Extrait « le Pêcheur et le Génie » par Bruno Bettelheim

Bruno Bettelheim a été enseignant en psychologie et psychiatrie à l’université de Chicago.

Extrait « le Pêcheur et le Génie » par Bruno Bettelheim

le pêcheur et le Génie

L’un des contes des Mille et Une Nuits, Le Pêcheur et le Génie, présente un tableau presque complet du thème de conte de fées qui met en scène un géant en conflit avec une personne normale. Ce thème est commun à toutes les cultures, sous une forme ou sous une autre, étant donné que les enfants, partout dans le monde, tremblent et piaffent d’impatience sous le pouvoir que détiennent sur eux les adultes. Les enfants savent que, s’ils ne s’inclinent pas devant les exigences des adultes, ils n’ont qu’une façon d’échapper à leur colère : en étant plus malin qu’eux.

Le Pêcheur et le Génie raconte l’histoire d’un pauvre pêcheur qui jette quatre fois son filet dans la mer. La première fois, il ramène une carcasse d’âne ; la seconde, un panier de gravier et de fange. Sa troisième tentative n’est pas plus fructueuse : des pierres, des coquilles et des ordures. Au quatrième coup de filet, le pêcheur remonte un vase de cuivre jaune. Dès qu’il a ouvert, il s’en échappe un énorme nuage qui se matérialise sous la forme d’un Génie qui menace de le tuer malgré ses supplications. Le pêcheur doit son salut à une astuce : il défie le génie en lui disant qu’il ne pourra jamais croire que, grand comme il est, il ait jamais pu tenir dans un récipient aussi petit : il pousse ainsi le génie à se réintroduire dans le vase pour prouver que c’est possible. Le pêcheur s’empresse de recouvrir le vase, de le sceller et de le rejeter dans la mer.

Dans d’autres cultures, le même thème peut se présenter dans une version où le personnage méchant prend les traits d’une énorme bête féroce menaçant de dévorer les héros qui, sans sa présence d’esprit, serait tout à fait incapable de lutter contre un pareil adversaire.

La mentalité primitive, L. Lévy-Bruhl

voici un extrait de la mentalité primitive de L. Lévy-Bruhl, en complément de l’article précédent de Jean Piaget

L. Lévy-Bruhl était un philosophe, sociologue,anthropologue français du XXè siècle. 

Tout le monde connaît l’idée centrale des fonctions mentales dans les sociétés inférieures. On peut dire même: peu de notions sont devenues classiques aussi vite que celle de participation. Dans son nouvel et très important ouvrage, M. Lévy-Bruhl s’attache à la notion de causalité et essaie de dégager une causalité primitive, mystique, causalité sans causes secondes. Si l’on voulait ramasser, condenser en une seule formule sa manière d’envisager le problème, on pourrait dire: la mentalité primitive voit ou plutôt sent la simultanéité qualitative là où la nôtre met une succession continue de quantité.

Le lien causal, tel que nous l’entendons, unit les phénomènes dans le temps d’une façon nécessaire et les conditionne de telle sorte qu’ils se disposent en séries irréversibles. En outre, les séries de causes et d’effets se prolongent et s’entremêlent à l’infini. Le raisonnement récursif consiste à les démêler, et sa tendance essentielle est de réduire les phénomènes à un nombre aussi petit que possible de causes élémentaires, de les vider le plus possible de qualité. Le raisonnement du primitif ignore ces longues séries de causes et d’effets. Ce n’est pas qu’il soit moins ingénieux; tous les missionnaires, et M. Lévy-Bruhl avec eux, insistent sur sa subtilité. Le primitif n’a pas moins que nous besoin d’explication, mais il la cherche autrement et ailleurs. Elle est immédiate. Des préliaisons multiples rattachent le monde de choses visibles à un monde mystique invisible, d’une manière si étroite que le passage de telle perception sensible à telle force invisible est instantané.Il vaudrait même mieux ne pas dire passage, mais: appréhension directe, intuition, aperception aussi immédiate que celle qui, dans le mot, nous fait « entendre » le sens, sans que nous ayons à passer du signe à la signification. Le primitif vit ainsi au sein d’une symbolique très multiple et très riche: si ses séries causales sont courtes, par contre le nombre de ses données immédiates est très grand. Et réciproquement, cette surabondance de préliaisons impérieuses rend inutiles les inductions et empêche l’expérience de se développer; dans une large mesure le primitif est imperméable à l’expérience.

Il serait donc inexact de dire que les opérations mentales du primitif sont plus simples que les nôtres. Elles ont souvent paru, aux observateurs, plus complexes. Les Européens ont de tout temps été frappés par la puissance de la mémoire des primitifs. Le phénomène se manifeste des l’enfance. Il faut vivre, durer, au sein d’un milieu hostile, dans une possibilité permanente de maléfice, où rien n’est le fait d’un hasard, où tout relève de l’action de forces invisibles. 

L’animisme enfantin, Jean Piaget.

Jean Piaget était un psychologue, logicien, épistémologue Suisse, connu pour ses importants travaux en épistémologie. C’est lui qui a créé les plus énormes travaux en épistémologie et développement de l’Enfant jusqu’à ce jour.

extrait de Jean Piaget sur la représentation du monde chez l’enfant

Si l’enfant ne distingue pas le monde psychique du monde physique, si même aux débuts de son évolution, il n’observe pas de limites précises entre son moi et le monde extérieur, il faut s’attendre à ce qu’il considère comme vivants et conscients un grand nombre de corps qui, pour nous, sont inertes. C’est ce phénomène que nous allons chercher à étudier chez l’enfant et que nous désignerons par le terme courant d' »animisme ». Nous n’ignorons pas les objections que l’on peut faire à l’emploi de ce mot, mais nous croyons qu’on peut répondre à deux principales.

Voici la première. Les anthropologistes anglais ont employé le terme d’animisme pour désigner les croyances suivant lesquelles les primitifs rempliraient la nature d’âmes, d’esprits, etc., afin de donner des causes aux phénomènes physiques. Le primitif serait donc arrivé à la notion d’âme, par des voies que l’on a cherché à imaginer, et c’est cette notion qui serait au point de départ des croyances animistes. On sait assez, aujourd’hui, combien cette description de la mentalité primitive est superficielle, et relative à notre mentalité contemporaine. La critique profonde de M. Lévy-Bruhl et les aperçus de M. Baldwin ont montré, jusqu’à l’évidence, que la marche suivie par les primitifs a été juste l’inverse de celle qu’on leur prête. Les primitifs n’ont pas distingué l’esprit et la matière. C’est parce qu’ils n’ont pas fait cette distinction que toutes choses leur paraissent à la fois douées de propriétés matérielles et d’intentions. C’est grâce à l’existence de ce continuum à la fois moral et physique que s’expliquent les participations occultes dont leur magie fourmille et qui ont donné l’illusion que les primitifs croyaient à l’esprit dans le même sens que nous. Ainsi M. Lévy-Bruhl proscrit-il le terme d’animisme, qui reste lié pour lui aux interprétations erronées auxquelles il a prêté. Mais nous ne mettrons dans ce mot rien de plus qu’il ne comporte; il désignera pour nous la tendance à considérer les corps comme vivants et intentionnés. Cette tendance est un fait et son nom ne préjuge en rien de l’interprétation qu’on en peut donner. Que, chez l’enfant, l’animisme soit dû à l’existence de la notion d’esprit ou, au contraire, à l’absence de cette notion, cela reste à examiner quel que soit le vocabulaire que nous convenons de choisir.

La deuxième critique que l’on peut formuler est certainement plus grave. Le terme d’animisme désigne une croyance propre aux peuples primitifs. Nous l’adoptons ici pour parler de l’enfant. Nous semblons ainsi trancher la question de savoir si des croyances analogues sont identiques chez le primitif et chez l’enfant. Mais il n’en est rien. Nous prenons le mot « animisme » à titre de terme générique, et le problème reste entier de savoir si les diverses espèces d’animisme ont la même origine psychologique ou des origines distinctes.

Cela dit, il convient de discerner, dans l’étude de l’animisme enfantin, trois problèmes principaux. Il y a d’abord le problème de l’intentionnalité: l’enfant attribue-t-il la conscience aux objets qui l’entourent, et dans quelle mesure? le second problème est plus intéressant pour la causalité: quel est le sens du concept de vie chez l’enfant? la vie recouvre-t-elle la conscience ou pas, etc.?

L’épistemologie d’Edmund Husserl selon Jean Piaget

Pour Piaget, la phénoménologie de Husserl est le prototype d’une épistémologie parascientifique d’intention et de principe puisqu’elle se propose non seulement de dépasser la science, mais de la doubler en complétant la psychologie scientifique par une psychologie phénoménologique et la genèse réelle par une genèse idéale ou extra-temporelle. L’épistémologie phénoménologique repose, selon Piaget, sur l’idée que sur le terrain même des phénomènes, il y a place, à côté de la connaissance scientifique, pour une connaissance de ces objets et phénomènes susceptibles d’indépendance complète et d’un progrès indéfini. La question fondamentale pour Husserl, nous dit Piaget, n’est pas de comprendre comment la science est possible, mais d’atteindre «l’origine du monde», les «formes» étant des «essences déterminantes». La phénoménologie ou science des essences se propose donc de fournir une analyse détaillée de celles-ci qui vient doubler un certain nombre de disciplines, les unes formelles (telle la logique), les autres génétiques (telle la psychologie). Mais la méthode husserlienne, que Piaget qualifie d’ontologique, se borne à esquisser une analyse interne se référant à la chose autant qu’au sujet qui l’intuitionne.

Tout comme l’épistémologie bergsonienne, l’épistémologie phénoménologique de Husserl aboutit à une sorte d’intuitionnisme, mais qui procède d’inspirations différentes puisqu’elles dérivent du logicisme de Frege pour s’orienter contre tout psychologisme et tout naturalisme. Husserl cherche à dégager, sous le niveau spatio-temporel ou «monde», un univers d’essences obtenues par «réduction» ou mise entre parenthèses en descendant sous le niveau initial. Il poursuit donc les mêmes buts de limitation du savoir scientifique et de constitution d’une connaissance philosophique spécifique et autonome. L’intention de Husserl n’est pas de fonder la logique, la psychologie scientifique et l’histoire des sciences, mais de les doubler ou de les compléter en recourant à des disciplines parallèles. Tout en reconnaissant la légitimité d’une psychologie scientifique, en tant que science naturelle dont l’objet d’étude est le sujet réel dans l’univers spatio-temporel, Husserl cherche à la compléter d’une psychologie phénoménologique, seule capable d’atteindre une théorie de la conscience pure, comme vécu intentionnel. Convaincu que le sujet psychologique ne peut atteindre des vérités intemporelles, Husserl introduit la notion de sujet transcendental.

Piaget reconnaît la valeur de l’idée husserlienne d’un dépassement de l’idéalisme et du réalisme dans la direction d’une interaction indissociable entre le sujet et l’objet, mais il lui reproche son antigénétisme. Les intuitions husserliennes ont le mérite de rejeter le dualisme du sujet et de l’objet, s’opposant autant à l’idéalisme ou apriorisme kantien qui attribue tout au sujet, qu’à l’empirisme ou au positivisme qui oublient le sujet au profit de l’objet. La phénoménologie de Husserl fait donc du phénomène, en tant qu’interaction indissociable du sujet et de l’objet, la donnée fondamentale. Mais elle se caractérise par son absence totale de considération des dimensions historiques ou génétiques. En effet, pour analyser des formes de la conscience atteignant les objets, lesquels demeurent indissociables de l’acte même de la conscience qui leur confère une signification ou les rejoint intentionnellement, Husserl emprunte la voie synchronique ou statique qui conduit à s’en tenir à la subjectivité comme seul terrain d’analyse. Sa phénoménologie repose, notamment, sur l’illusion psychologique fondamentale qui consiste à chercher un commencement absolu de la connaissance dans une prise de conscience élémentaire, alors que toute connaissance, dans la perspective piagétienne, est liée à l’action et donc conditionnée par des schèmes antérieurs d’activité. Piaget oppose ainsi à l’idée arbitraire d’un commencement absolu, l’idée dialectique d’un devenir constant. Il oppose également à l’idée de dépassement transcendantal propre à la phénoménologie, l’idée de dépassement interne qui caractérise l’épistémologie génétique.

Ainsi, le problème central posé par Husserl à savoir, celui de la recherche de notions «pures» et intemporelles et de la libération du spatio-temporel, n’est pas étranger aux préoccupations de Piaget, mais ce dernier va l’aborder autrement, par l’étude psychogénétique de la formation et du développement des notions et opérations intellectuelles qui permet d’assister à une telle libération du spatio-temporelle sous la forme d’une pensée spontanée et directement observable. Piaget voit donc un lien entre ce que la psychologie de l’intelligence recherche, sous le nom de «structures» opératoires, et ce que la phénoménologie de Husserl désire atteindre sous la surface de la conscience empirique ou spatio-temporelle. En effet, si ces structures se prêtent à une certaine formalisation, elles ne s’y réduisent pas, exprimant au contraire les propriétés constitutives de l’être structuré. De même, Piaget établit une certaine convergence entre ce qu’il appelle, sur le plan psychologique, la décentration du sujet par rapport au moi, et ce que Husserl appelle, sur le plan phénoménologique, la «réduction». Piaget oppose toutefois aux méthodes intuitives de la phénoménologie, les méthodes scientifiques d’observation et d’expérimentation. La méthode phénoménologique demeure, selon lui, confinée à la conscience du philosophe qui n’utilise que sa propre introspection, sans aucune recherche de contrôle, sinon en lui-même ou sur lui-même, et donc sans aucune vérification objective. 

En ce qui a trait à la critique de Husserl à l’égard de la psychologie expérimentale, qu’il se propose de doubler par une psychologie phénoménologique, Piaget considère qu’elle revient à assimiler la psychologie, en tant que science empirique, c’est-à-dire expérimentale, avec l’empirisme épistémologique. En fait, ce que visent essentiellement les arguments de Husserl c’est une certaine psychologie, celle de l’empirisme associationniste, reprochant aux psychologues de se référer aux normes idéales qu’ils voudraient fonder. Husserl conteste ainsi à la psychologie le droit de fonder la nécessité logique sur des lois causales. La psychologie n’aurait le droit de s’occuper que des conduites, ou états strictement individuels, par opposition aux structures générales de l’esprit. Or, une telle critique dénote, selon Piaget, une confusion chez Husserl entre empirisme épistémologique et science expérimentale, psychologisme et psychologie expérimentale. Elle s’appuie sur une conception limitative de la psychologie, en lui imposant des frontières fixes.

source: Fondation Jean Piaget, Piaget et l’épistémologie par M.-F. Legendre

As Economy declines, African Americans Appear « Blacker »

By New York University

When the economy declines, African Americans are more likely to be seen as “Blacker” and to bear stereotypical features, according to a new study by psychology researchers at New York University. Their findings, which appear in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences, suggest that economic duress may spur racial discrimination.

“It is well known that socioeconomic disparities between White Americans and racial minorities expand dramatically under conditions of economic scarcity,” says David Amodio, the study’s senior author and an associate professor in NYU’s Department of Psychology and Center for Neural Science. “Our findings indicate that scarcity changes the way that the people visually perceive another person’s race, and that this perceptual distortion can contribute to disparities.”

“The study’s findings point to a new challenge to discrimination reduction since perceptual effects appear to operate without a person’s awareness,” adds co-author Amy Krosch, a doctoral candidate in NYU’s Department of Psychology. “People typically assume that what they see is an accurate representation of the world, so if their initial perceptions of race are actually distorted by economic factors, people may not even realize the potential for bias.”

While a person’s race is often thought to be “fixed,” prior research has shown that perceptions of race may shift as a result of changes to the perceiver’s social goals and motivations. For example, a perceiver’s political ideology has been found to influence the extent to which they see biracial individuals as being Black or White.

With this in mind, Krosch and Amodio examined whether exposure to resource scarcity could similarly alter racial perceptions.

To test this, they conducted a series of experiments involving female and male non-Black subjects.

In an initial experiment, subjects completed a questionnaire assessing their concerns about economic competition between Black and White Americans (e.g., “When Blacks make economic gains, Whites lose out economically”)—items embedded in a questionnaire that was otherwise irrelevant to race so as to hide the researchers’ main interest.

Then, these participants viewed, on a computer screen, a series of 110 morphed faces that ranged in racial content from 100 percent White to 100 percent Black at 11 different increments. Faces were presented one at a time, in random order, and subjects were asked to identify whether each face was Black or White.

If a face was viewed solely on the percentage of its racial content, subjects would, in theory, categorize as “Black” any face whose composition was mostly Black and as “White” any face whose composition was mostly White. However, the results of this experiment yielded noticeably different results.

Specifically, subjects who more strongly believed in resource competition between Whites and Blacks had a lower threshold for identifying mixed-race faces as Black than did subjects who did not hold these zero-sum views.

However, the design of this study only allowed the researchers to test the correlation between perceived scarcity and race perceptions. To test the casual effect of scarcity on such race perceptions, the researchers conducted a second experiment, with a new set of subjects.

Here, they repeated the morphing test, but added a manipulation prior to the viewing that was aimed at establishing different conditions. Specifically, before subjects saw each morphed face, researchers briefly (20 milliseconds) flashed different types of words on the screen. These “subliminal primes” were scarcity-related words (scarce, resource, sparse, limited), neutral words (fluffy, appetite, scenic, antique), or negative words that were unrelated to scarcity (brutal, confront, odious, fragile). Subjects saw only one category of words prior to viewing the faces.

Their results showed that subjects in the scarcity-primed condition had a significantly lower threshold for identifying mixed-race faces as Black than those in either the neutral or negative conditions (i.e., they identified a face as “Black” when it contained only 35 percent Black content, whereas subjects in the neutral and negative conditions identified faces as Black when they had at least 41 percent or 43 percent Black content, respectively). In other words, to these subjects, faces became blacker when linked to economic scarcity—and significantly more so than when connected to general negativity.

Next, the researchers sought to test whether the perception of resource scarcity leads people to represent Black Americans in their mind as appearing more dark and “stereotypical” looking—an appearance that has been shown to elicit greater discrimination from White people. The researchers tested this idea in two additional experiments.

In the first, White male and female subjects were told they would be playing an “allocation” game in which money would be divided with a partner. In it, the subjects were the allocators and, as such, learned they would be given an endowment of money to allocate to their partner. In all conditions, subjects were assigned to allocate $10. However, in a “scarcity” condition, this amount was presented as $10 out of a possible $100 (a small portion of the total funds) whereas in the control condition it was presented as $10 out of a possible $10 (the maximum portion of the total funds).

While waiting for their partner (the recipient) to come online, subjects were asked to complete “an unrelated task to pretest stimuli for a future face perception study.” In fact, this “pretest” was solely designed to assess how subjects viewed faces. In the task, subjects viewed a series of face pairs with subtle variations in facial features and skin tone; they were asked to indicate which face in each of the 400 viewed pairs was “Black.”

A composite image made up of these selections revealed subjects’ mental representations of a Black person—the way they imagined a Black person as appearing in their mind. The researchers created two composite face images from these data: one representing a Black person under the scarcity condition and the other representing a Black person in the control condition.

When these composite face images were shown to a new sample of White subjects, unaware of the conditions under which the faces were created, these subjects judged the face produced under scarcity as significantly darker and more stereotypically Black than they did the composite produced in the control condition.

In a fourth experiment, the researchers tested the views of White adults, randomly selected in a city park. In it, subjects were told “people often make important decisions about others based on very little information” and that the researchers were interested in how a person’s deservingness can be discerned from appearance alone. Subjects viewed the faces created in Study 3, side-by-side, and indicated how they would divide $15 between them. The subjects allocated significantly less money to the person depicted by the face visualized under scarcity in Study 3 than the control face.

“Together, our results provide strong converging evidence for the role of perceptual biases as a mechanism through which economic scarcity enhances discrimination and contributes to racial disparities,” the authors write.

lorsque l’économie décline, les afro-américains apparaissent « Blacker »

source:New York University, traduction très rapide par Nathalie Lacladère

 Lorsque l’économie décline, les Afro-Américains sont plus susceptibles d’être considérés comme des « Blacker » et comporter des dispositifs stéréotypées, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de psychologie à l’Université de New York. Leurs conclusions , qui figurent dans les Actes de journal de la National Academy of Sciences, suggèrent que la contrainte économique peut stimuler la discrimination raciale.

« Il est bien connu que les disparités socio-économiques entre les Américains blancs et les minorités raciales se développent considérablement dans des conditions de rareté économique», explique David Amodio, auteur principal de l’étude et professeur agrégé au Département de psychologie et Centre de NYU pour Neural Science. «Nos résultats indiquent que la pénurie modifie la façon dont les gens perçoivent visuellement la course d’une autre personne, et que cette distorsion perceptive peut contribuer à des disparités. »

«Les résultats de l’étude indiquent un nouveau défi à la réduction de la discrimination car les effets perceptifs semblent fonctionner sans la prise de conscience d’une personne», ajoute le co-auteur Amy Krosch, un candidat au doctorat au Département de psychologie de l’Université de New York. « Les gens pensent généralement que ce qu’ils voient est une représentation fidèle du monde, donc si leurs perceptions initiales de course sont en fait faussées par des facteurs économiques, les gens peuvent même pas se rendre compte du potentiel de biais. »

Alors que la race d’une personne est souvent pensée pour être «fixe», les recherches antérieures ont montré que les perceptions de course peuvent changer à la suite des modifications apportées aux objectifs et motivations sociales de l’observateur. Par exemple, l’idéologie politique d’un percepteur a été trouvé pour influencer la mesure dans laquelle ils voient des individus issus de deux races comme étant noir ou blanc.

Avec cela à l’esprit, Krosch et Amodio examiné si l’exposition à la rareté des ressources pourrait de même modifier les perceptions raciales.

Pour tester cela, ils ont mené une série d’expériences sur des sujets non-noirs féminins et masculins.

Dans une première expérience, les sujets ont rempli un questionnaire d’évaluation de leurs préoccupations au sujet de la concurrence économique entre les Américains noirs et blancs (par exemple, «Quand les Noirs font des gains économiques, les Blancs perdent économiquement ») – articles intégrés dans un questionnaire qui était contraire rien à voir avec la race de façon pour cacher le principal intérêt des chercheurs.

Ensuite, ces participants ont estimé que, sur un écran d’ordinateur, une série de 110 morphings faciaux qui allaient dans le contenu raciale de 100 pour cent à 100 pour cent blanc noir à 11 pas différents. Visages ont été présentés un à un, dans un ordre aléatoire, et on a demandé aux sujets de déterminer si chaque visage était noir ou blanc.

Si un visage a été vu uniquement sur le pourcentage de sa teneur raciale, les sujets seraient, en théorie, de classer comme «Noir» tout visage dont la composition était la plupart du temps en noir et comme « blanc » n’importe quel visage dont la composition était la plupart du temps blanc.Cependant, les résultats de cette expérience ont donné des résultats sensiblement différents.

Plus précisément, les sujets qui ont cru plus fortement en compétition pour les ressources entre les Blancs et les Noirs ont un seuil inférieur pour identifier métis face à des Noirs que les sujets qui ne sont pas titulaires de ces vues à somme nulle.

Cependant, la conception de cette étude que les chercheurs ont pu tester la corrélation entre la rareté et perçus course perceptions. Pour tester l’effet occasionnel de la rareté de telles perceptions de la course, les chercheurs ont mené une seconde expérience, avec une nouvelle série de sujets.

Ici, ils ont répété le test morphing, mais il a ajouté une manipulation avant l’affichage qui visait à créer des conditions différentes. Spécifiquement, avant les sujets voyaient chaque face morph, les chercheurs brièvement (20 millisecondes) flashé différents types de mots sur l’écran. Ces «primes subliminaux» étaient des mots liés à la rareté-(rares, ressources, rares, limités), des mots neutres (moelleux, de l’appétit, scénique, à l’ancienne), ou des mots négatifs qui n’étaient pas liés à la rareté (brutal, confronter, odieux, fragile). Sujets vu une seule catégorie de mots avant de regarder les visages.

Leurs résultats ont montré que les sujets de la condition de la rareté amorcée avaient un seuil significativement plus faible pour identifier métis visages des Noirs que ceux soit dans les conditions neutres ou négatifs (c.-à-, ils ont identifié un visage comme «Noir» quand il ne contenait que 35 pour cent Le contenu du noir, tandis que les sujets dans les conditions neutres et négatifs identifiés visages noirs quand ils avaient au moins 41 pour cent ou 43 pour cent de contenu Noire, respectivement). En d’autres termes, pour ces sujets, les visages sont devenus noirs lorsqu’il est lié à la rareté et économique nettement plus que lors de la connexion à la négativité générale.

Ensuite, les chercheurs ont tenté de déterminer si la perception de la rareté des ressources pousse les gens à représenter les Noirs américains dans leur esprit comme apparaissant plus sombre et « stéréotypée » recherche-un aspect qui a été montré pour susciter une plus grande discrimination des personnes blanches. Les chercheurs ont testé cette idée dans deux expériences supplémentaires.

Dans le premier, a dit Blanc sujets masculins et féminins, ils joueraient un « allocation » jeu où l’argent serait réparti avec un partenaire. Dans ce document, les sujets étaient les répartiteurs et, à ce titre, ont appris qu’ils recevraient une dotation de l’argent à consacrer à leur partenaire.Dans toutes les conditions, les sujets ont été assignés à allouer 10 $. Cependant, dans un état de «rareté», ce montant a été présenté que 10 $ sur une possibilité de $ 100 (une petite partie du total des fonds), tandis que dans la condition de contrôle, il a été présenté que 10 $ sur 10 $ (le partie possible de la le total des fonds).

En attendant que leur partenaire (le bénéficiaire) à venir en ligne, les sujets devaient remplir « une tâche sans rapport avec prétest stimuli pour une future étude de la perception des visages. » En fait, ce « pré-test » a été exclusivement conçu pour évaluer la façon dont les sujets regardaient des visages. Dans la tâche, les sujets ont visionné une série de paires de faces avec de subtiles variations dans les traits du visage et le ton de la peau; ils ont été priés d’indiquer quelles visage dans chacune des 400 paires consultés était « Black ».

Une image composite constituée de ces sélections a révélé les représentations mentales des sujets d’une personne-Black façon dont ils ont imaginé une personne de race noire qui figure dans leur esprit. Les chercheurs ont créé deux images de visage composites à partir de ces données: l’un représentant une personne de race noire dans la condition de la rareté et l’autre représentant un Noir dans la condition contrôle.

Lorsque ces images de visages composites ont été présentés à un nouvel échantillon de sujets blancs, ignorant les conditions dans lesquelles les visages ont été créés, ces sujets ont jugé que la figure obtenue sous la rareté comme beaucoup plus sombre et plus stéréotypée Noir qu’eux le composite produit dans le contrôle état.

Dans une quatrième expérience, les chercheurs ont testé les points de vue des adultes blancs, choisis au hasard dans un parc de la ville. Dans ce document, les sujets ont été dit «les gens prennent souvent des décisions importantes sur les autres sur la base de très peu d’informations » et que les chercheurs se sont intéressés à la façon dont le caractère méritoire d’une personne peut être discernée de l’apparence seulement. Sujets consulté les faces créées dans l’étude 3, côte-à-côté, et indiqué comment ils diviser $ 15 entre eux. Les sujets affectés de manière significative moins d’argent à la personne représentée par la face visualisés sous rareté dans l’étude 3 de la surface de contrôle.

Ensemble, nos résultats fournissent des preuves solides de convergence pour le rôle de biais de perception comme un mécanisme par lequel la rareté économique renforce la discrimination et contribue aux disparités raciales, écrivent les auteurs.

Le rôle et la notion d’équilibre,extrait de logique de Jean Piaget remanié par Nathalie Lacladère

A Jean Piaget,Extrait de logique, langage et théorie de l’information, Paris, Chap II, Jean Piaget remanié par mes soins

Jean Piaget était un psychologue, logicien, épistémologue Suisse, connu pour ses importants travaux en épistémologie. C’est lui qui a créé les plus énormes travaux en épistémologie et développement de l’Enfant jusqu’à ce jour.

Presque toutes les écoles psychologiques font appel à la notion d’équilibre et lui font jouer un rôle dans l’explication des conduites. C’est ainsi que P.Janet invoquait cette notion dans sa théorie des régulations affectives et que Freud l’utilise également en ce même domaine. Claparède considérait le besoin comme l’expression d’un déséquilibre et la satisfaction comme l’indice d’une rééquilibration: la succession des conduites lui apparaissait ainsi comme une suite de déséquilibres momentanés et de rétablissements d’équilibre. La théorie de la Gestalt a étendu ce mode d’interprétation aux structures cognitives (perception et intelligence) et K.Lewin l’a développée en psychologie sociale, notamment par l’emploi de la théorie des graphs. Les théories de l’apprentissage et du conditionnement rencontrent naturellement le problème de l’équilibre à propos de la stabilisation des conduites. Quant à la théorie du développement général, nous avons nous-même constamment fait appel à la notion d’équilibre pour expliquer la genèse des structures opératoires et le passage des régulations préopératoires aux opérations proprement dites. Il se pose donc deux grands problèmes en ce qui concerne la notion d’équilibre, ou le rôle de ce concept dans l’explication psychologique; et 2) comment s’explique l’équilibre lui-même, c’est à dire quel est le modèle le plus adéquat pour rendre compte d’un processus d’équilibration. Ce sont ces deux problèmes que nous allons examiner successivement. Mais pour prévenir tout malentendu, il est utile de préciser dés maintenant que nous ne concevrons nullement l’équilibre psychologique à la manière d’une balance de forces en un état de repos, mais le définirons très largement par la compensation due aux activités du sujet en réponse aux perturbations extérieures.Seulement, il faut alors insister avec force sur le fait que la perturbation extérieure ne saurait être compensée que par des activités: au maximum d’équilibre correspondra donc, non pas un état de repos mais un maximum d’activités du sujet qui compenseront, d’une part, les perturbations actuelles, mais aussi, d’autre part, les perturbations virtuelles(ceci est essentiel, et il importe de le souligner dés maintenant, en particulier dans le cas des systèmes opératoires de la pensée, où le sujet atteint un équilibre dans la mesure où il est capable d’anticiper les perturbations en se les représentant par des opérations dites alors « directes » et de les compenser d’avance par un jeu d’opérations « inverses »). 

manuel d’auto-défense intellectuelle par Nathalie Lacladère

Bonjour, je souhaite partager une réflexion non négligeable et vraiment importante que je me suis faite, j’espère qu’elle vous sera utile dans votre vie et dans la recherche ou la préservation de votre bonheur.

Dans votre vie, faite attention aux « détracteurs », aux « déstabilisateurs », aux « voleurs » de bonheur. Ils vont d’abord tenter d’entrer dans votre cerveau par une technique d’approche liée à leur propre mal être, leur propre état psychique défaillant et instable et ils vont apposer leur mal être dans votre propre esprit pour essayer de prendre le contrôle sur votre être tout entier.

La seule façon de lutter et de se préserver contre un « détracteur », contre un « manipulateur » d’esprit est la résistance de part l’indépendance de votre esprit.

Ecoutez sans écouter pour que ce détracteur ne s’imprègne pas dans votre cerveau et ne vous dilapide pas toute votre moelle ou toute votre énergie.

Attention au gourou, attention aux apparences trompeuses qui ne reflètent pas la réalité.

Ne laissez personne entrer dans votre être profond.

Je vous souhaite tout le bonheur du monde.

Carpe Diem,

Nathalie Lacladère.

Les modèles d’équilibre, extrait de logique de Jean Piaget remanié par Nathalie Lacladère

A Jean Piaget,Extrait de logique, langage et théorie de l’information, Paris, Chap II, Jean Piaget remanié par mes soins

Jean Piaget était un psychologue, logicien, épistémologue Suisse, connu pour ses importants travaux en épistémologie. C’est lui qui a créé les plus énormes travaux en épistémologie et développement de l’Enfant jusqu’à ce jour.

Il existe un grand nombre de modèles d’équilibre, en mécanique, en thermodynamique, en chimie physique etc.  Et tous les langages ont été utilisés à leur sujet. Nous n’en retiendrons que trois, parce qu’ils ont été appliqués ou qu’ils sont applicables à la psychologie. Le premier est naturellement celui d’un équilibre des forces au sein d’une structure de champ, l’équilibre se définissant alors par une balance exacte des forces (somme algébriquement nulle des travaux virtuels). C’est dans cette direction que sont orientés les travaux gestaltistes dans le domaine de la perception. Mais, dans l’état actuel des connaissances, on sait qu’un tel modèle soulève déjà des objections sur le terrain biologique : l’homéostasie ne comporte en réalité pas de balances exactes, mais témoigne souvent d’excès de protection, et comme par précaution, en cas de perturbations. Sur le terrain perceptif il en va à fortiori de même : l’image que suggèrent les faits n’est pas celle d’une balance précise, mais d’une protection contre l’erreur. C’est ainsi que les constances perceptives qui devraient être, par leur nature de conservation au travers de transformations, le siège de « balances » rigoureuses, témoignent au contraire de surcompensations remarquables : par exemple la constance des grandeurs (dont nous avons repris l’étude générique avec Lambercier par des techniques variées) donne lieu chez les jeunes enfants à une sous-constance systématique en moyenne et ne passe par une balance momentanément exacte (en moyenne) vers l’âge de 9-10 ans. Un second modèle d’équilibre est le modèle probabiliste pur utilisé par exemple par Ashby dans sa lumineuse étude sur la dynamique cérébrale. Il existe des processus nerveux d’équilibration se manifestant par les habituations pour les petites compensations et par les adaptations nouvelles pour les perturbations plus complexes. Le troisième modèle sera donc celui de l’équilibre par compensation entre les perturbations extérieures et les activités du sujet. Ces activités pourront, par exemple, être décrites en termes de stratégies, dans le langage de la théorie des jeux, ces stratégies ayant pour intention de diminuer les pertes et d’augmenter les gains d’information, selon le critère habituel (Bays), soit en minimisant des pertes supposées maximales (minima). L’équilibre correspondra alors au col de la matrice d’imputation et n’exprimera nullement ainsi un état de repos mais un jeu de compensation comportant un maximum d’activités de la part du sujet.