L’empreinte de Victor Louis à Bordeaux et en Aquitaine 

De l’œuvre de l’architecte Victor Louis à Bordeaux on ne connait souvent que le Grand Théâtre de Bordeaux. On sait moins qu’il inspira durablement ses confrères locaux et tira une partie de sa renommée de ses créations bordelaises. À tel point que nombre d’édifices de la région sont mis à son crédit alors qu’un nombre finalement limité de réalisations peuvent lui être attribuées de façon certaine.
À travers une scénographie originale, l’exposition «Victor Louis, architecte. De Rome à Bordeaux »propose jusqu’au 28 août de mieux connaître l’architecte, son parcours et ses œuvres aquitaines. Elle donne également l’occasion de découvrir l’ensemble architectural connu sous le nom d’« îlot Louis », dont l’un des hôtels particuliers abrite, depuis l’été 2012, le service du patrimoine et de l’Inventaire de la Région Aquitaine.

L’installation, depuis 2012, de ce service dédié à l’étude et à la valorisation du patrimoine culturel au sein même du prestigieux îlot Louis, constituait une incitation à proposer au plus grand nombre la découverte de cet ensemble monumental bordelais. À travers une scénographie originale, c’est à cette exploration autour de la figure de l’architecte Victor Louis et de ses réalisations que cette exposition convie les amoureux du patrimoine, de l’architecture et de Bordeaux.

Victor Louis (1731-1800)

Appelé à Bordeaux par le duc de Richelieu, Victor Louis est un talent reconnu pour avoir travaillé tour à tour au service du roi de Pologne, de l’évêque de Chartres, ou encore de l’ambassadeur d’Espagne.

Fils d’un maçon et entrepreneur parisien, son apprentissage dans le milieu des maîtres maçons explique le goût qu’il devait toujours manifester pour la stéréotomie et les prouesses techniques. Entré dès quinze ans à l’école de l’Académie royale d’architecture, il remporte un prix qui lui offre l’opportunité d’un séjour romain. Entre 1756 et 1759, à Rome, il est au contact direct de l’antiquité
Le Grand Théâtre

Le chantier de construction de la salle de la Comédie connait aléas et infortunes. Douze lettres envoyées par Victor Louis à l’intendant de la province de Guyenne témoignent de relations difficiles voire houleuses entre Louis, les édiles et les architectes bordelais.

C’est à Paris, en août 1772, que Victor Louis établit les premiers plans du théâtre. Il se rend à Bordeaux et fait venir ses collaborateurs parisiens. Les travaux débutent en novembre 1773 mais sont interrompus quelques mois plus tard faute d’argent. Le rez-de-chaussée est construit en 1774 lorsqu’un nouvel arrêt est ordonné. Cent soixante ouvriers travaillent sur le chantier. La salle est couverte en partie en décembre 1776. En janvier de l’année suivante, le peintre Robin commence le décor du plafond. Le sculpteur Pierre Berruer réalise à Paris quatre des Musesqui ornent la façade au-dessus de la première balustrade. Selon ses modèles, les huit autres sont sculptées par Van den Drix.

L’îlot Louis

En vue de la construction du Grand Théâtre, Louis XV cède à la ville les terrains situés derrière l’édifice sur les glacis du château Trompette. Cette surface rectangulaire descend presque jusqu’au fleuve, « admirablement située » dirait-on aujourd’hui, elle est proche de la place Royale (place de la Bourse), des allées de Tourny et de l’hôtel de l’Intendance. La vente des lots doit aider au financement de la construction de la nouvelle salle de spectacle.

L’architecte Victor Louis est chargé du découpage et de la cession des parcelles. Le maréchal-duc de Richelieu, gouverneur de Guyenne, estime qu’il ne faut pas hâter les ventes pour encourager la spéculation. De fait, les adjudications s’échelonnent du mois d’août 1774 au mois de mai 1777. Les lots sont acquis majoritairement par des parlementaires et des négociants qui donnent naissance à un nouveau quartier.
L’empreinte de Victor Louis À Bordeaux et en Aquitaine

L’hôtel Boyer-Fonfrède à l’angle du cours du Chapeau-Rouge et de la place Jean-Jaurès célèbre pour l’audace de son escalier monumental.

L’hôtel Nairac, cours de Verdun, construit pour l’armateur Nairac, c’est l’œuvre la plus dépouillée de Louis.

Le château du Bouilh, à Saint-André-de-Cubzac, renvoie à différentes réalisations antérieures de son auteur et témoigne de sa capacité à dépasser le « néoclassicisme austère » dont on le dit le représentant.

Le service du patrimoine et de l’Inventaire de la Région Aquitaine

Le transfert de la compétence de l’Inventaire général, par la loi du 13 août 2004, a conduit la Région Aquitaine à créer en 2007 un service du Patrimoine et de l’Inventaire, au sein de la Direction de la Culture et du Patrimoine. Ce service regroupe :

les missions scientifiques de l’Inventaire,

l’aide à la restauration et à la valorisation des Monuments historiques,

le Fonds régional d’acquisition des musées.

Les trois maillons de la chaîne patrimoniale « connaissance – restauration et valorisation – médiation » ont été ainsi intégrés dans une politique cohérente mise en œuvre par le règlement d’intervention Patrimoine et Inventaire.

Source:http://www.aquitaineonline.com/tourisme-sud-ouest/histoire-traditions/6004-architecte-victor-louis.html

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