Il y a 80 ans éclatait la guerre d’Espagne

Source:l’humanité 

Il y a 80 ans, le 18 juillet 1936, un coup d’État militaire se répercute dans l’Espagne. S’en suit une guerre civile de trois ans. A cette occasion nous republions notre entretien avec Rémi Skoutelsky, historien spécialiste de la guerre d’Espagne, qui revient sur cet événement et sa postérité dans le siècle passé.

Comment éclate la guerre civile espagnole ?

Rémi Skoutelsky. Au début du XXe siècle, l’Espagne est encore quasiment au XVIIIe. La Catalogne et le Pays basque sont développés, mais le reste du pays est totalement féodal. Après les élections municipales de 1931, le roi, grand-père de l’actuel Juan Carlos, s’enfuit, et la République est proclamée. Elle ne sera pourtant jamais légitime. La petite bourgeoisie patriote est numériquement faible, et du côté ouvrier, la force dominante anarchiste reste hostile à toute  » démocratie bourgeoise « . Les deux piliers de la monarchie, l’Église et l’armée ne songent nullement à un compromis.

C’est un gouvernement de front populaire – alliance des socialistes, des communistes, et des républicains de gauche – qui est au pouvoir depuis le mois de février en Espagne. S’il y a déjà eu de nombreux putschs dans le pays, celui de 1936 s’inscrit dans un contexte international particulier. En Europe, la lutte fait rage entre l’alliance fascisme-nazisme et le mouvement ouvrier, surtout depuis que le Komintern a abandonné sa ligne gauchiste qui mettait dans le même sac démocratie et fascisme.

La conjuration militaire déclenche le putsch à l’issue de plusieurs semaines de guerre civile larvée : grèves dures d’un côté, assassinat de militants et de républicains de l’autre. Avant même l’intervention de Mussolini et Franco au côté des factieux, le monde entier lit les événements à travers la grille fascisme-antifascisme. L’échec du coup d’État entraîne une révolution dans la zone restée fidèle à la République et, inévitablement, la guerre civile, qui plonge immédiatement l’Espagne au coeur des affrontements internationaux.

Pour quelles raisons l’Angleterre et la France refusent-elles d’intervenir ?

Rémi Skoutelsky. Les intérêts de ces deux États ne sont pas identiques. La bourgeoisie anglaise est d’emblée favorable aux putschistes, même si elle voit d’un mauvais oeil l’ingérence de Hitler et Mussolini. La France, elle, est gouvernée par un Front populaire. La première réaction de Blum est d’ailleurs d’envoyer des avions en Espagne, qui permettront de constituer l’escadrille Malraux. Au bout d’une dizaine de jours cependant, il estime que la meilleure tactique consiste à installer un cordon sanitaire autour de l’Espagne afin que ni l’Italie ni l’Allemagne ne puissent aider les nationalistes. Compte tenu du rapport de forces initial, cela aurait peut-être assuré la victoire républicaine.

Mais malgré l’accord de non-intervention, Allemands et Italiens continuent à ravitailler Franco sans discontinuer. En France, le gouvernement doit affronter une violente campagne de droite . Les radicaux, par crainte que l’Allemagne ne se saisisse de ce prétexte pour déclarer la guerre à la France, menacent de faire exploser la coalition de Front populaire si Blum aide l’Espagne. En outre, la Grande-Bretagne a prévenu la France de la caducité de leur alliance si la guerre éclatait pour ce motif-là. Mais la peur la plus déterminante, chez Blum, est vraisemblablement celle d’une réaction de l’armée en France. Il maintient donc la politique de  » non-intervention « , même si les armes soviétiques passeront par la frontière des Pyrénées.

La guerre d’Espagne génère un formidable mouvement de solidarité qui conduit pour la première fois des milliers de volontaires à combattre pour une nation qui n’est pas la leur. Comment s’explique cet élan ? Qui s’engage, et pourquoi ? Quel rôle jouent les Brigades Internationales sur le terrain ?

Rémi Skoutelsky. Toute l’Europe vit au rythme de ce premier conflit de l’ère des médias. Les opinions publiques sont exacerbées. En France par exemple, les tensions restent vives après la fin de la grève générale de l’été 1936. On y vit en fait une véritable guerre civile par procuration, à travers l’Espagne. Entre 1936 et 1939, être de gauche, antifasciste, ou humaniste, c’est d’abord soutenir la République espagnole. Le corollaire de l’existence de régimes fascistes est l’arrivée massive dans les pays voisins de l’Espagne, à commencer par le nôtre, d’une importante immigration antifasciste. Des centaines de communistes allemands, d’anarchistes italiens ou de réfugiés des pogroms juifs polonais rejoignent dès l’été 1936 les milices ouvrières espagnoles. Lorsque l’URSS se décide enfin à aider la République, par des livraisons d’armes d’une qualité au demeurant douteuse, il ne saurait être question d’envoyer en masse des soldats. Elle cherche en effet à se rapprocher de la France et de la Grande-Bretagne et ne veut surtout pas prendre le risque de s’attirer leur hostilité. Étant donné le potentiel de volontaires antifascistes, le Komintern décide donc de créer les Brigades internationales. Elles draineront 35 000 combattants : des ouvriers, dans leur écrasante majorité, de tous pays mais d’abord de France, plus tout jeunes, et loin d’être tous communistes. Ils joueront un rôle fondamental dans la bataille de Madrid et dans l’organisation de l’armée républicaine.

Quel est l’élément décisif de la défaite du camp républicain ?

Rémi Skoutelsky. Quoi qu’en disent certains historiens, le déséquilibre en armement est flagrant, quantitativement et qualitativement, entre les républicains qui ne disposent que du matériel soviétique pas toujours de première main, et Franco qui bénéficie d’une aide à guichet ouvert des nazis. C’est d’abord cela qui a pesé. L’affrontement inégal entre une armée professionnelle côté factieux, renforcée de surcroît par des dizaines de milliers de soldats italiens (heureusement pas très motivés), et des militants prêts au sacrifice suprême mais inexpérimentés côté républicain constitue, à mon avis, avec le déséquilibre des armes,la première cause. Les divisions du camp républicain lui ont aussi porté préjudice et il est trop simple de les attribuer uniquement au Parti communiste espagnol. Mais son rôle de parti de « l’ordre » et l’interventionnisme de moins en moins discret des Soviétiques pour remettre en cause les conquêtes révolutionnaires de l’été 1936 pèsent.

L’attaché militaire de l’ambassade de France – pas à proprement parler un gauchiste – note alors : « Si le gouvernement d’ici devait perdre la guerre, ce ne serait pas pour des fautes tactiques et techniques, mais pour avoir porté atteinte à sa seule force, l’élan révolutionnaire de l’armée. »

Pourquoi les divisions républicaines ne se sont-elles pas effacées derrière une sorte d’union sacrée ?

Rémi Skoutelsky. On a peine à imaginer la violence de la société espagnole de l’époque, y compris au sein du mouvement ouvrier. Les luttes entre socialistes et communistes français, dans les années vingt-trente, par exemple, ne sont rien à côté des affrontement entre la centrale syndicale socialiste, l’UGT (Union générale des travailleurs), et les libertaires de la CNT-FAI (Confédération nationale du travail – Fédération anarchiste ibérique). Les méfiances réciproques ne s’effacent guère pendant la guerre civile. Si des militants anarchistes sont  » liquidés « , des communistes sont également assassinés par des libertaires. L’important est de comprendre que cette méfiance, exacerbée par le rôle des Soviétiques, se traduit à tous les niveaux : du gouvernement aux unités sur le front. La tentative d’éradication du POUM, parti communiste antistalinien (après les journées insurrectionnelles de Barcelone en mai 1937) n’est pas faite non plus pour apaiser les inquiétudes des démocrates.

Quel lien peut-on établir entre cette guerre d’Espagne et la Seconde Guerre mondiale ?

Rémi Skoutelsky. Il s’agit d’un prélude, de la première bataille. Le gouvernement républicain ne s’y était d’ailleurs pas trompé. Son objectif, à partir de l’été 1938, était de tenir jusqu’à la guerre pour bénéficier de l’aide de la Grande-Bretagne et de la France.

Par ailleurs, elle a joué le rôle fondamental de laboratoire de l’armée nazie : la  » guerre éclair  » qui écrasera la France en quelques semaines est, par exemple, testée en Aragon. Enfin, les vétérans de la guerre civile joueront un rôle déterminant du côté des Alliés. On retrouvera ainsi des Espagnols dans la Résistance française et des anciens des Brigades internationales, dans les FTP (Francs-tireurs et partisans), les FFI (Forces françaises de l’intérieur), les commandos américains ou encore les maquis de Tito.

La dictature de Franco peut-elle être imputée à l’indifférence des puissances occidentales ?

Rémi Skoutelsky. Après-guerre, c’est certain. À partir de 1943, Franco se rapproche des Américains. La tentative des maquisards espagnols de reprendre l’offensive, à partir du Val d’Aran en 1944, est un désastre. La guerre froide arrivant, Franco est dans le  » bon  » camp. Mais, au-delà, on peut retenir un aspect positif de cette guerre. À mon avis, l’Europe est née en Espagne, car les peuples européens se sentent directement concernés par ce qui s’y passe. L’internationalisme n’est pas qu’un humanisme. Il repose sur la solidarité, donc sur un sentiment de proximité : ce qui se passe là-bas peut se passer chez nous. Mais le phénomène des Brigades internationales est aussi étroitement lié aux conditions historiques : il reste unique dans l’histoire. Il serait toutefois faux de prétendre que la conscience internationaliste est morte avec la République espagnole. Il n’est qu’à voir l’élan de solidarité en France au moment des attentats de Madrid, ou les mouvements altermondialistes. Le rapport à la violence, à l’engagement physique, lui, est différent.

Majority of Scots willing to leave UK

Scotland’s First Minister Nicola Sturgeon has told the BBC that Holyrood could try to block the UK’s exit from the EU.
She was speaking following a referendum on Thursday which saw Britain vote by 52% to 48% to leave Europe.
However, in Scotland the picture was different with 62% backing Remain and 38% wanting to go.
SNP leader Ms Sturgeon said that « of course » she would ask MSPs to refuse to give their « legislative consent ».
Keep up with the latest news following the Brexit vote
Fear of populism haunts European press
Corbyn under pressure amid top team revolt
Leader of the Scottish Conservatives, Ruth Davidson, insisted the Edinburgh parliament did not have the required authority to block Brexit.
In an interview with the BBC’s Sunday Politics Scotland programme Ms Sturgeon was asked what the Scottish Parliament would do now.
Ms Sturgeon, whose party has 63 of the 129 Holyrood seats, said: « The issue you are talking about is would there have to be a legislative consent motion or motions for the legislation that extricates the UK from the European Union?
« Looking at it from a logical perspective, I find it hard to believe that there wouldn’t be that requirement – I suspect that the UK government will take a very different view on that and we’ll have to see where that discussion ends up. »

source:bbc

Jacques Attali : « La fermeture engendre la barbarie »

Source:le journal le monde

 Le référendum sur le “Brexit” va laisser des traces profondes » J’ai toujours pensé que les Britanniques rejetteraient le « Brexit ». La sortie de l’Union européenne serait un suicide pour le Royaume-Uni. Il existe, dans l’histoire, des cas où des nations se sont suicidées, mais je ne crois pas que ce soit la tentation des Britanniques. Dans tous les cas, pourtant, cette campagne va laisser des traces profondes. Une idée est en train de s’installer : l’Europe n’est pas irréversible.

Ceci est d’ailleurs inscrit dans un péché mortel commis par les Européens dans la négociation avec le Royaume-Uni, en février, pour permettre à David Cameron de dire qu’il voterait « oui » au maintien dans l’Union. Cet accord dit que les traités ne seraient plus obligés de s’inscrire dans la perspective d’« une intégration plus grande ». Avec une très grande ambiguïté d’ailleurs, car il n’est pas clairement dit si cela concerne le Royaume-Uni, ou si cela concerne l’ensemble du projet européen.

Cette crise s’inscrit dans un mouvement plus profond : nous avons accepté la mondialisation, mais nous n’avons pas mis en place une règle de droit commune. Or, sans elle, il ne peut pas y avoir de globalisation réelle du marché. Deux fois déjà, dans l’histoire, cette absence de règle de droit a produit des ­effets désastreux. En 1780, il y a eu une première vague de mondialisation pour des raisons à la fois économiques et technologiques, idéologiques, culturelles avec les Lumières.

Et puis le mouvement s’est arrêté. Etonnement, le premier signal d’arrêt a été l’interdiction d’écrire des opéras en italien et l’obligation d’écrire des opéras dans les langues nationales. Trente ans de guerre ont suivi. En 1910, tout semblait lancer un XXe siècle heureux : la technologie, la démocratie, la démographie, la mondialisation. La fermeture a engendré la barbarie. Nous sommes aujourd’hui dans un moment de même nature. On a tout pour créer une ­globalisation démocratique et heureuse, et on est en train, progressivement, un peu partout à travers le monde, de se replier sur le national.

« Une nouvelle crise de l’euro est inévitable » Tout se met en place pour une grande crise de la zone euro, indépendamment de la question britannique. Pour plusieurs raisons. D’abord, la zone euro est incomplète. Nous n’avons pas mis en place l’accord budgétaire de limitation des dépenses, qui permet d’avoir une coordination budgétaire, et nous n’avons pas mis en place la totalité de l’accord bancaire.

A la prochaine récession, nous n’aurons plus, et la Banque centrale européenne [BCE] n’a déjà plus, les moyens de faire face. La crise de 2008 a entraîné un tel gaspillage de dépenses publiques qu’on se retrouve avec 100 % de dette publique en France et dans beaucoup d’autres pays, et les taux d’intérêt sont à un niveau négatif. Donc la BCE n’a plus les moyens de résister et l’euro ne tiendra plus face à la récession suivante.

D’autre part, et c’est plus grave encore, nous n’avons pas mis en place les mécanismes de la discipline commune, et les intérêts de la France et de l’Allemagne sont désormais totalement divergents. La France a intérêt à avoir un euro faible, une inflation forte et des taux d’intérêt bas ; pour l’Allemagne, c’est l’inverse, notamment pour financer ses retraites.

« Le risque d’une troisième guerre mondiale en 2025-2030 » Seul un nouveau projet, une nouvelle avancée dans une construction européenne, pourrait nous permettre de recréer une convergence d’intérêts franco-allemande. Les Européens sont en train, trop lentement, de comprendre que plus personne n’assure leur défense face à des menaces nouvelles. Les Américains ne sont plus là, qu’on le veuille ou non.

Donald Trump ou Hilary Clinton n’y changera rien. Non seulement ils n’assurent plus la défense de l’Europe, mais plus non plus celle de la Méditerranée, de l’Afrique et même du Moyen-Orient. Il faut créer une Europe de la sécurité et de la défense, financée par des euro-obligations, pour défendre nos frontières et faire face aux nouveaux risques régionaux. Les peuples s’unissent pour se protéger. La prochaine étape de la construction européenne est la protection contre toute forme de menace.

Depuis longtemps, je prédis que la troisième guerre mondiale, si rien ne change, est pour 2025-2030. Tout semble se mettre en place. Les Européens sont au cœur de l’enjeu. S’ils se donnent le projet de se défendre ensemble, alors ils pourront faire face. Si nous ne sommes pas capables de nous rassembler, de créer les conditions de développer l’Afrique, qui est notre menace en même temps que notre paradis, nous courons à la catastrophe.

« L’élection présidentielle : plus le temps passe, plus j’ai envie d’être candidat » Je suis consterné, chaque jour davantage, quand je vois le tour que prend la campagne présidentielle. Chacun s’évertue à retarder le moment où on va parler des enjeux. Je suis scandalisé quand je vois les candidats à la primaire républicaine ne parler que de leur personne, n’annoncer aucun programme global et dire, eux-mêmes, que le programme de la primaire ne sera pas celui du candidat à la présidentielle. Je suis tout autant scandalisé quand je vois la gauche annoncer une primaire pour ­janvier [2017], ce qui signifie qu’elle n’aura pas de programme avant février, un programme sans doute improvisé sur un coin de table ou dans un discours de meeting.

On n’aura donc pas fait mûrir, dans l’opinion publique, les grands sujets qui impliquent des réformes. Je suis convaincu que la France ne se réforme que de façon brutale ou plus exactement massive, parce que c’est son histoire. Et pour réformer de façon massive et démocratique, il faut que la campagne présidentielle soit le lieu de cette maturation des idées. J’ai essayé de cerner quelques idées centrales de réforme majeure à faire dans un livre collectif. Elles ne sont absolument pas débattues.

Les candidats s’empressent surtout de ne pas débattre sérieusement. La réforme des institutions et de l’école maternelle, l’augmentation des moyens de la défense et de la justice, le bouleversement de la politique culturelle, les départements et territoires d’outre-mer, l’environnement, la francophonie… Autant de sujets majeurs dont personne ne parle, mais qui font, pourtant, l’identité française et qui détermineront la place de la France au XXIe siècle.

Les mois qui nous séparent de la présidentielle sont fondamentaux : c’est dans cette période que doit se cristalliser le lien entre une personne et des propositions, et si cette personne et ces propositions sont identifiées, si elle est élue, alors cette personne aura un mandat clair pour agir. C’est le seul cas de figure où la réforme est possible.

Et plus le temps passe, plus l’absence de débat me consterne, plus j’ai envie d’être moi-même candidat à l’élection présidentielle. La seule chose qui pourrait m’empêcher d’y aller, c’est la peur du ridicule.

Germany makes plans for a post-Brexit Britain and wants us to still trade with the EU

by then.co.uk

GERMANY is already making plans to keep business going with Britain just hours after it was announced Brits had voted for Brexit.

Boris Johnson has said there is no need to rush the process of leaving the EU but it looks like it needs us as work is already underway to draw up terms.

German business paper Handelsblatt reports Germany wants to offer us ‘associated partnership status’ with other European Union countries.

This is according to an eight-page document entitled “The German strategy regarding a Brexit”, where the finance ministry said it wanted “to offer constructive exit negotiations” with other EU members, and adds it expects the talks between Brussels and London to be difficult.

The precise terms of the “associated partnership status” will depend on the deal hammered out between Britain and the remaining EU members.

It would draw up a framework for co-operation between us and the European Union and could include political, trade, social, cultural and security links.

Germany’s strategy comes after Brussels chiefs demanded Britain get on with leaving the EU.

In a joint statement from Commission President Jean Claude Juncker and EU Council chief Donald Tusk, the PM was urged to invoke Article 50 – effectively Britain’s resignation letter – as soon as possible to kick-start talks over a departure.

They said: “This is an unprecedented situation but we are now united in our response.

“We now expect the United Kingdom government to give effect to this decision of the British people as soon as possible, however painful that process may be.

“Any delay would unnecessarily prolong uncertainty.”

But in his resignation speech earlier today David Cameron signalled the UK would not be in a position to begin divorce negotiations until a new PM is in Downing Street this October.

Britain remains a member of the EU with all the rights – and obligations – until the process of negotiations over the terms of a departure is settled.

Invoking Article 50 begins a two-year period of talks to try and thrash out terms.

Earlier today European Parliament chief Martin Schulz threatened to hit Britain with “consequences” – to show other EU member states they should not follow the UK out of the door.

‘Brexit’ Opens Uncertain Chapter in Britain’s Storied History

By Steven Erlanger New York Times

LONDON — Asked to vote in or out, Britain has chosen decisively to cast off its 43-year-old membership in the European Union, leaving it to face a more complex question: What kind of nation will it be now?

Will Britain be the outward-looking, entrepreneurial, confident country that makes its independent way in the world, as the leaders of the Leave campaign insisted it could be?
Or will it retreat to become a Little England, nationalist and a touch xenophobic, responding to the voters that drove it to quit the European Union?

Even more important: Will it even hold together? With Scotland deeply pro-European, pressure will increase for another independence referendum that could bring an end to the United Kingdom.

Britain, a nation whose storied history has encompassed the birth of constitutional government, global empire, royal pageantry and heroic defense against fascism, is entering unknown territory.

The questions about its new path could remain unresolved for years. On Friday morning, at least, Britain remained a member of the European Union in full standing, just as it was 24 hours earlier.

But the impact of this plebiscite is likely to be profound and long-lasting, well beyond the immediate tumult in the financial markets, and the questions about Britain’s future will be answered against the backdrop of potential political, legal and economic upheaval.

A Conservative government with its first majority since 1992 has ripped itself apart on a global stage and is badly damaged. The main question on that front seems to be whether Prime Minister David Cameron and his top aide, George Osborne, the chancellor of the Exchequer, leave slowly or speedily. An early general election is not out of the question.

Once Britain begins the formal process of withdrawing from the European Union by exercising Article 50 of the treaty that governs membership in the bloc, it will trigger a two-year clock on negotiations, a period in which Britain — including millions of European citizens living in Britain and British citizens living in the European Union — will be in limbo.

And if the British Treasury, the Bank of England, the International Monetary Fund and the Institute for Fiscal Studies are to be believed, the British economy is in for a severe shock. The Treasury estimates that the British gross domestic product, representing the size of the economy, will fall by 3.5 percent, clobbering tax receipts; that half a million people will lose their jobs; and that housing prices (and thus personal wealth of homeowners) will fall by 10 percent.

Those estimates were criticized by the Leave campaign, including senior members of government, as unfounded fear mongering. Now Britain will find out how accurate they are.
This vote was a severe shock to Britain’s political class from voters who are angry, confused and deeply distrustful of elites.

The Labour Party joined Mr. Cameron in campaigning to stay in Europe, as did nearly all the other parties represented in Parliament, with the exception of the Democratic Unionists and the U.K. Independence Party, which was founded on a platform of leaving the European Union. Yet despite that solid wall of establishment voices — or perhaps because of them — Britain voted for a fundamental change in direction.

“The British political class should pay attention,” said Tony Travers, professor of government at the London School of Economics.

“There is a lot of disaffection with both main parties,” he said. In 1955, the Conservatives and Labour won 97.5 percent of the vote, but in last two elections, the two won only about 66 percent of the vote, he said.

Graphic | Repercussions of Britain’s Exit From the E.U. Investors, policy makers and countries face a messy breakup with vast financial, economic and political implications.

“Into that vacuum something else has to move, but what?” Mr. Travers asked. “The political class has to wonder how to appeal to those who increasingly feel left out of the system, how to stop large numbers of voters feeling cut out of economic change and success.”

The Conservative Party is already split between traditional establishment figures like Mr. Cameron and others who embraced the anti-elite, anti-immigration posture of the Leave campaign, most prominently the former mayor of London, Boris Johnson, and one of Mr. Cameron’s senior cabinet members, Michael Gove.

En Aquitaine a lieu le « plus grand chantier de reboisement de tous les temps »

Les sylviculteurs du Sud-Ouest croient à nouveau en leur avenir. Ils l’ont chaleureusement confirmé à Stéphane Le Foll, qui est aussi leur ministre.Malmené cet été par les agriculteurs, Stéphane Le Foll, qui est aussi ministre de la Forêt, a pu goûter aux joies du succès auprès des sylviculteurs lors de la 98e assemblée générale du Syndicat des sylviculteurs du sud-ouest (SSSO), à Morcenx (Landes), dont il était l’invité vedette à la mi -septembre et où se sont pressés près de 500 professionnels.

« C’est la première fois que nous avons un ministre de la Forêt et depuis qu’il est en fonction il en fait plus pour la forêt que les trois ou quatre ministres de l’Agriculture précédents », se réjouit Christian Pinaudeau, secrétaire général du SSSO, présidé par Bruno Lafon, à l’unisson d’une filière dont les représentants n’ont pas hésité à applaudir le ministre lors de son arrivée à l’AG, en compagnie d’Alain Rousset, président de la région Aquitaine, et d’Henri Emmanuelli, président du Conseil départemental des Landes. 

Atteindre 150 millions de mètres cubes

Après celle de 1999, la tempête Klaus de 2009 a très sévèrement frappé le massif des Landes de Gascogne, qui s’étend sur 987.950 hectares (Centre régional de la propriété forestière d’Aquitaine) répartis sur Gironde, Landes et Lot-et-Garonne, et en particulier le département des Landes, où se trouve le cœur de la forêt (664.722 hectares). A noter que la forêt des Landes de Gascogne ne se superpose pas exactement avec la région des Landes de Gascogne, qui est un peu plus grande.

« Avant la première des deux tempêtes, la production annuelle de bois était de l’ordre de 160 millions de mètres cubes (Mm3). Actuellement nous sommes autour de 70 Mm3 et notre objectif est de remonter entre 140 et 150 Mm3 par an dans les plus brefs délais. Aujourd’hui nous exploitons 100 % du stock », explique Christian Pinaudeau.
Une situation qui pourrait être le signe de la poursuite de la crise enclenchée par la tempête de 2009. Mais cet étranglement sur les volumes de bois disponibles, qui découle de la destruction massive du cheptel forestier, a désormais un horizon. Après le nettoyage, réalisé à près de 98 %, le rythme des plantations a permis d’atteindre les objectifs fixés.

« C’est le plus gros chantier de reboisement d’Europe et de tous les temps. Nous en sommes déjà à 130 -140.000 hectares d’engagement et le massif sera reboisé à 90 % en 2017, nous allons atteindre les 200.000 hectares », pronostique Christian Pinaudeau.
Le pin à 30 ans contre 40
Cet effort historique a mobilisé la profession mais aussi l’Etat, dont l’aide sur la période 2009-2017 s’élève à 470 M€, auquel Stéphane Le Foll a promis d’ajouter 60 M€ d’aide supplémentaire. Une des clés majeures de cette sortie de crise vient des progrès réalisés par l’Inra (Institut national de la recherche agronomique).

Plus grande forêt cultivée d’Europe, le massif des Landes de Gascogne va bénéficier d’une innovation de l’institut, qui a réussi à réduire la durée de rotation des pins maritimes en jouant sur la sélection, « pas sur la génétique », souligne Christian Pinaudeau. Grâce à cette innovation, les pins maritimes arriveront à maturité à l’âge de 30 ans au lieu de 40. Un gain de 10 ans qui va permettre de booster la production. Cette bonne nouvelle arrive alors que la filière a dévoilé à l’occasion de cette AG le lancement son Plan de développement forestier 2015 -2030.

Retour des centimes forestiers ?

Structuré en concertation avec l’Etat, ce programme à 15 ans porte sur quatre axes principaux : protection de la forêt-changement climatique, techniques sylvicoles-productivité-rentabilité de la forêt cultivée, qualification de la ressource pour une meilleure valorisation, formation-information des sylviculteurs. Stéphane Le Foll s’est par ailleurs engagé à appuyer les sylviculteurs dans la constitution d’un Fonds phyto forêt, se félicitant de l’excellence de leur organisation professionnelle.
Il a également jugé légitime la demande de récupération par la filière des centimes forestiers versés aux chambres d’agriculture. Les forestiers estiment en effet que leur contribution au fonctionnement des chambres d’agriculture ne correspond pas aux bénéfices qu’ils en retirent. « Avant tout allait financièrement bien, ça ne posait pas de problème. Aujourd’hui c’est très différent. Et comme l’a dit Margaret Thatcher en son temps, « I want my money back » (je veux récupérer mon argent) », expose Christian Pinaudeau. Des centimes forestiers qui représentent une contribution de 1,2 M€ en Aquitaine. 

Source:http://objectifaquitaine.latribune.fr/business/2015-10-12/en-aquitaine-a-lieu-le-plus-grand-chantier-de-reboisement-de-tous-les-temps.html

Results point to Conservative majority in parliament

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David Cameron is heading back to Downing Street after a dramatic election victory, with results pointing to an outright Conservative majority in parliament. But the country he leads faces unprecedented strain after a night of triumph for Scottish nationalists.

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With most results in, the Conservatives are projected to win more than the 323 seats Mr Cameron needs for an effective majority – a far better result than senior Tories had imagined possible. Early on Friday the party looked set to win the largest tally of Tory seats in nearly 20 years.

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In a conciliatory message to voters in Scotland, Mr Cameron said after winning his seat in Witney that he would work for the whole country.

“We must reclaim the mantle we should never have lost: the mandate of one nation, one United Kingdom,” he said.

The number of Tory MPs elected reflected the Conservative strategy of carefully targeting key seats, but the party’s share of the national vote with 568 seats declared was 35.5 per cent, 0.5 of a percentage point higher than in 2010.

Meanwhile Labour was predicted to win just 239 seats, putting the party on course for its worst election result since 1987 – a crushing disappointment for leader Ed Miliband, who had believed he was on the brink of power.

Labour won 31.2 per cent of the national vote with 568 seats declared, up 1.4 percentage points on the last election. The party’s huge losses in Scotland more than wiped out its modest gains in London and elsewhere.

The biggest gainer of the night in terms of vote share was the anti-EU UK Independence Party, which won 12.3 per cent of the vote. But the first-past-the-post electoral system meant the party was only likely to win two MPs.

Mr Miliband may not survive as party leader, while Nick Clegg, Liberal Democrat leader, hinted he might quit after what he called “a cruel and punishing” night for his party.

The Liberal Democrats were crushed across the country, with projections that they would lose 46 of their 56 seats and win only 7.9 per cent of the popular vote. The party’s most high-profile casualties included Vince Cable, business secretary, former Lib Dem leader Charles Kennedy and Simon Hughes, a former deputy leader.

Currency markets reacted swiftly to prospects of a Conservative government, with sterling up 1.8 per cent against the dollar to $1.5513 and gaining 2.2 per cent versus the euro.

But the other big story was the Scottish National party surge, which swept away Labour and the Lib Dems. The SNP’s strong finish could embolden it to push for a second independence referendum.

The nationalists won 56 of 59 Scottish seats, prompting Alex Salmond, the party’s former leader, to declare: “The Scottish lion has roared this morning.”

The election has exposed deep divisions in the UK, with Scotland turning to a leftwing, separatist party and England choosing Mr Cameron’s centre-right Tories. Mr Salmond said Mr Cameron no longer had “legitimacy” in Scotland.

Boris Johnson, newly elected Tory MP for Uxbridge, suggested Mr Cameron would move to create a more federal UK. “There has to be some sort of overall offer,” the London mayor said.

A desolate Neil Kinnock, former Labour leader, said his party appeared set for a “very disappointing night”, reminiscent of his own defeat in 1992 when voters declined to tell pollsters they were preparing to vote Tory.

The most vivid sign of the political landscape shifting came at 1.45am in Nuneaton, in central England – a top Labour target – where the Conservatives held on comfortably. Instead of a swing to Labour, there was a 3 per cent swing to the Tories.

A 10pm exit poll on Thursday night indicating a swing to the Tories was greeted with surprise and jubilation by the party. Michael Gove, chief whip, said that if it was borne out by results it would show that Mr Cameron had “clearly won the election”.

Mr Cameron, who returned to Downing Street early on Friday morning, is now expected to try to form a pure Conservative government, knowing it is unlikely all other parties would unite in the Commons to defeat him on any issue.

At the start of the evening Harriet Harman, Labour’s deputy leader, insisted that Mr Miliband could emerge as prime minister at the head of an anti-Tory bloc, even if her party finished a distant second. But within hours, senior Labour figures were admitting that David Cameron would end up in Downing St.

That followed a series of huge setbacks for the party, encapsulated by the defeat of Douglas Alexander, Labour’s campaign chief, at the hands of a 20-year-old SNP student.

Jim Murphy, the party’s leader in Scotland, was also swept away by the SNP tide and the nationalists also captured Kirkcaldy, previously held by Gordon Brown, the former Labour prime minister and chancellor.

Other big names to lose their seats included the Lib Dem ministers Danny Alexander, Treasury chief secretary, Ed Davey, energy secretary, and David Laws, schools minister.

In spite of losing the Scottish independence referendum by 55-45, the SNP surge at this election could lead to further demands for a more federal settlement in the UK, and add to pressure for a second referendum.The 2015 election could also herald a further loosening of the ties that hold the UK together, as the SNP continued to strengthen its grip on politics in Scotland. In Glenrothes, the party secured a 35 per cent swing, unprecedented in any UK general election.

The UK Independence party was on course to become the third-biggest party in Britain in terms of the popular vote, but predictions suggested Nigel Farage’s party would win only a handful of seats.

Indeed Ukip sources said Mr Farage could fail to win South Thanet, the Kent seat he is contesting. Mr Farage has said he would quit as Ukip leader if he failed to get elected, offering another potential cause for Tory celebration.

If the exit polls are correct, the national result will be a vindication of Conservative party campaign chief Lynton Crosby’s strategy of focusing on two themes in the election: economic competence and Mr Cameron’s leadership.

The leadership was criticised by MPs and even donors in recent weeks for running a sterile and negative campaign, amid growing nervousness after five weeks of deadlocked polls.

High quality global journalism requires investment. Please share this article with others using the link below, do not cut & paste the article.  In the end, Mr Cameron and his campaign were vindicated. But with Scotland appearing to pull away from the union and with the Conservatives’ promised referendum on EU membership looming, the prime minister’s toughest work may lie ahead.
source: financial times très bon article

Tourisme: la France sur la deuxième place du podium en 2015

La France a retrouvé de son attractivité et de sa compétitivité en matière de tourisme, selon un rapport bisannuel, publié mercredi 6 mai par le Forum économique mondial (WEF) à Genève.

Dans l’édition 2015 de ce rapport, la France occupe le deuxième rang, une bien meilleure place que le 7ème rang affiché en 2013.
Les économistes du WEF ont particulièrement salué les bonnes performances de la France en matière de ressources culturelles (2ème rang dans ce critère) et d’infrastructures (4ème rang).
Le rapport sur la compétitivité des voyages et du tourisme du WEF établit un classement de 141 pays, à partir de 14 critères. Pour chaque critère, il y a un index, et le classement final est issu du cumul des performances dans chaque critère.

La France est cependant très mal classée dans le critère des prix, les touristes estimant que la France est un pays très cher. Elle occupe le 139ème rang pour ce critère.

L’Espagne en tête 

En 2015, c’est l’Espagne qui prend pour la première fois de son histoire la tête de ce classement, détrônant la Suisse, qui glisse au 6ème rang.

Selon le WEF, l’Espagne émet « ainsi un signal positif d’amorce de redressement du pays ».

La position de leadership de l’Espagne s’explique par son attrait culturel (numéro 1 dans ce critère), ainsi que la qualité de ses infrastructures (2ème rang), indique le WEF.

Après l’Espagne et la France, figurent l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Australie, l’Italie le Japon et le Canada.

Dans les pays émergents, la Chine (17ème rang) et le Brésil (28ème rang) ont réussi à se classer parmi les 30 pays les plus attractifs.

« La diversité qui caractérise les 30 premières places du classement démontre qu’un pays ne doit pas être nécessairement riche pour jouir d’un secteur touristique florissant », a relevé Roberto Crotti, économiste au WEF.

« Pourtant, de nombreux pays doivent encore fournir de gros efforts pour relever les défis du tourisme, notamment en développant leurs politiques de délivrance des visas et en améliorant la promotion de leur héritage culturel, et la protection », a-t-il ajouté.

6 pays européens dans le top 10

Le WEF relève encore que 6 pays européens figurent parmi les 10 premiers du classement.

Pour les experts du WEF, les voyageurs de la classe moyenne issus des pays émergents, les seniors et les jeunes de la génération Y sont des cibles prometteuses pour le secteur du tourisme.

Le secteur mondial du voyage et du tourisme, qui représente déjà près de 10% du PIB mondial, s’est développé en moyenne de 3,4% par an au cours des quatre dernières années, soit plus vite que la croissance mondiale, qui n’a été que de 2,3% durant la même période.

Dans les cinq prochaines années à venir, le développement du secteur pourrait s’accélérer au point d’atteindre 5,2% par an, selon le World Travel & Tourism Council (WTTC), le Conseil mondial du voyage et du tourisme.

Source: challenges.fr

La croissance devrait être de 2% en Allemagne en 2015

BERLIN (Reuters) – La fédération de l’industrie allemande (BDI) est plus optimiste qu’il y a trois mois sur les perspectives de croissance de l’Allemagne cette année en raison de la faiblesse des cours du pétrole, de la vigueur de la consommation et de la baisse de l’euro.

« Pour cette année, nous nous attendons à une croissance du produit intérieur brut (PIB) d’environ 2% », a dit le président de la BDI, Ulrich Grillo, cité dimanche par le quotidien Handelsblatt.

La BDI prévoyait en janvier une croissance de 1,5% cette année pour la première économie d’Europe.

Tout en exprimant ses inquiétudes quant aux perspectives économiques en Russie et au Brésil, Ulrich Grillo évoque l’Inde, les Etats-Unis, l’Espagne et la Grande-Bretagne comme des marchés susceptibles de soutenir l’activité en Allemagne, dont l’économie s’appuie traditionnellement sur les exportations.

« L’Europe profite du soutien fourni par les taux d’intérêt bas mais à long terme, des réformes structurelles sont nécessaires », a-t-il dit.

Citant eux aussi la faiblesse du pétrole et de l’euro, les conseillers économiques du gouvernement allemand ont relevé le mois dernier leur prévision de croissance pour 2015, de 1,0% à 1,8%. L’Allemagne a connu en 2014 une croissance de 1,6%.

Le Grand Empire par Jean Tulard

Extrait dont j’ai choisi des passages du dictionnaire amoureux de Napoléon de Jean Tulard

En 1811, l’Europe était faite et elle était française. Le Grand Empire succédait à la Grande Nation mais avec plus d’étendue.

La France proprement dite est alors passée de 83 départements en 1790 à 130 en 1811. Aux départements initiaux se sont ajoutés, sous la Révolution, le Vaucluse(Avignon), le Mont-Blanc(Chambéry) et Les Hautes-Alpes(Nice). De son côté le Luxembourg forme le département des Forêts. Dès 1798, la rive gauche du Rhin se présente sous la forme de quatre départements dont les préfectures sont établies à Trêves, Coblence, Mayence et Aix-la-Chapelle.

Enfin, le 26 janvier 1812, la Catalogne est détachée de l’Espagne pour former quatre départements.

En Espagne règne depuis 1808 Joseph, frère aîné de Napoléon. En Espagne, disparaissent le pouvoir de l’inquisition et celui des prêtres. C’est surtout sur le plan juridique que doit s’opérer la fusion grâce au Code civil.

Napoléon veut l’imposer dans toute l’Europe.

L’Europe est faite en 1811. Mais après le désastre de Russie, le Grand Empire va s’écrouler en moins d’un an, en 1813. Comment expliquer cet effondrement ?

En réalité, cette construction européenne ne reposait que sur la force.

Une autre Europe va naître au Congrès de Vienne.