Grèce : « Qui paye ses dettes s’enrichit » par Nathalie Lacladère

Nathalie LacladèreEcrit par Nathalie Lacladère, toute reproduction( ou bien plagiat) de ce billet est interdite sans le consentement de son auteur Nathalie Lacladère. Merci.

Depuis 2010 la Grèce possède une dérogation par le biais de la BCE qui lui donne la possibilité de procéder à des opérations de refinancement de ses banques.

Sous condition de plans de refinancement très strict, la BCE tolère des titres de dettes de l’Etat grec médiocrement notés (inférieurs à BBB-) ce qui permet aux banques de se financer en « cash » en échange de leur titre.

Mercredi 4 février 2015, la BCE a annulé la dérogation.

Voici l’état de la situation actuelle :

dettes publiques par pays

Nous pouvons observer que la Lituanie nouvellement entrante de la zone euro permet de sauver la situation et tire la moyenne de la zone euro vers l’espérance. Merci la Lituanie !

Bon plus sérieusement, nous pouvons observer que les politiques d’austérité n’ont pas correctement fonctionné. Non seulement, elles n’ont pas fait diminuer la dette publique grecque comme souhaité mais aussi elles n’ont pas résolu la situation.

En effet, en 2012 nous observons une baisse soit 156,9 contre 171,3 en 2011 puis en 2013 nous observons une hausse importante soit 174,6 qui repositionne la dette un peu au-dessus de son état en 2011 malgré le succès de recapitalisation par dérogation d’une des principales banques grecques en 2013.

Alors quelles solutions le gouvernement grec détient-il pour se sortir de cette situation sans la dérogation de la BCE ?

Ma proposition, ébauche d’une solution : « Aide-toi et le ciel t’aidera »

Premièrement : N’acceptez pas de prêt venant d’un autre pays car dicton « qui paye ses dettes s’enrichit »

Deuxièmement : Achetez des titres de dette d’Etat les meilleurs sur le marché et revendez les, cela permettra de diluer et de transformer une partie de la dette

Troisièmement : Créez une banque Nationale unique en nationalisant et regroupant 3 banques grecques :

-Alpha Bank(fondée en 1879)

-National Bank of Greece(fondée en 1841)

-IT Hellenic Post Bank (fondée en 1900)

Cette création permettra de:

  • Mutualiser une partie de la dette
  • Créer une banque de dépôt
  • Créer une banque commerciale séparée
  • Créer un marché financier plus liquide

Ainsi « Qui veut faire de grandes choses doit penser profondément aux détails ». Ambroise Paul Toussaint Jules Valéry.

La Lituanie 19ème pays de la zone euro

La Lituanie passe jeudi 1er janvier à l’euro dans l’espoir de renforcer sa sécurité, défiant tant les craintes de hausses de prix que les maux de la zone de la monnaie unique.

A minuit (22H00 GMT), elle deviendra le 19 membre de la zone euro, alors que les dirigeants des trois pays baltes retireront les premiers billets européens d’un distributeur et que des feux d’artifice salueront l’événement dans le ciel de Vilnius.

Parachevant l’adhésion des trois ex-républiques soviétiques à la monnaie unique – l’Estonie l’avait adoptée en 2011 et la Lettonie en 2014 – la Lituanie y voit « un symbole d’une plus grande intégration économique et politique avec l’Occident », a dit la présidente Dalia Grybauskaite.

« Cela marque symboliquement l’étape finale de notre intégration dans l’Union européenne, et représente notre sécurité, non seulement économique mais aussi politique », a-t-elle affirmé dans une déclaration publiée par ses services.

L’événement coïncide avec l’affirmation du rôle des jeunes membres de l’UE: l’ex-Premier ministre polonais Donald Tusk préside depuis quelques semaines le Conseil européen, tandis que la Lettonie prend le 1er janvier la présidence semestrielle de l’UE.

Les pays baltes, sortis d’un demi-siècle d’occupation soviétique au début des années 90, ont rejoint l’UE et l’Otan en 2004. Aujourd’hui, ils observent avec inquiétude la politique du Kremlin en Ukraine et l’activité intensifiée des forces armées russes à proximité de leurs frontières.

UN TIMIDE SOUTIEN À L’EURO

Selon un sondage publié en novembre par la banque centrale, sur trois millions d’habitants, quelque 53% soutiennent le passage à l’euro et 39% sont contre.

Le ministre lituanien des Finances Rimantas Sadzius a estimé récemment dans une déclaration que « des raisons de sécurité sont parmi les causes du soutien populaire à l’euro ».

Pour le juriste de 26 ans Karolis Turcinavicius, les bénéfices sont évidents. L’euro « conduit vers une plus grande intégration dans l’UE et rend les voyages plus faciles », dit-il.

Mais la retraitée Danute Petkeviciene reste sceptique. « L’euro n’augmentera pas nos retraites ou nos salaires, il ne fera augmenter que les prix », dit-elle devant le siège de la banque centrale où une horloge affiche le compte à rebours.

« Nous verrons les prix augmenter dans les six mois qui viennent », prévoit une autre habitante de Vilnius, devant un arrêt de bus orné d’une grande affiche: « L’Euro arrive en Lituanie ».

L’adhésion de la Lituanie aura un impact sur les modalités de vote au sein du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), où quatre pays au lieu de trois seront désormais contraints chaque mois de s’abstenir à tour de rôle.

DES « COCKAILS EURO »

Le pays balte rejoint la zone euro quelques jours après l’annonce de législatives anticipées en Grèce qui font craindre un nouveau départ de la crise de la dette.

Vilnius s’est engagé à verser des centaines de millions d’euros au fonds de secours européen destiné à aider les pays du sud endettés.

« Ces engagements sont une grande charge et augmentent notre endettement. Nous aurions dû repousser notre adhésion », pense l’analyste financier Valdemaras Katkus.

Le gouvernement insiste sur l’expérience positive de l’Estonie et de la Lettonie.

Le litas était lié à l’euro depuis 2002 et Vilnius comptait sauter le pas entre les deux monnaies en 2007 mais la crise a tout retardé et imposé une politique d’austérité. Celle-ci a poussé de nombreux Lituaniens à chercher du travail à l’étranger, notamment en Grande-Bretagne, tout en contribuant a relancer l’économie lituanienne qui connaît une croissance bien plus forte que les grands pays d’Europe de l’Ouest.

La fête européenne de mercredi soir sera marquée par des projections vidéo dans les grandes villes tandis que les clients des bars pourront déguster des « cocktails euro » – sans alcool.

Prudente, la banque centrale a recommandé aux Lituaniens de s’approvisionner en billets de banque: les cartes de paiement risquent de ne pas fonctionner pendant quelques heures.

A Bruxelles, une énorme banderole a été accrochée sur le bâtiment de la Commission européenne, avec l’image de la pièce d’un euro ornée de l’emblème national lituanien, un cavalier muni d’une épée et d’un bouclier. « Bienvenue à la Lituanie dans la zone euro », déclare-t-elle en anglais, lituanien, français et flamand.

(avec AFP)

Source:http://www.challenges.fr/economie/20141231.CHA1922/la-lituanie-deviendra-a-minuit-le-19e-pays-de-la-zone-euro.html

E.C.B. Leaves Interest Rates Unchanged, Despite Geopolitical Risks, by The New York Times

Aujourd’hui avait lieu la réunion de la BCE sur la politique monétaire, je vous propose donc un article sur ce sujet du New York Times. Bonne lecture

by Jack Ewing, Aug 7,2014

FRANKFURT — The president of the European Central Bank said Thursday that the Ukraine crisis posed a risk to the eurozone economy, but that the impact was not yet severe enough to warrant a shift in monetary policy.“If geopolitical risks materialize, it’s quite clear that the next two quarters will show lower growth,” Mario Draghi, the E.C.B. president, said at a news conference on Thursday. Given the anemic growth in the eurozone, and the prospect that other countries could slip back into recession, as Italy has just done, the E.C.B. might eventually need to take further action. But the E.C.B. left interest rates unchanged on Thursday as it waited to gauge the effects of earlier measures to stimulate the economy and get a clearer picture of the impact of deteriorating relations with Russia — including an embargo against agricultural imports that Moscow announced on Thursday.“It’s difficult now to define what are the options in the future especially if the conflict escalates,” Mr. Draghi said. But he said the central bank was ready to take further action if necessary, including quantitative easing — the same kind of big purchases of financial assets that the Federal Reserve used to stimulate the United States economy. The central bank left its benchmark interest rate at 0.15 percent, the record low level it was cut to in June as part of a series of measures intended to encourage bank lending and push the worrisomely low inflation rate closer to the central bank’s target of about 2 percent. It would have been a surprise if the central bank had taken further action before giving the measures a chance to gain traction. Mr. Draghi said that the steps taken in June had already contributed to a decline in market interest rates, and that he was optimistic that commercial banks would take advantage of cheap loans the central bank would begin offering in September. The so-called targeted lending program is intended to funnel credit to countries like Italy, where many small businesses have been unable to hire or invest because they cannot get loans. Mr. Draghi quoted estimates that banks would draw at least 450 billion euros and perhaps as much as 850 billion euros, or $1.14 trillion, under the program, which obligates lenders to pass the money on to businesses and individuals in the form of credit. “We do expect a sizable pickup,” he said. But the conflict in the Ukraine, the still unknowable impact of the agricultural trade sanctions that Russia announced Thursday, and the severe tensions across the Middle East add to the worries of the eurozone, which is still far from reaching levels of employment and economic output that the region had achieved before the financial crisis began in 2008. Inflation in the eurozone in July was 0.4 percent, according to an official estimate, far below the level of about 2 percent that the central bank considers healthy for the economy. Some economists warn that the eurozone could be drawn into a destructive downward price spiral known as deflation that would destroy jobs and incomes. “Mario Draghi remained undisturbed” by growing risks to growth, Peter Vanden Houte, an analyst at ING Bank, said in a note to clients. “Having already decided upon a comprehensive set of measures in June to ward off deflationary pressures, the E.C.B.’s aim was to sit back and wait.” Recent data has dented optimism about eurozone growth. German industrial production rose 0.3 percent in June compared with May, according to data released on Thursday, far below expectations. Many economists now expect data due next week to show that the German economy, the largest in the eurozone, shrank in the second quarter after growing for a year. On Wednesday, Italy reported that its gross domestic product unexpectedly shrank 0.2 percent in the second quarter, dragging the economy back into recession. Some analysts saw the decline in output as an early sign that an escalating sanctions war with Russia could be hurting eurozone growth, but Mr. Draghi suggested Thursday that it was more a result of Italy’s failure to remove impediments to entrepreneurship, investment and hiring. “There are stories of investors that would like to build plants and equipment and create jobs but it takes months for them to get authorization to do so,” he said. “That has nothing to do with monetary policy. It’s mostly the lack of structural reforms.” The countries that are growing are the ones that had introduced overhauls like lowering taxes and making labor markets more competitive, Mr. Draghi said. He did not name any, but eurozone countries that have taken those steps toward growth include Spain, Portugal and Germany. Mr. Draghi said that trade and financial links with Russia were modest, but acknowledged that the impact of tensions could be greater than expected, especially if they led to an increase in energy prices. “If one looks at the figures for trade and financial flows, they would by and large reveal a picture of very limited interconnections,” Mr. Draghi said. “However it’s very hard to assess what the actual impact is going to be once sanctions on one side and counter-side sanctions on the other side are undertaken,” Mr. Draghi said. In addition, Mr. Draghi said that subsidiaries of Russian banks in the eurozone would have to provide assurances that money they borrowed from the E.C.B. would not be used to evade sanctions that had been imposed by the European Union and the United States.“Banks will have to explain why they need the money, and the national central bank inspectors and supervisors will assess their statements,” he said.The Bank of England also decided on Thursday to keep its benchmark interest rate at a low 0.5 percent, where it has been since 2009. However, Britain’s robust economic growth has raised speculation that policy makers will have to raise interest rates sooner than expected, perhaps this year.Britain’s central bank also left unchanged its stimulus program of holding 375 billion pounds, or about $632 billion, in government bonds that it has bought over the past five years. Britain and the United States are moving gradually toward raising interest rates to prevent inflation, while the E.C.B. is more focused on the risks from very low inflation.Mr. Draghi noted that the eurozone monetary policy had decoupled from the United States. But if anything, he sounded pleased that the divergence had reduced the value of the euro against the dollar. A lower exchange rate helps exporters by making their products cheaper in foreign markets.The E.C.B. news conference came only days after the failure of Banco Espírito Santo in Portugal and the announcement Sunday and early Monday of a rescue plan by the Bank of Portugal, the Portuguese central bank, and the European Commission. Mr. Draghi praised what he said was “swift and effective” action by the government authorities, which prevented turmoil on financial markets.The European Central Bank is in the midst of a comprehensive review of the health of eurozone banks, with the results due in late October. Mr. Draghi suggested that Banco Espírito Santo was an example of how the increased scrutiny was forcing banks to come clean about their problems.The review has already prompted “dramatic changes in the corporate structure of banks,” Mr. Draghi said.“We have seen banks raising significant amounts of capital,” he said. “That is a very important element that should not be underestimated because it’s so crucial to repairing the bank lending channel in the euro area.”

Esperito Santo, sin Santo par Nathalie Lacladère

La banque Crédit Agricole se retrouve touchée et frappée de plein fouet par le péril historique de la banque BES sauvée de justesse de la faillite. La banque française détient 14,6% de la « péril rouge-verte » ce qui a engendré un amaigrissement important de ses bénéfices. Le Crédit Agricole a donc été contraint de ramener son pourcentage de participation (soit 14,6%) à néant (soit 0%) soit une perte nette de 206 millions d’euros au titre de la dépréciation de la valeur de la participation.

La banque devenue  subitement « Green » est donc contrainte d’endosser une pondération c’est-à-dire 502 millions d’euros de la perte record d’un total de 3,57 milliards de la BES.

En actualité la Banque BESV touchée également, écrit ceci (voici un extrait):

« Le gouverneur de la Banque du Portugal a annoncé le 4 août les décisions suivantes, relatives à la situation du BANCO ESPIRITO SANTO (BES) qui détenait 87,5 % du capital de la BESV :

  • Une nouvelle Banque, « NOVO BANCO » est créée à l’initiative de la Banque du Portugal ; elle est dotée d’un capital social de 4,9 Mds d’€ entièrement souscrit par le Fonds de Résolution, qui regroupe l’ensemble des banques et institutions financières du pays sous l’égide de la Banque Centrale.
  • Cette nouvelle banque va se voir transférer la totalité des clients du BES ainsi que l’ensemble de ses actifs sains dont fait partie la BESV.
  • Ces décisions vont permettre à NOVO BANCO de reprendre sans délai les activités bancaires du BES en respectant d’emblée les ratios « Banque Centrale » de solvabilité et de liquidité.
  • Les actions de NOVO BANCO seront ultérieurement mises sur le marché pour assurer le remboursement du Fonds de Résolution.
  • les actifs « toxiques ou à problème », en particulier les créances douteuses sur les sociétés holding du groupe ESPIRITO SANTO, ne seront pas transférés à NOVO BANCO et restent cantonnés au sein du BES qui devient ainsi une structure de défaisance (ou « bad bank »). »

Toutes touchées mais pas coulées toutefois de justesse…l’effet dégringolade en cascade a été stoppé de justesse…

Quand Jean-Claude Juncker rencontre Mario Dragui

le 6 août 2014, résumé de Nathalie Lacladère.

Jean-Claude Juncker et Mario Draghi se sont entrevus aujourd’hui à la veille de la réunion de la BCE sur la politique monétaire, toutefois le sujet abordé n’a pas été communiqué.

Afin d’éviter une possible déflation de la zone euro, le taux directeur principal a été abaissé à un niveau historiquement bas et en parallèle il a été instauré une série de mesures visant à soutenir le crédit.

Élu le 30 août Jean-Claude Juncker doit mettre en place une nouvelle commission européenne. Jean-Claude Juncker a souligné que la crise n’est pas finie et qu’il faut rester prudent, pour rappel La banque portugaise Espirito Santo (BES) vient de créer un séisme des marchés européens et la reprise économique en zone euro se fait désirer et pointe très timidement son museau.

Bienvenido Angela en España, par Nathalie Lacladère

Bienvenido Angela en España, par Nathalie Lacladère

Bienvenido Angela en España, par Nathalie Lacladère Chère Angela, Vous voilà à nouveau au volant d’un bolide pour assurer la bonne marche de la zone euro. Vous quémandez à vos tendres amis de l’Europe du Sud (holà, ¿ qué tal ?) … Lire la suite