Le Symbolisme

Le Symbolisme (vers 1880) est une réaction contre le naturalisme, jugé trop proche de la réalité.
Le Symbolisme est un mouvement littéraire complexe, qui présente plusieurs aspects.
Il garde certains caractères du Romantisme: la révolte contre le classicisme, l’affirmation que l’artiste doit rechercher le Beau artistique sans se soucier de la morale, de la tradition, de l’autorité.
Pourtant, à la différence du romantisme, le symbolisme soutient qu’une séparation s’est produite entre l’individu et la réalité: l’homme ne peut communiquer ni avec la nature, ni avec les autres hommes, ni avec Dieu. La base du Symbolisme se trouve justement dans la conscience de la solitude et de l’incommunicabilité de l’homme.
Il s’agit alors, par un effort de tous nos sens, de trascender cette réalité et de découvrir un monde plus vrai que celui dans lequel nous vivons.
Cette recherche d’une vérité supérieure est menée à bien par une véritable dévotion à la Beauté, qui libère le poète du vulgaire et du commun. Ce culte de la Beauté existe déjà chez les parnassiens, mais chez les symbolistes, il n’est plus seulement un garde-fou contre les effusions, un moyen de garder ses distances par rapport aux sentiments, il répresente une marche quasi mystique vers un autre monde, une quête.
Les principales caractéristiques du symbolisme sont les suivantes:
• Le poète symboliste a une conception très exigéante de la poésie qui n’est pas un divertissement mais une quête, pour exprimer lese sens mystérieux du monde.
• Le poète symboliste cherche à construire sur la négation. Pour les symbolistes la dimension principale n’est pas le temps (comme le croient la science et la plupart des hommes) mais l’espace: le poème symboliste est une expérience vécue hors du temps. La structure logique n’est plus considérée comme nécessaire, le poète entre volontiers dans les domaines du subconscient et du rêve.
• La poésie symboliste n’est pas instinctive mais intellectuelle. Ce caractère intellectuel peut aller jusqu’à l’hermétisme.
• Les poètes symbolistes évitent les descriptions. Pour respecter le mystère, le poète n’utilise pas les mots pour ce qu’ils signifient mais pour ce qu’ils suggèrent. Les symboles1assurent la correspondances entre le monde visible et le monde invisible, plus vrai, plus pur. Le poète symboliste transcrit ses rêves, les impulsions de son subconscient. Il emploie souvent le vers libre
.
• Musicalité: dans la recherche de l’harmonie universelle, la musique des mots a une place privilégiée.
Le grand maître du Symbolisme, celui qui a dirigé la littérature vers ce nouvel horizon, est Charles Baudelaire qui toutefois est un indépendant: on trouve dans son oeuvre des poèmes
romantiques,
parnassiens et symbolistes.
Les autres poètes symbolistes sont Verlaine, Rimbaud et Mallarmé au XIXe siècle; au XXe Verhaeren, Maeterlinck et Claudel.
Le Symbolisme se répand dans toute l’Europe et il donne naissance à d’autres mouvements au siècle suivant, tels que le dadaïsme et le surrealisme. En Italie il prend le nom de “decadentismo”, dont D’Annunzio et Pascoli sont les représentants les plus hauts, et il donnera naissance au XXe siècle aux mouvents littéraires des crepuscolari, des futuristi et des ermetici.

Le symbolisme baudelairien

Charles Baudelaire se situe entre deux mouvements: le romantisme et le symbolisme. Il est d’ailleurs le précurseur de ce dernier. Le symbolisme est un mouvement littéraire du XIX siècle qui encourage les artistes à exprimer leurs idées, sentiments et valeurs au moyen de symboles plutôt qu’explicitement. Pour Baudelaire c’est un renouveau de l’art, un jeu de correspondances entre les sens et la nature.
D’après Baudelaire, le mystère de la vie et de l’existence ne peut s’exprimer directement par des descriptions réalistes. Le poète doit utiliser une nouvelle langue, celle des symboles. Au delà des apparences, il y a des rapports entre les choses, entre les êtres: des correspondances. Les sensations communiquent entre elles, c’est ce qu’on appelle la synesthésie,

« Les parfums, les couleurs et les sons se répondent, » Correspondances, v.8

Pour Baudelaire, la nature est un monde caché, la poésie doit transgresser le phénomène, le visuel, pour arriver à l’essence (nature propre à une une chose, ce qui la constitue fondamentalement). La poésie doit déchiffrer le monde.
Comme la réalité n’est pas uniforme, Baudelaire préfère le rare au commun, le rêve au réel, l’ambivalence à l’identité, le changement à la permanence. La poésie baudelairienne est donc implicite.
La musicalité des vers est ce qui va rendre Baudelaire le poète de la modernité. Elle doit exprimer la transformation des choses, la fragilité des sensations. Pour cela il utilise l’assonance, l’allitération, les rimes, le rythme des vers (binaire)… La musique a aussi pour but de rendre le poème beau. L’esthétisme est très important dans l’œuvre de Baudelaire et la musique est un moyen de le servir,

« Que j’aime voir, chère indolente,

De ton corps si beau,

Comme une étoffe vascillante,

Miroiter la peau! » Le Serpent qui danse, v.1-4
Par les poèmes baudelairiens un style nouveau se crée: le symbolisme. Ce genre est repris par de nombreux écrivains, dont Arthur Rimbaud avec son poème Voyelles et inspire également des artistes, comme Carlos Schwabe.

Le Parnasse

Les Parnassiens

Les Parnassiens sont d’abord groupés autour de Théophile Gautier, qui est le précurseur du mouvement, à travers notamment sa théorie de l’art pour l’art présentée dans la préface de Mademoiselle de Maupin en 1835. On considère aussi Théodore de Banville comme précurseur. Tous les samedis soirs, Banville, Villiers de l’Isle-Adam, Prudhomme et Coppée se réunissent chez Leconte de Lisle, chef de file du Parnasse, ou Hérédia.

En plus de ceux déjà cités, qui sont les plus représentatifs, on trouve dans le Parnasse contemporain Rimbaud, Verlaine, Baudelaire et Mallarmé mais qui s’éloigneront du Parnasse pour dessiner le symbolisme.

Le rejet du romantisme

Le Parnasse se réclame tout d’abord d’une impersonnalité qui marque son refus de lyrisme. Ainsi le poète doit se distancer de son œuvre et le pronom personnel « je » est aboli : cela implique l’absence de sentiments personnels. Cette froideur est accompagnée d’une objectivité donc d’une neutralité politique affirmée. Ces caractéristiques se font donc en réaction au romantisme.

Une poésie si froide peut difficilement être joyeuse (vous en conviendrez !) Ainsi les thèmes abordés sont ceux de la faillite des rêves, du désespoir, de l’appel à la mort libératrice… que de réjouissances !

L’art pour l’art

Le Parnasse suit la théorie de l’Art pour l’art avancée par Théophile Gautier dans la préface de Mademoiselle de Maupin où il annonce : « Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien, tout ce qui est utile est laid. » L’art est gratuit est inutile. Certains pourraient se demander quel est son intérêt : l’intérêt de l’art est l’art lui-même…

Cette préface fit scandale car il affirme aussi que « penser une chose, en écrire une autre, cela arrive tous les jours, surtout aux gens vertueux. » Il établit ainsi le droit de l’artsite à traiter n’importe quel sujet, en mettant de côté la morale bourgeoise. Mais passée la première récation de scandale, il suscita l’engouement et il fut fortement sollicité dans le milieu du journalisme.

Le culte du travail

Enfin, le dernier aspect du Parnasse est le culte du travail : le poète est un sculpteur ou même un laboureur qui transforme le langage en beau. La marque de Lemerre, éditeur et sans qui le Parnasse n’aurait sans doute pas existé, représente un homme retournant la terre à l’aurore ou au coucher du soleil ; au dessus de lui, on peut lire l’expression « Fac et spera » : Agis et espère.

Pour le Parnassien, l’important n’est pas l’inspiration, même si elle est bien présente, mais le travail. Même si Voltaire a dit que « l’homme n’est pas fait pour travailler, la preuve c’est que cela le fatigue », ce doit être la première qualité du poète. Aussi, Gautier ordonne-t-il dans « L’Art » : « Sculpte, lime, cisèle ».

la générosité selon le philosophe des Lumières François-Marie Arouet dit Voltaire

D’après le philosophe des Lumières François-Marie Arouet dit Voltaire

« Dans le monde tel qu’il est, la générosité est la vertu des héros ; le reste des hommes se borne à l’admirer. La générosité est de tous les états : c’est la vertu dont la pratique satisfait le plus l’amour-propre. Il est un art d’être généreux : cet art n’est pas commun ; il consiste à dérober le sacrifice que l’on fait. La générosité ne peut guère avoir de plus beau motif que l’amour de la patrie et le pardon des injures. »

décadence d’un intello Emmanuel Todd

En ce jour solennel, où des familles pleurent leur proche perdu dans un combat pour sauver la destinée de leurs enfants et de leur pays,

Nous avons eu droit à un fiasco total d’un intello qui vient nous parler de ses états d’âmes perdues au plus profond de son inconscient, pris d’un délire et opprimant des opprimés les catholiques.

Quel lien de parenté peut-on signifier entre un uji et un iju?

Avez-vous la réponse monsieur Todd?

Alors monsieur Emmanuel Todd en ce 8 mai 2015, je me fiche bien pas mal de qui est Charlie ,

Charlie une caricature désuète de sens et d’intérêt pour le commun des mortels et le commun des vivants.

pleine-lune-ange

Humanisme et transhumanisme

Bonjour, merci à noblejoué pour son commentaire et sa réflexion sur billet précédent texte de Jacques Attali. Je vais donc préparer du coup ce soir un texte sur le transhumanisme bien que pour l’instant je ne comprends pas vraiment le concept, en effet de nombreux articles sont assez critiques sur ce sujet, je vais tâcher toutefois d’écrire un texte pour introduire ce concept et tenter de le comprendre. Merci.Je le posterai dans ce billet. Bonne journée Nathalie.

La Constitution d’Angleterre par Montesquieu

Il y a dans chaque État trois sortes de pouvoirs: la puissance législative, la puissance exécutrice des choses qui dépendent du droit des gens, et la puissance exécutrice de celles qui dépendent du droit civil.
Par la première, le prince ou le magistrat fait des lois pour un temps ou pour toujours, et corrige ou abroge celles qui sont faites. Par la seconde, il fait la paix ou la guerre, envoie ou reçoit des ambassades, établit la sûreté, prévient les invasions. Par la troisième, il punit les crimes, ou juge les différends des particuliers. On appellera cette dernière la puissance de juger, et l’autre simplement la puissance exécutrice de l’État.

La liberté politique dans un citoyen est cette tranquillité d’esprit qui provient de l’opinion que chacun a de sa sûreté; et pour qu’on ait cette liberté, il faut que le gouvernement soit tel qu’un citoyen ne puisse pas craindre un autre citoyen.

Lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté; parce qu’on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques pour les exécuter tyranniquement.

Il n’y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice. Si elle était jointe à la puissance législative, le pouvoir sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire: car le juge serait législateur. Si elle était jointe à la puissance exécutrice, le juge pour-rait avoir la force d’un oppresseur.

Tout serait perdu, si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs: celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers.

Dans la plupart des royaumes de l’Europe, le gouvernement est modéré, parce que le prince, qui a les deux premiers pouvoirs, laisse à ses sujets l’exercice du troisième. Chez les Turcs, où ces trois pouvoirs sont réunis sur la tête du sultan, il règne un affreux despotisme.

Dans les républiques d’Italie, où ces trois pouvoirs sont réunis, la liberté se trouve moins que dans nos monarchies. Aussi le gouvernement a-t-il besoin, pour se maintenir, de moyens aussi violents que le gouvernement des Turcs; témoins les inquisiteurs d’État [1], et le tronc où tout délateur peut, à tous les moments, jeter avec un billet son accusation.

Voyez quelle peut être la situation d’un citoyen dans ces républiques. Le même corps de magistrature a, comme exécuteur des lois, toute la puissance qu’il s’est donnée comme législateur. Il peut ravager l’État par ses volontés générales, et, comme il a encore la puissance de juger, il peut détruire chaque citoyen par ses volontés particulières.

Toute la puissance y est une; et, quoiqu’il n’y ait point de pompe extérieure qui découvre un prince despotique, on le sent à chaque instant.

Aussi les princes qui ont voulu se rendre despotiques ont-ils toujours commencé par réunir en leur personne toutes les magistratures; et plusieurs rois d’Europe, toutes les grandes charges de leur État.

Je crois bien que la pure aristocratie héréditaire des républiques d’Italie ne répond pas précisément au despotisme de l’Asie. La multitude des magistrats adoucit quelquefois la magistrature; tous les nobles ne concourent pas toujours aux mêmes desseins; on y forme divers tribunaux qui se tempèrent. Ainsi, à Venise, le grand conseil a la législation; le prégady, l’exécution; les quaranties???, le pouvoir de juger. Mais le mal est que ces tribunaux différents sont formés par des magistrats du même corps; ce qui ne fait guère qu’une même puissance.

La puissance de juger ne doit pas être donnée à un sénat permanent, mais exercée par des personnes tirées du corps du peuple [2] dans certains temps de l’année, de la manière prescrite par la loi, pour former un tribunal qui ne dure qu’autant que la nécessité le requiert.De cette façon, la puissance de juger, si terrible parmi les hommes, n’étant attachée ni à un certain état, ni à une certaine profession, devient, pour ainsi dire, invisible et nulle. On n’a point continuellement des juges devant les yeux; et l’on craint la magistrature, et non pas les magistrats.

Il faut même que, dans les grandes accusations, le criminel, concurremment avec la loi, se choisisse des juges; ou du moins qu’il en puisse récuser un si grand nombre, que ceux qui restent soient censés être de son choix.Les deux autres pouvoirs pourraient plutôt être donnés à des magistrats ou à des corps permanents, parce qu’ils ne s’exercent sur aucun particulier; n’étant, l’un, que la volonté générale de l’État, et l’autre, que l’exécution de cette volonté générale.Mais, si les tribunaux ne doivent pas être fixes, les jugements doivent l’être à un tel point, qu’ils ne soient jamais qu’un texte précis de la loi. S’ils étaient une opinion particulière du juge, on vivrait dans la société, sans savoir précisément les engagements que l’on y contracte.

Il faut même que les juges soient de la condition de l’accusé, ou ses pairs, pour qu’il ne puisse pas se mettre dans l’esprit qu’il soit tombé entre les mains de gens portés à lui faire violence.

Si la puissance législative laisse à l’exécutrice le droit d’emprisonner des citoyens qui peuvent donner caution de leur conduite, il n’y a plus de liberté, à moins qu’ils ne soient arrêtés pour répondre, sans délai, à une accusation que la loi a rendue capitale; auquel cas ils sont réellement libres, puisqu’ils ne sont soumis qu’à la puissance de la loi.

Mais, si la puissance législative se croyait en danger par quelque conjuration secrète contre l’État, ou quelque intelligence avec les ennemis du dehors, elle pour-rait, pour un temps court et limité, permettre à la puissance exécutrice de faire arrêter les citoyens suspects, qui ne perdraient leur liberté pour un temps que pour la conserver pour toujours.

Et c’est le seul moyen conforme à la raison de suppléer à la tyrannique magistrature des éphores et aux inquisiteurs d’État de Venise, qui sont aussi despotiques.

Comme, dans un État libre, tout homme qui est censé avoir une âme libre doit être gouverné par lui-même, il faudrait que le peuple en corps eût la puissance législative. Mais comme cela est impossible dans les grands États, et est sujet à beaucoup d’inconvénients dans les petits, il faut que le peuple fasse par ses représentants tout ce qu’il ne peut faire par lui-même.

L’on connaît beaucoup mieux les besoins de sa ville que ceux des autres villes; et on juge mieux de la capacité de ses voisins que de celle de ses autres compatriotes. Il ne faut donc pas que les membres du corps législatif soient tirés en général du corps de la nation; mais il convient que, dans chaque lieu principal, les habitants se choisissent un représentant.

Le grand avantage des représentants, c’est qu’ils sont capables de discuter les affaires. Le peuple n’y est point du tout propre; ce qui forme un des grands inconvénients de la démocratie.

Il n’est pas nécessaire que les représentants, qui ont reçu de ceux qui les ont choisis une instruction générale, en reçoivent une particulière sur chaque affaire, comme cela se pratique dans les diètes d’Allemagne. Il est vrai que, de cette manière, la parole des députés serait plus l’expression de la voix de la nation; mais cela jetterait dans des longueurs infinies, rendrait chaque député le maître de tous les autres, et, dans les occasions les plus pressantes, toute la force de la nation pourrait être arrêtée par un caprice.

Quand les députés, dit très bien M. Sidney, représentent un corps de peuple, comme en Hollande, ils doivent rendre compte à ceux qui les ont commis; c’est autre chose lorsqu’ils sont députés par des bourgs, comme en Angleterre.

Tous les citoyens, dans les divers districts, doivent avoir droit de donner leur voix pour choisir le représentant; excepté ceux qui sont dans un tel état de bassesse, qu’ils sont réputés n’avoir point de volonté propre.

Il y avait un grand vice dans la plupart des anciennes républiques: c’est que le peuple avait droit d’y prendre des résolutions actives, et qui demandent quelque exécution, chose dont il est entièrement incapable. Il ne doit entrer dans le gouvernement que pour choisir ses représentants, ce qui est très à sa poilée. Car, s’il y a peu de gens qui connaissent le degré précis de la capacité des hommes, chacun est pourtant capable de savoir, en général, si celui qu’il choisit est plus éclairé que la plupart des autres.

Le corps représentant ne doit pas être choisi non plus pour prendre quelque résolution active, chose qu’il ne ferait pas bien; mais pour faire des lois, ou pour voir si l’on a bien exécuté celles qu’il a faites, chose qu’il peut très bien faire, et qu’il n’y a même que lui qui puisse bien faire.

Il y a toujours dans un État des gens distingués par la naissance les richesses ou les honneurs; mais s’ils étaient confondus parmi le peuple, et s’ils n’y avaient qu’une voix comme les autres, la liberté commune serait leur esclavage, et ils n’auraient aucun intérêt à la défendre, parce que la plupart des résolutions seraient contre eux. La part qu’ils ont à la législation doit donc être proportionnée aux autres avantages qu’ils ont dans l’État: ce qui arrivera s’ils forment un corps qui ait droit d’arrêter les entreprises du peuple, comme le peuple a droit d’arrêter les leurs.

Ainsi, la puissance législative sera confiée, et au corps des nobles, et au corps qui sera choisi pour représenter le peuple, qui auront chacun leurs assemblées et leurs délibérations à part, et des vues et des intérêts séparés.

Des trois puissances dont nous avons parlé, celle de juger est en quelque façon nulle. Il n’en reste que deux; et comme elles ont besoin d’une puissance réglante pour les tempérer, la partie du corps législatif qui est composée de nobles est très propre à produire cet effet.

Le corps des nobles doit être héréditaire. Il l’est premièrement par sa nature; et d’ailleurs il faut qu’il ait un très grand intérêt à conserver ses prérogatives, odieuses par elles-mêmes, et qui, dans un État libre, doivent toujours être en danger.

Mais, comme une puissance héréditaire pourrait être induite à suivre ses intérêts particuliers et à oublier ceux du peuple, il faut que dans les choses où l’on a un souverain intérêt à la corrompre, comme dans les lois qui concernent la levée de l’argent, elle n’ait de part à la législation que par sa faculté d’empêcher, et non par sa faculté de statuer.

J’appelle faculté de statuer, le droit d’ordonner par soi-même, ou de corriger ce qui a été ordonné par un autre. J’appelle faculté d’empêcher, le droit de rendre nulle une résolution prise par quelque autre; ce qui était la puissance des tribuns de Rome. Et, quoique celui qui a la faculté d’empêcher puisse avoir aussi le droit d’approuver, pour lors cette approbation n’est autre chose qu’une déclaration qu’il ne fait point d’usage de sa faculté d’empêcher, et dérive de cette faculté.

La puissance exécutrice doit être entre les mains d’un monarque, parce que cette partie du gouvernement, qui a presque toujours besoin d’une action momentanée, est mieux administrée par un que par plusieurs; au lieu que ce qui dépend de la puissance législative est souvent mieux ordonné par plusieurs que par un seul.

Que s’il n’y avait point de monarque, et que la puissance exécutrice fût confiée à un certain nombre de personnes tirées du corps législatif, il n’y aurait plus de liberté, parce que les deux puissances seraient unies; les mêmes personnes ayant quelquefois, et pouvant toujours avoir part à l’une et à l’autre.

Si le corps législatif était un temps considérable sans être assemblé, il n’y aurait plus de liberté. Car il arriverait de deux choses l’une: ou qu’il n’y aurait plus de résolution législative, et l’État tomberait dans l’anarchie; ou que ces résolutions seraient prises par la puissance exécutrice, et elle deviendrait absolue.

Il serait inutile que le corps législatif fût toujours assemblé. Cela serait incommode pour les représentants, et d’ailleurs occuperait trop la puissance exécutrice, qui ne penserait point à exécuter, mais à défendre ses prérogatives, et le droit qu’elle a d’exécuter.

De plus: si le corps législatif était continuellement assemblé, il pourrait arriver que l’on ne ferait que suppléer de nouveaux députés à la place de ceux qui mourraient; et, dans ce cas, si le corps législatif était une fois corrompu, le mal serait sans remède. Lorsque divers corps législatifs se succèdent les uns aux autres, le peuple, qui a mauvaise opinion du corps législatif actuel, porte, avec raison, ses espérances sur celui qui viendra après. Mais si c’était toujours le même corps, le peuple, le voyant une fois corrompu, n’espérerait plus rien de ses lois; il deviendrait furieux, ou tomberait dans l’indolence.

Le corps législatif ne doit point s’assembler lui-même; car un corps n’est censé avoir de volonté que lorsqu’il est assemblé; et, s’il ne s’assemblait pas unanimement, on ne saurait dire quelle partie serait véritablement le corps législatif : celle qui serait assemblée, ou celle qui ne le serait pas. Que s’il avait droit de se proroger lui-même, il pourrait arriver qu’il ne se prorogerait jamais; ce qui serait dangereux dans le cas où il voudrait attenter contre la puissance exécutrice. D’ailleurs, il y a des temps plus convenables les uns que les autres pour l’assemblée du corps législatif : il faut donc que ce soit la puissance exécutrice qui règle le temps de la tenue et de la durée de ces assemblées, par rapport aux circonstances qu’elle connaît.

Si la puissance exécutrice n’a pas le droit d’arrêter les entreprises du corps législatif, celui-ci sera despotique; car, comme il pourra se donner tout le pouvoir qu’il peut imaginer, il anéantira toutes les autres puissances.

Mais il ne faut pas que la puissance législative ait réciproquement la faculté d’arrêter la puissance exécutrice. Car, l’exécution ayant ses limites par sa nature, il est inutile de la borner; outre que la puissance exécutrice s’exerce toujours sur des choses momentanées. Et la puissance des tribuns de Rome était vicieuse, en ce qu’elle arrêtait non seulement la législation, mais même l’exécution: ce qui causait de grands maux.

Mais si, dans un État libre, la puissance législative ne doit pas avoir le droit d’arrêter la puissance exécutrice, elle a droit, et doit avoir la faculté d’examiner de quelle manière les lois qu’elle a faites ont été exécutées; et c’est l’avantage qu’a ce gouvernement sur celui de Crète et de Lacédémone, où les cosmeset les éphores ne rendaient point compte de leur administration.

Mais, quel que soit cet examen, le corps législatif ne doit point avoir le pouvoir de juger la personne, et par conséquent la conduite de celui qui exécute. Sa personne doit être sacrée, parce qu’étant nécessaire à l’État pour que le corps législatif n’y devienne pas tyrannique, dès le moment qu’il serait accusé ou jugé, il n’y aurait plus de liberté.

Dans ce cas, l’État ne serait point une monarchie, mais une république non libre. Mais, comme celui qui exécute ne peut exécuter mal sans avoir des conseillers méchants et qui haïssent les lois comme ministres, quoiqu’elles les favorisent comme hommes, ceux-ci peuvent être recherchés et punis. Et c’est l’avantage de ce gouvernement sur celui de Gnide, où la loi ne permettant point d’appeler en jugement les amimones[3], même après leur administration [4], le peuple ne pouvait jamais se faire rendre raison des injustices qu’on lui avait faites.

Quoiqu’en général la puissance de juger ne doive être unie à aucune partie de la législative, cela est sujet à trois exceptions, fondées sur l’intérêt particulier de celui qui doit être jugé.

Les grands sont toujours exposés à l’envie; et s’ils étaient jugés par le peuple, ils pourraient être en danger, et ne jouiraient pas du privilège qu’a le moindre des citoyens, dans un État libre, d’être jugé par ses pairs. Il faut donc que les nobles soient appelés, non pas devant les tribunaux ordinaires de la nation, mais devant cette partie du corps législatif qui est composée de nobles.

Il pourrait arriver que la loi, qui est en même temps clairvoyante et aveugle, serait, en de certains cas, trop rigoureuse. Mais les juges de la nation ne sont, comme nous avons dit, que la bouche qui prononce les paroles de la loi; des êtres inanimés qui n’en peuvent modérer ni la force ni la rigueur. C’est donc la partie du corps législatif, que nous venons de dire être, dans une autre occasion, un tribunal nécessaire, qui l’est encore dans celle-ci; c’est à son autorité suprême à modérer la loi en faveur de la loi même, en prononçant moins rigoureusement qu’elle.

Il pourrait encore arriver que quelque citoyen, dans les affaires publiques, violerait les droits du peuple, et ferait des crimes que les magistrats établis ne sauraient ou ne voudraient pas punir. Mais, en général, la puissance législative ne peut pas juger; et elle le peut encore moins dans ce cas particulier, où elle représente la partie intéressée, qui est le peuple. Elle ne peut donc être qu’accusatrice. Mais devant qui accusera-t-elle? Ira-t-elle s’abaisser devant les tribunaux de la loi, qui lui sont inférieurs, et d’ailleurs composés de gens qui, étant peuple comme elle, seraient entraînés par l’autorité d’un si grand accusateur? Non: il faut, pour conserver la dignité du peuple et la sûreté du particulier, que la partie législative du peuple accuse devant la partie législative des nobles, laquelle n’a ni les mêmes intérêts qu’elle, ni les mêmes passions.

C’est l’avantage qu’a ce gouvernement sur la plupart des républiques anciennes, où il y avait cet abus, que le peuple était en même temps et juge et accusateur.

La puissance exécutrice, comme nous avons dit, doit prendre part à la législation par sa faculté d’empêcher; sans quoi elle sera bientôt dépouillée de ses prérogatives. Mais si la puissance législative prend part à l’exécution, la puissance exécutrice sera également perdue.

Si le monarque prenait part à là législation par la faculté de statuer, il n’y aurait plus de liberté. Mais, comme il faut pourtant qu’il ait part à la législation pour se défendre, il faut qu’il y prenne part par la faculté d’empêcher.

Ce qui fut cause que le gouvernement changea à Rome, c’est que le Sénat, qui avait une partie de la puissance exécutrice, et les magistrats, qui avaient l’autre, n’avaient pas, comme le peuple, la faculté d’empêcher.

Voici donc la constitution fondamentale du gouvernement dont nous parlons. Le corps législatif y étant composé de deux parties, l’une enchaînera l’autre par sa faculté mutuelle d’empêcher. Toutes les deux seront liées par la puissance exécutrice, qui le sera elle-même par la législative.

Ces trois puissances devraient former un repos ou une inaction. Mais comme, par le mouvement nécessaire des choses, elles sont contraintes d’aller, elles seront forcées d’aller de concert.

La puissance exécutrice ne faisant partie de la législative que par sa faculté d’empêcher, elle ne saurait entrer dans le débat des affaires. Il n’est pas même nécessaire qu’elle propose, parce que, pouvant toujours désapprouver les résolutions, elle peut rejeter les décisions des propositions qu’elle aurait voulu qu’on n’eût pas faites.

Dans quelques républiques anciennes, où le peuple en corps avait le débat des affaires, il était naturel que la puissance exécutrice les proposât et les débattît avec lui; sans quoi il y aurait eu dans les résolutions une confusion étrange.

Si la puissance exécutrice statue sur la levée des deniers publics autrement que par son consentement, il n’y aura plus de liberté, parce qu’elle deviendra législative dans le point le plus important de la législation.

Si la puissance législative statue, non pas d’année en année, mais pour toujours, sur la levée des deniers publics, elle court risque de perdre sa liberté, parce que la puissance exécutrice ne dépendra plus d’elle; et quand on tient un pareil droit pour toujours, il est assez indifférent qu’on le tienne de soi ou d’un autre. Il en est de même si elle statue, non pas d’année en année, mais pour toujours, sur les forces de terre et de mer qu’elle doit confier à la puissance exécutrice.

Pour que celui qui exécute ne puisse pas opprimer, il faut que les armées qu’on lui confie soient peuple, et aient le même esprit que le peuple, comme cela fut à Rome jusqu’au temps de Marius. Et, pour que cela soit ainsi, il n’y a que deux moyens: ou que ceux que l’on emploie dans l’armée aient assez de bien pour répondre de leur conduite aux autres citoyens, et qu’ils ne soient enrôlés que pour un an, comme il se pratiquait à Rome; ou, si on a un corps de troupes permanent, et où les soldats soient une des plus viles parties de la nation, il faut que la puissance législative puisse le casser sitôt qu’elle le désire; que les soldats habitent avec les citoyens, et qu’il n’y ait ni camp séparé, ni casernes, ni place de guerre.

L’armée étant une fois établie, elle ne doit point dépendre immédiatement du corps législatif, mais de la puissance exécutrice; et cela par la nature de la chose, son fait consistant plus en action qu’en délibération.

Il est dans la manière de penser des hommes que l’on fasse plus de cas du courage que de la timidité; de l’activité que de la prudence; de la force que des conseils. L’armée méprisera toujours un sénat et respectera ses officiers. Elle ne fera point cas des ordres qui lui seront envoyés de la part d’un corps composé de gens qu’elle croira timides, et indignes par là de lui commander. Ainsi, sitôt que l’armée dépendra uniquement du corps législatif, le gouvernement deviendra militaire. Et si le contraire est jamais arrivé, c’est l’effet de quelques circonstances extraordinaires; c’est que l’armée y est toujours séparée; c’est qu’elle est composée de plusieurs corps qui dépendent chacun de leur province particulière; c’est que les villes capitales sont des places excellentes, qui se défendent par leur situation seule, et où il n’y a point de troupes.

La Hollande est encore plus en sûreté que Venise; elle submergerait les troupes révoltées, elle les ferait mourir de faim. Elles ne sont point dans les villes qui pourraient leur donner la subsistance; cette subsistance est donc précaire.

Que si, dans le cas où l’année est gouvernée par le corps législatif, des circonstances particulières empêchent le gouvernement de devenir militaire, on tombera dans d’autres inconvénients; de deux choses l’une: ou il faudra que l’armée détruise le gouvernement, ou que le gouvernement affaiblisse l’armée.

Et cet affaiblissement aura une cause bien fatale: il naîtra de la faiblesse même du gouvernement.

Si l’on veut lire l’admirable ouvrage de Tacite Sur les moeurs des Germains[5], on verra que c’est d’eux que les Anglais ont tiré l’idée de leur gouvernement politique. Ce beau système a été trouvé dans les bois.

Comme toutes les choses humaines ont une fin, l’État dont nous parlons perdra sa liberté, il périra. Rome, Lacédémone et Carthage ont bien péri. Il périra lorsque la puissance législative sera plus corrompue que l’exécutrice.

Ce n’est point à moi à examiner si les Anglais jouissent actuellement de cette liberté, ou non. Il me suffit de dire qu’elle est établie par leurs lois, et je n’en cherche pas davantage.

Je ne prétends point par là ravaler les autres gouvernements, ni dire que cette liberté politique extrême doive mortifier ceux qui n’en ont qu’une modérée. Comment dirais-je cela, moi qui crois que l’excès même de la raison n’est pas toujours désirable, et que les hommes s’accommodent presque toujours mieux des milieux que des extrémités?

Harrington, dans son Oceana, a aussi examiné quel était le plus haut point de liberté où la constitution d’un État peut être portée. Mais on peut dire de lui qu’il n’a cherché cette liberté qu’après l’avoir méconnue, et qu’il a bâti Chalcédoine, ayant le rivage de Byzance devant les yeux.

[1] À Venise.
[2] Comme à Athènes.
[3] C’étaient des magistrats que le peuple élisait tous les ans. Voyez Étienne de Byzance.
[4] On pouvait accuser les magistrats romains après leur magistrature. Voyez, dans Denys d’Halicarnasse, liv. IX [37-38], l’affaire du tribun Génutius.
[5] De minoribus rebus principes consultant, de majoribus omnes; ita tamen ut ea quoque quorum penes plebem arbitrium est apud principes pertractentur.

La sagesse

Depuis l’origine des âges, de l’existence des sociétés, tous les peuples ont toujours rêvés de paix, de bonheur. De paix, de bonheur qui seraient enfin universels et de toute éternité.

Aujourd’hui, le monde, va vite, de plus en plus vite, est pris dans un tourbillon de précipitation, d’agressivité, vit dans le conflit permanent, le stress, l’angoisse. Emportés par la compétition, le désir de possession, l’ambition de réussir, il courre après ses illusions. Il rêve sa vie au lieu de la réaliser. Chacun souhaite la paix, le bonheur, alors qu’il leur tourne le dos.

Cette quête de la sagesse, du bonheur apparait déjà il y a plus de quarante siècles en Inde dans les Védas. Elle fut ensuite formulée il y a vingt cinq siècles par les paroles du Bouddha. Puis au fil du temps elle s’est naturellement poursuivie par les écrits de milliers de sages, de philosophes, d’initiés, d’écrivains, de poètes qui, de toutes les époques, de toutes les confessions, nous ont fournis des éléments de réflexion, une direction à suivre pour profiter de cette vie qui, un instant, nous est offerte.

La recherche du bonheur, de la sagesse, ne relève d’aucune philosophie, d’aucune religion. Cette recherche n’a nulle théorie, ni doctrine. Son unique objectif est de nous faire réfléchir sur notre façon de penser, sur nos comportements et de leurs conséquences, afin qu’en toute connaissance nous puissions les modifier et profiter de notre existence dans toute sa plénitude.

Notre civilisation occidentale est consacrée au culte de la consommation, de l’illusion. Aucune école, aucune institution, aucune éducation, n’aborde les rôles surprenants et détestables que nos égoïsmes, nos peurs, nos désirs, nos rancunes, qui dirigent quotidiennement nos existences. Personne ne nous apprend la gravité du racisme, l’importance de l’écoute d’autrui, de son acceptation, de la nécessité du détachement, du lâcher prise, qui sont les responsables de tant de souffrances qui chaque jour corrompent nos destinées.

La recherche de la sagesse permet lentement de libérer l’homme de ses certitudes, de ses fantasmes, fanatismes, idéologies, et autres autolimitations qui bornent son esprit. Elle le délivre de ses passions primaires, croyances, superstitions qui abondent, comme les courants d’air courent les rues des civilisations.

On ne reçoit pas la sagesse. Il faut la découvrir soi-même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner.
(Marcel Proust)

La sagesse c’est apprendre, apprendre, apprendre à se maitriser, apprendre à vivre, apprendre à penser, apprendre à pardonner, apprendre à aimer.
(Sagesse bouddhiste)

Vous ne pourrez jamais être heureux si vous ne pratiquez pas l’art de la sagesse au quotidien. Après avoir souffert il faut souffrir encore. C’est l’usage quotidien de la sagesse qui fait arrêter de souffrir.
(Arnaud Desjardins)

Continuer de souffrir sans tenter d’améliorer son sort ce n’est pas de la patience, mais de la bêtise.
(Le Bouddha)

Il s’agit de votre propre vie qu’il faut sauver. La sagesse ? Ose savoir, ose être sage. Commence !
(Horace)

Il faut du courage, de la hardiesse, de la remise en question, pour tenter malgré les autres d’être heureux.
(Albert Camus)

Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour. (Confucius)

Dans ce qui n’est pas essentiel, ils voient l’essentiel. Dans l’essentiel, ils voient le sans essence. Ceux qui demeurent dans le champ des idées fausses jamais n’arrivent à l’essentiel.
(Soutra du Bouddha)

Large et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui s’y engagent. Mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie, et il en est peu qui la trouvent.

(Matthieu 7, 13-14)

Que souhaitez-vous ?
Prendre le chemin qui mène à la quiétude, à la sérénité, au plaisir de vivre ?

Ce chemin est ardu, il n’est pas fait pour les velléitaires, les hésitants, les craintifs, ceux qui commencent tout et ne finissent rien.
Il faut du courage, de la patience, ce chemin est semé de ronces, d’orties, d’épines, de découragements, de doutes, de renoncements, mais la suprême récompense est que tout ce que l’on y découvre ne se perd plus jamais.

Cette recherche de la sagesse nous enseigne que notre existence n’est qu’un miracle provisoire, momentané, un cadeau prodigieux qui aura un terme, et qu’il convient de savoir profiter pleinement de chaque seconde de cette vie qui nous est miraculeusement offerte.