Australia says French company wins huge submarine contract

CANBERRA – Australia announced Tuesday that French company DCNS has beat out bidders from Japan and Germany to build the next generation of submarines in Australia’s largest-ever defense contract.
DCNS, Germany’s ThysennKrupp Marine Systems and Japan’s Mitsubishi Heavy Industries were in the running to build 12 conventional submarines that the Australian navy expects will cost at least 56 billion Australian dollars ($43 billion).
Prime Minister Malcolm Turnbull said the French-designed submarines would be built in the Australian manufacturing hub of Adelaide.

“The French offer represented the capabilities best able to meet Australia’s unique needs,” Turnbull told reporters in Adelaide.

“I want to thank TKMS and the government of Japan for their proposals, which were of a very high quality. However, the recommendation of our competitive evaluation process … was unequivocal — that the French offer represented the capabilities best able to meet Australia’s unique needs,” he added.

Addressing the issue of the failed bidders, Turnbull said, “As far as Japan is concerned…both Prime Minister (Shinzo) Abe and I, and our respective governments and, I believe, our respective nations are thoroughly committed to the special strategic partnership between Australia and Japan, which gets stronger all the time.”

In Tokyo, Chief Cabinet Secretary Yoshihide Suga said the Japanese government “feels regret” that Australia decided to choose the French tender, but that Tokyo will continue to deepen security cooperation bilaterally with Canberra and trilaterally with Washington.

“Australia will continue to be a special strategic partner for our country,” the top government spokesman said at a news conference.

According to Suga, Turnbull informed Abe of the decision on Monday. Australia’s defense and foreign ministers did likewise to their Japanese counterparts the same day.

Prior to the announcement, Australian media had reported that Japan’s proposal to provide its Maritime Self-Defense Force’s Soryu-class diesel-electric submarine technology, with highly advanced stealth capabilities, did not have a strong chance against the other bids.

The failure cast a shadow over efforts by the Abe administration to add cutting-edge defense equipment to Japan’s export repertoire. If successful, the submarine contract would have been Japan’s first full-fledged defense export deal since Tokyo repealed a nearly half-century ban on arms exports in April 2014.
Speaking to reporters Tuesday in Tokyo, Defense Minister Gen Nakatani said he is confident in Japan’s submarine technology and capabilities.

“I will ask the Australian side why (the Japanese bid) was not chosen, and have the findings firmly reflected in our activities,” he said.

Nakatani, however, said Japan wants to “fully cooperate” with Australia on issues of mutual interest such as stabilizing the security environment in the Asia-Pacific region including the South China Sea, where China and its Southeast Asian neighbors are engaged in territorial disputes.
Asked if he thinks Australia’s decision may have reflected China’s perceived pressure not to choose Japan in the submarine deal, Nakatani said, “I don’t think so.”

Mitsubishi said in a statement, “It is deeply regrettable that Japan’s capabilities were not sufficiently conveyed, which has led to the result announced today.”

French President Francois Hollande said in a statement that the deal was a “decisive step forward” in the strategic partnership between France and Australia. French Defense Minister Jean-Yves Le Drian told Europe 1 radio that it was a “major victory for the French naval industry.”

France offered a diesel-electric version of the Barracuda-class nuclear submarine under construction for the French navy. Japan proposed a longer version of its Soryu-class diesel-powered propulsion system with advanced stealth capabilities.

Germany offered a larger variation of its Type 214 submarine made for Australian specifications called a Type 216.

The French bid offered the same pump jet propulsion that gave its nuclear submarines their advanced stealth capacity. Other diesel-electric submarines are too small to be fitted with the same stern-heavy technology.

Australia’s Shortfin Barracuda Block1A will be 97 meters (318 feet) long and weight 4,500 metric tons (5,000 U.S. tons) — 2.5 meters (8 feet) shorter and 200 metric tons (220 U.S. tons) lighter than its French nuclear cousin.

The German bid had highlighted their decades of experience in building submarines for several navies and had publicly offered to build the entire fleet in Adelaide for AU$20 billion — less than half the navy’s expected cost. It promoted as its edge over competitors its partnership with German engineering firm Siemens which would have provided the submarines’ software and promised to create a digital shipbuilding center in Adelaide.

Australia already has one of the world’s largest conventional submarines, the Australia-built Collins class, and the navy insisted that its replacement at least match its range of 12,000 nautical miles (22,000 kilometers). At 3,100 metric tons (3,400 U.S. tons) and 77 meters (253 feet long), the Collins will be dwarfed by the next-generation Shortfin Barracuda.

Source:http://www.japantimes.co.jp/news/2016/04/26/national/politics-diplomacy/australia-rules-awarding-japan-contract-next-generation-submarines-sources/#.Vx-3NlKviJI

un cargo à la dérive se rapproche des côtes landaises

Le cargo Modern express, en dérive depuis six jours sans équipage dans le Golfe de Gascogne, se rapprochait dimanche à une centaine de kilomètres des côtes d’Aquitaine, où il pourrait s’échouer en début de semaine si la météo hostile empêchait toujours son remorquage.
Le Modern express, cargo roulier de 164 mètres de long transportant 3.600 tonnes de bois débité et des engins de travaux, se trouvait vers 08H00 à environ 116 km à l’ouest du Bassin d’Arcachon, après avoir poursuivi sa dérive sud-ouest dans la nuit, a indiqué à l’AFP la préfecture maritime de l’Atlantique.

Le navire a ralenti sa dérive dimanche matin, à environ 2 noeuds (3,7 km/h), mais il a parcouru près de 100 km en 24 heures. Sa gîte de 40-50 degrés reste toutefois constante depuis trois jours, et il ne s’enfonce pas, signe de l’absence de voie d’eau, selon la préfecture.

La météo restait très défavorable dimanche, avec des vents de 30-35 noeuds (55-64 km/h), des rafales à 70 km/h, et des creux jusqu’à 6 mètres. Seule une relative amélioration était attendue dans l’après-midi, avec des vents à 45-55 km/h. Ces conditions continuent de rendre « très difficiles » les préparatifs d’un remorquage, déjà frustrés vendredi puis samedi par la météo.

Les spécialistes en renflouement de la société néerlandaise Smit Salvage, hélitreuillés sur le cargo en détresse vendredi puis samedi, « vont encore tenter d’intervenir dimanche », a souligné un porte-parole de la préfecture, sans garantir qu’un début de remorquage soit possible. La préfecture devait tenir un point-presse à Brest en début d’après-midi.

Plusieurs bâtiments restaient dimanche dans la zone: une frégate, un remorqueur, un navire de dépollution français, et deux remorqueurs espagnols engagés par la société de sauvetage.

Si un remorquage s’avérait impossible, un échouage « en début de semaine fait partie des possibles », a rappelé samedi un porte-parole de la Préfecture martime, le capitaine de frégate Louis-Xavier Renaud, sans plus de précision.

– Pas de cargaison dangereuse à bord –

Selon des experts maritimes interrogés par l’AFP, l’échouage maîtrisé, plutôt qu’un port, semblait d’emblée un scénario plausible, étant donné l’inclinaison du navire.
« Si jamais ils arrivent à le remorquer, ils vont simplement pouvoir éviter qu’il atterrisse à un endroit qui ne les intéresse pas, je ne le vois pas du tout rentrer dans un port, ce n’est pas possible. Donc il faut l’échouer sur une plage, sans rochers pour qu’il ne s’abîme pas et à un endroit qui convienne à tout le monde pour pouvoir y accéder, découper, vider », estimait l’expert maritime Jacques Loiseau, ancien président de l’AFCAN (Association française des capitaines de navires) et ancien commandant de marine marchande, notamment de rouliers comme le Modern Express.
Démantèlement sur place, comme le cargo espagnol Luno en 2014 sur la plage d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques) ou le maltais TK Bremen sur une plage du Morbihan en 2011? Ou déséchouage, comme le cargo néerlandais Artemis en 2008 aux Sables d’Olonnes (Vendée)? L’option dépendrait notamment de la faisabilité, des possibilités de déchargement, de l’état du navire.
Au moins le littoral aquitain, avec 230 km de plage sableuse de l’embouchure de la Gironde vers le sud, présente un banc d’échouage sans récifs, du moins jusqu’au Pays basque. Les autorités maritimes ont indiqué être en lien avec leurs homologues espagnoles.
La préfecture relativise « l’impact qu’il y aurait sur l’environnement, car il n’y a pas de cargaison dangereuse à bord, c’est du bois. Le seul rejet possible résulterait de l’éventuelle brêche des soutes à gasoil lors de l’échouage ».
Le Modern Express transporte, outre sa cargaison, 300 tonnes de fioul de propulsion – à titre de comparaison, le pétrolier Prestige, naufragé en novembre 2002 au large de la Galice, transportait 77.000 tonnes de fioul, dont 63.000 tonnes s’étaient déversées dans l’océan.

Le Modern express, de construction récente (2001) et immatriculé au Panama, avait émis mardi un signal de détresse à 280 km de la pointe Nord-Ouest de l’Espagne, à la suite d’une forte gîte, peut-être due à un désarrimage de cargaison. Ses 22 hommes d’équipage avaient été évacués par des hélicoptères espagnols.

Sources:http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2016/01/31/modern-express-le-cargo-a-la-derive-se-rapproche-des-cotes-landaises,1305087.php

Souvenir du pays de France par René Chateaubriand

Combien j’ai douce souvenanceDu joli lieu de ma naissance !

Ma soeur, qu’ils étaient beaux les jours

De France !

O mon pays, sois mes amours

Toujours !

Te souvient-il que notre mère,

Au foyer de notre chaumière,

Nous pressait sur son coeur joyeux,

Ma chère ?

Et nous baisions ses blancs cheveux

Tous deux.

Ma soeur, te souvient-il encore

Du château que baignait la Dore ;

Et de cette tant vieille tour

Du Maure,

Où l’airain sonnait le retour

Du jour ?

Te souvient-il du lac tranquille

Qu’effleurait l’hirondelle agile,

Du vent qui courbait le roseau

Mobile,

Et du soleil couchant sur l’eau,

Si beau ?

Oh ! qui me rendra mon Hélène,

Et ma montagne et le grand chêne ?

Leur souvenir fait tous les jours

Ma peine :

Mon pays sera mes amours

Toujours !

Bordeaux, France

Next year will see the opening of La Cité du Vin, an ambitious institution along the coast of the river Garonne dedicated to the history of French viticulture. The undulating wooden structure, designed by XTU architects, is part of a huge greening and revitalization effort along Bordeaux’s waterways, which also includes the 2013 opening of the Pont Jacques Chaban-Delmas, Europe’s largest lift bridge, and the transformation of over 7,500,000 square feet of former docklands into more than 5,000 new apartments and public waterside attractions. In 2007, half of the restored neoclassical city was Unesco-listed, making it the largest urban World Heritage site. And all the effort has been paying off: A 2013 survey ranked Bordeaux France’s second-favorite city, after Paris. More recently, a restaurant boom has welcomed enticing openings by the likes of Joël Robuchon, whose namesake restaurant opened at the end of 2014 within the city’s palatial Grande Maison hotel. Gordon Ramsay recently took the helm at Le Pressoir d’Argent, the restaurant within the InterContinental Bordeaux — Le Grand Hotel, while the French celebrity chef Philippe Etchebest, has taken over the Café Opera in Bordeaux’s Grand Théâtre. Other appetizing new entries include Franco-Chinese restaurant Dan, high-end minimalist Garopapilles and locavore Belle Campagne, in a rustic-chic townhouse in Bordeaux’s picturesque Old Town.
Source:http://www.nytimes.com/interactive/2016/01/07/travel/places-to-visit.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&clickSource=story-heading&module=photo-spot-region&region=top-news&WT.nav=top-news&_r=0

« La décision abracadabrantesque » de la déchéance de nationalité

explication de l’historien spécialiste Patrick Weil

L’historien de la nationalité Patrick Weil revient à nouveau sur une décision qu’il juge absurde et inefficace. Coup de gueule d’un des meilleurs spécialistes français de la question.

Il a discuté avec François Hollande sur la question de la déchéance de nationalité suite aux attentats du 13 novembre. Depuis la décision prise par le président de la République de l’inscrire dans le projet de révision constitutionnelle, Patrick Weil ne décolère pas. L’un des meilleurs spécialistes français des questions de nationalité, directeur de recherches au CNRS et professeur invité à la Yale Law School qui a publié en juin Le sens de la République (Grasset), s’insurge contre ce projet inefficace et absurde à tous points de vue.

Que pensez-vous du projet gouvernemental d’intégrer la déchéance de nationalité pour les binationaux dans la Constitution?

C’est absolument « abracadabrantesque », comme disait Jacques Chirac, d’avoir porté ce débat au niveau la Constitution. Du coup, les Français se découvrent divisés entre ceux qui seraient possiblement binationaux et les autres. Tout le monde se met à s’interroger et toi, et vous, vous êtes binationaux? C’est en rupture profonde avec la République, qui confrontée depuis longtemps à cette question, s’est toujours montrée indifférente, s’en est toujours fichée de savoir qui est binational ou pas. La République a toujours traité ses citoyens de façon égale, « sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

La gauche semble très remontée contre cette mesure alors que l’extrême droite et une partie de la droite risque de voter pour.

La question n’est plus de gauche ou de droite. La question porte sur la République et la situation à laquelle elle fait face aujourd’hui. Depuis janvier dernier, chaque Français – en particulier le premier d’entre eux – doit se poser cette question: est-ce que mon action permet d’éradiquer la menace de quelques centaines de Français tentés par l’action terroriste? Et immédiatement après celle-ci: est-ce que ce que je fais renforce la cohésion des Français? C’est la première réponse au terrorisme. Dans mon livre, Le Sens de la République, je rends compte du fait que les Français ne se sentent plus suffisamment compatriotes. Les uns se disent « je ne reconnais plus le pays où je suis né ». D’autres se disent « je suis Français en droit, mais pas reconnu comme tel ». Pourquoi cela?

Nous sommes le plus vieux pays d’immigration d’Europe. Au début du 20ème siècle, les immigrés sont venus de pays étrangers européens. Ils devaient apprendre nos lois, notre langue avant d’être naturalisés. Dans la deuxième partie du 20ème siècle, sont venus des migrants des colonies, qui étaient parfois déjà françaises depuis 1946 notamment pour les Antillais, Guyanais et Réunionais. Il y a eu également des Algériens avant 1962. Mais quand ils sont arrivés en Métropole, on ne les a pas reconnus comme tel et on ne le reconnait encore pas comme tels. On ne connait pas leur part dans l’histoire de France. Ils ne faisaient pas partis de l’Histoire qu’on connaissait. Quand les hommes politiques parlent des immigrés, ils parlent en réalité de gens qui sont Français ou ont un lien à la France depuis des générations. Or ce que va produire cette mesure de déchéance de nationalité pour les binationaux inscrite dans la Constitution, le texte sacré qui organise la République, c’est une distinction entre deux catégories de Français, c’est d’accentuer cette division plutôt que de la réduire.

Que pensez-vous de la réaction des parlementaires de gauche, souvent hostiles à cette mesure?

Les parlementaires de gauche mais aussi de droite ressentent que sur le terrain, tous les Français qui par leur naissance peuvent avoir hérités d’une double nationalité, sans l’avoir jamais désiré, ni pratiqué, sont outrés, se sentent attaqués et visés comme des citoyens de seconde zone. C’est faire du mal à l’unité des Français que d’avoir proposé cette mesure symbolique, sans aucune utilité dans la lutte contre le terrorisme. Les responsables politiques seulement obsédés des sondages, se mettent rarement à la place de nos compatriotes issus de l’immigration ou de la diversité. Ils ont malgré tout le droit d’être respectés autant que les autres.

Pourtant les quelques sondages réalisés sur le sujet montrent que la grande majorité des Français soutiennent cette mesure.
85% des Français sont pour cette mesure? Mais quid des 15% d’autres? C’est très grave de les mettre à l’écart sur ce sujet-là. Nous devons être 100% unis dans la même citoyenneté. La citoyenneté ne doit pas nous diviser mais au contraire nous unir.

La déchéance de nationalité existe déjà en droit français. Elle est prévue notamment par l’article 23-7 du Code civil qui dispose que  » Le Français qui se comporte en fait comme le national d’un pays étranger peut, s’il a la nationalité de ce pays, être déclaré, par décret après avis conforme du Conseil d’Etat, avoir perdu la qualité de Français. »
Quand on refera l’Histoire de cet épisode, on se questionnera sur les raisons de la méconnaissance de cet article du Code civil par le Premier ministre et le Président de la République.
Le projet initial prévoyait de modifier l’article 25 de la Constitution. Ce qui révèle une méconnaissance totale de l’histoire du droit de nationalité. Avant 1927, la naturalisation, se faisait en 2 étapes : la personne était d’abord « admise à domicile », puis devait attendre 10 ans avant de demander sa naturalisation. La loi de 1927 a supprimé l’admission à domicile et a passé la naturalisation à 3 ans de séjour. La droite de l’époque trouvait que c’était trop aisé. Comme les 10 années avaient été supprimées, un consensus a été trouvé. Après une naturalisation, on peut enlever la nationalité d’une personne naturalisée française si elle se comportait mal dans les dix ans suivant sa naturalisation. Cela ne visait que les naturalisés.
Quelle est la particularité de l’article 23-7 du Code civil? C’est qu’il s’applique aux Français de naissance et binationaux. C’est exactement ce que veut le gouvernement. L’article 23-7 du Code civil, a été mis là avec des interprétations diverses en 1938. Plus tard, le Conseil d’Etat l’a organisé dans sa jurisprudence comme une déchéance. D’un point de vue juridique et politique, il aurait fallu corriger cet article là du Code civil et pas la Constitution.
Imaginons que cette mesure de déchéance de nationalité soit adoptée. Serait-elle applicable concrètement?
Quelqu’un qui aurait vécu toute sa vie en France, vous lui dites qu’il n’est plus Français. Mais aucun Etat ne va le reprendre. Si la France veut aller devant une cour de justice internationale, elle perdra. La justice regardera la nationalité effective et pas la nationalité de droit. Une décision du Comité des droits de l’homme des Nations Unies qui s’impose à la France, « Nystrom contre Australie » (n°1557/2007), est intéressante à cet égard. L’histoire était celle d’un Suédois, qui âgé seulement de quelques semaines, est parti vivre avec ses parents en Australie. A 40 ans, il commet des crimes graves contre des enfants en Australie. Il est condamné à de lourdes peines et est renvoyé en Suède (il ne possède que la nationalité suédoise). L’ONU a déclaré que l’Australie avait violé le droit international car la nationalité effective du suédois était australienne.
De plus si on renvoyait une personne qui n’a aucun lien avec un Etat, dont il possède la nationalité, la jurisprudence de la Cour de l’Union européenne n’est pas rassurante pour la France qui risque d’être condamnée et humiliée, pour avoir porté atteinte aux droits fondamentaux d’un citoyen européen.
Pensez-vous que cette disposition ait une chance d’être adopté dans la révision constitutionnelle?
Ce n’est pas encore fait. François Hollande n’a pas le pouvoir de changer la Constitution. C’est là que la Vème République reste une vraie démocratie parlementaire. L’Assemblée et le Sénat doivent voter le texte dans les mêmes termes à la virgule prêt, avant qu’il soit soumis au Congrès ou au référendum. C’est très possible que les Parlementaires ne mettent pas d’accord sur un texte commun. François Hollande justifie sa décision en disant qu’il veut tenir son engagement. Mais il n’a pas dit dans son discours de Versailles qu’il voulait sur ce point changer la Constitution. Il pourrait sans se renier dire que si les Parlementaires le souhaitent, cette modification pourrait s’inscrire dans une simple loi.
Source:http://m.challenges.fr/article/20151230.CHA3317/la-decision-abracadabrantesque-de-la-decheance-de-nationalite.html