Climate Model Predicts West Antarctic Ice Sheet Could Melt Rapidly

source:http://mobile.nytimes.com/2016/03/31/science/global-warming-antarctica-ice-sheet-sea-level-rise.html?_r=0

By JUSTIN GILLIS

MARCH 30, 2016

For half a century, climate scientists have seen the West Antarctic ice sheet, a remnant of the last ice age, as a sword of Damocles hanging over human civilization.

The great ice sheet, larger than Mexico, is thought to be potentially vulnerable to disintegration from a relatively small amount of global warming, and capable of raising the sea level by 12 feet or more should it break up. But researchers long assumed the worst effects would take hundreds — if not thousands — of years to occur.

Now, new research suggests the disaster scenario could play out much sooner.

Continued high emissions of heat-trapping gases could launch a disintegration of the ice sheet within decades, according to a study published Wednesday, heaving enough water into the ocean to raise the sea level as much as three feet by the end of this century.

With ice melting in other regions, too, the total rise of the sea could reach five or six feet by 2100, the researchers found. That is roughly twice the increase reported as a plausible worst-case scenario by a United Nations panel just three years ago, and so high it would likely provoke a profound crisis within the lifetimes of children being born today.

Tous keynésiens

source:http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/tous-keynesiens-560159.html

Traditionnellement favorables à des politiques de rigueur, les grandes organisations internationales – le FMI et plus récemment l’OCDE – préconisent désormais des relances budgétaires en Europe. Une re-conversion au keynésianisme, tout juste 80 ans après la publication de la Théorie générale. Mais le FMI comme l’OCDE ne disent pas comment en convaincre les Allemands…

Du FMI à l’OCDE – ces organisations internationales peu suspectes de gauchisme, et qui ont longtemps prôné la baisse des dépenses publiques -, le discours est désormais identique : pour sortir les pays industriels – l’Europe, avant tout -du marasme, une relance budgétaire est nécessaire. Vive la politique budgétaire ! crient les économistes, en choeur. Cette conversion au keynésianisme, tout juste 80 ans après la publication de la Théorie générale, oeuvre majeure du maître de Cambridge, prend la forme d’un mea culpa, et vient d’un constat d’évidence : même si le mot reprise revient depuis des mois dans le discours gouvernemental, notamment en France, l’économie européenne n’émerge pas des basses eaux conjoncturelles. Après une récession aussi violente que celle de 2008-2009, des forces de rappel auraient dû jouer, la croissance était censée repartir franchement, permettant d’effacer la perte d’activité. Il n’en a rien été. Une croissance d’un peu plus de 1%, à laquelle la zone euro parvient péniblement, ne permet pas de résoudre la question de l’emploi. Et les armes habituelles de politique économique, généralement mises en avant, sont singulièrement émoussées.
La politique monétaire ? Elle montre ses limites. La Banque centrale européenne (BCE) s’acharne à faire remonter la hausse des prix dans la zone euro, vers sa cible de 2% l’an, mais n’y parvient pas. En février, les prix dans la zone euro se sont même inscrits en baisse (-0,2%) sur douze mois. La chute de l’euro provoquée par la politique d’assouplissement monétaire (quantitative easing) aurait dû entraîner une inflation importée – puisque, mécaniquement, les prix des produits importés étaient censés augmenter -, mais nul ne la voit dans les statistiques. Et, en dépit des nombreuses incitations mises en place, le crédit bancaire ne repart pas vraiment.
Il est vrai que la politique monétaire est a priori un jeu à somme nulle. Quand les taux d’intérêt baissent, les emprunteurs voient bien sûr leurs charges financières diminuer, mais les prêteurs constatent à l’inverse une érosion de leurs ressources. C’est le cas des banques : les mesures coercitives de la BCE (taux d’intérêt négatifs), destinées à doper les prêts à l’économie, pourraient paradoxalement les conduire à relever leurs taux d’intérêt. La zone euro s’enfonce donc dans la léthargie, caractérisée par une croissance molle et des prix plutôt orientés à la baisse, faisant craindre un processus déflationniste. Un contexte dans lequel les fameuses réformes structurelles, que l’OCDE défend de longue date, sont difficiles à mettre en oeuvre, admettent les experts de l’organisation internationale.
Une relance centrée sur l’investissement

Comment en sortir ? Par la relance budgétaire, clament les organisations internationales, qui constatent les hoquets d’une reprise ne parvenant pas à s’installer, et l’existence de conditions financières particulièrement favorables. Si le PIB a retrouvé ou dépassé son niveau d’avant crise, selon les pays, l’investissement reste largement en dessous. Notamment celui du secteur public. Or la faiblesse actuelle des taux d’intérêt rend pleinement rentables de nombreux projets d’investissement qui ne l’étaient pas auparavant, souligne l’OCDE. Pourquoi ne pas profiter d’un loyer de l’argent au plancher pour investir ?
Les 19 pays de la zone euro en ont globalement les moyens, affichant un excédent record de leur balance des échanges extérieurs courants (3,7% du PIB en 2015). Cet excédent extérieur signifie que la zone euro produit plus qu’elle ne consomme, et ce à hauteur de 3,7% de la richesse produite. Et qu’elle prête cet excédent au reste du monde, alors que les besoins d’investissement existent bien sûr à travers l’Europe. Comment interpréter ce chiffre ? C’est comme si un ménage dont le logement a besoin de travaux, et dont la voiture montre des signes de fatigue, décidait tout de même de ne pas investir et de prêter à ses voisins la part de ses revenus non consommée. Une telle attitude aurait de quoi provoquer l’incrédulité. C’est pourtant celle des pays de la zone euro, considérés collectivement.
Bien sûr, l’Europe n’est pas fédérale. Certains pays n’ont pas vraiment les moyens. La France, par exemple, ne dégage pas d’épargne, si on la considère globalement – pas seulement les ménages qui épargnent effectivement. Sa balance courante est – légèrement – déficitaire. Autrement dit, le total de l’investissement et de la consommation dépasse en France le niveau de la production. En revanche, l’Italie et l’Espagne affichent une balance courante excédentaire. Et surtout l’Allemagne, dont l’excédent de la balance courante a frôlé les 9% du PIB en 2015. Un chiffre astronomique, qui témoigne des marges de manoeuvre allemandes. Ces 9% de PIB épargnés en 2015, l’Allemagne les a globalement prêtés au reste du monde.
L’impulsion ne peut venir que du secteur public

Compte tenu de l’attentisme des entreprises, l’impulsion ne peut venir que du secteur public. Or, si un État a les moyens d’une politique budgétaire de relance, c’est bien l’État allemand, avec son budget en excédent. Au prix d’une dégradation de son déficit ? Les Allemands ne veulent pas en entendre parler. Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble va en répétant que les relances budgétaires « ont perdu de leur efficacité » et que les gouvernements ne doivent pas se détourner des « véritables tâches », à savoir les réformes structurelles.
Cet avis n’est pas isolé. Outre-Rhin, tous les économistes « mainstream » ont en mémoire la relance ratée pratiquée au cours des années 1970. Les Allemands peuvent faire valoir que l’Europe est en croissance. Même si celle-ci est plutôt molle, même si la déflation menace. Ils jugent la situation satisfaisante.
Certes, la politique budgétaire n’est plus restrictive aujourd’hui. Rien à voir avec la période 2011-2013, quand la réduction à marche forcée des déficits publics a amputé la croissance de la zone euro de 3,88 points, selon des calculs récents de la direction générale du Trésor. En 2014, les déficits ont été beaucoup moins réduits. Et, depuis 2015, les budgets, considérés globalement, n’ont plus d’effets négatifs sur la croissance, puisque les déficits augmentent à nouveau, en termes structurels, corrigés de la conjoncture. Mais de là à parler de politique de relance… cette hausse des déficits structurels est trop modeste (+0,1 point de PIB en 2015, +0,2 point en 2016, selon Natixis) pour avoir un effet positif sur les économies.
« Mobiliser l’argent disponible au bon niveau »

La France, l’Italie, l’Espagne… pourraient-elles suppléer l’absence de volonté allemande de soutenir la croissance ? Un pays ne peut se lancer seul, et sans l’Allemagne… alors qu’une relance coordonnée en Europe aurait un effet positif sur la croissance, et donc sur les rentrées fiscales.
C’est tout le sens de la révolution keynésienne : si les coupes dans les budgets ont une efficacité toute relative – en termes de réduction du déficit, puisqu’elles aboutissent à amputer la croissance des économies, contribuant du même coup à augmenter les dépenses sociales (chômage) et à faire baisser les recettes fiscales -, les effets positifs d’une relance réussie par le déficit budgétaire peuvent aboutir in fine à la résorption de ce déficit. Quand l’agence Moody’s souligne le « trop de dette » de certains pays européens en regard de la croissance, les keynésiens ont une réponse paradoxale, mais qu’ils sont en mesure de défendre : en investissant – donc en s’endettant – de manière intelligente, l’Europe pourrait relancer vraiment sa machine économique, et donc réduire in fine le poids de sa dette.
Même Emmanuel Macron le préconise :
« Aujourd’hui, il y a besoin de politiques plus keynésiennes en Europe. Mais il ne faut surtout pas faire cette relance au niveau des pays, en particulier d’un pays comme la France » a-t-il déclaré lors des matinales FNTP-La Tribune.
« Avec mon collègue Sigmar Gabriel, nous avons proposé de créer un budget zone euro d’investissement et de stabilisation, avec une capacité d’emprunt au niveau de la zone euro, ce qu’elle ne fait pas », a ajouté le ministre de l’Économie.
« Nous avons un besoin d’infrastructures, mais il faut mobiliser l’argent disponible au bon niveau : la zone euro pour les financements publics, par un emprunt fédéral, et le secteur privé pour exercer un levier. C’est la seule réponse possible pour sortir d’une crise qui nous a conduits à créer un environnement économique déflationniste », a-t-il enfin considéré.

First Woman Nominated to Lead U.S. Combatant Command   

WASHINGTON — The White House will nominate Gen. Lori J. Robinson of the Air Force to lead all military forces in North America, Defense Secretary Ashton B. Carter said Friday. If confirmed by the Senate, General Robinson will become the first woman to head one of the United States combatant commands.
”We have coming along now a lot of female officers who are exceptionally strong,” Mr. Carter said in an interview with Politico. “Lori certainly fits into that category.”

The Defense Department has six combatant commanders who oversee military operations in different regions of the world. General Robinson would lead the United States Northern Command, which is based in Colorado Springs and was created after the Sept. 11, 2001, attacks to coordinate the military’s response to homeland security. The highest-profile command in recent years has been the United States Central Command, which oversees military operations in Afghanistan, Iraq and the rest of the Middle East.

Mr. Carter made the announcement as the Pentagon moves forward with a series of measures designed to create greater gender equality in the military and make the services more appealing to women.

In December, Mr. Carter announced that the Pentagon would open all combat roles to women. Then in January, he announced that he was expanding maternity leave and said the Pentagon would begin a pilot program that would pay for women to have their eggs frozen to encourage them to stay in the military during their 20s and 30s, a time when many leave after giving birth.

According to figures compiled by the Pentagon, a little more than 6 percent of generals and admirals are women; 17 percent of officers are women; and 15 percent of enlisted service members are women. Out of 38 four star generals and admirals there are three women, including General Robinson, according to the Pentagon.

Since 2014, General Robinson has been based at Joint Base Pearl Harbor-Hickam in Hawaii, where she has been the commander over Air Force operations in the Pacific.

Source:New York Times

Posté dans USA

L’Irlande a affiché la plus forte croissance européenne en 2015

source:les échos 

Rendu coi par la crise financière internationale, l’ex « tigre celtique » irlandais rugit de nouveau et son produit intérieur brut a bondi de 7,8% en 2015, ce qui le place en tête du peloton européen. L’an passé, le PIB de l’Irlande a été soutenu notamment par un bond de la production industrielle (+13,7%) et de l’activité dans la construction (+8,8%), a indiqué jeudi l’Office central des statistiques irlandaises (CSO). L’économie du pays a aussi été tirée par d’impressionnants investissements des entreprises, mais aussi par une vigoureuse progression de ses exportations (+13,8%).

Le pays est très attractif pour les entreprises étrangères, attirées par la faiblesse de son taux d’imposition sur les sociétés (12,5%), l’un des plus bas de toute l’Union européenne (UE). Plusieurs géants américains des hautes technologies (Facebook, Google, Apple) et de la pharmacie ont basé leur siège européen en Irlande. Soumise à la conjoncture de ces secteurs, l’économie de ce pays à la population relativement modeste (4,6 millions d’habitants) est d’autant plus volatile et sensible aux tangages de l’économie mondiale, mais la dimension proprement « irlandaise » de l’activité a crû vigoureusement elle aussi l’an passé.

Très dynamique à la fin des années 1990 et jusqu’en 2007, l’économie irlandaise a particulièrement souffert de la crise financière internationale et pendant les années qui ont suivi. Après avoir connu une sévère récession, Dublin a même été contraint de signer en 2010 un humiliant plan de sauvetage de 85 milliards d’euros avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international. Sortie de ce plan d’aide en décembre 2013 après une cure d’austérité, l’Irlande a désormais retrouvé son indépendance économique et financière et partage avec quelques autres pays européens le luxe de pouvoir emprunter à court terme à des taux d’intérêts négatifs. Sa croissance économique est franchement repartie pour sa part depuis 2014.

Sècheresse au coeur du drame éthiopien

source: la tribune par Matthew Tempest

C’est une catastrophe humanitaire au ralenti qui survient en Ethiope: la sécheresse a détruit les récoltes et une famine gravissime menace les 100 millions d’habitants du pays. Absorbée par le conflit syrien et la crise des réfugiés, la communauté internationale risque d’être prise au dépourvu. Un article de notre partenaire Euractiv.

Addis Abeba a décidé de se réinventer et se targue d’être la terre des « origines de la vie », dans l’espoir de multiplier le nombre de touristes occidentaux par trois – au moins. Si le tourisme existe en Éthiopie, le pays, qui n’a pas de côte et se situe dans une des régions les plus dangereuses du monde, la corne de l’Afrique, n’est pas une destination très populaire.

Le gouvernement entend néanmoins changer cette situation et compte sur le tourisme pour générer près de 3 milliards d’euros par an d’ici 2020. Des attentes modestes dans un pays de 100 millions d’habitants où le revenu moyen est d’environ 500 euros, selon la Banque mondiale.

Malgré ses voisins turbulents, l’Éthiopie peut se vanter de compter huit sites UNESCO, d’avoir un gouvernement stable, d’être la seule nation africaine n’ayant pas été colonisée et d’exporter des denrées dont raffolent les Occidentaux, comme le café ou le vin de Rift Valley.

Les ambitions touristiques d’Addis Abeba pourraient cependant difficilement plus mal tomber, puisqu’une famine gravissime menace les 100 millions d’habitants.

Absorbée par le conflit syrien et la crise des réfugiés, la communauté internationale risque d’être prise au dépourvue par une autre catastrope humanitaire : en Éthiopie, plus de 10 millions de personnes dépendent des rations d’urgence. Or les aides existantes devraient s’interrompre en avril.

Agriculture de subsistance et dépendance à l’aide humanitaire

Plus de 8 millions d’habitants survivent déjà uniquement grâce à une agriculture de subsistance, largement financée par l’aide humanitaire, ce qui porte le nombre d’Éthiopiens dépendant du reste du monde à près de 20 % de la population.

Si le mot « famine », proscrit par les autorités, n’est pas encore employé par les agences humanitaires, celles-ci préviennent depuis le mois de décembre que les promesses d’aides actuelles ne dureront que jusqu’à fin avril. Après cette date, des millions de personnes risquent de mourir de faim.

« J’ai l’impression de regarder un désastre arriver au ralenti », témoigne le docteur Wolfgang Jarmann, qui dirige Care International, une ONG humanitaire. « L’impact [d’El Niño] est dévastateur pour les populations vulnérables en Afrique orientable et méridionale, mais c’est en Éthiopie que la situation est la plus catastrophique pour l’instant. »

Care estime à 1,7 million le nombre d’enfants, de femmes enceintes et de mères ayant besoin de compléments alimentaires. Dans ce paysage lunaire de roche rouge et de poussière, des centaines de milliers de têtes de bétail sont déjà mortes à cause de la sécheresse, après l’anéantissement des récoltes.
L’appel de fonds des Nations unies fait un flop

Les Nations unies ont lancé un appel pour rassembler 1,3 milliard d’euros de fonds d’urgence pour l’Éthiopie. À ce jour, les dons n’atteignent pas la moitié de cette somme.
Le gouvernement d’Addis Abeba a promis 350 millions d’euros, et les États-Unis près de 90 millions. Si cette sécheresse catastrophique n’a pas encore causé de scènes similaires à celles de la famine de 1984-85, c’est grâce aux infrastructures plus solides et à la réaction du gouvernement central.

Le gouvernement a mis en place une unité spéciale de réaction à la sécheresse, et alloué 10 millions d’euros aux repas scolaires, afin d’éviter que les écoliers ne désertent les salles de classe pour aider leurs parents aux champs, mendier ou faire les poubelles.

Aujourd’hui, même le gouvernement admet pourtant avoir besoin d’aide. Le vice-Premier ministre, Demeke Mekonnen, a demandé une « aide immédiate », soulignant que les conséquences d’une catastrophe humanitaire ne s’arrêteraient pas à l’Éthiopie, mais fragiliserait « la paix et la stabilité de toute la région », très instable.

L’UE propose 42 millions d’euros pour lutter contre El Niño

L’UE a pour l’instant dédié 42 millions d’euros au pays pour qu’il puisse faire face à la sécheresse d’El Niño. Le commissaire Christos Stylianides a promis une rallonge de 24 millions d’euros supplémentaires.

« L’UE soutient l’Éthiopie et contribue en ce moment même à une assistance qui sauve des vies », a indiqué une porte-parole de DEVCO.

Entre 80 et 90 millions d’Éthiopiens parviennent à survivre grâce à une agriculture de subsistance et vivent dans des cases de terre ou des cabanes de tôle ondulée, sans eau, sans électricité. Ils cultivent quelques rangées de légumes et possèdent parfois quelques bêtes.

Contrairement à la situation de 1984-85, l’Éthiopie dispose aujourd’hui d’un gouvernement fort (trop fort, selon certains) et d’une économie en pleine expansion. Le PIB connait en effet une croissance de 10 % par an depuis dix ans, une hausse remarquable malgré le point de départ très bas, et de grands projets d’infrastructure.

La sécheresse et ses conséquences

Si le gouvernement central a demandé de l’aide à la communauté internationale et sollicité ses propres ressources, il reste très méfiant des Occidentaux et tente à tout prix de protéger le timide tourisme de la région.

Juste en dehors de Lalibela, sous un soleil de plomb, des rations fournies par l’aide d’urgence sont distribuées aux agriculteurs, alors que des touristes font la queue pour visiter les églises rupestres orthodoxes du 12e siècle vantées par le gouvernement.

Dans le nord du pays, l’absence complète de bétail dans le paysage aride est aussi marquante que les longues coupures de courant (jusqu’à 48 heures d’affilée) et le nombre impressionnant d’enfants qui mendient.

Le gouvernement semble à la limite de la paranoïa vis-à-vis des journalistes occidentaux et se fait peu disert sur la question de la sécheresse.

Le gouvernement compte beaucoup sur le tourisme

Le directeur de l’autorité du tourisme, Solomon Tadesse, nommé par le gouvernement, a quant à lui expliqué à EurActiv que la sécheresse avait mis en avant le rôle du gouvernement, protecteur du peuple.

L’Éthiopie ne se résume pas à une histoire, regrette-t-il, estimant que l’Occident n’a en tête que l’image de la famine de 1984-85. « Il y a une chose qui passe inaperçue. Certes, cette sécheresse est la plus catastrophique depuis 50 ans, mais la bonne nouvelle est que la gestion du gouvernement est bonne. La bonne quantité de grain a été stockée, sans que cela n’affecte les citoyens », se félicite-t-il.

« Cette année, il n’y a pas de morts, contrairement à 1874 et 1984. Nous avons de bonnes infrastructures qui nous permettent d’atteindre les régions touchées. Il n’y a eu que des pertes de bétail. Je suis sûr que les gens savent qu’il y a une sécheresse en Californie, ça ne les empêche pas d’y aller », conclut-il, oubliant de préciser que 10,2 millions de Californiens ne survivent pas uniquement grâce à l’aide alimentaire d’urgence.

Quant à l’expiration des aides, il ne s’en inquiète pas trop : « Les chiffres pourraient être corrects, mais il s’agit peut-être juste de prévisions ». Il insiste sur le fait que, malgré les photos qui commencent à apparaître dans la presse occidentale, les touristes n’annulaient pas leurs voyages. « Il faut être fort, à l’intérieur du pays », estime-t-il.