poème, Georges Gordon Byron

Georges Gordon Byron poète britannique (1788 – 1824)

Au-dessus de l’amour, de l’espérance, de la haine, de la crainte

L’âme vit, affranchie de passions, pure;

Pour elle, un siècle passe comme une année terrestre,

Une année ne dure pas plus d’une seconde.

Sans ailes, loin de toutes choses,

Au-dessus de toutes choses, à travers toutes choses, la pensée vole;

L’âme est un être innommable et éternel,

Elle a oublié ce que c’était que de mourir.

La Dacquoise, nous a quitté un matin du 31 juillet

Ma petite maman tu es partie un 31 juillet, sans prévenir. Ce matin, cela fera 3 ans. Une petite pensée pour toi. Repose en paix. Ainsi-soit-il. Ta fille Nathalie.

Voici ta chanson préférée la Dacquoise, pour une Dacquoise. Ta petite Dacquoise et Soustonnaise Nathalie.  Je dédie ces quelques mots à tous ceux et celles qui ont perdu leur maman. Merci beaucoup pour votre visite. Très bonne journée à vous. Nathalie.

pleine-lune-ange

A grands Dieux qu’elle est belle !

La Dacquoise à l’œil noir,
Quand sa vive prunelle
Étincelle le soir;
Lorsque son doux sourire
sur ses lèvres arrive
Comme un léger zéphyr
Baisant les prés fleuris(bis)
Ondes fugitives de l’Adour,
Vous qui passaient plaintives sans retour,
Gardez sur vos rives mes amours,
Gardez mes amours, toujours, toujours.
Son épaule est plus blanche
Que la neige des cieux,
Son corsage qui penche
Ses contours gracieux,
Ses cheveux longs en frange
Qui tombent sur son col
On croirait voir un ange
Qui va prendre son vol (bis)
Refrain
Il se peut que sa flamme
Arrive jusqu’à vous.
Mais je garde en mon âme
Ce précieux nom si doux.
Quand on aime, on préfère
Isoler son bonheur,
Il faut savoir taire
Les secrets de son cœur. (bis) 

Chœur d’Hommes du Cercle Choral Dacquois – La Dacquoise

 

extrait-l’émile de Jean-Jacques Rousseau

Hommes, soyez humains, c’est votre premier devoir; soyez-le pour tous les états, pour tous les âges, pour tout ce qui n’est pas étranger à l’homme. Quelle sagesse y a-t-il pour vous hors de l’humanité? Aimez l’enfance; favorisez ses jeux, ses plaisirs, son aimable instinct. Qui de vous n’a pas regretté quelquefois cet âge où le rire est toujours sur les lèvres, et où l’âme est toujours en paix? Pourquoi voulez-vous ôter à ces petits innocents la jouissance d’un temps si court qui leur échappe, et d’un bien si précieux dont ils ne sauraient abuser? Pourquoi voulez-vous remplir d’amertume et de douleurs ces premiers ans si rapides, qui ne reviendront pas plus pour eux qu’ils ne peuvent revenir pour vous? Pères, savez-vous le moment où la mort attend vos enfants? Ne vous préparez pas des regrets en leur ôtant le peu d’instants que la nature leur donne.

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 Maylis-Surf(une enfant, children, mon unique enfant)-photo été 2013

Platon, La Cité idéale, cit., livres I-III, p 414

Extrait des trois classes d’hommes

Vous qui faites partie de la cité, vous êtes frères, leur dirai-je, continuant cette fiction ; mais le dieu qui vous a formés a mêlé de l’or dans la composition de ceux d’entre vous qui sont capables de commander ; aussi sont-ils les plus précieux ; il a mêlé de l’argent dans la composition des gardiens ; du fer et de l’airain dans celle des laboureurs et des autres artisans. Comme vous sortez tous de la même souche, vous aurez pour l’ordinaire des enfants qui vous ressembleront ; mais il peut se faire que l’or naisse un rejeton d’argent, et de l’argent un rejeton d’or, et que les mêmes variations se produisent entre les autres métaux. Aussi le dieu enjoint-il aux magistrats tout d’abord et avant tout de surveiller les enfants, et de prêter l’attention la plus curieuse au métal qui entre dans la composition de leur âme ; et si leurs propres enfants ont quelque mélange d’airain ou de fer, d’être sans pitié pour eux, et de rendre à leur nature la justice qui lui est due, en les reléguant parmi les artisans et les laboureurs ; si de leur côté ces derniers ont des fils qui laissent voir de l’or ou de l’argent, de reconnaître leur valeur et de les élever au rang soit de gardiens, soit de guerriers, parce qu’il y a un oracle qui dit que l’État périra, lorsqu’il sera gardé par le fer ou l’airain.

une sélection de quelques extraits, Pensées diverses, Montesquieu par Nathalie Lacladère

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Portrait de Montesquieu 1899-1901

Je m’éveille le matin avec une joie secrète de voir la lumière;

je vois la lumière avec une espèce de ravissement; et tout le reste du jour je suis content. Je passe la nuit sans m’éveiller; et le soir, quand je vais au lit, une espèce d’engourdissement m’empêche de faire des réflexions.

Sur le bonheur, une sélection d’un extrait

Le bonheur ou le malheur consistent dans une certaine disposition d’organes, favorable ou défavorable.

Les uns ont une certaine défaillance de l’âme qui fait que rien ne les remue; elle n’a la force de rien désirer, et tout ce qui la touche n’excite que des sentiments sourds.

Le propriétaire de cette âme est toujours dans la langueur; la vie lui est à charge, tous ses moments lui pèsent: il n’aime pas la vie, mais il craint la mort.

L’autre espèce de gens malheureux opposés à ceux-ci, est de ceux qui désirent impatiemment tout ce qu’ils ne peuvent pas avoir, et qui sèchent sur l’ espérance d’un bien qui recule toujours…

Je ne parle ici que d’une frénésie de l’âme et non pas d’un simple mouvement. Ainsi un homme n’est pas malheureux parce qu’il a de l’ambition, mais parce qu’il en est dévoré…

Quand nous parlons du bonheur ou du malheur, nous nous trompons toujours, parce que nous jugeons des conditions et non des personnes. Qui sont les gens heureux? Les dieux le savent, car ils voient le cœur des philosophes, celui des rois et celui des bergers.

Montesquieu.1889-1901.