Ambroise Fayolle, cheville ouvrière du plan Juncker en France

Pendant longtemps, à la tête de l’Agence France Trésor, son travail a essentiellement consisté à endetter la France à moindre frais. 

Désormais, depuis la forêt du Luxembourg, son rôle consiste à prêter de l’argent avec le plus d’efficacité possible. Car à chaque fois, pour Ambroise Fayolle la ligne rouge est toujours la même : gérer au mieux l’argent public qui lui est confié, qu’il soit celui du contribuable français ou européen.
Depuis un an, cet haut fonctionnaire du Trésor occupe la place de Vice-Président de la Banque Européenne d’investissement où il représente la France. A ce titre, il chapeaute notamment les financements accordés par l’institution à des projets français. L’an dernier, la BEI a prêté 8,7 milliards d’euros à la France, qui figurait ainsi au troisième rang européen. Mais s’il s’agissait d’une année record, une marche supplémentaire pourrait bien être franchie cette année, grâce au soutien du plan Juncker. La BEI est en effet le bras armé de ce plan de relance de 315 milliards d’euros qui doit conjuguer capitaux publics et privés.

Ambroise Fayolle ne ménage pas ses efforts pour que la France tienne son rang dans ce domaine. Symboliquement, les premiers fonds estampillés Juncker sont même arrivés en France, via le FEI, la filiale de la BEI qui s’occupe notamment de financer l’innovation et les entreprises. Mais derrière cet activisme, le fonds Juncker tarde à vraiment rencontrer son public, en Europe en général et en France en particulier. «Les français n’ont pas vraiment compris le principe du plan Juncker, regrette-t-on dans l’entourage du commissaire européen en charge du dossier, Jyrki Katainen. Il faut présenter des projets qui soient en partenariat très fort avec les financements privés, et pas uniquement des propositions portant sur les infrastructures ». Et la commission européenne d’inviter Paris à proposer des projets plus portés sur l’innovation.  

Ambroise Fayolle, lui, l’assure : la France sera au rendez-vous. Aujourd’hui, d’ailleurs, il accueillera avec son président le premier ministre français Manuel Valls qui se rend au siège de la BEI, au Luxembourg pour y signer des projets que l’on annonce de grande ampleur, financés par la Banque européenne. De quoi enfin remettre l’hexagone à son rang. 

source:http://www.lopinion.fr/edition/economie/ambroise-fayolle-cheville-ouvriere-plan-juncker-en-france-100558

Pourquoi la BCE achète de la dette privée

Source: la croix(avec Afp)

1/Que fait la BCE sur les marchés ?

Le 10 mars 2016, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu’elle allait muscler son programme de rachat d’actifs, le quantitative easing. Dans ce cadre, l’institut monétaire a commencé à acheter, mercredi 8 juin, des obligations émises par des entreprises privées (sans préciser lesquelles), alors que jusqu’ici, il se contentait d’acquérir des titres de dette émis par les États, les collectivités locales et certains organismes parapublics.

Cette action représente un nouvel élément inédit de la panoplie de mesures qu’elle déploie depuis des mois pour faire repartir l’inflation, aux côtés d’achats de titres publics, de baisses de taux d’intérêt et de prêts géants aux banques.

Les obligations d’entreprises ne devraient représenter qu’une petite partie des 80 milliards d’euros déboursés par la BCE chaque mois. Beaucoup d’analystes misent sur un volume mensuel de 5 à 10 milliards d’euros – ceux de Commerzbank ont un pronostic de 3 à 5 milliards d’euros.

Seront concernés les titres des entreprises basées dans la zone euro, même si elles ont une maison mère en dehors. Les titres doivent avoir un niveau minimum de notation (au minimum, BBB-) décerné par au moins une des quatre grosses agences de notation.
Concrètement, la BCE va financer directement les grands groupes pharmaceutiques, des compagnies aériennes, des constructeurs automobiles, voire des assurances. Les sociétés françaises, plus enclines que d’autres en Europe à se financer sur le marché obligataire, sont en première ligne pour profiter de ces nouvelles largesses. En revanche, la BCE ne rachètera pas d’obligations émises par des banques.

2/Quels sont les effets attendus ?

L’objectif affiché est de faciliter le financement des entreprises, pour les inciter à investir. Reste à savoir si la cible sera atteinte. En effet, beaucoup de sociétés se contentent aujourd’hui d’émettre de la dette pour financer des acquisitions – en profitant des taux bas –, ou encore pour rembourser d’anciens crédits.

Autrement dit, il ne s’agit pas là de véritables investissements et de créations de richesses dans l’économie réelle. C’est ce que confirme Jack Allen, de Capital Economics, qui n’attend pas non plus « de réel effet sur l’investissement, et pas d’impact important sur la croissance et l’inflation en zone euro ».

L’idée de la BCE est aussi de permettre aux grands groupes de se financer plus facilement sur les marchés, et de libérer ainsi des marges de manœuvre bancaires en faveur des PME, qui sont davantage dépendantes des banques.

Certains économistes estiment néanmoins que l’action de la BCE aurait dû être plus franchement tournée vers les PME, par exemple en rachetant aux banques des prêts qu’elles ont déjà consentis à ces dernières, ou en apportant sa garantie à des demandes de prêts bancaires formulées par la BCE.

3/Quelles perspectives peut-on prévoir ?

L’annonce de la BCE le 10 mars avait été suivie d’une baisse marquée des taux aux entreprises, et les nouvelles émissions se sont succédé à un rythme soutenu, dont la plus grosse opération en euros de tous les temps par le brasseur AB Inbev (plus de 13 milliards d’euros). Et Sanofi a réussi à lever 1,8 milliard d’euros dans la foulée, quasiment à taux zéro.

Mais depuis, les taux sont quasiment revenus à la normale. Certains économistes estiment que la BCE ne s’en tiendra pas là et finira par annoncer des rachats d’actions, si la reprise en zone euro ne se confirme pas au deuxième trimestre.

La BCE communiquera pour la première fois le 18 juillet, puis à un rythme hebdomadaire, sur ses rachats d’obligations d’entreprises, mais sans révéler lesquelles elle a en portefeuille.

BCE: El billete de 500 euros

El Banco Central Europeo (BCE) dejará de producir de forma permamente el billete de 500 euros. Su emisión finalizará en 2018, cuando está planificado introducir los nuevos billetes de 100 y 200 euros.Según un comunicado del BCE, « tanto a la vista del papel internacional del euro y la confianza generalizada en sus billetes, las unidades de 500 euros seguirán siendo de curso legal y, por tanto, poddrá seguir utilizándose como medio de pago y reserva de valor. El Eurosistema, formado por el BCE y los bancos centrales de la zona euro nacionales, tomarán las medidas necesarias para garantizar que las denominaciones restantes están disponibles en cantidades suficientes.

El billete de 500 euros, al igual que las otras denominaciones de los billetes en euros, siempre conservará su valor y podrá ser intercambiado en los bancos centrales nacionales del Eurosistema durante un período de tiempo ilimitado.

El presidente del BCE, Mario Draghi, ya admitió en febrero que la institución que lidera estaba “considerando” retirar de la circulación los billetes de 500 euros por la “creciente preocupación” en la opinión pública de que están siendo utilizados para actividades delictivas, como la corrupción o la financiación del terrorismo.

“Los billetes de 500 euros son vistos cada vez más como un instrumento de actividades ilegales, y es en ese contexto en el que estamos considerando acciones en ese frente”, indicó Draghi tras la comisión de Asuntos Económicos y Monetarios de la Eurocámara el pasado 15 de febrero.

La Chine lance son propre cours de référence pour l’or

La Chine, le plus gros pays consommateur d’or, a lancé mardi un cours de référence du métal jaune (benchmark) libellé en yuans, avec l’ambition de renforcer son influence sur le marché mondial et de mieux maîtriser les évolutions des prix.
Le Shanghai Gold Exchange, opérateur chinois pour les métaux précieux, a dévoilé mardi matin sur son site internet son premier « fixing » de référence quotidien pour l’or à 256,92 yuans par gramme (39,66 dollars, soit environ 1.230 dollars l’once).

Dix-huit acteurs de marché participent à la détermination du nouvel indice de référence shanghaïen, a précisé l’opérateur boursier, pour la plupart des banques étatiques chinoises, mais aussi deux grands groupes aurifères du pays ou encore les banques étrangères ANZ et Standard Chartered.

Ouvert en 2002, le Shanghai Gold Exchange avait déjà lancé en septembre 2014 une place d’échanges « internationaux » ouverte aux institutions financières étrangères, dans le but avoué d’offrir une alternative aux places de New York et de Londres pour les transactions sur l’or.

La demande d’or en Chine continentale représentait 250,6 tonnes au quatrième trimestre 2015, soit plus du quart de la demande mondiale, selon le Conseil mondial de l’or (CMO), ce qui en fait le premier consommateur mondial devant l’Inde.

Le pays reste par ailleurs le principal pays producteur de métal jaune.

Pour autant, la Chine dépend de contrats fixés en dollars –devise de référence sur le marché international des métaux précieux–, subissant donc les fluctuations des devises sur fond de forte dépréciation du yuan depuis l’an dernier.

Le marché mondial reste par ailleurs largement dominé par le « fixing » du London Bullion Market –où l’once d’or a fini lundi soir à 1.234,30 dollars.
En proposant des contrats d’échanges libellés en yuans, Pékin cherche également à renforcer l’usage à l’étranger du renminbi (autre nom de la monnaie chinoise), dont il entend faire une devise internationale de référence.

Source:http://www.bilan.ch/economie/chine-lance-propre-cours-de-reference-lor

Tous keynésiens

source:http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/tous-keynesiens-560159.html

Traditionnellement favorables à des politiques de rigueur, les grandes organisations internationales – le FMI et plus récemment l’OCDE – préconisent désormais des relances budgétaires en Europe. Une re-conversion au keynésianisme, tout juste 80 ans après la publication de la Théorie générale. Mais le FMI comme l’OCDE ne disent pas comment en convaincre les Allemands…

Du FMI à l’OCDE – ces organisations internationales peu suspectes de gauchisme, et qui ont longtemps prôné la baisse des dépenses publiques -, le discours est désormais identique : pour sortir les pays industriels – l’Europe, avant tout -du marasme, une relance budgétaire est nécessaire. Vive la politique budgétaire ! crient les économistes, en choeur. Cette conversion au keynésianisme, tout juste 80 ans après la publication de la Théorie générale, oeuvre majeure du maître de Cambridge, prend la forme d’un mea culpa, et vient d’un constat d’évidence : même si le mot reprise revient depuis des mois dans le discours gouvernemental, notamment en France, l’économie européenne n’émerge pas des basses eaux conjoncturelles. Après une récession aussi violente que celle de 2008-2009, des forces de rappel auraient dû jouer, la croissance était censée repartir franchement, permettant d’effacer la perte d’activité. Il n’en a rien été. Une croissance d’un peu plus de 1%, à laquelle la zone euro parvient péniblement, ne permet pas de résoudre la question de l’emploi. Et les armes habituelles de politique économique, généralement mises en avant, sont singulièrement émoussées.
La politique monétaire ? Elle montre ses limites. La Banque centrale européenne (BCE) s’acharne à faire remonter la hausse des prix dans la zone euro, vers sa cible de 2% l’an, mais n’y parvient pas. En février, les prix dans la zone euro se sont même inscrits en baisse (-0,2%) sur douze mois. La chute de l’euro provoquée par la politique d’assouplissement monétaire (quantitative easing) aurait dû entraîner une inflation importée – puisque, mécaniquement, les prix des produits importés étaient censés augmenter -, mais nul ne la voit dans les statistiques. Et, en dépit des nombreuses incitations mises en place, le crédit bancaire ne repart pas vraiment.
Il est vrai que la politique monétaire est a priori un jeu à somme nulle. Quand les taux d’intérêt baissent, les emprunteurs voient bien sûr leurs charges financières diminuer, mais les prêteurs constatent à l’inverse une érosion de leurs ressources. C’est le cas des banques : les mesures coercitives de la BCE (taux d’intérêt négatifs), destinées à doper les prêts à l’économie, pourraient paradoxalement les conduire à relever leurs taux d’intérêt. La zone euro s’enfonce donc dans la léthargie, caractérisée par une croissance molle et des prix plutôt orientés à la baisse, faisant craindre un processus déflationniste. Un contexte dans lequel les fameuses réformes structurelles, que l’OCDE défend de longue date, sont difficiles à mettre en oeuvre, admettent les experts de l’organisation internationale.
Une relance centrée sur l’investissement

Comment en sortir ? Par la relance budgétaire, clament les organisations internationales, qui constatent les hoquets d’une reprise ne parvenant pas à s’installer, et l’existence de conditions financières particulièrement favorables. Si le PIB a retrouvé ou dépassé son niveau d’avant crise, selon les pays, l’investissement reste largement en dessous. Notamment celui du secteur public. Or la faiblesse actuelle des taux d’intérêt rend pleinement rentables de nombreux projets d’investissement qui ne l’étaient pas auparavant, souligne l’OCDE. Pourquoi ne pas profiter d’un loyer de l’argent au plancher pour investir ?
Les 19 pays de la zone euro en ont globalement les moyens, affichant un excédent record de leur balance des échanges extérieurs courants (3,7% du PIB en 2015). Cet excédent extérieur signifie que la zone euro produit plus qu’elle ne consomme, et ce à hauteur de 3,7% de la richesse produite. Et qu’elle prête cet excédent au reste du monde, alors que les besoins d’investissement existent bien sûr à travers l’Europe. Comment interpréter ce chiffre ? C’est comme si un ménage dont le logement a besoin de travaux, et dont la voiture montre des signes de fatigue, décidait tout de même de ne pas investir et de prêter à ses voisins la part de ses revenus non consommée. Une telle attitude aurait de quoi provoquer l’incrédulité. C’est pourtant celle des pays de la zone euro, considérés collectivement.
Bien sûr, l’Europe n’est pas fédérale. Certains pays n’ont pas vraiment les moyens. La France, par exemple, ne dégage pas d’épargne, si on la considère globalement – pas seulement les ménages qui épargnent effectivement. Sa balance courante est – légèrement – déficitaire. Autrement dit, le total de l’investissement et de la consommation dépasse en France le niveau de la production. En revanche, l’Italie et l’Espagne affichent une balance courante excédentaire. Et surtout l’Allemagne, dont l’excédent de la balance courante a frôlé les 9% du PIB en 2015. Un chiffre astronomique, qui témoigne des marges de manoeuvre allemandes. Ces 9% de PIB épargnés en 2015, l’Allemagne les a globalement prêtés au reste du monde.
L’impulsion ne peut venir que du secteur public

Compte tenu de l’attentisme des entreprises, l’impulsion ne peut venir que du secteur public. Or, si un État a les moyens d’une politique budgétaire de relance, c’est bien l’État allemand, avec son budget en excédent. Au prix d’une dégradation de son déficit ? Les Allemands ne veulent pas en entendre parler. Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble va en répétant que les relances budgétaires « ont perdu de leur efficacité » et que les gouvernements ne doivent pas se détourner des « véritables tâches », à savoir les réformes structurelles.
Cet avis n’est pas isolé. Outre-Rhin, tous les économistes « mainstream » ont en mémoire la relance ratée pratiquée au cours des années 1970. Les Allemands peuvent faire valoir que l’Europe est en croissance. Même si celle-ci est plutôt molle, même si la déflation menace. Ils jugent la situation satisfaisante.
Certes, la politique budgétaire n’est plus restrictive aujourd’hui. Rien à voir avec la période 2011-2013, quand la réduction à marche forcée des déficits publics a amputé la croissance de la zone euro de 3,88 points, selon des calculs récents de la direction générale du Trésor. En 2014, les déficits ont été beaucoup moins réduits. Et, depuis 2015, les budgets, considérés globalement, n’ont plus d’effets négatifs sur la croissance, puisque les déficits augmentent à nouveau, en termes structurels, corrigés de la conjoncture. Mais de là à parler de politique de relance… cette hausse des déficits structurels est trop modeste (+0,1 point de PIB en 2015, +0,2 point en 2016, selon Natixis) pour avoir un effet positif sur les économies.
« Mobiliser l’argent disponible au bon niveau »

La France, l’Italie, l’Espagne… pourraient-elles suppléer l’absence de volonté allemande de soutenir la croissance ? Un pays ne peut se lancer seul, et sans l’Allemagne… alors qu’une relance coordonnée en Europe aurait un effet positif sur la croissance, et donc sur les rentrées fiscales.
C’est tout le sens de la révolution keynésienne : si les coupes dans les budgets ont une efficacité toute relative – en termes de réduction du déficit, puisqu’elles aboutissent à amputer la croissance des économies, contribuant du même coup à augmenter les dépenses sociales (chômage) et à faire baisser les recettes fiscales -, les effets positifs d’une relance réussie par le déficit budgétaire peuvent aboutir in fine à la résorption de ce déficit. Quand l’agence Moody’s souligne le « trop de dette » de certains pays européens en regard de la croissance, les keynésiens ont une réponse paradoxale, mais qu’ils sont en mesure de défendre : en investissant – donc en s’endettant – de manière intelligente, l’Europe pourrait relancer vraiment sa machine économique, et donc réduire in fine le poids de sa dette.
Même Emmanuel Macron le préconise :
« Aujourd’hui, il y a besoin de politiques plus keynésiennes en Europe. Mais il ne faut surtout pas faire cette relance au niveau des pays, en particulier d’un pays comme la France » a-t-il déclaré lors des matinales FNTP-La Tribune.
« Avec mon collègue Sigmar Gabriel, nous avons proposé de créer un budget zone euro d’investissement et de stabilisation, avec une capacité d’emprunt au niveau de la zone euro, ce qu’elle ne fait pas », a ajouté le ministre de l’Économie.
« Nous avons un besoin d’infrastructures, mais il faut mobiliser l’argent disponible au bon niveau : la zone euro pour les financements publics, par un emprunt fédéral, et le secteur privé pour exercer un levier. C’est la seule réponse possible pour sortir d’une crise qui nous a conduits à créer un environnement économique déflationniste », a-t-il enfin considéré.

Chute de 7%:Fermeture des bourses chinoises

Après une chute de 7%, les Bourses chinoises de Shanghaï et Shenzhen ont interrompu leurs échanges. L’indice CSI300, indiçant les performances des 300 principales entreprises cotées sur les deux Bourses, s’est effondré en déclenchant une suspension anticipée des échanges pour la journée.

Les échanges ont été interrompus une première fois durant 15 minutes, mais cela n’a pas empêché la baisse des cours.

Un «conservateur» a été nommé à la tête de la Banque des règlements internationaux

Si Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, paraît inflexible, le nouveau président de la Banque des règlements internationaux (BRI) – son compatriote Jens Weidmann, gouverneur de la Bundesbank, la banque centrale allemande – l’est encore davantage. Ce dernier a été élu dimanche président pour un mandat de trois ans de cette institution bâloise surnommée la «banque centrale des banques centrales» et qui rassemble les principaux instituts centraux au monde. Il succédera le 1er novembre prochain au Français Christian Noyer.
«Jens Weidmann est un conservateur», souligne Cédric Tille, professeur de finance à l’IHEID à Genève. «Il est très sceptique quant aux programmes d’assouplissements quantitatifs lancés par la Fed et, plus récemment, la Banque centrale européenne», poursuit ce spécialiste des questions monétaires. Dans un portrait publié en début d’année, l’hebdomadaire allemand Die Zeit le qualifie d’«anti-Draghi», par référence au président de la Banque centrale européenne, partisan des politiques monétaires facilitant la reprise économique. A tel point que leur opposition, toute professionnelle au début, serait devenue d’ordre personnel, selon ce média de référence d’outre-Rhin.

Opposé aux politiques monétaires expansives

La Banque des règlements internationaux s’illustre depuis plusieurs années par les critiques qu’elle adresse aux politiques monétaires expansives pratiquées notamment par la Fed et, plus récemment, par la Banque centrale européenne. Le ton de ses prises de parole devrait se durcir sous la présidence de Jens Weidmann. Mais ses effets devraient rester limités. Selon le professeur Cédric Tille, «ses interventions n’exercent que peu d’effets sur les marchés financiers, au contraire des grandes banques centrales».

Source:http://www.letemps.ch/Page/Uuid/35241886-5594-11e5-8005-b2819b48d67e/Un_conservateur_a_été_nommé_à_la_tête_de_la_Banque_des_règlements_internationaux

Nous sommes tous nés keynésiens et nous sommes tous keynésiens

Dans ce monde interdépendant, nous sommes tous keynésiens aujourd’hui.

Nous avons tous utilisé à un instant de notre vie une précieuse relance keynésienne.

Le salaire nominal S doit se maintenir pour conserver un effet prix primordial à un équilibre minimal.

En Allemagne, même Angela Merkel vient de mettre en place un salaire minimal, preuve que la conscience keynésienne est nécessaire.

Une opposition des ménages contre les entreprises est contre productive et erronée car les entreprises représentent des ménages et des ménages conçoivent les entreprises.

Keynes était un grand Mathématicien.

Je peux que vous conseiller de lire son œuvre complète en Français d’origine « Théorie générale de l’emploi de l’intérêt et de la monnaie »

Ou bien lire Joseph Stiglitz un nouveau keynésien « la grande fracture »

car nous sommes tous keynésiens même malgré nous,

Pensez aux enfants, ils ont besoin de base solide, nous ne pouvons pas les laisser tomber.Les enfants sont tous nés keynésiens et ils auront tous besoin un jour d’une relance keynésienne.

Nathalie Lacladère.

Extrait Joseph Stiglitz au sujet de l’économie américaine, suivi de mes remarques

Vous soulignez le rôle de la finance dans la montée des inégalités. Quel est-il?

Joseph Stiglitz : La finance sort gagnante de ce système où les gens vivent à crédit, grâce aux intérêts perçus, aux commissions. L’argent va de la poche des Américains dans celles de banquiers. Le secteur financier est passé de 2,5% du PIB à 8% du PIB aux Etats-Unis. Sans apporter aucune amélioration à l’économie. Payer pour un meilleur moteur, cela peut-être intéressant. Mais payer toujours plus pour un système financier qui est de moins en moins efficace, voilà qui pose question. Un exemple : pour une épicerie de quartier, les seules commissions sur cartes bancaires représentent la moitié du bénéfice de l’épicier ! On comprend pourquoi les esprits les plus brillants se tournent vers les banques.

Comment en est-on arrivé là ?

Joseph Stiglitz : Reagan a dérégulé le secteur financier, ce qui a été une erreur majeure. Cette dérégulation a été étendue à toutes les entreprises, qui sont tombées sous la dictature du court terme. Les banques sont censées prendre de l’argent aux particuliers pour les reverser aux entreprises. Aujourd’hui, l’argent part des entreprises vers les riches particuliers.

Nathalie Lacladère : Là-dessus je reste plus nuancée que Joseph Stiglitz, car la finance n’est pas la cause principale des inégalités et forcément pour ma part l’argent du secteur financier a été redistribué en partie aux américains.

Pour ma part, le coût des études aux USA est bien plus problématique et source d’inégalité. Ce coût oblige une partie de la population de s’endetter sans avoir un bon retour sur investissement et sans pouvoir faire face à cette dette lourde pour un ménage américain.

Je souligne que Barack Obama est un des rares américains à avoir réussi un bon retour sur investissement en s’endettant.

Que pensez-vous de la proposition de Piketty, d’instaurer une taxation mondiale des capitaux, une sorte d’ISF mondial ?

Joseph Stiglitz : Je ne suis pas sûr ce que ce soit la meilleure approche. La montée des inégalités est liée aux changements de la règlementation que j’ai évoqués, au système fiscal régressif. La hausse du stock global de capital mise en avant par Piketty est liée à l’augmentation des prix du foncier et de l’immobilier. Cette valeur du capital peut être déconnectée de la richesse croissante des plus riches, qui est beaucoup plus certainement liée à des plus-values sur actions ou stock options. Il faut distinguer aujourd’hui la richesse et le capital. Pour résumer, on ne peut plus assimiler aujourd’hui la richesse d’une nation à la valeur de son stock de capital. Voilà pourquoi la suggestion de Piketty n’est pas forcément la plus opérante.

Nathalie Lacladère : Effectivement ce n’est pas en taxant le capital que les USA parviendront à faire face à une montée des inégalités.La proposition de Piketty n’est pas adéquate et n’est pertinente.

A mon sens,c’est plutôt en refondant leur système éducatif trop coûteux, et en refondant leur système de Santé trop coûteux(abus de consommation de médicaments également, surmédicamentalisation de la population américaine, mauvaise alimentation de la population américaine etc.) que les USA parviendront à rééquilibrer l’ensemble de la population américaine.

Source : http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/stiglitz-l-economie-americaine-est-malade-des-inegalites-501824.html

petite note sur l’analyse de Joseph Eugene Stiglitz

D’après Joseph Stiglitz, l’origine de la crise 2007 provient de la difficulté d’accès de la classe populaire américaine à l’éducation.

Je suis tout à fait d’accord avec lui.

Pour ma part, la crise des subprimes  en 2007  n’est qu’un leurre qui cachait l’iceberg.

On pointe le doigt vers un point visible (ici les subprimes)  pour cacher la forêt.

Je vais vous le détailler par la suite, je manque de temps, il faut vraiment que je trouve le temps pour vous en faire la démonstration.La preuve est scientifique et aussi technologique.

Bonne journée à vous et gardez courage et espoir, le ciel est bleu. Nathalie.