Jean Charles de Borda Dax, 4 mai 1733 – Paris, 19 février 1799

Jean Charles de Borda mena une carrière très diverse qui lui permit de jouer un rôle déterminant dans l’évolution de la marine française dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. D’abord officier du Génie, il s’intéressa aux problèmes d’hydraulique, puis aux sciences nautiques et spécialement à la construction navale.

Admis dans la marine en 1767, il fut, en 1771, désigné par l’Académie des Sciences pour étudier sur la Flore la marche des nouvelles montres marines créées par les horlogers Leroy et Berthoud et fit avec cette frégate campagne jusqu’aux Antilles. Chef d’état-major de l’amiral d’Estaing au début de la guerre d’Amérique, il participa aux opérations de 1778-1779 sur les côtes américaines et aux Antilles tout en poursuivant ses travaux scientifiques et la mise au point du Cercle à réflexion qui porte son nom. Directeur, en 1783, de l’École du Génie maritime, il élabora des plans-types de vaisseaux et de frégates amorçant la rationalisation des constructions. Conseiller du ministre de la Marine, le maréchal de Castries, il contribua aussi à la rénovation des structures administratives de la Marine.

Borda fut membre de l’Académie des Sciences, de l’Académie de Marine, du Bureau des longitudes, en 1790 de la Commission du système métrique, en 1795 de l’Institut national. Ingénieur, hydrographe, inventeur, professeur, il fut une des figures marquantes du mouvement scientifique dans la marine à l’époque des Lumières.

Étienne Taillemite inspecteur général honoraire des archives de France

source:http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations/borda.htm

A bord du bateau de Borda

Nous vous proposons de découvrir un bateau qui, bien que militaire, est peint en blanc. Le Borda fait partie d’une série de quatre bâtiments travaillant pour le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM). Construit à Lorient et mis en service en 1988, le navire mesure 59 mètres de long pour un déplacement d’à peine 1000 tonnes en charge. « La mission première de ce bâtiment est de cartographier les fonds marins et les chenaux d’accès au port », résume Matthieu Camilleri. « Canonnier » de formation, le jeune commandant du Borda apprécie manifestement son navire, bien que pour seule artillerie, il ne dispose que de deux modestes mitrailleuses de 12.7 mm. Malgré tout, son bateau ne manque pas d’allure et, après déjà 20 ans de service, son état, impeccable, pourrait faire des envieux.Le pacha a, sous ses ordres, une trentaine de marins et peut accueillir jusqu’à quinze hydrographes. Après une escale à Nantes le week-end dernier, cette semaine, le navire a rejoint Lorient, où il a retrouvé son jumeau, le Laplace. Les deux BH ont pour mission de faire la mise à jour de la cartographie des chenaux d’accès au port. En effet, ce dernier abrite, en plus des activités de pêche et de commerce, une zone sensible, le site DCNS de Lorient, où sont réalisées les frégates de la Marine nationale. Les relevés réalisés par les deux BH permettront donc d’obtenir une cartographie précise des fonds et des éventuels obstacles qui s’y cachent. Pour les moyens de lutte contre les mines, ces données sont fondamentales car elles servent, lorsque les chenaux sont inspectés, à détecter beaucoup plus rapidement une anomalie, voir une menace éventuelle. 

Pour mener à bien ce travail de fourmi vue l’étendue des zones à traiter, le Borda dispose d’équipements spécifiques. Sous la coque, est disposé un sondeur multifaisceaux, le « SMF », qui émet une onde acoustique vers le fond. L’onde peut atteindre des profondeurs de 20 à 400 mètres et va se répercuter sur les obstacles. A l’arrière, un portique permet la mise à l’eau du sonar latéral. « C’est un petit poisson remorqué dont l’immersion varie suivant la longueur filée. Il va généralement à une dizaine de mètres sous l’eau et permet d’éclairer sur les côtés du bâtiment par effet d’ombre. Cela permet de détecter les obstructions. Ensuite, on repasse avec le SMF pour avoir une description parfaite », explique Guillaume Voineson, ingénieur hydrographe du Borda. 

La résolution du sonar latéral est de l’ordre de 30 centimètres. En plus de ces équipements, le navire dispose d’un magnétomètre qui, lui aussi, va être remorqué. « Il sert à repérer les épaves enfouies. Le magnétomètre va détecter les déviations magnétiques induites par des épaves métalliques. Mais, même pour un bateau en bois, il est efficace, car réagissant sur les équipements métalliques de l’épave, comme les moteurs ou ses canons ». 

Pour les faibles fonds, notamment les chenaux portuaires, le Borda va mettre à l’eau ses vedettes hydrographiques. Longues de 8 mètres, prénommées Macareux et Phaéton, elles opèrent par très petits fonds et disposent d’équipements voisins de ceux de leur bateau base. Elles sont, par exemple, dotées d’un sondeur multifaisceaux. « La fréquence de l’onde est plus importante que celle du SMF du Borda. Elle va donc moins loin mais offre une meilleure résolution », précise Guillaume Voineson. On notera que ce dernier ne dépend pas de la marine mais, étant Ingénieur des Etudes et Techniques de l’Armement, de la Délégation Générale pour l’Armement (DGA). En revanche, les officiers mariniers qui composent son équipe sont des marins, qui ont obtenu leur brevet supérieur d’hydrographie à l’école hydrographique du SHOM à Brest. 

Employés par le Groupe Hydrographique de l’Atlantique (GHA), les Borda, Laplace et Lapérouse assurent donc la mise à jour des cartes marines et participent à la sûreté des approches littorales et des chenaux d’accès aux ports. Parmi ses hydrographes et son équipage, le Borda compte également trois plongeurs. A partir des deux embarcations pneumatiques embarquées, ils peuvent par exemple mouiller des marégraphes, instruments permettant de mesurer dans le temps le niveau de la mer. Le BH est aussi équipé d’une benne permettant de récolter des sédiments marins. Les échantillons prélevés sont ensuite transmis au SHOM pour en connaître les caractéristiques, comme la granulométrie, et ainsi déterminer la nature exacte des fonds. L’ensemble des données collectées par le Borda sont centralisées au « PC Scientifique ». 

En France et à l’étranger

Habitués à sillonner les côtes françaises, les BH sont également régulièrement déployés à l’étranger, dans le cadre de coopérations hydrographiques avec des pays alliés. Ainsi, l’an dernier, le Borda a opéré plusieurs mois en Afrique, où il a notamment sondé le chenal du port de Conakry. Lundi, c’était au tour du Lapérouse de mettre le cap sur le golfe de Guinée. Il y réalisera, lui aussi, différents relevés pendant trois mois. Le Laplace, troisième bâtiment de la série, n’est pas en reste puisqu’il va prochainement quitter Brest pour un déploiement au Maroc. Les activités hydrographiques de la marine à l’étranger sont donc nombreuses et concernent également l’autre entité du SHOM, le Groupe Océanographique de l’Atlantique (GOA), composé du Pourquoi Pas ? et du Beautemps-Beaupré, deux navires cofinancés avec l’Ifremer. Le Beautemps-Beaupré travaille, ainsi, régulièrement en océan Indien, une zone qu’il devrait prochainement retrouver.

Quant au Borda, après avoir achevé sa mission à Lorient, il regagnera Brest où il subira une période d’entretien entre mars et avril. Ensuite, il partira pour Calais où ses relevés serviront, entre autres, à mesurer l’impact des extensions portuaires à venir, dont la mise en service est prévue au début de la prochaine décennie. Après un passage à sa base bretonne, en juin, le bateau blanc se rendra ensuite dans le golfe de Gascogne pour une nouvelle campagne au large de la Charente-Maritime.

Au service du SHOM

Les bâtiments hydrographiques et océanographiques de la marine travaillent non seulement pour les unités militaires, mais aussi, et surtout, pour l’ensemble des navigateurs comme des usagers de la mer, qu’il s’agisse des autorités portuaires, des compagnies maritimes ou des plaisanciers. Tous utilisent en effet des cartes marines constamment mises à jour par le SHOM. Cette mission régalienne fait d’ailleurs partie des obligations de la France dans le cadre d’accords internationaux, à commencer par la convention des Nations Unies sur le droit de la mer et la convention internationale sur la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS). On notera, à ce propos, que la couverture géographique ne se limite pas à la métropole mais intègre l’ensemble de la Zone Economique Exclusive (ZEE) française, la deuxième du monde après celle des Etats-Unis. La première mission du SHOM est donc la mise à jour des documents nautiques pour assurer la sûreté de la navigation. En parallèle, le service assure le soutien aux forces armées, qu’il s’agisse d’aide au groupe de guerre des mines mais aussi en matière de lutte anti-sous-marine. Les relevés effectués par les bâtiments serviront, en effet, aux moyens de détection, pour lesquels il est impératif de connaître la nature des fonds, la salinité ou encore la stratification des couches d’eau. Le dernier grand volet de l’action du SHOM est, enfin, le soutien aux politiques publiques maritimes. Ses moyens travailleront notamment dans le domaine de la prévention des risques, qu’il s’agisse d’études de marées pour cartographier les zones inondables, de recueil de données en vue de luttes contre la pollution ou d’érosion des côtes (projet Litto 3D en partenariat avec L’Institut Géographique National). 

Ces dernières années, le SHOM a également développé ses moyens pour mieux connaître les très petits fonds, que ses bâtiments ne peuvent atteindre. D’où, par exemple, la mise en place le système aéroporté LIDAR. Agissant comme un laser, ce dispositif permet de sonder l’estran, là où même les petites vedettes hydrographiques ne peuvent intervenir. Permettant de combler la discontinuité des données entre la terre et la mer, les nouveaux systèmes ont déjà été utilisés dans plusieurs secteurs, comme la rade de Toulon, la presqu’île de Giens ou le golfe du Morbihan. 

Bateau blanc mais bateau militaire quand même

Les missions des bâtiments hydrographiques sont donc essentiellement scientifiques mais, comme le rappelle le comandant du Borda, ces navires restent des bateaux militaires. Suivant l’endroit où ils naviguent, ils peuvent être confrontés à des situations sensibles. Ainsi, lors des déploiements dans le golfe de Guinée, les BH peuvent être amenés à rencontrer des pirates. Dans d’autres pays, ils doivent être en mesure de répondre à la menace terroriste. On pourrait également leur demander d’assurer une évacuation de ressortissants ou, encore, d’assurer le sauvetage de marins en détresse. 
Pour les situations les plus « chaudes », le Borda est équipé de ses mitrailleuses de 12.7 mm, qui peuvent être complétées par deux affûts de ANF-1 de 7.62 mm. Six membres d’équipage constituent, en outre, l’équipe de visite. Le cas échéant, cette équipe se rendra sur un navire suspect, où l’on pourra trouver, par exemple, une cargaison de drogue dissimulée. Comme les autres bateaux de la flotte, les Borda, Laplace et Lapérouse sont donc aptes à répondre à tous types de situation, même si la chasse aux narcotrafiquants ou la lutte contre l’immigration clandestine sont plus, désormais, l’apanage de leur sistership. Quittant ses fonctions de BH, l’Arago a été reclassé patrouilleur en 2002 et, depuis, s’est à plusieurs reprises illustré en Méditerranée. 

Source:http://www.meretmarine.com/fr/content/bord-du-batiment-hydrographique-borda

Le chevalier Jean-Charles de Borda, mathématicien, né à Dax(Les Landes), est un homme considérable par Nathalie Lacladère

Voici quelques passages choisis par mes soins de la vie du chevalier Jean-Charles de Borda de Jean Mascart, ouvrage réalisé avec le Conseil général des Landes et le concours de la Société de Borda(Dax)

Fière d’être landaise, dacquoise et soustonnaise, voici un humble petit hommage à un homme considérable dacquois.

« qui détruit ses racines, détruit son nom » Nathalie Lacladère.

chevalier Jean Charles de Borda

Le chevalier de Borda est un homme considérable : il vécut la seconde moitié du XVIIIe siècle, dans la grande glorieuse pléiade des savants dont la France puisse s’enorgueillir, pour s’y tenir au 1er rang ;

Et, dans cette période féconde en faits d’armes valeureux comme en idées généreuses, il fut mêlé à toutes les manifestations de l’activité humaine. Soldat sur les champs de bataille ou dans la guerre navale, mathématicien attaché aux théories abstraites,physicien pratique qui suit pas à pas l’expérience, ingénieur des constructions navales, inventeur d’instruments et procédés délicats, astronome rigoureux et précis, Borda fut un innovateur et un précurseur, un des meilleurs et des plus utiles ouvriers de la création grandiose du système métrique.

Après plus d’un siècle écoulé, on utilise encore les méthodes du chevalier et, à l’aube de l’aviation, il faut prononcer son nom pour indiquer l’homme dont les expériences ont permis de redresser les erreurs de Newton.

La physique, l’astronomie et toutes les branches de l’art nautique, rappelleront longtemps à ceux qui s’en occupent le souvenir de Borda.

A vingt ans, Borda débute dans la Science, par l’examen d’une question de géométrie qui retient l’attention de d’Alembert : malheureusement rien ne fut publié sur ce sujet. Peu après, étudiant les questions de maximum et minimum, il se place au rang des géomètres les plus distingués, à une époque de notre histoire, précisément, où l’analyse a jeté le plus grand éclat par la rapidité avec laquelle se sont succédées les découvertes les plus importants : certes, la mémoire de notre jeune géomètre de 23 ans ne présente ni la science de calcul qu’Euler a développé dans ses nombreuses productions, ni l’élégance qui caractérise les travaux de Lagrange, mais il contient l’examen scrupuleux, et sévère d’une question dont tous les détails exigent, pour être saisis, l’attention la plus soutenue et la sagacité la plus exercée.

Jean Charles de Borda (Dax, 1733 -París, 1799), Fundación Canaria Orotava de Historia de la Ciencia

Nació en el seno de una familia noble y tuvo quince hermanos. Su primo Jacques-François, quince años mayor, le transmitió desde muy pronto el amor por las ciencias, en especial por las matemáticas, y se ocupó a la vez de que asistiera a colegios dedicados a la enseñanza de las ciencias. Borda no dudó en estudiar la carrera de matemáticas. A sus veinte años vio la luz su primer tratado de geometría y fue también elegido socio de la Academia de Ciencias de París, para la que escribió una memoria sobre la teoría de proyectiles.
A partir de 1758, fijó sus ojos en el mar y hacia él dirigió definitivamente su interés científico. Sus investigaciones matemáticas fueron granjeándose un éxito creciente, así como sus contribuciones a la mecánica de fluidos y a la física de ruedas hidráulicas y de bombas. Entre 1765 y 1775 cruzó varias veces el Atlántico, combinando puntos de vista naturalistas y militares en sus investigaciones sobre hidrografía y cartografía.
Como comisario de la Academia de Ciencias, Borda embarcó en 1771 en la fragata La Flore, cuyo objetivo fue ensayar métodos de cálculo de longitudes y probar algunos relojes marinos. Le acompañabanVerdun de la Crenne, los astrónomos P. Pingré y Mersais y el dibujante Ozanne. A bordo iban varios tipos de relojes ingleses y franceses, octantes, sextantes y una caja marina de Fyot. Esta fue la cuarta y última expedición organizada para hallar la mejor manera de medir el tiempo en el mar. Le habían precedido las de Courtanvaux en 1767, la de Cassini en 1768 y la de Fleurieu en 1768-1769. Los resultados de La Flore resultaron verdaderamente provechosos para el ensayo de los cronómetros marinos y para los estudios de hidrografía. La Floreau
Borda regresó a Canarias en 1776 comandando La Boussole, que había zarpado acompañada de L’Espiègle. Continuó con las mediciones de las islas y del Teide empezadas unos años atrás a bordo de La Flore. Su intención era fijar de manera exacta la posición de Canarias y mejorar la cartografía existente hasta ese momento. En su diario sobre este viaje, Borda escribió: « La medición del Pico de Tenerife no era un objeto de pura curiosidad para nosotros, pues dependía esencialmente de nuestro trabajo náutico. Nos era indispensable conocer la elevación exacta de ese volcán, para sacar partido de las observaciones de la altura aparente que habíamos hecho en varios puntos de las islas de Tenerife, Gomera y Canaria, que habían de servir para fijar las longitudes y latitudes de estos puntos. » (Traducción de A. Herrera Piqué, Las Islas Canarias, escala científica en el Atlántico. Viajeros y naturalistas en el siglo XVIII, 84-7207-046-2)
Uno de los mayores logros científicos de Borda a partir de estos años fue la puesta en práctica del cálculo diferencial y el desarrollo de tablas trigonométricas aplicadas a la división centesimal del cuadrante y a los mecanismos que iba desarrollando. Trabajó en la mecánica del flujo de fluidos en barcos, artillería, bombas e instrumentos científicos. En 1785 obtuvo gran éxito con el círculo repetidor para medir el arco de un meridiano como parte de un proyecto para introducir un sistema decimal de pesos y medidas. Dos años más tarde publicó un estudio sobre el círculo de reflexión, sin duda el instrumento que le catapultó a la fama.
En 1767 fue nombrado miembro electo de la Academia de Burdeos y dos años después de la Academia de Marina. En 1783 asumió la dirección de la Escuela Naval de París y a partir de 1795 formó parte del Instituto Nacional.

OBRA GENERAL

  • Résumé des opérations de la campagne de la Boussole pour déterminer les positions géographiques des côtes d’Espagne et de Portugal sur l’Océan, d’une partie de les côtes occidentales de l’Afrique et des îles Canaries . 1776 (manuscrito), 190 pp.
  • Description et usages du cercle de réflexion avec différentes méthodes pour calculer les observations nautiques, 1787.
  • Mémoire sur la courbe décrite par les boulets et les bombes en ayant égard à la résistance de l’air , 1846.
  • Tables trigonométriques décimales, ou Tables des logarithmes des sinus, sécantes et tangentes, suivant la division du quart de cercle en 100 degrés, du degré en 100 minutes et de la minute en 100 secondes, précédées de la table des logarithmes

OBRA ALUSIVA A CANARIAS

  • Borda, Pingré, Verdun de la Crenne, Voyage fait par ordre du Roi en 1771 et 1772, en diverses parties de l’Europe, de l’Afrique et de l’Amérique; pour vérifier l’utilité de plusieurs Méthodes & Instruments, servant à déterminer la Latitude & la Longitude, tant du Vaisseau que des Côtes, Isles & Écueils qu’on reconnoît: suivi de recherches pour rectifier les cartes hydrographiques, par M. de Verdun de la Crenne, Lieutennant des Vaisseaux du Roi, commandant la Frégate la Flore; de la Académie de Marine établie à Brest; le Chevalier de Borda, Lieutenent des Vaisseaux du Roi; de l’Academie Royale des Sciences & de celle de Marine; et Pingré, Chancelier de St-Geneviève et de l’Université de Paris; Astronome-Géographe de la Marine, de l’Académie Royale des Sciences et de celle de Marine, Paris, Imp. Royale, 1778.

      La obra presenta cuatro partes: 1) Diario de la espedición 2) Métodos de observación en el mar 3) Determinaciones hidrográficas realizadas durante el viaje 4) Los relojes marinos y otros instrumentos destinados al uso de la navegación.

source:

http://fundacionorotava.org/web_fcohc/002_proyectos/bachillerato/expediciones

/borda.html

Extrait Préface de l’œuvre « La vie et les travaux du chevalier Jean-Charles de Borda »

Jean-Charles de Borda, Mathématicien

Préface:

Quand un voyageur s’arrête à Dax, on lui signale immédiatement la statue de Borda comme une des principales curiosités de la ville: Les Landais sont, à juste titre, fiers de leur compatriote.

Puis aux portes de la ville, se trouve la grande et belle maison de N.-D. De Pouy, appartenant à la congrégation de la Mission, dite des Lazaristes, fondée par Saint Vincent de Paul, encore un Landais:- Les Lazaristes y font l’éducation et l’instruction de leurs jeunes missionnaires. Cet établissement est placé dans une admirable propriété, dominant tout pays, dans le silence et la solitude propres au travail et à la méditation; sur le point culminant, une petite tour permet, à l’infini, de découvrir le panorama des Pyrénées. Comme la maison des lazaristes est assez fermée et que le régime, entièrement consacré à l’étude et aux pieux exercices, est assez sévère, la tradition orale a voulu qu’ils possédassent chez eux la bibliothèque de l’illustre savant et que cette petite tour, interdite, et que l’on aperçoit de partout, ait servi à Borda pour y faire ses observations astronomiques: bientôt, toutes les publications, tous les guides répétèrent à l’envi cette assertion.

La vie et les travaux du chevalier Jean-Charles de Borda (1733-1799): épisodes de la vie scientifique au XVIIIe siècle

Jean-Charles de Borda mena une carrière très diverse qui lui permit de jouer un rôle déterminant pour l’évolution de la marine française dans le monde au cours de la seconde moitié du 18 ème siècle. Élève de l’école du Génie de Mézières, c’est dans cette arme qu’il commence sa carrière, et une affectation à Brest l’amène à s’intéresser aux sciences nautiques et à la construction navale. Admis dans la marine en 1767, il étudie en 1771 sur La Flore la marche des nouveaux chronomètres de Leroy et Berthoud lors d’une campagne dans l’Atlantique. Directeur en 1783 de l’école du Génie Maritime, Borda élabora des plans types de vaisseaux et de frégates, facilitant la standardisation de la flotte. Conseiller des ministres de la marine, il contribue à la rénovation des structures administratives. Membre de l’Académie des Sciences et de l’Académie de Marine, du Bureau des Longitudes, de la Commission du système métrique en 1790 et en 1795 de l’Institut national, ingénieur, hydrographe, inventeur, professeur, il fut une des figures les plus marquantes du mouvement scientifique dans la marine à l’époque des Lumières. La somme monumentale que lui a consacrée Jean Mascart conserve toute sa valeur, quatre-vingts ans après sa première parution.

Jean-Charles de Borda (1733-1799) dit le Chevalier de Borda

Jean-Charles de Borda (1733-1799) dit le Chevalier de Borda
Mathématicien, physicien et marin français né à Dax, le 4 mai 1733,mort à Paris, le 19 février 1799.
Jean-Charles de Borda est le 10e enfant d’une famille de 16. Le nom d’origine était Laborde ; Henri IV voulant remercier un membre de sa famille, on lui fit remarquer que celui-ci n’était pas noble, il aurait répondu : « Eh bien, s’il n’est pas noble, il le sera désormais ». Et c’est ainsi que la famille serait devenue Borda son cousin Jacques François de Borda d’Oro, passionné par les mathématiques et les sciences naturelles, en relation avec les célébrités scientifiques de l’époque, a une influence décisive sur l’orientation des études de Jean-Charles.
En 1744, après des études au collège de barnabites de Dax, il entre au collège des Jésuites de la Flèche (Sarthe) où les fils de famille nobles suivaient les cours qui ouvraient la carrière des armes (une tradition familiale chez les Borda).
En 1748, ses études terminées, il entre dans le corps des ingénieurs militaires malgré la volonté des Jésuites qui veulent l’attacher à leur ordre, et celle de son père qui le destine à la magistrature.
En 1753, il remet à d’Alembert un mémoire de pure géométrie.
En 1755, Il est affecté en qualité de maître mathématicien dans le corps des chevau-légers.
En 1756, il fait des travaux sur la balistique. Il soumet à l’Académie des Sciences, un mémoire traitant de la théorie des projectiles devenant ainsi membre associé.
En 1757, il assiste en tant qu’aide de camp du Maréchal de Maillebois à la bataille de Hastenbeck (guerre de 7 ans 1756-1763). C’est là qu’il est confronté pour la première fois aux choses de la mer et c’est le début d’une passion : la construction des navires et la navigation. Il entre dans le génie militaire où il perfectionne les roues hydrauliques et les pompes.
Le 4 septembre 1758, il entre à l’école du Génie de Mézières, puis devient ingénieur en Génie militaire attaché aux places fortes en 1759.C’est seulement vers 1762, à 29 ans et après un séjour dans le port de Dunkerque qu’il arrive à Brest au service des bâtiments de l’arsenal, à une époque où, sous l’impulsion de Choiseul, la flotte tente de se relever de ses ruines. Il se découvre une passion pour l’étude des fluides et leurs applications dans la construction navale. Cependant, la Marine regarde d’un œil soupçonneux ce « terrien » qui veut entrer dans le corps très fermé des officiers.À la même époque, il démontre qu’un projectile sphérique offre à l’air une résistance inférieure de moitié à un objet cylindrique de même diamètre et que les résistances sont à peu près proportionnelles au carré de la vitesse. En 1767, il poursuivit des études sur l’hydrographie et la cartographie de 1769 à 1771 et continue ses recherches dans le domaine scientifique.
Sur les recommandations du Comte de Roquefeuil (commandant de la place forte et de la Marine à Brest), Borda est nommé par Louis XV « lieutenant de port  » en avril 1768.La même année, il est élu membre associé de l’Académie Française.
Borda s’occupe à Brest de constructions de navires et oriente ses recherches sur le problème de la conservation de l’heure du point de départ (détermination de la longitude). En 1771,Borda est désigné comme commissaire, par l’Académie des Sciences, pour assister unemission à travers l’Atlantique sur la frégate « la Flore  » pour les études sur la détermination de la longitude en mer afin de mettre au point les montres marines.
Dès 1772, il est admis à l’Académie des Sciences grâce à ses études de balistique.
Il est nommé Lieutenant de Vaisseau en 1775, Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis en1776 et Capitaine de Vaisseau en 1777 lors de la guerre d’indépendance américaine.À cette époque, il fait connaître sa méthode des relèvements astronomiques obtenus par des instruments de réflexion. La mesure du méridien est la grande entreprise qui mobilise alors la communauté scientifique.
Vers 1778, Borda est appelé aux fonctions de major d’une escadre de 12 navires commandée par le Comte d’Estaing. C’est le début d’une longue campagne dans les eaux des Caraïbes et sur les côtes américaines dans le cadre de la participation de la France à la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Dès son retour, il propose la suppression des vaisseaux de 50 et 64 canons (trop faibles pour entrer en ligne) et demande de n’en construire que 3 catégories, le plus petit portant 74 canons.Il commande en 1781 « Le Guerrier » et en 1782 « Le Solitaire », vaisseau de 74 canons, avant de se voir confier le commandement d’une petite division navale à la Martinique. Le 6  décembre 1782, il se heurte alors à une force anglaise beaucoup plus puissante. Après plusieurs heures de combat, son navire étant désemparé et une bonne partie de l’équipage,dont son second, tués ; il doit amener son pavillon.Libéré après une captivité peu sévère, le ministre de la Marine lui confie, en 1783, la direction des constructions navales à Paris. Il est inspecteur des constructions navales en 1784.
En mai 1786, il est nommé Chef de division tout en conservant ses fonctions d’Inspecteur.
En 1787, il publia son ouvrage « Description et usage du cercle de réflexion avec différentes méthodes de calcul pour les observations nautiques » alors que l’instrument est réalisé depuis 1775. À la même époque, il crée le cercle répétiteur dit « cercle de Borda », destiné aux opérations terrestres.
Il est nommé Capitaine de Vaisseau ainsi que directeur de l’École des élèves ingénieurs de la marine en 1789.
Le chevalier de Borda traversera la Révolution Française, sans y participer, évitant la guillotine qui a emporté tant de ses collègues de la Marine et de l’Académie. Mais il n’en profite pas pour commencer une nouvelle carrière comme son collègue Monge qui deviendra ministre de la Marine.
En 1795, il devient membre permanent de l’Institut National et du Bureau des Longitudes dotant la France d’un système métrique avec Lavoisier et Monge…
Il crée la règle bimétallique (platine/laiton) qui sert à mesurer les bases sur 4 terrains, et détermine la longueur d’un arc du méridien.Mais sa santé décline, travaillant toujours sur des problèmes de réfractions et de logarithmes, il disparaît à Paris le 19 février 1799 à l’âge de 66 ans.
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Son nom a été donné à plusieurs vaisseaux à bord desquels l’École Navale a fonctionné en rade vers Brest de 1840 à 1913.
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Son nom est également attaché à la création du système métrique. En tant qu’académicien, il fait partie avec Lagrange, Lavoisier, Tillet, Condorcet, Laplace et Monge, de la commission qui présente le 19 mars 1791, un rapport rejetant comme base du système métrique la référence au battement d’un pendule et à la mesure de l’équateur. Cette commission choisit
une fraction de la longueur d’un méridien (1 m = 0,000 0001 du quart d’un méridien terrestre).
Reste à mesurer un méridien…
Il est parmi les premiers membres du Bureau des longitudes, désignés nommément par la loi, avec Lagrange, Laplace, Lalande, Cassini, Bougainville, Méchain, Delambre, etc.
Son nom est attaché à la « pesée de Borda ».
On place le corps dans le plateau A. On l’équilibre par une tare M quelconque dans le plateau B. On retire le corps de A et on le remplace par des masses marquées M’ jusqu’à équilibre de la tare. On a, bien évidemment, M = M’.
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En 1787, le chevalier de Borda perfectionne l’invention de l’astronome allemand Johann Tobias Mayer (1723-1762) utilisée pour la navigation et pour faire des plans d’arpentage, donnant ainsi son nom à cet instrument d’une grande précision (1″ d’arc).
Edward Troughton (1753, 1835) y apportera de nouvelles améliorations.

Sources :
Le chevalier Jean Charles de Borda, Académie de Bordeaux
http://www.ac-bordeaux.fr/Etablissement/LDeBordaDax/loisir/chevalier/index-1.htm