Ambroise Fayolle, cheville ouvrière du plan Juncker en France

Pendant longtemps, à la tête de l’Agence France Trésor, son travail a essentiellement consisté à endetter la France à moindre frais. 

Désormais, depuis la forêt du Luxembourg, son rôle consiste à prêter de l’argent avec le plus d’efficacité possible. Car à chaque fois, pour Ambroise Fayolle la ligne rouge est toujours la même : gérer au mieux l’argent public qui lui est confié, qu’il soit celui du contribuable français ou européen.
Depuis un an, cet haut fonctionnaire du Trésor occupe la place de Vice-Président de la Banque Européenne d’investissement où il représente la France. A ce titre, il chapeaute notamment les financements accordés par l’institution à des projets français. L’an dernier, la BEI a prêté 8,7 milliards d’euros à la France, qui figurait ainsi au troisième rang européen. Mais s’il s’agissait d’une année record, une marche supplémentaire pourrait bien être franchie cette année, grâce au soutien du plan Juncker. La BEI est en effet le bras armé de ce plan de relance de 315 milliards d’euros qui doit conjuguer capitaux publics et privés.

Ambroise Fayolle ne ménage pas ses efforts pour que la France tienne son rang dans ce domaine. Symboliquement, les premiers fonds estampillés Juncker sont même arrivés en France, via le FEI, la filiale de la BEI qui s’occupe notamment de financer l’innovation et les entreprises. Mais derrière cet activisme, le fonds Juncker tarde à vraiment rencontrer son public, en Europe en général et en France en particulier. «Les français n’ont pas vraiment compris le principe du plan Juncker, regrette-t-on dans l’entourage du commissaire européen en charge du dossier, Jyrki Katainen. Il faut présenter des projets qui soient en partenariat très fort avec les financements privés, et pas uniquement des propositions portant sur les infrastructures ». Et la commission européenne d’inviter Paris à proposer des projets plus portés sur l’innovation.  

Ambroise Fayolle, lui, l’assure : la France sera au rendez-vous. Aujourd’hui, d’ailleurs, il accueillera avec son président le premier ministre français Manuel Valls qui se rend au siège de la BEI, au Luxembourg pour y signer des projets que l’on annonce de grande ampleur, financés par la Banque européenne. De quoi enfin remettre l’hexagone à son rang. 

source:http://www.lopinion.fr/edition/economie/ambroise-fayolle-cheville-ouvriere-plan-juncker-en-france-100558

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