Le mystère de l’oreille absolue enfin percé

Mozart

Environ 20% des musiciens professionnels possèdent l’oreille absolue.Des chercheurs suisses viennent de démontrer que le phénomène auditif est lié au couplage de deux zones cérébrales, a annoncé vendredi l’Université de Zurich.

Mozart, Bach et Beethoven avaient très probablement «l’oreille absolue», cette capacité exceptionnelle à identifier des notes sans référence comparative. Des chercheurs suisses viennent de démontrer que ce phénomène est lié au couplage de deux zones cérébrales. L’équipe de Lutz Jäncke, de la chaire de neuropsychologie de l’Université de Zurich, a constaté chez des sujets ayant l’oreille absolue (environ 1% de la population et 20% des musiciens professionnels) un couplage étroit entre le cortex auditif latéral gauche et le cortex frontal dorsolarétal gauche.

Premier auteur de ces travaux, Stefan Elmer a mesuré par électro-encéphalographie et à l’aide d’un procédé mathématique l’activité neurophysiologique de ces deux zones. Chez les personnes ayant l’oreille absolue, elles sont synchronisées, même au repos. Comme l’écrivent les chercheurs dans le Journal of Neuroscience, c’est ce couplage entre le cortex auditif chargé de la perception précoce et le cortex préfrontal contrôlant les fonctions mémorielles qui permet aux détenteurs de l’oreille absolue d’identifier si efficacement une note sans devoir se référer à d’autres tonalités.

Ces recherches sont également utiles pour une meilleure compréhension des phénomènes de perception auditive et de mémoire dans les structures supérieures du cerveau, note le Pr Jäncke, cité dans un communiqué de l’Université de Zurich. Cela pourrait notamment déboucher sur des techniques de maintien des performances auditives à un âge avancé ou chez des patients ayant subi des lésions.

source:http://www.lessentiel.lu/fr/lifestyle/tendances/story/Le-mystere-de-l-oreille-absolue-enfin-perce-25221543

Casse-Noisette

Je l’ai dansé casse-noisette, j’étais une petite mirliton…très beau ballet.

Casse-Noisette, Chorégraphie Rudolf Noureev
Quand Tchaïkovsky revient au pays de l’enfance, l’enchantement et la nostalgie envahissent sa musique, mais les cauchemars et les peurs aussi. Au retour de cet étrange voyage au pays de l’imaginaire, il composa un de ses plus fabuleux chefs-d’oeuvre : une musique d’un lyrisme et d’une invention incomparables, rêveuse et parfois inquiétante, où tournoient des mirlitons, des flocons de neige et mille fleurs.

https://www.operadeparis.fr/saison-2014-2015/ballet/casse-noisette-rudolf-noureev

L’original d’une sonate de Mozart retrouvé

Considéré perdu depuis plus de deux siècles, le manuscrit original d’une des oeuvres les plus célèbres de Mozart, la Sonate en la majeur, reposait parmi d’autres vieux papiers dans la remise d’une bibliothèque de Budapest. Sa découverte inespérée fait la joie des passionnés. « Il est très rare qu’un manuscrit de Mozart resurgisse ainsi. Concernant de plus la Sonate en la majeur, dont aucune version manuscrite complète n’était connue, c’est vraiment une découverte majeure », s’enflamme Adam Bosze, historien de la musique hongroise.

Dûment authentifiées par les experts, les quatre pages jaunies de partition, exhumées il y a peu, viennent compléter le seul feuillet original connu jusqu’à présent, celui du troisième et dernier mouvement, conservé au Mozarteum de Salzbourg, en Autriche, la ville natale du compositeur. La Sonate pour piano n° 11 en la majeur (K. 331), composée vers 1783 et dont la partition a été publiée à des millions d’exemplaires, est l’une des oeuvres les plus connues de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), notamment pour son final, la Marche turque. « Avec Une petite musique de nuit ou le premier mouvement de la Symphonie en sol mineur, la Marche turque est sans conteste la mélodie la plus connue de Mozart », souligne M. Bosze. « Chaque enfant peut la siffloter. »
L’original aurait toutefois pu rester longtemps encore absent des collections, sans la méticulosité de Balazs Mikusi, 42 ans, son découvreur.

Nommé à la tête du département musique de la Bibliothèque nationale Szechenyi de Budapest en 2009, ce spécialiste a entrepris depuis cinq ans de « fouiller les recoins les plus sombres » de la vénérable institution. Avec pour objectif de décortiquer méthodiquement les innombrables feuillets non inventoriés qui y prennent la poussière.

Origine mystérieuse

« Quand j’ai trouvé ce manuscrit, la graphie m’a tout de suite semblé très ‘mozartienne' », confie-t-il. « En lisant les notes, mon pouls s’est brutalement accéléré quand j’ai réalisé qu’il s’agissait de la fameuse Sonate en la majeur », explique-t-il, en déployant précautionneusement le document. « Je ne cherchais pas du Mozart, mais ce n’est pas par hasard que je l’ai trouvé », relève-t-il.

La façon dont le fameux manuscrit a atterri dans les collections de la bibliothèque, créée en 1802 par le riche aristocrate hongrois Ferenc Szechenyi, demeure un mystère. D’autant que Mozart ne s’est a priori jamais rendu en Hongrie. « On sait que les Szechenyi avaient de bons contacts à Vienne ainsi que dans le monde de la musique, mais le manuscrit a très bien pu arriver ici à autre moment au cours des 200 dernières années », indique M. Mikusi.
De même, on ne sait pas pourquoi la cinquième page du manuscrit, celle qui se trouve à Salzbourg, a été séparée des autres feuillets. Selon l’expert, elle a peut-être été arrachée pour être offerte à un riche client.

Le manuscrit original, qui sera interprété pour la première fois en public vendredi à Budapest par le grand pianiste hongrois Zoltan Kocsis, recèle des pépites pour mélomanes avertis : la partition comporte l’une ou l’autre infime variation de notes et de rythmes par rapport à la version passée à la postérité, ainsi que la trace de corrections apportées par le compositeur lui-même. « Cela ne révolutionnera pas notre approche de Mozart, et cela ne change pas le caractère du morceau, mais cela nous permet de mieux comprendre ce que Mozart a voulu faire », estime M. Mikusi.

source:http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/09/26/97001-20140926FILWWW00485-l-original-d-une-sonate-de-mozart-retrouve.php

Vladimir Horowitz’s 50th anniversary recital at the White House, 1978. Introduction by President Carter

Bonjour, Bon dimanche à vous.Nathalie

Vladimir Horowitz, le mythique pianiste, le plus grand interprète Frédéric Chopin en 1978 à la Maison Blanche, voici une petite partie de l’article précédent. Bonne écoute.

An earth-shattering performance of Chopin’s Sonata No. 2.
Chopin: Sonata No. 2, Op. 35
Chopin: Waltz Op. 34 No. 2
Chopin: Waltz Op. 64 No. 2
Chopin: Polonaise Op. 53 « Heroic »

Frédéric Chopin, White House1978-Jimmy Carter by Vladimir Horowitz

Bonjour, Voici Frédéric Chopin interprété par Vladimir Horowitz à La Maison Blanche en 1978, invité par le président Jimmy Carter.Vladimir Horowitz est le pianiste mythique, c’est le plus grand pianiste,le New York Times a écrit un article à son sujet titré « Vladimir Horowitz, Titan of the Piano, Dies » By BERNARD HOLLAND

Extrait: Vladimir Horowitz, the eccentric virtuoso of the piano whose extraordinary personality and skill overwhelmed six decades of concert audiences, died suddenly early yesterday afternoon at his home in Manhattan, apparently of a heart attack. Though standard biographies list his birth date as Oct. 1, 1904, Mr. Horowitz recently celebrated what he called his 86th birthday. Held in awe by aficionados of the instrument, Mr. Horowitz virtually cornered the market on celebrity among 20th-century pianists. His presence hovered over several generations of pianists who followed him. ‘He Knew All the Repertory’

« He touched every musician who ever heard him, » the American pianist Murray Perahia said yesterday. Mr. Perahia, who was at the Horowitz home when he died, added: « He knew all the repertory and could play pieces he hadn’t done in 20 years–Beethoven, Scriabin, Chopin. He always counseled me to be freer, but he was upset when people tried to imitate his style. He didn’t like the terms Classical or Romantic. He simply said to play from the heart. » Reached in Tokyo today, another prominent American pianist, Emanuel Ax, said: « I knew people who worshiped Horowitz, as I did, and I knew people who hated him. But no one was indifferent. He brought the idea of excitement in piano playing to a higher pitch than anyone I’ve ever heard. For me the fascinating thing was a sense of complete control, and on the other hand, the feeling that everything was just on the verge of going haywire. It never did go over that line, but there was the sense of an unbelievable energy being harnessed, and the felling that if he ever let it go, it would burn up the hall. »

The Evolution of a Myth

Into Mr. Horowitz’s late 70’s and early 80’s–when he made a heavily publicized and carefully orchestrated comeback in the concert world–he retained the ability to extract colors of either extraordinary brilliance or extraordinary delicacy. In his concert appearances during the 1920’s and 30’s, Mr. Horowitz’s ability to create excitement in whatever he did on stage made him an almost mythical figure–a status only enlarged by his personal eccentricities and flair for attracting public attention. Even his frequent retirements from performing had a romantic appeal to mass audiences. A man known for the frailty of his nerves, Mr. Horowitz quit playing in public four times–between 1936 and 1938, from 1953 to 1965, from 1968 to 1974 and from 1983 to 1985. This seemed only to sharpen his public’s appetite. When Mr. Horowitz did play, he drove a hard bargain: his personal piano from his Manhattan living room accompanied him; concerts were at 4 P.M. and only on Sunday. Advance teams redecorated his hotel rooms to make him feel less estranged from the comfort of home; his own food was cooked to his taste. Mr. Horowitz’s last withdrawal from concert life came after a series of uneven performances in the early 1980’s–ones which he subsequently blamed on overmedication. But in the last four years of his life, he became virtually a one-man industry in the concert business–with a much-publicized tour of the Soviet Union, performances in Europe and America, all linked with compact disk recordings, videotapes, television programs and films. His return to Moscow and Leningrad in 1986, after a 61-year absence, became a major media event reported around the world.