La Chine abandonne la limite de prêts bancaires qu’elle s’était imposée, Bilan la référence Suisse de l’économie

La Chine a abandonné samedi l’obligation qu’elle avait imposé aux banques depuis deux décennies de limiter leurs prêts par rapport aux dépôts, a annoncé l’agence Chine nouvelle.

La loi votée en 1975 qui limitait les prêts à 75 % des dépôts a été amendée par le comité permanent du Congrès national du peuple chinois et cette modification rentrera en vigueur le 1er octobre prochain, a annoncé l’agence officielle.

Le Congrès national du peuple chinois assure le pouvoir législatif.

Cet amendement intervient après que la Banque populaire de Chine, banque centrale, ait annoncé mardi dernier qu’elle réduisait ses taux d’intérêt de référence afin de réduire les fonds que les banques doivent conserver. Cette décision a été vue comme une tentative de stimuler les prêts et de soutenir l’économie chinoise en difficulté.

La PBC a également annoncé l’élimination d’un plafond sur les taux d’intérêt pour les dépôts à terme d’une durée de plus d’un an.

Les mesures prises par la Chine pour libéraliser les contrôles de taux d’intérêts sont interprétées comme destinées à ouvrir le pays au système financier.

Seconde économie mondiale, la Chine affronte un fort ralentissement de sa consommation intérieure et les autorités sont sous pression afin de prendre des mesures pour la soutenir.

La bourse de Shanghai a récemment connu des vicissitudes et lourdement chuté entrainant les autres bourses mondiales derrière elle.

Source : http://www.bilan.ch/economie/chine-abandonne-limite-de-prets-bancaires-setait-imposee

la rentrée!

Hello à tout le monde,
j’espère que vous allez bien avec ce magnifique soleil?
En cette matinée de dimanche ensoleillé, avec Maylis nous sommes allées chercher ses fournitures scolaires pour son entrée en 6ième, je ne me souvenais plus que nous avions besoin de tout cela (humour) et nous avons tout trouvé.

Sur le chemin j’ai pris le bouquin sur l’éducation d’Alain Juppé et le bouquin « peut-on prévoir l’avenir? » de Jacques Attali.

Cool!

bon je pars courir!

Très bon dimanche à tout le monde et Portez-vous bien, Nathalie.

La banque centrale chinoise réduit encore ses taux d’intérêt

source:http://www.bilan.ch/economie/banque-centrale-chinoise-reduit-taux-dinteret

CHINE

La banque centrale chinoise (PBOC) a abaissé mardi ses taux d’intérêt, pour la cinquième fois depuis novembre: un nouvel effort pour soutenir une économie à la peine et pour rassurer les investisseurs, sur fond d’effondrement des Bourses locales.

A partir de mercredi, le taux de prêts à un an et le taux des dépôts à un an seront abaissés de 25 points de base et ramenés respectivement à 4,60% et 1,75%, a annoncé l’institution sur son site internet.

Simultanément, la banque centrale va abaisser de 50 points de base les ratios des réserves obligatoires imposés à certains établissements financiers, une mesure censée leur permettre de prêter davantage.

Ces nouveaux assouplissements monétaires étaient largement attendus, alors que la conjoncture ne cesse de s’assombrir dans la deuxième économie mondiale.

Entre autres, les exportations chinoises –un pilier de croissance– ont chuté de plus de 8% en juillet, la production industrielle ralentit fortement, et l’activité manufacturière s’est violemment contractée en août selon un indicateur PMI de référence tombé au plus bas depuis six ans…

« On s’y préparait, mais cette nouvelle baisse des taux arrive plus tôt que prévu », a indiqué à l’AFP Wendy Chen, analyste de Nomura. « C’est une décision sans doute liée aux statistiques moroses, mais aussi à la débandade boursière des derniers jours ».

‘RÉTABLIR LA CONFIANCE’

De fait, la Bourse de Shanghai a dévissé de 7,63% mardi, après avoir perdu 11% la semaine dernière et s’être effondrée lundi de 8,49% -sa plus forte baisse journalière en huit ans- dans un climat d’affolement général.

Elle a perdu plus de 40% depuis mi-juin.

Pire: ces plongeons répétés ont attisé les craintes sur l’essoufflement de l’économie chinoise et plombé les marchés mondiaux, qui ont décroché de concert lundi.

De quoi s’interroger sur l’impuissance de la Chine à stabiliser ses Bourses, en dépit d’interventions répétées des autorités depuis fin juin –notamment via des achats massifs de titres par des organismes publics.

« Le gouvernement s’efforçait de revigorer les Bourses à coups d’achats d’actions » mais « il semble avoir changé de tactique avec ces abaissements simultanés des taux d’intérêt et des ratios de réserves obligatoires », réagissait Mark Williams, du cabinet Capital Economics.

« La décision pourrait effectivement stopper la dégringolade boursière, mais la principale motivation (de la PBOC) reste peut-être surtout de rétablir la confiance perdue dans la situation de l’économie », tempérait-il.

Certes, les autorités ont multiplié les mesures de soutien à l’activité, et la PBOC a elle-même abaissé ses taux d’intérêts par quatre fois entre novembre 2014 et juin 2015 — mais sans grand succès, entretenant un scepticisme croissant sur la politique suivie.

A telle enseigne que, selon des analystes, les liquidités ainsi dégagées ont plus contribué à gonfler la bulle des marchés boursiers qu’à aider l’économie réelle.

L’activité reste terne et les indicateurs décevants se succèdent.

Dans ce contexte, la soudaine dévaluation du yuan il y a deux semaines –largement perçue comme un effort désespéré de Pékin pour doper ses exportations– n’a fait qu’exacerber l’angoisse générale.

-Croissance ‘sous pression’-

« La croissance économique reste sous pression » et ces nouveaux assouplissements « soutiendront le développement durable de l’économie réelle », a affirmé la PBOC mardi dans son communiqué.

Ainsi, « le coût des emprunts va diminuer pour ceux qui souscrivent un prêt bancaire, y compris pour les prêts immobiliers », abondait Mark Williams.

« Cela devrait donner un coup de pouce supplémentaire au marché immobilier chinois (qui amorce un rebond très timide) ainsi qu’aux entreprises d’Etat », très gourmandes en prêts souscrits auprès des banques.

La Chine a enregistré au deuxième trimestre une croissance économique de 7%, conforme à l’objectif annuel que s’est fixé le gouvernement pour 2015.

Ce qui serait tout de même la plus faible performance du géant asiatique depuis un quart de siècle.

Mais de l’avis général, même cet objectif de croissance de 7% pourrait s’avérer difficile à atteindre, à moins de fortes interventions supplémentaires du gouvernement, notamment en termes de relance budgétaire et de dépenses publiques.

Pékin vante volontiers ses efforts de rééquilibrage économique destinés à accorder un rôle accru au marché dans l’allocation des ressources… mais il veut à tout prix éviter un « atterrissage brutal » de sa croissance.

Et la PBOC à elle seule ne pourra pas faire de miracle et « dissiper les dangers liés à une économie chinoise reposant sur un endettement massif » et notamment sur les dettes des gouvernements locaux, avertissaient les experts de la banque ANZ.

Le Gouf de Capbreton

source:http://www.123ocean.com/ocean/abysses/mysteres-gouf-de-capbreton/

Imaginez un canyon majestueux, constitué de pentes sinueuses, de plateaux, de mesas dignes des meilleurs westerns, de terrasses, de vallées haut perchées, de précipices plongeant à plusieurs milliers de mètres ; un véritable phénomène géologique unique en son genre, au fond duquel on distingue d’anciens lits de rivières secondaires ou des méandres abandonnés.
Imaginez maintenant que ce canyon déchire en deux un vaste plateau continental sablonneux ; il est en outre un point de jonction entre les fonds marins et la terre ferme, lieu de mythes et de légendes, qui demeure aujourd’hui encore incompris des chercheurs et négligé de l’opinion. Quelle est ce mystère qui se cache à l’ouest ?
Il y a comme qui dirait, un Gouf !
Pourtant il est juste sous notre nez, ce « Gouf » qui, depuis des siècles, fascine scientifiques chercheurs, historiens, surfeurs et plongeurs, faisant l’objet de multiples publications, conférences, travaux universitaires ou campagnes océanographiques. Ce sujet est une véritable boîte de Pandore, dès qu’on l’ouvre, on ne peut plus la refermer, tant se déchaînent les passions, les interrogations, les anecdotes de pêcheurs, de plongeurs, d’océanographes, de marins, etc. Le Gouf de Capbreton !

Le Gouf de Capbreton invisible mais présent

Resituons-nous : nous voici au « fond » du Golfe de Gascogne, là où le cordon dunaire de la côte Aquitaine finit sa course avant que le trait de côte ne s’oriente résolument vers l’ouest pour dessiner les Pyrénées,la Côte basque, l’Espagne. Sur la carte, rien de visible : la longue plage de sable qui commence 230 km plus haut, à l’estuaire de la Gironde, s’achève à l’embouchure de l’Adour. Mais les relevés bathymétriques racontent une tout autre histoire : on ne peut qu’être saisi face à l’immensité de cette déchirure spectaculaire. Les sables de l’immense plateau continental s’achèvent brutalement sur des précipices vertigineux. De plus cette vallée sinueuse, digne d’une superproduction hollywoodienne, commence à proximité de la plage, à faible profondeur. Ces derniers points sont caractéristiques du Gouf, car la plupart des canyons sous-marins apparaissent dans des zones plus profondes.

Les particularités du Gouf de Capbreton

Le Gouf de Capbreton est un canyon si remarquable qu’il sert de modèle à des océanographes du monde entier. Avant même d’être cartographié par les sondes, le Gouf était connu des marins et des pêcheurs pour au moins deux raisons : d’abord sa profondeur soudaine absorbe la puissance des vagues redoutables, dues aux faibles fonds du Golfe ; au fil des siècles, de nombreux bateaux sont venus se réfugier au-dessus du Gouf pour y chercher une mer moins agitée. Le fait est attesté dès 1491 par Charles VIII, accompagné d’un ingénieur.

La biodiversité du Gouf de Capbreton

Ensuite, l’autre raison qui a fait connaître le Gouf : la pêche. Non seulement les lignes s’affolent et filent vers les grands fonds, mais on en remonte parfois d’extraordinaires poissons, cétacés, crustacés, coraux, mollusques, différents de la faune et la flore locales.

Après une vie bien remplie comme naturaliste et capitaine au long-cours, un certain Léopold de Folin devint capitaine du port de Bayonne. Depuis des années, ce chercheur travaillait sur les sédiments marins et notamment les foraminifères, protozoaires d’eaux profondes. Au fil des ans, le marquis de Folin s’est passionné pour le Gouf et y a mené diverses campagnes océanographiques sur des embarcations de toutes tailles.
C’est à bord de l’aviso Travailleur en 1875, qu’il constate des profondeurs variant de 400 à 1 400 m.
Il remonte dans ses filets un petit « crustacé pourpre d’un éclat remarquable (un gnatophausia), dont on ne connaissait encore que deux échantillons trouvés, l’un aux Açores, l’autre au Brésil. Dans une autre circonstance, les filets revinrent à bord couverts d’une telle quantité d’animalcules phosphorescents qu’il était possible de lire à leur lueur, à la distance de cinq mètres ». Il découvre également des espèces jamais observées : 18 moules de profondeur et un invertébré benthique auquel il donne le nom de bathisiphon cabritonnensis.
Une passion pour le Gouf de Capbreton
Le Gouf de Capbreton ne cessera jamais de passionner les chercheurs. D’autres campagnes océanographiques vont suivre, qui étudient la géologie du canyon, sa morphologie, ses sédiments et sa faune benthique (profonde). On cartographie quelques-unes de ces fameuses terrasses le long des flancs abrupts et l’on donne des noms aux divers rochers et îlots sous-marins qui parsèment le Gouf ; la première carte bathymétrique est établie en 1935 grâce à l’utilisation des ultrasons.
Mais d’ou vient le nom de Gouf ?
« Gouf » : cette appellation locale a persisté jusqu’à nos jours. Son origine gasconne fait l’objet d’interprétations diverses, pouvant signifier « trou » et « gouffre », mais aussi « anse » ou « golfe ». Curieusement, il reste à peine quelques traces de ce folklore dans la ville de Capbreton : il existe bien une rue du Gouf, un hôtel du Gouf, et quelques poèmes d’un instituteur des années 1930 (Jean Duboscq) ayant choisi pour pseudonyme « Yan du Gouf », mais en dehors de ces vestiges, le fameux canyon qui enflamme l’imagination des chercheurs aux quatre coins du monde ne fait pas recette dans la commune.
La journaliste Anne Tautou, qui travaille sur un livre consacré au Gouf, plaide pour qu’on en fasse une réserve marine ou une station d’observation de la biodiversité. Mais outre les pêcheurs qui y capturent encore de belles prises, le Gouf ne profite plus guère qu’aux plongeurs passionnés du « Capbreton Aquatique Scaphandre Club » qui y organisent des plongées, d’où ils rapportent des photos et même des sons. Bien sûr, il ne s’agit là que d’aller explorer la tête du canyon, qui se trouve à des profondeurs accessibles aux plongeurs.
Le Gouf de Capbreton, c’est quoi ?
N’empêche. On a beau sonder le Gouf, le carotter, l’échantillonner, le cartographier, on tourne toujours autour du pot et personne n’est capable de vraiment répondre aux questions les plus simples : « Mais qu’est-ce que c’est ? Comment s’est-il formé ? »
S’agit-il — comme le prétendent les uns ou les autres — d’une ancienne vallée d’érosion ? D’une faille sismique reliée au plissement pyrénéen ? D’un mouvement tectonique dû au passage de la plaque ibérique sous le continent européen ? D’un estuaire fossile qui se serait agrandi pendant la super-glaciation de Günz ? D’un prolongement du paléo-canyon de Saubrigues ? D’une faille sismique susceptible de produire un tsunami ? Ou, comme le croyait un certain J. O. Dupuy en 1924, est-ce une vallée formée par un bouleversement géologique ayant provoqué la dissolution d’un immense banc de sel gemme, le tout étant relié aux sources thermales de Dax, sur les bords de l’Adour ?

Détournement de l’Adour

Car une donnée vient brouiller les pistes : par le passé, le fleuve Adour se jetait à Capbreton, qui fut un port suffisamment important pour faire dire à Charles VII : «… Si je n’ai Capbreton et Calais, autant vaut-il pour moi n’avoir aucun port sur les mers !… » Cette troublante conjonction : l’embouchure d’un fleuve se « jetant » directement dans une vallée sous-marine, a fait couler beaucoup d’encre. Peut-on supposer sérieusement qu’un fleuve creuse une vallée sous-marine de plusieurs centaines de kilomètres de long jusqu’à des profondeurs de 3 000 m ? Non sans doute, mais la plupart des canyons marins semblent pourtant se situer dans des zones d’estuaire, comme dans le cas du fleuve Congo, prolongé par un remarquable canyon « de type Gouf ». Les travaux récents des chercheurs du laboratoire d’océanographie UMR EPOC (Université de Bordeaux) confirment le lien entre fleuves et canyons : « des résultats récents montrent l’importance des fleuves dans les phénomènes d’érosion et de sédimentation profonde ».

En d’autres temps, lorsque le niveau de la mer était considérablement plus bas, l’entrée du Gouf, de la faille, se situait sur la côte (il était donc visible de la terre ferme). On peut dès lors penser qu’un fleuve, puissant et capricieux, ait choisi de se jeter là parce que le Gouf s’y trouvait, ce creux constituant un formidable exutoire pour ses trop-pleins et ses débordements.

Le Port de Capbreton

En tant que port, Capbreton présentait des avantages : une rade protégée et la présence du Gouf qui calme les vagues et empêche l’accumulation des sédiments rejetés par le fleuve à son embouchure, assurant ainsi une meilleure navigation. Mais cette situation privilégiée prit fin lorsque Charles IX ordonna le détournement définitif de l’Adour au profit de Bayonne. Ce travail titanesque fut confié à l’ingénieur Louis de Foix (qui érigea aussi le phare de Cordouan) et péniblement achevé en 1578, à la faveur d’une tempête qui permit de relier le fleuve à la mer.

Par la suite, ingénieurs, marins et hydrographes, tentèrent vainement de ramener les bouches de l’Adour à Capbreton, arguant que la fosse constituait son embouchure naturelle. Cet atout fut mis en avant dans les années 1960, lorsqu’il fut question d’y installer une base pour les sous-marins nucléaires, le Gouf proche du port leur permettant d’accéder rapidement et discrètement à la haute-mer et aux grands fonds.

En s’intéressant de plus près au sujet, on entend dire aussi que ces profondeurs obscures ont dû servir de poubelle pour enfouir des déchets toxiques ou radioactifs dont on ne savait trop comment disposer. Il fut même question d’une mission Cousteau pour tenter de récupérer des fûts qui auraient été largués là un peu vite. Mais les profondeurs marines restent si invisibles et impénétrables qu’elles garantissent l’impunité aux pollueurs.
Le Gouf de Capbreton selon les chercheurs

Un biotope unique

Selon les chercheurs, le Gouf représente un biotope unique. « C’est un sanctuaire plein de trésors ! » s’exclame avec enthousiasme le biologiste Jean-Claude Sorbe, chargé de recherche au CNRS (laboratoire océanographique de l’Université de Bordeaux), regrettant qu’il ne soit pas plus étudié et protégé. Ce spécialiste des petits crustacés suprabenthiques (telles de minuscules crevettes ou puces de mer vivant sur le fond), a identifié dans le Gouf des spécimens très rares et plus de dix espèces nouvelles : « Les communautés benthiques profondes qu’abrite le canyon de Capbreton témoignent d’une forte biodiversité (plus de 180 espèces y ont été recensées pour la seule faune suprabenthique). »

Outre les poissons inhabituels pêchés là (calamars géants, chimères, anges de mer, liches, rouvets, poissons rubis), outre les coraux et les cétacés bizarres (comme ce mésoplodon densirostris identifié en 1999 par le GEFMA, Groupe d’Étude dela Faune MarineAtlantique, jamais observé depuis 1850), les campagnes d’échantillonnage ont permis de remonter à la surface des espèces inconnues de petits crustacés et même ces moules de profondeur identiques à celles décrites par de Folin, que personne n’avait vues depuis 1880 et qui, selon les recherches récentes, proviennent de sources thermales froides.

Une force inconnue

Une autre question hante les esprits de ceux qui se penchent sur ce canyon : pourquoi ne se remplit-il pas de sable et de sédiments ? En effet, ses fonds répertoriés demeurent constants au fil du temps ; les sondes reviennent invariablement « empâtées de vase », ce qui ne serait pas le cas sur fond de sable. Avec les tempêtes et les courants, cette vallée devrait se combler peu à peu, or il n’en est rien ; ses structures semblent immuables. Bien sûr, il existe différentes veines d’eaux et de courants circulant dans le Gouf, mais cela suffit-il à expliquer, comme l’exprimait déjà l’abbé Pujol (curé de Capbreton au XIXe siècle) : « Une muraille infranchissable pour les sables. […] Une force inconnue qui émane du Gouf, empêchant le sable qui roule constamment sur les plateaux qui le dominent, d’y pénétrer » ?

Ces forces invisibles, ces mouvements internes dont nous ne connaissons rien ou presque, font partie de la mécanique des fluides qui mène à la formation des vagues. La tête du canyon se trouve face aux plages d’Hossegor, dont deux vagues sont célèbres chez les surfers du monde entier : La Nord et La Gravière.

Vagues particulières et reconnaissables, elles ressemblent plus à des vagues de récif qu’à des vagues de sable. Or, s’il est vrai que la profondeur du Gouf absorbe la force des houles au large, il peut y avoir en revanche un phénomène de surgissement et d’accélération de la houle sur les premiers tombants du canyon, à 250 m du bord, qui participerait à la beauté de cette vague qu’on appelle La Nord, emblème d’Hossegor.
Que nous réserve encore le Gouf de Capbreton ?
Des surprises, le Gouf en recèle bien d’autres, toujours renouvelées. On y a ainsi découvert, entre 500 et 1 000 m, une ramification de la longue veine d’eau méditerranéenne (VEM) remontant de Gibraltar (par un phénomène de circulation sous-marine et de salinité différente, on la retrouve jusqu’en Islande) qui expliquerait la présence dans le Gouf d’organismes uniques en Atlantique.
Mais l’une des dernières grandes surprises provient d’un échantillonnage effectué sur les parois du canyon, à moins 650 m, quatre mois après la violente tempête de décembre 1999. On y a découvert une activité récente et anormale dans l’entassement des sédiments : jusqu’à 18 cm, une épaisseur énorme en mer, compte tenu de la dispersion.
Les chercheurs, tels que le spécialiste Pierre Cirac (géologue, UMR EPOC, auteur d’une publication intitulée « Instabilités majeures sur le flanc nord du canyon de Capbreton »), suggèrent qu’il s’agit d’une « turbidite », spectaculaire avalanche sous-marine de sédiments poussés de la plateforme continentale vers les parois abruptes du Gouf. Ces processus massifs peuvent entraîner des « mécanismes subits et violents » qui doivent être étudiés de près, car, comme le soulignent en 2001 les chercheurs de l’UMR EPOC après la campagne ITSAS : « ils peuvent remettre en suspension des polluants, détruire des plateformes de forage, des oléoducs, des câbles de télécommunication ou générer des tsunamis comme à Nice en 1979. »

Pour conclure sur le Gouf de Capbreton

Comme on le voit, il est temps de rendre ses lettres de noblesse à ce Gouf méconnu, qu’on n’a pas fini de cartographier et qui ne fait que commencer à nous révéler ses mystères ou ses habitants. Mais au-delà des innombrables curiosités biologiques ou géologiques qu’il recèle, ce canyon réveille en chacun de nous une part de mystère et d’émerveillement. Et la dernière question posée par ce « haut lieu » des profondeurs, n’est pas la moindre : « Qu’y a-t-il donc à l’intérieur de ce Gouf, que tout le monde sent ou devine, mais que personne ne réussit à capturer ? »

Cirac P., Bourillet J-F, Griboulard R., Normand A., Mulder T. and équipe Itsas, 2001. Le Canyon de Capbreton: nouvelles approches morphostructurales et morphosédimentaires. Comptes Rendus de l’Académie des Sciences de Paris, 332 (série II).

Alexis Tsipras sur le point de démissionner?

Source:http://www.bilan.ch/economie-plus-de-redaction/alexis-tsipras-point-de-demissionner

Et si Alexis Tsipras présentait sa démission dans les heures à venir? Alors que le premier ministre a perdu le soutien de l’aile gauche de son parti Syriza, opposée à l’austérité et aux nouveaux efforts demandés au pays par l’accord intervenu avec les partenaires européens, les rumeurs de démission du chef du gouvernement grec ressurgissent ces dernières heures.

«Tout cela pourrait être une posture tactique pour réaffirmer sa position par rapport à son parti», avertit Emmanuel Tzanos, un analyste financier grec établi à Genève. Il cite cependant des sites grecs, notamment iefimerida, qui affirment que le premier ministre serait sur le point d’annoncer sa démission en tant que chef du gouvernement. Au-delà de l’annonce d’une discussion sur des élections anticipées – il est question du 20 septembre -, cette démission s’inscrirait logiquement dans la nécessité de retrouver une majorité, menacée par la scission de fait dans les rangs de son parti.

L’activité de Taiped mise en cause

Evangelos Goutos, un promoteur immobilier de Porto Heli, va dans le même sens et cite une source proche du gouvernement. Il met aussi l’éventuelle démission de Tsipras en relation avec les contraintes du nouveau plan d’aide à la Grèce: «désormais, c’est le droit européen qui est applicable». Or, Goutos a introduit une action en justice contre la vente par Taiped, le Fonds de développement des actifs grecs, du site de Hellinikon, l’ancien aéroport d’Athènes, qui s’étend sur 6,2 km carrés et a été vendu à un consortium international pour un peu plus de 900 millions d’euros. 

Ce prix, estime Goutos, est dérisoire par rapport à la valeur réelle du site et la même observation s’applique aux quelque 77’000 actifs détenus par Taiped. Selon le promoteur de Porto Heli, la mise en cause de l’activité de Taiped fait pression sur le gouvernement et contribue à le pousser à démissionner pour retrouver une légitimité dans les urnes. «L’applicabilité de la loi de l’UE oblige le procureur à enquêter sur les conditions d’une décision, celle de vendre Hellinikon à vil prix, qui implique certains milieux proches du gouvernement, et c’est une bonne nouvelle pour la Grèce». Emmanuel Tzanos lui fait écho, estimant que le plan européen ouvre la voie à une évaluation correcte des actifs grecs.

«Ces spéculations sont récurrentes en Grèce et se réveillent à chaque fois qu’Alexis Tsipras évoque la tenue d’élections, estime pour sa part le politologue Dusan Sidjanski, observateur attentif de la politique grecque. En effet, s’il convoquait des élections, cela suppose en principe sa démission préalable; ce modus operandi en politique donne lieu à des rumeurs de démission régulières».

L’empreinte de Victor Louis à Bordeaux et en Aquitaine 

De l’œuvre de l’architecte Victor Louis à Bordeaux on ne connait souvent que le Grand Théâtre de Bordeaux. On sait moins qu’il inspira durablement ses confrères locaux et tira une partie de sa renommée de ses créations bordelaises. À tel point que nombre d’édifices de la région sont mis à son crédit alors qu’un nombre finalement limité de réalisations peuvent lui être attribuées de façon certaine.
À travers une scénographie originale, l’exposition «Victor Louis, architecte. De Rome à Bordeaux »propose jusqu’au 28 août de mieux connaître l’architecte, son parcours et ses œuvres aquitaines. Elle donne également l’occasion de découvrir l’ensemble architectural connu sous le nom d’« îlot Louis », dont l’un des hôtels particuliers abrite, depuis l’été 2012, le service du patrimoine et de l’Inventaire de la Région Aquitaine.

L’installation, depuis 2012, de ce service dédié à l’étude et à la valorisation du patrimoine culturel au sein même du prestigieux îlot Louis, constituait une incitation à proposer au plus grand nombre la découverte de cet ensemble monumental bordelais. À travers une scénographie originale, c’est à cette exploration autour de la figure de l’architecte Victor Louis et de ses réalisations que cette exposition convie les amoureux du patrimoine, de l’architecture et de Bordeaux.

Victor Louis (1731-1800)

Appelé à Bordeaux par le duc de Richelieu, Victor Louis est un talent reconnu pour avoir travaillé tour à tour au service du roi de Pologne, de l’évêque de Chartres, ou encore de l’ambassadeur d’Espagne.

Fils d’un maçon et entrepreneur parisien, son apprentissage dans le milieu des maîtres maçons explique le goût qu’il devait toujours manifester pour la stéréotomie et les prouesses techniques. Entré dès quinze ans à l’école de l’Académie royale d’architecture, il remporte un prix qui lui offre l’opportunité d’un séjour romain. Entre 1756 et 1759, à Rome, il est au contact direct de l’antiquité
Le Grand Théâtre

Le chantier de construction de la salle de la Comédie connait aléas et infortunes. Douze lettres envoyées par Victor Louis à l’intendant de la province de Guyenne témoignent de relations difficiles voire houleuses entre Louis, les édiles et les architectes bordelais.

C’est à Paris, en août 1772, que Victor Louis établit les premiers plans du théâtre. Il se rend à Bordeaux et fait venir ses collaborateurs parisiens. Les travaux débutent en novembre 1773 mais sont interrompus quelques mois plus tard faute d’argent. Le rez-de-chaussée est construit en 1774 lorsqu’un nouvel arrêt est ordonné. Cent soixante ouvriers travaillent sur le chantier. La salle est couverte en partie en décembre 1776. En janvier de l’année suivante, le peintre Robin commence le décor du plafond. Le sculpteur Pierre Berruer réalise à Paris quatre des Musesqui ornent la façade au-dessus de la première balustrade. Selon ses modèles, les huit autres sont sculptées par Van den Drix.

L’îlot Louis

En vue de la construction du Grand Théâtre, Louis XV cède à la ville les terrains situés derrière l’édifice sur les glacis du château Trompette. Cette surface rectangulaire descend presque jusqu’au fleuve, « admirablement située » dirait-on aujourd’hui, elle est proche de la place Royale (place de la Bourse), des allées de Tourny et de l’hôtel de l’Intendance. La vente des lots doit aider au financement de la construction de la nouvelle salle de spectacle.

L’architecte Victor Louis est chargé du découpage et de la cession des parcelles. Le maréchal-duc de Richelieu, gouverneur de Guyenne, estime qu’il ne faut pas hâter les ventes pour encourager la spéculation. De fait, les adjudications s’échelonnent du mois d’août 1774 au mois de mai 1777. Les lots sont acquis majoritairement par des parlementaires et des négociants qui donnent naissance à un nouveau quartier.
L’empreinte de Victor Louis À Bordeaux et en Aquitaine

L’hôtel Boyer-Fonfrède à l’angle du cours du Chapeau-Rouge et de la place Jean-Jaurès célèbre pour l’audace de son escalier monumental.

L’hôtel Nairac, cours de Verdun, construit pour l’armateur Nairac, c’est l’œuvre la plus dépouillée de Louis.

Le château du Bouilh, à Saint-André-de-Cubzac, renvoie à différentes réalisations antérieures de son auteur et témoigne de sa capacité à dépasser le « néoclassicisme austère » dont on le dit le représentant.

Le service du patrimoine et de l’Inventaire de la Région Aquitaine

Le transfert de la compétence de l’Inventaire général, par la loi du 13 août 2004, a conduit la Région Aquitaine à créer en 2007 un service du Patrimoine et de l’Inventaire, au sein de la Direction de la Culture et du Patrimoine. Ce service regroupe :

les missions scientifiques de l’Inventaire,

l’aide à la restauration et à la valorisation des Monuments historiques,

le Fonds régional d’acquisition des musées.

Les trois maillons de la chaîne patrimoniale « connaissance – restauration et valorisation – médiation » ont été ainsi intégrés dans une politique cohérente mise en œuvre par le règlement d’intervention Patrimoine et Inventaire.

Source:http://www.aquitaineonline.com/tourisme-sud-ouest/histoire-traditions/6004-architecte-victor-louis.html

Le spectaculaire bond en Bourse de la Société Générale

La banque a fait sensation ce mercredi après la publication de bons résultats trimestriels. Son titre a flambé de près de 8%. De quoi impressionner les analystes, qui n’en reviennent toujours pas…Les résultats de la banque Société Générale ont suscité mercredi l’engouement des marchés financiers au lendemain de la publication de Crédit Agricole, dont les incertitudes autour du projet d’évolution de la structure ont été sévèrement sanctionnés.

A l’inverse de sa rivale, qui a accusé hier sa plus forte baisse en séance depuis novembre 2011, la banque rouge et noire s’est illustrée en Bourse, clôturant en hausse de plus de 8% à 48,4 euros. Au cours de la journée, le titre a touché les 48,77 euros, son meilleur niveau depuis mars 2011.

SocGen a annoncé ce matin son intention de relever ses objectifs de capital et de dégager de nouvelles économies après avoir fait état d’une nette hausse de son résultat net au deuxième trimestre 2015.

Source:bfm

A turnaround specialist reshapes Computer Sciences Corp.

Viewed from a certain angle, Falls Church, Va.-based Computer Sciences Corp. looks like a case study of everything people think is wrong with American capitalism: Misleading investors through rosy accounting. Golden parachutes and excessive executive pay. Ruthless cost cutting and outsourcing of jobs overseas. Plumping up share prices through stock buybacks, special dividends and other feats of financial engineering.
Yet from another angle you can see in this Beltway information services giant everything that has made American business successful, competitive and resilient: a willingness to acknowledge mistakes and failure, an intolerance for mediocrity and inefficiency, an embrace of globalization, an ability to adapt to changing technology and market conditions, a laser-like focus on customers and investors.
The current act in Computer Sciences’ corporate drama is largely being written by Mike Lawrie, a brash 26-year veteran of IBM who rose to become its top salesman. Having participated in IBM’s successful transformation in the late 1990s, Lawrie set out to try his own hand as a corporate turnaround specialist, first at Siebel Systems, where he lasted less than a year before falling out with its founder, and then at the British software firm Misys, which he sold to private-equity investors for a handsome premium five years later.
When Lawrie arrived in Falls Church in March 2012, CSC was in turmoil. The company was facing $2 billion in losses and write-downs from a troubled contract to computerize patient records for Britain’s National Health Service. The Securities and Exchange Commission was on the verge of charging the company with accounting lapses and failing to disclose the problems with the NHS contract.
Closer to home, CSC had performed so badly on a contract to modernize the computer system at the Internal Revenue Service that at one point the agency had mistakenly sent out $300 million in fraudulent tax refunds. The Air Force was preparing to write off $1 billion it paid CSC for a new logistics management system that never worked. Meanwhile, in its commercial business, CSC’s technology and cost structure had become uncompetitive. It trailed rivals in moving work to India and other lower-cost locations while failing to anticipate the shift toward cloud computing and standardized software.
As a result of these missteps, when Lawrie arrived CSC was about to report a $4 billion net loss for the year. Its stock, which had been trading as high as $56 a year earlier, had fallen as low as $23 per share. The board of directors had finally fired the previous chief executive, Michael Laphen, a 26-year veteran, who nonetheless walked away with an $11 million severance package and retirement benefits estimated at nearly $1 million a year.
“We were close to slipping under the waves,” Lawrie said.
What he found was a corporate culture fixated on revenue growth rather than creating value for customers and shareholders. The standard for success was best efforts, not best results. People below were unwilling to deliver bad news to those at the top — and those at the top who were unwilling to receive it. “There was no urgency, no accountability,” he said.
Lawrie also found a company highly decentralized in its management and structure. Business units were free to do their own procurement, structure their own contracts, chose their own technology, adopt their own business practices and craft their own compensation incentives. There was no unifying strategy or vision.
“When I took my first look at the company before taking the job,” Lawrie said, “honestly I couldn’t figure it out.”
A company’s rise

Computer Sciences Corp. traces its roots to the early years of the computer age. The company, originally based in the Los Angeles area, was founded in 1959 by Roy Nutt, an IBM engineer who was part of the team that created the computer language Fortran, and Fletcher Jones, who had managed the computer center at North American Aviation, an aerospace contractor. Together, Nutt and Jones wrote the system software for every major mainframe computer, making it possible for more enterprises to computerize their operations.
In the 1960s, CSC switched from serving computer makers to serving computer users — in particular, the biggest user of all: the federal government. In the 1970s, CSC became a big player in time-sharing, renting its mainframe computers to customers by the minute. In the 1980s, it rode the wave of systems integration, helping companies tie their various computer systems together.
It was during the 1990s, however, when CSC really took off. Nearly every large company, along with many government agencies, moved to outsource information technology operations — and with it, their existing hardware, software and employees. Companies such as IBM, EDS and CSC competed for these multiyear, multibillion-dollar contracts. Shortly after moving its headquarters to the Washington region in 2008, CSC’s revenue topped $16 billion, with 95,000 employees worldwide and a balance sheet loaded with its customers’ computer systems, each one custom designed and programmed.
Getting contracts was one thing, executing on them was another, as the IRS, the Air Force and Britain’s National Health Service would discover. The common rap on CSC was that while it was pretty good at running data centers or programming software that accomplished a specific task, it was much weaker in understanding its customers’ overall business needs and processes and designing effective computer solutions.
CSC, of course, was hardly the only IT service company to have over-promised and under-delivered. But soon after Lawrie and his new chief financial officer, Paul Saleh, settled in, they identified 40 contracts — representing about one-third of the company’s business — that were in trouble, either because of execution failures or because they had fallen short of profitability goals. To fix them they would have to fix the company first.
Their approach was bold and ruthless. Every member of the top management team save one (the general counsel) was replaced — in a few cases, more than once. Twelve layers of management were reduced to seven, with hundreds of vice presidents and directors losing their titles. Centralized purchasing and financial systems were put in place. At headquarters and elsewhere, private offices were torn down in favor of open-floor formats. Regular ­customer-satisfaction surveys were instituted, with the results used in setting management bonuses.
Computer centers were closed, consolidated or moved to lower-cost locations, both in the United States (Pittsburgh, Bossier City, La.) and abroad (India, Eastern Europe, Vietnam). Managers were told to evaluate employees based on performance, not just effort, with suggestions of a bell-curve-like grading system in which 40 percent of employees would be rated as “below expectations.” Thousands were laid off, denied promotions or encouraged to leave, reducing worldwide employment to 68,500 (including 7,000 in the Washington area, about half of what it once was). “Non-core” divisions, both profitable and unprofitable, were sold off even as other companies were acquired to bolster offerings in cloud computing and cybersecurity.
As for those troubled or unprofitable contracts, most were renegotiated or restructured, including the big one with the British health agency, which now uses CSC software in a growing number of its hospitals and regions. Some corporate clients were persuaded to take activities they had outsourced in-house again. Other contracts were simply allowed to expire.
Then, after years of negotiation, CSC last month finally settled with the SEC. Although it did not admit or deny that its executives had conspired to mislead investors about the troubled NHS contract, as revealed in e-mails uncovered by investigators, the company agreed to restate its financial results and pay a $190 million fine — on top of the $125 million spent on legal and accounting fees during the investigation. At the insistence of the government, former CEO Laphen agreed to pay a fine of $750,000 and return $3.7 million in bonus money he had received as a result of the inflated earnings.
Stock surges with turnaround

Computer Sciences Corp. today is considerably smaller, more focused and more profitable than it was three years ago. In the fiscal year ending in March, revenue was just over $12 billion, down from nearly $15 billion in 2012. Annual operating costs have been reduced by more than $3 billion. And if you’re willing to look past all the one-time restructuring and settlement charges and asset write-downs, which continue to be significant, what you find is that a company that three years ago was barely breaking even now posts an annual operating profit of close to $1 billion.
The big beneficiaries of this turnaround have been CSC’s shareholders, whose stock is trading at $65 per share, more than twice what it was when Lawrie took over. The overall rise in the stock market, plus the $3 billion in company funds committed to stock buybacks and special dividends, could explain about half of that increase. But the rest is certainly a reflection of the turnaround in CSC’s operations and Wall Street’s confidence in Lawrie.
Lawrie himself has also been a big winner. His pay package last year was valued at $15.4 million, including a $1.8 million bonus tied to financial goals that would normally be considered rounding errors at a $12 billion company: a $100 million increase in revenue, a $75 million increase in operating income and an $11 million increase in free cash flow. The pay package also included a grant of stock valued at $8.6 million for exceeding the rather modest goal of a 4 percent increase in operating earnings per share. Those grants brought the total value of Lawrie’s stake in CSC stock, after three years, to $56 million.
Source:http://www.washingtonpost.com/business/a-turnaround-specialist-reshapes-computer-sciences-corp/2015/07/30/c2be7c9c-32dd-11e5-97ae-30a30cca95d7_story.html