Sècheresse au coeur du drame éthiopien

source: la tribune par Matthew Tempest

C’est une catastrophe humanitaire au ralenti qui survient en Ethiope: la sécheresse a détruit les récoltes et une famine gravissime menace les 100 millions d’habitants du pays. Absorbée par le conflit syrien et la crise des réfugiés, la communauté internationale risque d’être prise au dépourvu. Un article de notre partenaire Euractiv.

Addis Abeba a décidé de se réinventer et se targue d’être la terre des « origines de la vie », dans l’espoir de multiplier le nombre de touristes occidentaux par trois – au moins. Si le tourisme existe en Éthiopie, le pays, qui n’a pas de côte et se situe dans une des régions les plus dangereuses du monde, la corne de l’Afrique, n’est pas une destination très populaire.

Le gouvernement entend néanmoins changer cette situation et compte sur le tourisme pour générer près de 3 milliards d’euros par an d’ici 2020. Des attentes modestes dans un pays de 100 millions d’habitants où le revenu moyen est d’environ 500 euros, selon la Banque mondiale.

Malgré ses voisins turbulents, l’Éthiopie peut se vanter de compter huit sites UNESCO, d’avoir un gouvernement stable, d’être la seule nation africaine n’ayant pas été colonisée et d’exporter des denrées dont raffolent les Occidentaux, comme le café ou le vin de Rift Valley.

Les ambitions touristiques d’Addis Abeba pourraient cependant difficilement plus mal tomber, puisqu’une famine gravissime menace les 100 millions d’habitants.

Absorbée par le conflit syrien et la crise des réfugiés, la communauté internationale risque d’être prise au dépourvue par une autre catastrope humanitaire : en Éthiopie, plus de 10 millions de personnes dépendent des rations d’urgence. Or les aides existantes devraient s’interrompre en avril.

Agriculture de subsistance et dépendance à l’aide humanitaire

Plus de 8 millions d’habitants survivent déjà uniquement grâce à une agriculture de subsistance, largement financée par l’aide humanitaire, ce qui porte le nombre d’Éthiopiens dépendant du reste du monde à près de 20 % de la population.

Si le mot « famine », proscrit par les autorités, n’est pas encore employé par les agences humanitaires, celles-ci préviennent depuis le mois de décembre que les promesses d’aides actuelles ne dureront que jusqu’à fin avril. Après cette date, des millions de personnes risquent de mourir de faim.

« J’ai l’impression de regarder un désastre arriver au ralenti », témoigne le docteur Wolfgang Jarmann, qui dirige Care International, une ONG humanitaire. « L’impact [d’El Niño] est dévastateur pour les populations vulnérables en Afrique orientable et méridionale, mais c’est en Éthiopie que la situation est la plus catastrophique pour l’instant. »

Care estime à 1,7 million le nombre d’enfants, de femmes enceintes et de mères ayant besoin de compléments alimentaires. Dans ce paysage lunaire de roche rouge et de poussière, des centaines de milliers de têtes de bétail sont déjà mortes à cause de la sécheresse, après l’anéantissement des récoltes.
L’appel de fonds des Nations unies fait un flop

Les Nations unies ont lancé un appel pour rassembler 1,3 milliard d’euros de fonds d’urgence pour l’Éthiopie. À ce jour, les dons n’atteignent pas la moitié de cette somme.
Le gouvernement d’Addis Abeba a promis 350 millions d’euros, et les États-Unis près de 90 millions. Si cette sécheresse catastrophique n’a pas encore causé de scènes similaires à celles de la famine de 1984-85, c’est grâce aux infrastructures plus solides et à la réaction du gouvernement central.

Le gouvernement a mis en place une unité spéciale de réaction à la sécheresse, et alloué 10 millions d’euros aux repas scolaires, afin d’éviter que les écoliers ne désertent les salles de classe pour aider leurs parents aux champs, mendier ou faire les poubelles.

Aujourd’hui, même le gouvernement admet pourtant avoir besoin d’aide. Le vice-Premier ministre, Demeke Mekonnen, a demandé une « aide immédiate », soulignant que les conséquences d’une catastrophe humanitaire ne s’arrêteraient pas à l’Éthiopie, mais fragiliserait « la paix et la stabilité de toute la région », très instable.

L’UE propose 42 millions d’euros pour lutter contre El Niño

L’UE a pour l’instant dédié 42 millions d’euros au pays pour qu’il puisse faire face à la sécheresse d’El Niño. Le commissaire Christos Stylianides a promis une rallonge de 24 millions d’euros supplémentaires.

« L’UE soutient l’Éthiopie et contribue en ce moment même à une assistance qui sauve des vies », a indiqué une porte-parole de DEVCO.

Entre 80 et 90 millions d’Éthiopiens parviennent à survivre grâce à une agriculture de subsistance et vivent dans des cases de terre ou des cabanes de tôle ondulée, sans eau, sans électricité. Ils cultivent quelques rangées de légumes et possèdent parfois quelques bêtes.

Contrairement à la situation de 1984-85, l’Éthiopie dispose aujourd’hui d’un gouvernement fort (trop fort, selon certains) et d’une économie en pleine expansion. Le PIB connait en effet une croissance de 10 % par an depuis dix ans, une hausse remarquable malgré le point de départ très bas, et de grands projets d’infrastructure.

La sécheresse et ses conséquences

Si le gouvernement central a demandé de l’aide à la communauté internationale et sollicité ses propres ressources, il reste très méfiant des Occidentaux et tente à tout prix de protéger le timide tourisme de la région.

Juste en dehors de Lalibela, sous un soleil de plomb, des rations fournies par l’aide d’urgence sont distribuées aux agriculteurs, alors que des touristes font la queue pour visiter les églises rupestres orthodoxes du 12e siècle vantées par le gouvernement.

Dans le nord du pays, l’absence complète de bétail dans le paysage aride est aussi marquante que les longues coupures de courant (jusqu’à 48 heures d’affilée) et le nombre impressionnant d’enfants qui mendient.

Le gouvernement semble à la limite de la paranoïa vis-à-vis des journalistes occidentaux et se fait peu disert sur la question de la sécheresse.

Le gouvernement compte beaucoup sur le tourisme

Le directeur de l’autorité du tourisme, Solomon Tadesse, nommé par le gouvernement, a quant à lui expliqué à EurActiv que la sécheresse avait mis en avant le rôle du gouvernement, protecteur du peuple.

L’Éthiopie ne se résume pas à une histoire, regrette-t-il, estimant que l’Occident n’a en tête que l’image de la famine de 1984-85. « Il y a une chose qui passe inaperçue. Certes, cette sécheresse est la plus catastrophique depuis 50 ans, mais la bonne nouvelle est que la gestion du gouvernement est bonne. La bonne quantité de grain a été stockée, sans que cela n’affecte les citoyens », se félicite-t-il.

« Cette année, il n’y a pas de morts, contrairement à 1874 et 1984. Nous avons de bonnes infrastructures qui nous permettent d’atteindre les régions touchées. Il n’y a eu que des pertes de bétail. Je suis sûr que les gens savent qu’il y a une sécheresse en Californie, ça ne les empêche pas d’y aller », conclut-il, oubliant de préciser que 10,2 millions de Californiens ne survivent pas uniquement grâce à l’aide alimentaire d’urgence.

Quant à l’expiration des aides, il ne s’en inquiète pas trop : « Les chiffres pourraient être corrects, mais il s’agit peut-être juste de prévisions ». Il insiste sur le fait que, malgré les photos qui commencent à apparaître dans la presse occidentale, les touristes n’annulaient pas leurs voyages. « Il faut être fort, à l’intérieur du pays », estime-t-il.

énergie renouvelable:2 milliards d’euros pour l’Afrique

Paris promet deux milliards d’euros pour l’Afrique d’ici 2020 pour développer des énergies renouvelables, a annoncé le président français mardi 1er décembre lors d’un sommet avec des dirigeants africains, en marge de la COP21.

La France va investir « deux milliards d’euros en faveur des énergies renouvelables » en Afrique, a déclaré le chef de l’Etat. Rappelant que l’aide française à la lutte contre le changement climatique sera portée de 3 à 5 milliards d’euros par an d’ici 2020.

« La France souhaite montrer l’exemple », prouver qu’elle n’est pas simplement « le soutien aux forces africaines devant assurer la sécurité du continent ». Elle « veut être pleinement engagée aux côtés du continent africain », a-t-il poursuivi, répondant aux appels d’une dizaine de ses homologues africains.

« L’Afrique subit les conséquences du réchauffement climatique, alors qu’elle n’est pas responsable de l’émission de gaz à effet de serre », estimant qu' »il existe une dette écologique que le monde doit régler à l’égard du continent africain ».

Nath lacla: Devinette: Deux milliards d’euros équivaut à combien en franc CFA?

 

Q&A with Komminist Weldemariam, Taking Cognitive to Class in Africa

Komminist Weldemariam a grandi dans le Michigan Arba, une petite ville au sud-ouest Ethiopie.Même si il ne voulait pas avoir son premier ordinateur jusqu’au collège, l’avenir doctorat d’informatique savait à l’âge de 11 ans que les mathématiques et la science, avec l’intuition, pourrait résoudre les problèmes. Aujourd’hui, après des études et de l’enseignement dans les villes partout dans le monde pendant presque une décennie, Weldemariam est de retour en Afrique pour appliquer l’informatique cognitive à l’éducation.Son travail le développement de systèmes d’apprentissage en ligne au laboratoire de recherche d’IBM-Afrique, à Nairobi, au Kenya, a récemment conduit à lui gagner un Forum Next Einstein de bourses . Le Smarter Planet a  rattrapé Weldemariam récemment pour parler de ses projets de technologie de l’éducation, comme Watson Cognitive Tutor.

Smarter Planet: Quelle a été votre première exposition à la science et les mathématiques? 
Komminist Weldemariam: Je découvre la puissance des mathématiques et de la science pour résoudre des problèmes quand je suis âgé de 11 ans. Après l’école, je l’habitude d’acheter des produits comme le pain, les bananes et de canne à sucre à vendre sur la rue à un prix légèrement plus élevé. Je l’ai enregistré toutes les transactions, et tout calculé pour suivre mes bénéfices, et économiser de l’argent.

Malheureusement, parfois, de fortes pluies ont forcé le marché où je vendais des marchandises à fermer. Donc, je devais obtenir scientifiques pour préserver la fraîcheur de ma nourriture pour les vendre le lendemain. Je ne ai pas un réfrigérateur pour les stocker.Mais je savais que je devais créer une différence de température plus froide, donc trous pour garder tout de gâter creusé.

À l’école, je me suis occupé de partage manuels avec 15 camarades de classe. Et en salles de classe sans eau, électricité, parfois sans chaises. Mais j’ai eu des professeurs extraordinaires qui me disaient, « Kommy, la seule façon de déverrouiller toute dure condition est par l’éducation. » Il est quelque chose que je suis encore en train de faire à IBM.

SP: Vous avez gagné des diplômes et travaillé partout dans le monde. Qu’est-ce qui vous a ramené à l’Afrique? 
KM: Je suis à l’Université Queen, à Kingston, en Ontario, en 2013, l’année IBM a ouvert son premier laboratoire en Afrique . Les collègues m’ont envoyé des ouvertures d’emploi pour un nouveau laboratoire de recherche d’IBM à Nairobi – et je suivais les progrès de l’exploration en Afrique même avant. L’approche d’IBM pour «déverrouiller les grands défis de l’Afrique » m’a excité!

Les gens, les problèmes et les opportunités de l’Afrique – et IBM Research – me ramenèrent. C’est un environnement parfait pour créer des solutions innovantes, commercialement viables qui ont un impact vit.

SP: Qu’est-ce que vous travaillez sur d’IBM Research-Afrique? 
KM: Je travaille actuellement sur des projets de transformation de l’éducation. Un, le Companion Apprentissage cognitif (CTC) délivre un contenu personnalisé d’apprentissage et des évaluations aux étudiants, et des mesures de performance pour les enseignants.Elle le fait en interprétant le rendement des élèves en fonction de la façon dont l’élève aborde l’apprentissage, que déduire de ses contenus modèles d’interaction, les commentaires et questions, ainsi que les états affectifs.

Ces données sont capturées grâce à une instrumentation non-intrusive des interfaces et des capteurs de clients mobiles qui permet d’analyser CTC interaction de l’utilisateur avec le contenu éducatif. Tout au long du processus, la SIC apprend sur l’élève et donne des pistes de réflexion basée sur des données probantes pour les enseignants.

De même, notre projet multimodal recueille, caractérise, et analyse les données sur les élèves, les classes et les écoles, y compris les ressources de l’école. L’analyse nous aidera à comprendre: Comment les élèves se comportent dans un environnement scolaire?Quelle est la relation entre les ressources scolaires, la fréquentation et les tendances des effectifs, et les résultats d’apprentissage? Nous voulons intégrer la technologie avec l’expérience de l’école traditionnelle, et donner aux enseignants, directeurs d’école, ainsi que les districts et les chefs d’Etat perspicacité pour prendre des décisions sur les ressources.

Je travaille aussi l’ IBM Watson équipe sur Watson Cognitive Tutor. Nous voulons donner aux enseignants la puissance de l’informatique cognitive de fournir des stratégies ciblées et des plans de leçon pour améliorer les résultats d’apprentissage. En se concentrant sur les besoins de chaque élève – en utilisant Watson à rendre le contenu éducatif personnel – notre travail peut améliorer les étudiants et les enseignants de position pour le succès.

SP: Qu’est-ce que vous espérez accomplir en tant que boursier Einstein? 
KM: Je sais comment l’éducation peut être l’autonomisation, personnellement, ainsi que pour la fierté de la communauté partagée dans ces réalisations. Donc, en tant que boursier Einstein je veux puiser dans leur réseau africain pour aborder les grands défis du continent en matière d’éducation, de santé, de l’agriculture et de l’inclusion économique.

Je veux utiliser le Forum pour encadrer les scientifiques dans les domaines technique et les compétences en leadership. Et peut-être aider à développer la prochaine génération de Fellows Einstein. Enfin, le Forum peut aider à poursuivre mes efforts pour transformer la technologie de l’éducation – et comment il est livré à travers l’Afrique pour donner à nos étudiants la possibilité de concourir au niveau mondial.

Je ne pense pas que les gens bien compris ce que nous entendons lorsque nous disons « L’Afrique est à la hausse. » L’Afrique est le foyer de 10 pays à plus forte croissance dans le monde. Dans le même temps, l’Afrique a besoin d’environ $ 1000000000000 de fermer son déficit d’infrastructure avec le reste du monde. Ceci est une occasion parfaite pour IBM, et les startups innovantes, de même.

Source : http://asmarterplanet.com/blog/2015/07/qa-komminist-weldemariam-taking-cognitive-class-africa.html

L’Afrique s’apprête à adopter son propre traité de libre-échange

Le traité sera signé par 26 dirigeants d’Afrique de l’Est et du Sud, réunis en Egypte pour l’occasion. Cette Zone tripartite de libre-échange doit permettre de faciliter la circulation des biens et des marchandises.

Les dirigeants de 26 pays d’Afrique de l’Est et du Sud réunis en Egypte vont signer mercredi 10 juin un traité de libre-échange, qui englobe la moitié orientale du continent et doit faciliter la circulation des biens et des marchandises.

La Zone tripartite de libre-échange (Tripartite Free Trade Area – TFTA), ou la « Tripartite », doit devenir un marché commun unissant 26 des 54 pays africains. Son coup d’envoi sera donné à Charm el-Cheikh, station balnéaire sur la mer Rouge, à l’occasion du sommet présidé par le chef de l’Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

L’ensemble regroupera les pays du Marché commun des États d’Afrique australe et de l’Est (Comesa), de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), soit plus de 625 millions d’habitants et plus de 1.000 milliards de dollars de PIB (900 milliards d’euros).

Vers un abaissement des barrières douanières

L’objectif est de mettre en place un cadre pour aller vers des tarifs douaniers préférentiels, facilitant ainsi la circulation des biens et des marchandises.

Mercredi « la TFTA sera officiellement lancée », a indiqué à l’AFP le ministre égyptien de l’Industrie et du Commerce, Mounir Fakhri Abdel Nour, avant d’ajouter: « nous terminons les formalités. Le texte du traité est prêt ».

Du Cap au Caire, selon le mot de l’homme politique et magnat minier britannique Cecil Rhodes au 19e siècle, la « Tripartite » englobera l’Afrique du Sud et l’Égypte, les deux économies les plus développées du continent, ainsi que des pays dynamiques comme l’Éthiopie, l’Angola, le Mozambique et le Kenya. Mais pas le Nigeria, premier PIB d’Afrique notamment grâce au pétrole.

Encore quelques mois d’attente

Depuis dimanche, des hauts responsables des 26 pays sont réunis à Charm el-Cheikh pour apporter la touche finale au traité, discutant de questions épineuses ayant trait à la gestion des litiges commerciaux et la protection des petits producteurs.

Mais il faudra attendre plusieurs mois avant que ne se concrétise véritablement la Tripartite.

Le calendrier « de démantèlement des barrières douanières » n’a pas encore été établi, a ainsi averti M. Abdel Nour, alors que, pour entrer en vigueur, le traité devra être ratifié dans les deux ans par les Parlements des 26 pays.

« L’objectif final est de permettre une circulation facile des marchandises entre les pays, sans taxes », a indiqué Peter Kiguta, directeur général de l’EAC. En des termes plus prosaïques, un fabricant de stylos ou de produits électroménagers basé dans la TFTA doit pouvoir vendre facilement ses produits dans un autre pays de la zone, a-t-il expliqué.

12% des échanges commerciaux entre Africains

De fait, seuls 12% environ des échanges commerciaux en Afrique ont lieu entre pays du continent, contre 55% en Asie et 70% en Europe.

C’est la conséquence de ce que les économistes appellent « l’épaisseur » des frontières. Elle se mesure au nombre de documents qu’il faut produire pour l’importation et l’exportation: sept à huit papiers de douane en moyenne en Afrique, contre quatre ou cinq en Europe. Et cela tient compte aussi de délais et coûts de franchissement des frontières.

La « Tripartite » doit ainsi fournir un mécanisme pour identifier les obstacles non tarifaires au commerce et les éliminer.

Le traité a également pour objectif d’augmenter la part de l’Afrique dans les échanges commerciaux à l’international –qui s’élève actuellement à 2%– en développant les industries nationales.

« C’est un message fort, montrant que l’Afrique travaille à son intégration économique, et à créer un environnement favorable au commerce et à l’investissement », s’était félicité la semaine dernière le gouvernement sud-africain.

source:http://www.challenges.fr/economie/20150610.CHA6746/l-afrique-s-apprete-a-adopter-son-propre-traite-de-libre-echange.html

Djibouti : Ardoukôba

un volcanologue « Ma très grande chance fut que cela survint cinq années plus tard seulement, en septembre 1978, et que j’eus le privilège de suivre d’aussi près que la chose soit possible l’éruption qui accompagna cette expansion de fonds océaniques jamais observée et jamais mesurée. Je baptiserai Ardoukoba le petit volcan nouveau-né d’après le lieu-dit le plus proche, relevé sur l’excellente carte topographique de la république de Djibouti.

Le genre de joies que nous avons connues à découvrir tout cela, ceux que ces questions intéressent peuvent les connaître à leur tour, par la possibilité non seulement de revivre sur place ce genre d’expérience mais, mieux, d’y faire de nouvelles découvertes. De même est intéressant le développement industriel d’une autre de nos idées, idée toute nouvelle lorsque nous l’avons formulée, en 1969, celle que l’Afar recelait des possibilités géothermiques immenses. Pour cet aride pays de roc, de sable et de sel, où l’agriculture et l’élevage ne peuvent guère qu’être étiques et où les gisements miniers sont à ce jour inconnus, l’énergie géothermique représente la seule richesse. Mais quelle richesse !

De l’eau à cent, deux cents, voire trois cents degrés de température, trouvée à cinq cents, mille ou deux mille mètres de profondeur, cela signifie, lorsqu’elle est amenée à la surface et détendue à la pression atmosphérique, de la vapeur de haute énergie qu’un turbo-alternateur transforme en électricité. Electricité peu coûteuse que la proximité d’un port de mer valorise au maximum. Un port, en effet, c’est l’arrivée au prix le plus bas des matières premières que le courant bon marché permettra, aux moindres coûts, de transformer en produits finis, qu’il s’agisse de minerais à transformer en métal ou de pétrole à transformer en produits chimiques, en matières plastiques, en fibres synthétiques ou en engrais, produits finis auxquels, pour finir, le même port de mer ouvrira au compte le meilleur tous les marchés du monde : l’électricité géothermique est la fée susceptible d’industrialiser et de rendre riches les peuples nomades et pauvres de cette partie de la corne de l’Afrique.

Ce sont là les raisons qui m’ont attaché, indissociablement, à cette partie du monde, beauté grandiose de certains de ses paysages et découvertes, scientifiques et techniques. Sans parler de la noblesse, de caractère et de traits, de ses habitants. »

Haroun Tazieff, mai 1982.

Comment coiffer les cheveux frisés afro de son enfant?

Vous en avez assez de batailler avec votre enfant aux cheveux crépus ou frisés? Les conseils d’experts et astuces de mamans pour choisir les bons produits de soin et coiffer leurs cheveux afro.

On se souvient bien de la polémique sur les cheveux crépus de Blue Ivy. Aux yeux de certains internautes, ses parents Beyoncé et Jay-Z négligeaient sa coiffure. Outre le fait qu’elles étaient fausses, les accusations démontraient qu’encore beaucoup de personnes assimilent les cheveux crépus à des cheveux mal coiffés, parce que non lisses. Si pendant un temps, beaucoup de mamans ont pratiqué le défrisage sur les cheveux de leurs enfants, aujourd’hui, la tendance s’inverse. La coupe afro (ou nappy) reprend le dessus et elles sont de plus en plus nombreuses à les coiffer de manière naturelle. Parce que les cheveux crépus peuvent paraître impressionnants à dompter, voici les choses à savoir pour transformer ce moment délicat en routine beauté facile.

Quelques conseils pour bien s’y prendre

Les cheveux crépus sont des cheveux qui ont besoin d’être bien hydratés. De nature frisée, le sébum qu’ils contiennent a plus de mal à atteindre leur longueur que les cheveux caucasiens, la boucle stoppant sa progression. Avant de les laver ou de les coiffer donc, il faut les hydrater avec un soin type spray ou lait pour faciliter le démêlage. Il faut ensuite les démêler par sections, toujours des pointes vers les racines, pour ne pas faire mal à son enfant ni casser ses cheveux.

Le conseil du pro de la coiffure MGC: toujours humidifier les cheveux de l’enfant avant de les coiffer. Cela facilite le passage de la brosse. Autre chose à savoir: la séance de coiffage prenant plus de temps les premières fois, il faut faire en sorte que le bambin coopère.

Sur la toile, les mamans donnent différentes astuces pour y parvenir. Parmi elles, Camille, 35 ans, qui explique à sa fille ce qu’elle va faire, pourquoi il ne faut pas trop bouger. Ou Clarisse, la fondatrice du site de beauté noire Belle Ebène qui préconise de leur trouver une activité, comme regarder un film, lire un livre, jouer à un jeu. Pour Fatou du blog Black Beauty Bag, le fait de papoter et de mettre son fils ou sa nièce de six ans à contribution suffit. Une fois rodé, le coiffage peut alors prendre à peine 10 minutes.

Quel matériel pour les coiffer?

Une serviette pour protéger les vêtements des produits coiffants. Une brosse en poils de sanglier type Mason Pearson, ou sans manche et à picots type Tangle Teezer. Des soins démêlants spray que l’on achète ou que l’on peut faire soi-même à base d’eau et d’huile de coco. Des soins lait ou baumes à appliquer après démêlage pour hydrater les cheveux. Et enfin des accessoires: foulards, headband, élastiques, barrettes, à choisir selon les goûts et les coiffures.

Quelques idées de coiffures pour s’inspirer

Bun, coiffure afro, vanilles… Voici quelques exemples de coiffures qui plairont à coup sûr à vos enfants.

source://www.lexpress.fr/styles/enfant/coiffure-enfant-cheveux-crepus-frises-afro_1629587.html#2GHoTTOPJsrjJh1s.99

Le paludisme en recul, première maladie provoquée par des parasites dans le monde par Nathalie Lacladère

Le Paludisme est la première maladie provoquée par des parasites dans le monde.

En 2013, 584 000 individus sont décédés du paludisme.

Le pic le plus important se situe en 2004 avec 1,8 millions de morts.

Sur la période 2000-2013, nous observons une diminution de la mortalité de 47% dans le monde soit 54% en Afrique (cf. rapport O.M.S).

Sur les 90% de morts du « palu » en Afrique, nous avons 78% d’enfants âgés de moins de 5 ans.

Malgré ce fort recul, nous pouvons redouter qu’Ebola empêche la continuité de cette baisse en Afrique de l’ouest.

Aujourd’hui aucun vaccin n’est disponible pour lutter contre le Paludisme. La prévention est la seule arme contre.

2015 connaîtra-t-elle l’arrivée d’un nouveau vaccin? 

En attendant voici quelques éléments sur le Paludisme:

Distribution du paludisme dans le monde en 2010 (source: World Health Organization 2012) 

1-_distribution_du_paludisme_dans_le_monde_en_2010

La cause du paludisme est due à plusieurs espèces de parasites appartenant au genre Plasmodium. Le parasite est transmis à l’homme par la piqûre de moustiques infectés. Ces moustiques, « vecteurs » du paludisme,  appartiennent tous au genre Anopheles d’après l’Institut Pasteur.

225px-Plasmodium

Epidémiologie (Institut Pasteur)

Le paludisme touche une centaine de pays dans le monde, particulièrement les zones tropicales défavorisées d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. L’Afrique est, de loin, le continent le plus touché avec 90% des cas de paludisme recensés dans ses zones tropicales. Des épidémies peuvent survenir lors de mouvements de populations peu exposées au paludisme vers des zones hautement endémiques.

L’Europe connaît des cas de paludisme dits d’importation. En France, en 2011, 3560 cas d’importation ont été rapportés (source InVS).

Les différentes espèces du parasite plasmodium impliquées

Quatre espèces de parasites du genre Plasmodium sont responsables de la maladie chez l’homme :

1- Plasmodium falciparum est l’espèce la plus pathogène et responsable des cas mortels. Elle est présente dans les zones tropicales d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie, et elle est dominante en Afrique ;

2- Plasmodium vivax co-existe avec Plasmodium falciparum dans de nombreuses parties du monde, et est présente dans certaines régions tempérées ;

3-Plasmodium ovale, principalement trouvée en Afrique de l’ouest, ne tue pas mais peut entraîner des rechutes 4 à 5 ans après la primo infection ;

4-Plasmodium malariae a une distribution mondiale mais très inégale. Elle n’est pas meurtrière mais peut entraîner des rechutes jusqu’à 20 ans après la primo infection.

Transmission (Institut Pasteur)

Le paludisme est transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique femelle, du genre Anopheles, lui-même infecté après avoir piqué un homme impaludé : la femelle, en prenant le repas de sang nécessaire à sa ponte, injecte le parasite à son hôte. Les mâles ne piquent pas.

La transmission de Plasmodium d’un homme à un autre se fait donc par l’intermédiaire du moustique, le principal en cause étant Anopheles gambiae sur le continent africain. Il existe un seul cas de contamination inter-humaine directe, lorsqu’une femme enceinte infectée contamine son enfant par voie transplacentaire.

Cycle du parasite (Institut Pasteur)

Le cycle de Plasmodium est complexe et comporte deux étapes essentielles : une phase asexuée chez l’homme, et une phase sexuée chez le moustique.

L’anophèle femelle injecte à l’homme le parasite sous forme de « sporozoïte« . Celui-ci migre rapidement, via la circulation sanguine, vers le foie. Il pénètre dans la cellule hépatique, où il se divise très activement pour donner naissance, en quelques jours, à des dizaines de milliers de nouveaux parasites : les « mérozoïtes« . La cellule du foie éclate en libérant ces parasites dans le sang : là, ils pénètrent à l’intérieur des globules rouges et se multiplient. Lorsque ces derniers éclatent à leur tour, les mérozoïtes libérés dans la circulation sanguine infectent de nouveaux globules rouges (cycle érythrocytaire).

Après quelques cycles de réplication des mérozoïtes, des parasites sexués mâles et femelles (gamétocytes) sont formés à l’intérieur des globules rouges. Lorsqu’un moustique pique une personne infectée, il ingère ces gamétocytes, qui se transforment en gamètes. Leur fécondation engendre un zygote, qui se différencie en oocyste dans le tube digestif du moustique. Les oocystes produisent des sporozoïtes, qui migrent vers les glandes salivaires du moustique. Un nouveau cycle peut alors commencer.

Les rechutes tardives de paludisme observées lors d’infections par P.vivax et P. ovale sont dues à la possibilité pour ces espèces de subsister sous une forme latente (« hypnozoïte ») dans la cellule hépatique de l’homme.

Prévention et traitements (Institut Pasteur)

Plusieurs molécules anti-paludiques qui peuvent être utilisées en prophylaxie (prévention lors d’un voyage en zone endémique) ou en thérapeutique. Les plus connues sont la chloroquine ou la quinine. D’autres, comme la méfloquine, sont utilisées dans les régions où vivent des parasites résistants à la chloroquine.

Un traitement préventif fortement recommandé (Institut Pasteur)

Il est dangereux de partir en zone de transmission intense de paludisme sans prise régulière d’un traitement préventif, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes qui ont un risque accru d’accès grave. Le traitement préventif doit être prescrit par un médecin. Il tient compte des zones visitées (risque, existence ou non de résistance), de la durée du voyage et aussi de la personne : l’âge, les antécédents pathologiques, une intolérance aux antipaludiques, une possible interaction médicamenteuse, une grossesse.

Mais les médicaments anti-paludiques ne garantissent pas une protection absolue contre l’infection et il est aussi important de se protéger des piqûres de moustiques (moustiquaires, produits anti-moustiques).

Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale et, même si un traitement adapté a été bien pris, il est possible de faire une crise de paludisme, parfois d’apparition tardive. Les premiers symptômes sont souvent peu alarmants mais le paludisme peut être mortel si son traitement est retardé. Aussi, en cas de fièvre même légère, de nausées, de maux de tête, de courbatures ou de fatigue au cours du séjour ou dans les mois qui suivent le retour, un médecin doit être consulté en urgence. La prise d’un échantillon de sang est nécessaire pour confirmer le diagnostic. Toute fièvre au retour des tropiques doit être considérée a priori comme un paludisme jusqu’à preuve du contraire.

Recherche d’un vaccin (Institut Pasteur)

Aujourd’hui, aucun vaccin n’est disponible pour lutter contre le paludisme. A l’Institut Pasteur, plusieurs équipes travaillent à l’élaboration de vaccins contre le paludisme et plusieurs candidats sont à l’étude.

Une mise au point délicate (Institut Pasteur)

Une des difficultés majeures dans la mise au point d’un vaccin contre Plasmodium est, qu’au cours de sa vie, le parasite passe successivement par plusieurs stades avec des phases d’intense multiplication asexuée chez l’homme (dans les cellules du foie – phase hépatique – puis dans les globules rouges du sang – phase érythrocytaire -) et une phase de reproduction sexuée suivie de multiplication, chez l’insecte. Chaque stade se termine par la libération d’un parasite d’une forme différente, donc porteur d’antigènes différents et induisant des réponses immunitaires différentes, ce qui complique d’autant la recherche d’un vaccin.

Source lorsqu’il est mentionné (Institut Pasteur): http://www.pasteur.fr/fr/institut-pasteur/presse/fiches-info/paludisme#sthash.cyOb9IOi.dpuf

Djibouti : Baisse de la mortalité infantile.Fall with the Infant Mortality, par Nathalie Lacladère

Le taux de mortalité infantile est le nombre d’enfants qui décèdent avant d’atteindre l’âge de un an pour 1 000 naissances vivantes au cours d’une année donnée.

Taux de mortalité infantile-venusetoileduberger

En complément, concernant les enfant de moins de 5 ans, la mortalité infantile est ramenée à 68 décès pour 1 000 enfants âgés de moins de 5 ans en 2012, contre 124 décès pour 1 000 enfants âgés de moins de 5 ans en 2002.