Crachats et insultes

Après une victoire sur le Pays de Galles lors de leur premier match dans le tournoi européen, les Français se déplacent à Twickenham le 19 février 1977. Sur le sol londonien, les Bleus sont attendus, objets de crachats et d’insultes lors de leur entrée sur le pré. Lors de cette rencontre, l’arrière anglais Alastair Hignell rate six pénalités. Du côté français, le Narbonnais François Sangali inscrit le seul essai du match. Jean-Pierre Rives et ses coéquipiers s’imposent finalement (4-3) et conquièrent à nouveau le Grand Chelem, avec les mêmes joueurs à chacun de ces quatre matchs et sans le moindre essai encaissé.

Finale à Tikenam

L’Angleterre et la France comptent trois victoires chacune lors du tournoi continental de 1981, avant de s’affronter en « finale » à Twickenham le 21 mars. Le XV tricolore s’impose (16-12) et remporte son troisième Grand Chelem (après ceux de 1968 et de 1977).

Désillusion au Mondial

En octobre 1991, l’Angleterre, l’Ecosse, le pays de Galles, l’Irlande, et la France coorganisent la deuxième Coupe du monde de rugby. Les Français sont vice-champions du monde puisqu’ils se sont hissés en finale de la première édition en 1987, battus par les hôtes néo-zélandais. Quatre ans plus tard, ils s’inclinent en quart de finale au Parc des Princes, le 19 octobre, devant les Anglais (19-10). Le parcours de la sélection dirigée par Daniel Dubroca reste à ce jour le plus médiocre des Bleus au Mondial.

La remontée fantastique

Après un Grand Chelem au Tournoi des six nations en 2004, l’équipe de France débute l’édition suivante par une victoire contre l’Ecosse (16-9). Le 12 février 2005, elle se déplace à Londres. Privée de Peter De Villiers et d’Aurélien Rougerie, la sélection de Bernard Laporte est menée (17-6) à l’issue de la première période. Revanchards au retour des vestiaires, les coéquipiers de Serge Betsen ne laisseront plus leurs adversaires inscrire le moindre point. Dimitri Yachvili marque quatre pénalités en seconde période (sur un total de six passées) pour une victoire finale de 18-17.

Deux records

Le « Crunch » du Tournoi des six nations 2015 est historique. Devant plus de 82 000 spectateurs massés à Twickenham, les deux nations n’inscrivent pas moins de douze essais (sept pour l’Angleterre, cinq pour la France), un record lors d’un match entre ces deux équipes. En même temps, les Bleus encaissent 55 points – et en marquent 35 –, soit le plus grand nombre jamais enregistré en près de 110 années de confrontations.

Soustons, ville anglaise

Hommage à Pierre Traimond décédé depuis 15 jours.

Pierre Traimond, né dans les landes, a écrit de nombreux ouvrages dont Aux origines de SOUSTONS, dont je vous livre un passage.

Bonne lecture, Nathalie.

Soustons, ville anglaise

D’aucuns ont inventé un Southtown au XIXè siècle, alors que Soston, figure dans au moins un texte du début du XIIè siècle, le Cartulaire de l’abbaye de Sorde en 1105 et au siècle suivant dans les registres gascons en 1242, alors qu’Aliénor d’Aquitaine épouse Henri II Plantagenet en 1152. Mais surtout, la redécouverte en 2003 du Cartulaire de DAX, apporte la mention de Soustons, avec l’église Sanctus Petrus de Sostono.

Soustons et la langue anglaise

Sont évoqués les quartiers de Sterling, qui s’est développé au XIXè siècle et de Hardy connu dés le Moyen Age sous l’orthographe Ardie. Certes, l’esterlin a été une monnaie de compte en Aquitaine et en Normandie au XIIe.

Au temps de la guerre de Cent ans, la famille royale britannique parle français, comme le montrent ses armoiries qui portent l’inscription « Dieu et mon droit ». « Honni soit qui mal y pense » est la devise de l’ordre de la jarretière fondé par Edouard II en 1346, Edouard III d’Angleterre, roi de France et duc d’Aquitaine, roi-duc, légifère en latin, à la rigueur en français.

Les secrets des archives de la Tour de Londres

Il se dit que les anglais ont emporté les archives locales après leur défaite. Or ces archives n’ont jamais quitté la capitale du royaume d’Édouard III, dont l’administration est déjà centralisée.

Il a été rapporté que le capitaine Saint-Jours avait pu les consulter à Londres.Il écrit « Les archives ont été transportées au Public Record Office ». Le Public Record Office renferme des documents de la période qui s’arrête en 1451, avec la prise de Bayonne et de Dax par les troupes de Charles VII.

La domination anglaise

Soustons connaît le règne souvent turbulent de huit rois anglais, de la famille des Plantagenêt, suivis de trois de la famille des Lancaster:

Henri II, Richard Cœur de Lion, Jean sans Terre,Henri III,Edouard Ier, Edouard II,, Edouard III, Richard II,Henri IV,Henri V, Henri VI.

Plusieurs sont immortalisés par  Shakespeare.

Soustons, ville anglaise

La Constitution d’Angleterre par Montesquieu

Il y a dans chaque État trois sortes de pouvoirs: la puissance législative, la puissance exécutrice des choses qui dépendent du droit des gens, et la puissance exécutrice de celles qui dépendent du droit civil.
Par la première, le prince ou le magistrat fait des lois pour un temps ou pour toujours, et corrige ou abroge celles qui sont faites. Par la seconde, il fait la paix ou la guerre, envoie ou reçoit des ambassades, établit la sûreté, prévient les invasions. Par la troisième, il punit les crimes, ou juge les différends des particuliers. On appellera cette dernière la puissance de juger, et l’autre simplement la puissance exécutrice de l’État.

La liberté politique dans un citoyen est cette tranquillité d’esprit qui provient de l’opinion que chacun a de sa sûreté; et pour qu’on ait cette liberté, il faut que le gouvernement soit tel qu’un citoyen ne puisse pas craindre un autre citoyen.

Lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté; parce qu’on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques pour les exécuter tyranniquement.

Il n’y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice. Si elle était jointe à la puissance législative, le pouvoir sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire: car le juge serait législateur. Si elle était jointe à la puissance exécutrice, le juge pour-rait avoir la force d’un oppresseur.

Tout serait perdu, si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs: celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers.

Dans la plupart des royaumes de l’Europe, le gouvernement est modéré, parce que le prince, qui a les deux premiers pouvoirs, laisse à ses sujets l’exercice du troisième. Chez les Turcs, où ces trois pouvoirs sont réunis sur la tête du sultan, il règne un affreux despotisme.

Dans les républiques d’Italie, où ces trois pouvoirs sont réunis, la liberté se trouve moins que dans nos monarchies. Aussi le gouvernement a-t-il besoin, pour se maintenir, de moyens aussi violents que le gouvernement des Turcs; témoins les inquisiteurs d’État [1], et le tronc où tout délateur peut, à tous les moments, jeter avec un billet son accusation.

Voyez quelle peut être la situation d’un citoyen dans ces républiques. Le même corps de magistrature a, comme exécuteur des lois, toute la puissance qu’il s’est donnée comme législateur. Il peut ravager l’État par ses volontés générales, et, comme il a encore la puissance de juger, il peut détruire chaque citoyen par ses volontés particulières.

Toute la puissance y est une; et, quoiqu’il n’y ait point de pompe extérieure qui découvre un prince despotique, on le sent à chaque instant.

Aussi les princes qui ont voulu se rendre despotiques ont-ils toujours commencé par réunir en leur personne toutes les magistratures; et plusieurs rois d’Europe, toutes les grandes charges de leur État.

Je crois bien que la pure aristocratie héréditaire des républiques d’Italie ne répond pas précisément au despotisme de l’Asie. La multitude des magistrats adoucit quelquefois la magistrature; tous les nobles ne concourent pas toujours aux mêmes desseins; on y forme divers tribunaux qui se tempèrent. Ainsi, à Venise, le grand conseil a la législation; le prégady, l’exécution; les quaranties???, le pouvoir de juger. Mais le mal est que ces tribunaux différents sont formés par des magistrats du même corps; ce qui ne fait guère qu’une même puissance.

La puissance de juger ne doit pas être donnée à un sénat permanent, mais exercée par des personnes tirées du corps du peuple [2] dans certains temps de l’année, de la manière prescrite par la loi, pour former un tribunal qui ne dure qu’autant que la nécessité le requiert.De cette façon, la puissance de juger, si terrible parmi les hommes, n’étant attachée ni à un certain état, ni à une certaine profession, devient, pour ainsi dire, invisible et nulle. On n’a point continuellement des juges devant les yeux; et l’on craint la magistrature, et non pas les magistrats.

Il faut même que, dans les grandes accusations, le criminel, concurremment avec la loi, se choisisse des juges; ou du moins qu’il en puisse récuser un si grand nombre, que ceux qui restent soient censés être de son choix.Les deux autres pouvoirs pourraient plutôt être donnés à des magistrats ou à des corps permanents, parce qu’ils ne s’exercent sur aucun particulier; n’étant, l’un, que la volonté générale de l’État, et l’autre, que l’exécution de cette volonté générale.Mais, si les tribunaux ne doivent pas être fixes, les jugements doivent l’être à un tel point, qu’ils ne soient jamais qu’un texte précis de la loi. S’ils étaient une opinion particulière du juge, on vivrait dans la société, sans savoir précisément les engagements que l’on y contracte.

Il faut même que les juges soient de la condition de l’accusé, ou ses pairs, pour qu’il ne puisse pas se mettre dans l’esprit qu’il soit tombé entre les mains de gens portés à lui faire violence.

Si la puissance législative laisse à l’exécutrice le droit d’emprisonner des citoyens qui peuvent donner caution de leur conduite, il n’y a plus de liberté, à moins qu’ils ne soient arrêtés pour répondre, sans délai, à une accusation que la loi a rendue capitale; auquel cas ils sont réellement libres, puisqu’ils ne sont soumis qu’à la puissance de la loi.

Mais, si la puissance législative se croyait en danger par quelque conjuration secrète contre l’État, ou quelque intelligence avec les ennemis du dehors, elle pour-rait, pour un temps court et limité, permettre à la puissance exécutrice de faire arrêter les citoyens suspects, qui ne perdraient leur liberté pour un temps que pour la conserver pour toujours.

Et c’est le seul moyen conforme à la raison de suppléer à la tyrannique magistrature des éphores et aux inquisiteurs d’État de Venise, qui sont aussi despotiques.

Comme, dans un État libre, tout homme qui est censé avoir une âme libre doit être gouverné par lui-même, il faudrait que le peuple en corps eût la puissance législative. Mais comme cela est impossible dans les grands États, et est sujet à beaucoup d’inconvénients dans les petits, il faut que le peuple fasse par ses représentants tout ce qu’il ne peut faire par lui-même.

L’on connaît beaucoup mieux les besoins de sa ville que ceux des autres villes; et on juge mieux de la capacité de ses voisins que de celle de ses autres compatriotes. Il ne faut donc pas que les membres du corps législatif soient tirés en général du corps de la nation; mais il convient que, dans chaque lieu principal, les habitants se choisissent un représentant.

Le grand avantage des représentants, c’est qu’ils sont capables de discuter les affaires. Le peuple n’y est point du tout propre; ce qui forme un des grands inconvénients de la démocratie.

Il n’est pas nécessaire que les représentants, qui ont reçu de ceux qui les ont choisis une instruction générale, en reçoivent une particulière sur chaque affaire, comme cela se pratique dans les diètes d’Allemagne. Il est vrai que, de cette manière, la parole des députés serait plus l’expression de la voix de la nation; mais cela jetterait dans des longueurs infinies, rendrait chaque député le maître de tous les autres, et, dans les occasions les plus pressantes, toute la force de la nation pourrait être arrêtée par un caprice.

Quand les députés, dit très bien M. Sidney, représentent un corps de peuple, comme en Hollande, ils doivent rendre compte à ceux qui les ont commis; c’est autre chose lorsqu’ils sont députés par des bourgs, comme en Angleterre.

Tous les citoyens, dans les divers districts, doivent avoir droit de donner leur voix pour choisir le représentant; excepté ceux qui sont dans un tel état de bassesse, qu’ils sont réputés n’avoir point de volonté propre.

Il y avait un grand vice dans la plupart des anciennes républiques: c’est que le peuple avait droit d’y prendre des résolutions actives, et qui demandent quelque exécution, chose dont il est entièrement incapable. Il ne doit entrer dans le gouvernement que pour choisir ses représentants, ce qui est très à sa poilée. Car, s’il y a peu de gens qui connaissent le degré précis de la capacité des hommes, chacun est pourtant capable de savoir, en général, si celui qu’il choisit est plus éclairé que la plupart des autres.

Le corps représentant ne doit pas être choisi non plus pour prendre quelque résolution active, chose qu’il ne ferait pas bien; mais pour faire des lois, ou pour voir si l’on a bien exécuté celles qu’il a faites, chose qu’il peut très bien faire, et qu’il n’y a même que lui qui puisse bien faire.

Il y a toujours dans un État des gens distingués par la naissance les richesses ou les honneurs; mais s’ils étaient confondus parmi le peuple, et s’ils n’y avaient qu’une voix comme les autres, la liberté commune serait leur esclavage, et ils n’auraient aucun intérêt à la défendre, parce que la plupart des résolutions seraient contre eux. La part qu’ils ont à la législation doit donc être proportionnée aux autres avantages qu’ils ont dans l’État: ce qui arrivera s’ils forment un corps qui ait droit d’arrêter les entreprises du peuple, comme le peuple a droit d’arrêter les leurs.

Ainsi, la puissance législative sera confiée, et au corps des nobles, et au corps qui sera choisi pour représenter le peuple, qui auront chacun leurs assemblées et leurs délibérations à part, et des vues et des intérêts séparés.

Des trois puissances dont nous avons parlé, celle de juger est en quelque façon nulle. Il n’en reste que deux; et comme elles ont besoin d’une puissance réglante pour les tempérer, la partie du corps législatif qui est composée de nobles est très propre à produire cet effet.

Le corps des nobles doit être héréditaire. Il l’est premièrement par sa nature; et d’ailleurs il faut qu’il ait un très grand intérêt à conserver ses prérogatives, odieuses par elles-mêmes, et qui, dans un État libre, doivent toujours être en danger.

Mais, comme une puissance héréditaire pourrait être induite à suivre ses intérêts particuliers et à oublier ceux du peuple, il faut que dans les choses où l’on a un souverain intérêt à la corrompre, comme dans les lois qui concernent la levée de l’argent, elle n’ait de part à la législation que par sa faculté d’empêcher, et non par sa faculté de statuer.

J’appelle faculté de statuer, le droit d’ordonner par soi-même, ou de corriger ce qui a été ordonné par un autre. J’appelle faculté d’empêcher, le droit de rendre nulle une résolution prise par quelque autre; ce qui était la puissance des tribuns de Rome. Et, quoique celui qui a la faculté d’empêcher puisse avoir aussi le droit d’approuver, pour lors cette approbation n’est autre chose qu’une déclaration qu’il ne fait point d’usage de sa faculté d’empêcher, et dérive de cette faculté.

La puissance exécutrice doit être entre les mains d’un monarque, parce que cette partie du gouvernement, qui a presque toujours besoin d’une action momentanée, est mieux administrée par un que par plusieurs; au lieu que ce qui dépend de la puissance législative est souvent mieux ordonné par plusieurs que par un seul.

Que s’il n’y avait point de monarque, et que la puissance exécutrice fût confiée à un certain nombre de personnes tirées du corps législatif, il n’y aurait plus de liberté, parce que les deux puissances seraient unies; les mêmes personnes ayant quelquefois, et pouvant toujours avoir part à l’une et à l’autre.

Si le corps législatif était un temps considérable sans être assemblé, il n’y aurait plus de liberté. Car il arriverait de deux choses l’une: ou qu’il n’y aurait plus de résolution législative, et l’État tomberait dans l’anarchie; ou que ces résolutions seraient prises par la puissance exécutrice, et elle deviendrait absolue.

Il serait inutile que le corps législatif fût toujours assemblé. Cela serait incommode pour les représentants, et d’ailleurs occuperait trop la puissance exécutrice, qui ne penserait point à exécuter, mais à défendre ses prérogatives, et le droit qu’elle a d’exécuter.

De plus: si le corps législatif était continuellement assemblé, il pourrait arriver que l’on ne ferait que suppléer de nouveaux députés à la place de ceux qui mourraient; et, dans ce cas, si le corps législatif était une fois corrompu, le mal serait sans remède. Lorsque divers corps législatifs se succèdent les uns aux autres, le peuple, qui a mauvaise opinion du corps législatif actuel, porte, avec raison, ses espérances sur celui qui viendra après. Mais si c’était toujours le même corps, le peuple, le voyant une fois corrompu, n’espérerait plus rien de ses lois; il deviendrait furieux, ou tomberait dans l’indolence.

Le corps législatif ne doit point s’assembler lui-même; car un corps n’est censé avoir de volonté que lorsqu’il est assemblé; et, s’il ne s’assemblait pas unanimement, on ne saurait dire quelle partie serait véritablement le corps législatif : celle qui serait assemblée, ou celle qui ne le serait pas. Que s’il avait droit de se proroger lui-même, il pourrait arriver qu’il ne se prorogerait jamais; ce qui serait dangereux dans le cas où il voudrait attenter contre la puissance exécutrice. D’ailleurs, il y a des temps plus convenables les uns que les autres pour l’assemblée du corps législatif : il faut donc que ce soit la puissance exécutrice qui règle le temps de la tenue et de la durée de ces assemblées, par rapport aux circonstances qu’elle connaît.

Si la puissance exécutrice n’a pas le droit d’arrêter les entreprises du corps législatif, celui-ci sera despotique; car, comme il pourra se donner tout le pouvoir qu’il peut imaginer, il anéantira toutes les autres puissances.

Mais il ne faut pas que la puissance législative ait réciproquement la faculté d’arrêter la puissance exécutrice. Car, l’exécution ayant ses limites par sa nature, il est inutile de la borner; outre que la puissance exécutrice s’exerce toujours sur des choses momentanées. Et la puissance des tribuns de Rome était vicieuse, en ce qu’elle arrêtait non seulement la législation, mais même l’exécution: ce qui causait de grands maux.

Mais si, dans un État libre, la puissance législative ne doit pas avoir le droit d’arrêter la puissance exécutrice, elle a droit, et doit avoir la faculté d’examiner de quelle manière les lois qu’elle a faites ont été exécutées; et c’est l’avantage qu’a ce gouvernement sur celui de Crète et de Lacédémone, où les cosmeset les éphores ne rendaient point compte de leur administration.

Mais, quel que soit cet examen, le corps législatif ne doit point avoir le pouvoir de juger la personne, et par conséquent la conduite de celui qui exécute. Sa personne doit être sacrée, parce qu’étant nécessaire à l’État pour que le corps législatif n’y devienne pas tyrannique, dès le moment qu’il serait accusé ou jugé, il n’y aurait plus de liberté.

Dans ce cas, l’État ne serait point une monarchie, mais une république non libre. Mais, comme celui qui exécute ne peut exécuter mal sans avoir des conseillers méchants et qui haïssent les lois comme ministres, quoiqu’elles les favorisent comme hommes, ceux-ci peuvent être recherchés et punis. Et c’est l’avantage de ce gouvernement sur celui de Gnide, où la loi ne permettant point d’appeler en jugement les amimones[3], même après leur administration [4], le peuple ne pouvait jamais se faire rendre raison des injustices qu’on lui avait faites.

Quoiqu’en général la puissance de juger ne doive être unie à aucune partie de la législative, cela est sujet à trois exceptions, fondées sur l’intérêt particulier de celui qui doit être jugé.

Les grands sont toujours exposés à l’envie; et s’ils étaient jugés par le peuple, ils pourraient être en danger, et ne jouiraient pas du privilège qu’a le moindre des citoyens, dans un État libre, d’être jugé par ses pairs. Il faut donc que les nobles soient appelés, non pas devant les tribunaux ordinaires de la nation, mais devant cette partie du corps législatif qui est composée de nobles.

Il pourrait arriver que la loi, qui est en même temps clairvoyante et aveugle, serait, en de certains cas, trop rigoureuse. Mais les juges de la nation ne sont, comme nous avons dit, que la bouche qui prononce les paroles de la loi; des êtres inanimés qui n’en peuvent modérer ni la force ni la rigueur. C’est donc la partie du corps législatif, que nous venons de dire être, dans une autre occasion, un tribunal nécessaire, qui l’est encore dans celle-ci; c’est à son autorité suprême à modérer la loi en faveur de la loi même, en prononçant moins rigoureusement qu’elle.

Il pourrait encore arriver que quelque citoyen, dans les affaires publiques, violerait les droits du peuple, et ferait des crimes que les magistrats établis ne sauraient ou ne voudraient pas punir. Mais, en général, la puissance législative ne peut pas juger; et elle le peut encore moins dans ce cas particulier, où elle représente la partie intéressée, qui est le peuple. Elle ne peut donc être qu’accusatrice. Mais devant qui accusera-t-elle? Ira-t-elle s’abaisser devant les tribunaux de la loi, qui lui sont inférieurs, et d’ailleurs composés de gens qui, étant peuple comme elle, seraient entraînés par l’autorité d’un si grand accusateur? Non: il faut, pour conserver la dignité du peuple et la sûreté du particulier, que la partie législative du peuple accuse devant la partie législative des nobles, laquelle n’a ni les mêmes intérêts qu’elle, ni les mêmes passions.

C’est l’avantage qu’a ce gouvernement sur la plupart des républiques anciennes, où il y avait cet abus, que le peuple était en même temps et juge et accusateur.

La puissance exécutrice, comme nous avons dit, doit prendre part à la législation par sa faculté d’empêcher; sans quoi elle sera bientôt dépouillée de ses prérogatives. Mais si la puissance législative prend part à l’exécution, la puissance exécutrice sera également perdue.

Si le monarque prenait part à là législation par la faculté de statuer, il n’y aurait plus de liberté. Mais, comme il faut pourtant qu’il ait part à la législation pour se défendre, il faut qu’il y prenne part par la faculté d’empêcher.

Ce qui fut cause que le gouvernement changea à Rome, c’est que le Sénat, qui avait une partie de la puissance exécutrice, et les magistrats, qui avaient l’autre, n’avaient pas, comme le peuple, la faculté d’empêcher.

Voici donc la constitution fondamentale du gouvernement dont nous parlons. Le corps législatif y étant composé de deux parties, l’une enchaînera l’autre par sa faculté mutuelle d’empêcher. Toutes les deux seront liées par la puissance exécutrice, qui le sera elle-même par la législative.

Ces trois puissances devraient former un repos ou une inaction. Mais comme, par le mouvement nécessaire des choses, elles sont contraintes d’aller, elles seront forcées d’aller de concert.

La puissance exécutrice ne faisant partie de la législative que par sa faculté d’empêcher, elle ne saurait entrer dans le débat des affaires. Il n’est pas même nécessaire qu’elle propose, parce que, pouvant toujours désapprouver les résolutions, elle peut rejeter les décisions des propositions qu’elle aurait voulu qu’on n’eût pas faites.

Dans quelques républiques anciennes, où le peuple en corps avait le débat des affaires, il était naturel que la puissance exécutrice les proposât et les débattît avec lui; sans quoi il y aurait eu dans les résolutions une confusion étrange.

Si la puissance exécutrice statue sur la levée des deniers publics autrement que par son consentement, il n’y aura plus de liberté, parce qu’elle deviendra législative dans le point le plus important de la législation.

Si la puissance législative statue, non pas d’année en année, mais pour toujours, sur la levée des deniers publics, elle court risque de perdre sa liberté, parce que la puissance exécutrice ne dépendra plus d’elle; et quand on tient un pareil droit pour toujours, il est assez indifférent qu’on le tienne de soi ou d’un autre. Il en est de même si elle statue, non pas d’année en année, mais pour toujours, sur les forces de terre et de mer qu’elle doit confier à la puissance exécutrice.

Pour que celui qui exécute ne puisse pas opprimer, il faut que les armées qu’on lui confie soient peuple, et aient le même esprit que le peuple, comme cela fut à Rome jusqu’au temps de Marius. Et, pour que cela soit ainsi, il n’y a que deux moyens: ou que ceux que l’on emploie dans l’armée aient assez de bien pour répondre de leur conduite aux autres citoyens, et qu’ils ne soient enrôlés que pour un an, comme il se pratiquait à Rome; ou, si on a un corps de troupes permanent, et où les soldats soient une des plus viles parties de la nation, il faut que la puissance législative puisse le casser sitôt qu’elle le désire; que les soldats habitent avec les citoyens, et qu’il n’y ait ni camp séparé, ni casernes, ni place de guerre.

L’armée étant une fois établie, elle ne doit point dépendre immédiatement du corps législatif, mais de la puissance exécutrice; et cela par la nature de la chose, son fait consistant plus en action qu’en délibération.

Il est dans la manière de penser des hommes que l’on fasse plus de cas du courage que de la timidité; de l’activité que de la prudence; de la force que des conseils. L’armée méprisera toujours un sénat et respectera ses officiers. Elle ne fera point cas des ordres qui lui seront envoyés de la part d’un corps composé de gens qu’elle croira timides, et indignes par là de lui commander. Ainsi, sitôt que l’armée dépendra uniquement du corps législatif, le gouvernement deviendra militaire. Et si le contraire est jamais arrivé, c’est l’effet de quelques circonstances extraordinaires; c’est que l’armée y est toujours séparée; c’est qu’elle est composée de plusieurs corps qui dépendent chacun de leur province particulière; c’est que les villes capitales sont des places excellentes, qui se défendent par leur situation seule, et où il n’y a point de troupes.

La Hollande est encore plus en sûreté que Venise; elle submergerait les troupes révoltées, elle les ferait mourir de faim. Elles ne sont point dans les villes qui pourraient leur donner la subsistance; cette subsistance est donc précaire.

Que si, dans le cas où l’année est gouvernée par le corps législatif, des circonstances particulières empêchent le gouvernement de devenir militaire, on tombera dans d’autres inconvénients; de deux choses l’une: ou il faudra que l’armée détruise le gouvernement, ou que le gouvernement affaiblisse l’armée.

Et cet affaiblissement aura une cause bien fatale: il naîtra de la faiblesse même du gouvernement.

Si l’on veut lire l’admirable ouvrage de Tacite Sur les moeurs des Germains[5], on verra que c’est d’eux que les Anglais ont tiré l’idée de leur gouvernement politique. Ce beau système a été trouvé dans les bois.

Comme toutes les choses humaines ont une fin, l’État dont nous parlons perdra sa liberté, il périra. Rome, Lacédémone et Carthage ont bien péri. Il périra lorsque la puissance législative sera plus corrompue que l’exécutrice.

Ce n’est point à moi à examiner si les Anglais jouissent actuellement de cette liberté, ou non. Il me suffit de dire qu’elle est établie par leurs lois, et je n’en cherche pas davantage.

Je ne prétends point par là ravaler les autres gouvernements, ni dire que cette liberté politique extrême doive mortifier ceux qui n’en ont qu’une modérée. Comment dirais-je cela, moi qui crois que l’excès même de la raison n’est pas toujours désirable, et que les hommes s’accommodent presque toujours mieux des milieux que des extrémités?

Harrington, dans son Oceana, a aussi examiné quel était le plus haut point de liberté où la constitution d’un État peut être portée. Mais on peut dire de lui qu’il n’a cherché cette liberté qu’après l’avoir méconnue, et qu’il a bâti Chalcédoine, ayant le rivage de Byzance devant les yeux.

[1] À Venise.
[2] Comme à Athènes.
[3] C’étaient des magistrats que le peuple élisait tous les ans. Voyez Étienne de Byzance.
[4] On pouvait accuser les magistrats romains après leur magistrature. Voyez, dans Denys d’Halicarnasse, liv. IX [37-38], l’affaire du tribun Génutius.
[5] De minoribus rebus principes consultant, de majoribus omnes; ita tamen ut ea quoque quorum penes plebem arbitrium est apud principes pertractentur.

PIB France contre PIB britannique

Le Calcul du PIB est à vérifier, la France devait se maintenir au 5e rang en 2014.
Il faut vérifier la méthode de calcul utilisée.
Match PIB France contre PIB britannique.
Il faut aller se battre.
Bruxelles est en discussion depuis septembre 2014 pour le calcul du PIB.
Est-ce cohérent?
Il faut demander la méthode et toutes les étapes avec les chiffres à l’appui.

Un article sur ce sujet:
http://www.challenges.fr/economie/20150107.CHA2023/la-france-n-est-plus-la-5e-puissance-economique-du-monde.html

Jonny Wilkinson meilleur sportif Rugby Monde 2014

Nathalie Lacladère :
Dans le top 5 des meilleurs sportifs Monde 2014, Sir Jonny Wilkinson est 4ème et donc 1er en Rugby Monde 2014, Bravo Félicitation.

Jonny Wilkinson

Challenges:

Neuer et Björndalen dans le top 5 « Monde »

Dans le classement Monde, le gardien de but allemand Manuel Neuer, champion du monde au Brésil et d’Allemagne avec le Bayern Munich, monte sur la 2e marche du podium, devant le biathlète norvégien Ole Einar Björndalen, devenu à Sotchi l’athlète le plus médaillé des Jeux d’hiver.

Le classement est établi à l’issue d’un vote secret des journalistes de L’Equipe qui établissent une liste des cinq sportifs de l’année où la première place vaut 6 points, la deuxième 4, etc…

Classement Hommes 2014:

MONDE

1. Renaud Lavillenie (FRA/athlétisme) 614 pts

2. Manuel Neuer (GER/football) 296

3. Ole Einar Björndalen (NOR/biathlon) 218

4. Jonny Wilkinson (GBR/rugby) 217

5. Rory McIlroy (NIR/golf) 173

FRANCE

1. Renaud Lavillenie (athlétisme/perche) 791 pts

2. Teddy Riner (judo/lourds) 315

3. Martin Fourcade (biathlon) 281

4. Florent Manaudou (natation) 235

5. Boris Diaw (basket) 215

source pour le paragraphe intitulé challenges:
http://www.challenges.fr/sport/20141224.CHA1852/qui-sont-les-5-meilleurs-sportifs-francais-de-2014.html

Britain’s public finances

Despite deep cuts, Britain’s public finances have veered off course by Andrew Miller writer at large for the economist.

WHEN George Osborne, the chancellor of the exchequer, rises to deliver his annual autumn statement on December 3rd, he could be forgiven a mild sense of satisfaction. British consumers are spending strongly. Firms, buoyed by consumers’ confidence, are at last investing. Britain seems to be free from Europe’s economic woes. Yet when it comes to his flagship economic policy—deficit reduction—Mr Osborne will probably deliver bad news: once again, he is missing his borrowing targets. The cumulative effect of such failures is that Britain is less than half-way to closing its structural deficit, despite the government planning in 2010 for the job to be all but done by now (see chart 1).

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The problem is not an aversion to wielding the knife. Since 2010, government departments have seen their budgets trimmed by an average of 8%. That number obscures much deeper cuts in some departments, necessitated by government protection for the budgets for schools, the National Health Service (NHS) and international aid. The hardest-hit departments—including local government, justice and the foreign office—have faced eye-watering reductions of over 25%. The communities budget is down 45% (see chart 2).

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Even departments within the ring-fence have faced a squeeze. Demographic pressures from a growing and ageing population mean purse-strings are tighter despite real-terms spending being maintained. This problem is particularly acute in the NHS, whose budget has crept up in real terms, but which still faces an £8 billion ($13 billion) annual shortfall in funding by 2020 (even after a £22 billion efficiency programme). Holding NHS spending to its 2010-11 level would imply a 9% fall in age-adjusted spending per person by 2018-19, notes Carl Emmerson of the Institute for Fiscal Studies, a think-tank.

About a fifth of the tightening has come from lower welfare spending on working-age people. Benefits were indexed to a less generous measure of inflation and then capped at 1% per year. Reforms to housing benefit, child benefit and disability living allowance have chipped in, too.

To his credit, Mr Osborne has more or less delivered on his 2010 spending plan. His woes are caused by weak tax receipts. In the early years of the parliament, receipts sagged as growth missed forecasts. This led to the date of structural-deficit elimination being postponed, first to 2016-17 and now to 2018-19. Now growth is back, but the Treasury has found itself shut out of the party. A higher tax allowance for the low-paid has meant that the legions of low-paid jobs the recovery has created have not much benefited the exchequer.

If departments outside the ring-fence are to bear the burden of the remaining austerity, further cuts of around 21% will be necessary. The plan for this lacks specifics; departments have agreed their budgets only until 2015-16.

The easiest cuts have already been implemented. A two-year freeze on public-sector pay followed by a 1% cap has helped trim budgets. This will be harder to repeat if the private sector begins to see pay growth, reckons Mr Emmerson. Neither will departments be able to repeat big one-off projects. For instance, the business department’s hefty 22% cut was aided by a huge reduction in the teaching grant to universities, as part of the coalition’s reforms to tuition fees.

Some would have the government raise taxes instead. Wisely, Mr Osborne has declined to rule this out completely, but further tax rises are not part of his current plan. The chancellor front-loaded his tax-rises early in the parliament, most notably raising VAT, but ever since has focused on spending.

The challenge could get harder still. Britain’s growth has not been export-led, but the turbulent euro zone could drag down the economy. David Cameron, the prime minister, frets about global weakness.

Technicalities matter, too. The government targets the structural deficit, after smoothing out the transient effects of the economic cycle. The higher the gap between the economy’s output potential and what it currently produces, the more of the deficit is seen as cyclical, and the easier the chancellor’s job becomes. But this gap is tricky to pin down. In March, when the Office for Budget Responsibility’s latest forecast was produced, it assumed an output gap of 1.4%. Yet private-sector estimates varied wildly, from as high as 5% to as low as negative 1.6% (implying an overheating economy operating above capacity).

Despite the tricky and uncertain path ahead, politicians have not shied away from committing to finishing the job. With his Conservative Party hat on, Mr Osborne says he will aim to balance the overall budget (economic cycle or none) by 2020. Yet he is light on specifics, other than a promised two-year freeze on working-age welfare. His proposals for tax cuts will make things harder. Labour would seek to balance the current budget, which excludes investment spending, but it too would rather talk about new spending pledges than austerity.

Mr Osborne can afford to be vague. The Conservatives have led Labour in polls on economic management for most of the parliament; in recent polls their lead on this issue reached 16 points. Labour has no such leeway, but would not gain much from specifying cuts, given the Tories’ lead on the economy. Whoever wins next year’s election will have more than just a celebratory hangover to worry about.

source:http://www.economist.com/news/britain/21635034-despite-deep-cuts-britains-public-finances-have-veered-course-job-not-done

Le pèlerin passionné, William Shakespeare

Moins doux est le baiser du soleil d’or qui joue avec les premières larmes du matin sur la rose que les premiers rayons de tes yeux qui se posent sur la nuit de rosée qui coule sur mes joues.

Et la lune d’argent ne brille pas autant dans le sein transparent des profondeurs marines que ton front n’irradie mes larmes cristallines tu brilles dans chacun des pleurs que je répands.

Chaque goutte t’emporte ainsi que dans un char, et parmi mes chagrins tu roules triomphante.

Ta gloire resplendit que ma douleur enfante, sur ces larmes d’amour abaisse tes regards mais ne va point t’aimer toi-même en ce miroir car tu ferais couler mes larmes pour t’y voir.

Reine des reines, trop grand est ton empire pour que pensée le pense ou voix le puisse dire.

Aux origines de l’Abbaye de Maylis…

Nous ne savons pas exactement depuis quand il existe un sanctuaire dédié à Notre-Dame.

Deux documents nous permettent seulement d’affirmer l’existence au XIVè siècle d’une paroisse dédiée à Notre-Dame à Maylis.

Le premier, daté de 1280, relate l’hommage rendu à Edouard 1er, Roi d’Angleterre et duc de Guyenne, par le Seigneur Garcias Arnaldus d’Amor, dont l’armée occupe in solosa locum de Sescaus (ou Fescaus) in parrochia de Maylis.

Le deuxième, daté de 1338, est la copie d’un acte par lequel le Seigneur baron de Doazit cède à la Universitat et bésins deu Baliage et loc de Doazit des terres, landes et bois qu’il possède dans les paroisses avoisinantes et notamment en la parroty de nostre dame de Maylis. 

L’origine du nom Maylis est tout aussi inconnue. Signalons tout de même une étymologie fort belle: Maylis viendrait de May, mère en gascon, et lis, symbole de la pureté.

Maylis signifie mère toute pure, mère de la pureté et des âmes pures.

Dax, Le Bas Moyen Âge et la domination des rois d’Angleterre

Dax. Le Bas Moyen Âge et la domination des rois d’Angleterre

Le mariage de Louis VII de France et Aliénor d’Aquitaine est annulé en 1152 ; celle-ci épouse la même année Henri II Plantagenêt, plus tard roi d’Angleterre, à qui elle apporte en dot les provinces du Sud-Ouest de la France (Gascogne et Guyenne). La domination des rois d’Angleterre, appelés rois-ducs — parce qu’ils demeuraient (en principe seulement) vassaux des rois de France pour leurs possessions en France — devait durer jusqu’en 1453, à la fin de la guerre de Cent Ans.

Dax fut prise une première fois aux Anglais par Charles VII et le Dauphin, futur Louis XI, en 1442. Révoltée et s’étant redonnée aux Anglais presque aussitôt après le départ des Français, elle fut reconquise définitivement par les Français lors d’un second siège, le 8 juillet 1451, date à laquelle le comte de Foix en prend possession au nom de Charles VII. Par ses lettres patentes, Louis XI confirme les privilèges de la ville d’«Acqs», après son sacre en 1461,ainsi qu’à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère le 14 octobre 1472.

Les billets…d’Etat

A l’origine l’Angleterre n’assure pas les échéances du Trésor public à l’aide de sa Banque.

D’autres pays utilisent leur monnaie.

L’idée consiste à frapper une importante quantité de monnaie, dont le coût de production reste inférieur à sa valeur faciale.

Exemples: Espagne et Russie vers 1660.

Cependant, les conséquences de cette action se font ressentir sur la population car les pièces en trop grande quantité ne sont plus appréciables étant en dessous de leur valeur d’émission.

Un autre moyen consiste à créer des billets d’Etat.

En effet, une banque sous contrôle ou bien le Trésor public émet des billets pour faire face aux échéances.

Le Massachusetts et la Pennsylvanie procède à de nouvelles émissions.

Benjamin Franklin publie en 1729 une étude sur la nature et la nécessité d’une monnaie de papier.

Les billets du Massachusetts et de Caroline du Sud émis en trop grande quantité perdent l’essentiel de leur valeur.

Le parlement de Londres craint une contagion et songe à interdire toute émission.

Benjamin Franklin s’en indigne:

« Je n’arrive pas à penser que l’Angleterre ait intérêt à nous empêcher de fabriquer la quantité de papier-monnaie qui nous paraît convenable; nous sommes les meilleurs juges de nos propres besoins ».

La guerre d’indépendance est financée par l’émission de billets.

En 1791 le congrès confie l’émission de nouveaux billets à la banque des USA, banque à capitaux privés calquée sur le modèle de la Banque d’Angleterre.

En Russie, Catherine II crée deux établissements(un à Moscou et un à Saint-Pétersbourg) nommés « banques d’assignation » responsable d’émettre des assignats (équivalents aux billets d’Etat).

Mais c’est en France que les assignats font fureur. John Law, un financier, propose de mettre fin à la dette publique et de couvrir les déficits budgétaire.

Il fonde une société privée qui corespond à une banque par actions. Il gagne la confiance de la population, ainsi les individus se mettent à acheter des actions au comptant en échange d’un prêt de billet par la banque.

Les français s’initient ainsi à la spéculation sans aucune connaissance en bourse.

L’entreprise de Law se retrouve créancière de l’Etat. Elle échange les créances en frappant la monnaie. Durant cette période les frappes de monnaies sont peu rentables, Law en profite pour déprécier les pièces métalliques.

En 1790, la révolution française commence, la caisse d’Escompte meurt et la Banque de France naît à l’identique de la Banque d’Angleterre.