Garder espoir et courage

Bonjour tout le monde,

ma fille a eu 20/20 en Mathématiques, la seule de sa classe de cm2. Bravo à elle je n’y suis pour rien, je ne l’aide pas du tout sur le domaine scolaire, c’est tout à son honneur, j’en suis très heureuse.

Cela me rappelle lorsque j’ai été la seule à avoir 10/10 au ce1 en Mathématiques et que mon instituteur monsieur Bedat m’a demandé de me lever sur mon pupitre…Bonne journée à tout le monde et gardez espoir et courage, Nathalie.

Les Mathématiques Pures au secours de l’économie française ? OUI !

http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/les-mathematiques-c-est-un-art-mais-en-meme-temps-une-technologie-et-une-discipline-cedric-villani-2805-538803.html

Les Mathématiques Pures au secours de l’économie française ?

Une étude réalisée pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème mathématique fait un point sur l’impact socio-économique de la discipline. Selon ses calculs, la valeur ajoutée par les mathématiques en France représente 285 milliards d’euros, soit 15% du PIB. Une proportion qui pourrait être plus élevée.
Eureka ! On connait désormais l’impact social et économique des mathématiques. Selon une étude réalisée par le cabinet CMI de conseil en stratégie et commandée par la plupart des acteurs de l’écosystème des mathématiques en France – dont l’Agence pour les mathématiques en interaction avec l’entreprise et la société (AMIES) et la Fondation Sciences mathématiques de Paris (FSMP) -, la valeur ajoutée apportée par les mathématiques en France représente 285 milliards d’euros, soit 15% de la valeur ajoutée française. Le nombre d’emplois impactés directement par les mathématiques s’élève à 2,4 millions, soit 9% du nombre total d’emplois en 2012, tous secteurs d’activités confondus.

Ces résultats sont similaires à ceux de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas où les mathématiques représentent respectivement 16% du PIB et 10% des emplois, et 13% du PIB et 11% des emplois.

A quoi servent les mathématiques ?

Selon Nicolas Kandel, vice-président du cabinet CMI, les mathématiques avancées sont primordiales pour le développement des technologies clés reconnues comme telles en tant que leviers stratégiques pour la compétitivité des entreprises.  » Ainsi, sur les 85 technologies répertoriées, 37 voient leurs progrès conditionnés de façon significative par des avancées dans le domaine mathématique, contribuant de fait à la compétitivité française « .

Les élèves qui se morfondaient, se morfondent et se morfondront lors des cours de mathématiques ont donc la réponse à la lancinante question : à quoi servent les mathématiques ?

Compte tenu de l’excellence française dans cette discipline – avec 13 médailles Fields, la France, au deuxième rang mondial parmi les nations représentées dans ce classement, talonne les Etats-Unis -, leur impact pourrait être bien plus élevé.

Cédric Villani, mathématicien, médaille Fields en 2010, en est convaincu.  » L’impression, le sentiment des citoyens vis-à-vis de cette discipline a changé. Le public retrouve une certaine fascination pour les mathématiques, portée par l’émergence de deux technologies, les smartphones et la recherche de type Google qui n’auraient pas pu voir le jour sans elles « , explique-t-il.
Former davantage de mathématiciens

Mais de nombreux chantiers doivent être poursuivis. Le mathématicien évoque notamment la nécessité de renforcer les liens entre les mathématiques pures et les mathématiques appliquées, entre les mathématiciens et les entreprises.  » La situation évolue favorablement puisque l’on évoque aujourd’hui un continuum entre la science pure et la science appliquée, trop longtemps, et assez inexplicablement cloisonnées « , poursuit Cédric Villani.

Le rapport appelle également à une prise de conscience des chefs d’entreprises, notamment des dirigeants de PME, les grands groupes étant pour la plupart déjà sensibilisés aux attraits de la discipline.  » Les mathématiciens, forts de leur capacité d’abstraction, apportent un regard neuf sur des problématiques industrielles. Modélisations et puissance de calculs sont des atouts pour l’industrie et des accélérateurs de performance, notamment pour la minimisation des coûts, l’amélioration des temps de réaction, la démultiplication des tests clients l’optimisation de l’utilisation des données, l’accroissement du pouvoir de prévision « , explique ses auteurs.

L’université a également plusieurs chantiers à ouvrir : améliorer la lisibilité, jugée trop faible par le rapport, du dispositif d’enseignement supérieur et de recherche et renforcer l’attractivité des carrières en entreprises pour les docteurs. Le rapport suggère également de multiplier les initiatives de soutien en expertise mathématiques à renforcer pour les PME.

Actuellement, les mathématiques regroupent 4.000 enseignants-chercheurs et forment 500 docteurs par an. Les étudiants en master et en doctorat représentent respectivement 2,1% et 2,9% des effectifs totaux. Sont-ils assez nombreux ? L’étude insiste sur les besoins croissants des entreprises en mathématiciens, ou en personnels rompus à cette discipline, sans pouvoir toutefois les évaluer avec précision.

 » C’est en cherchant à corriger ces points de faiblesse que l’excellence scientifique française en mathématiques pourra véritablement constituer un avantage concurrentiel pour notre économie « , avance Julie Koeltz, directrice associée au cabinet CMI.

Le poids des mathématiques  dans l’économie française

Les mathématiques contribuent à l’économie à hauteur de 15% du PIB, selon une étude publiée ce mercredi 27 mai. Soit 285 milliards d’euros.
Quinze pour cent du PIB français, 9% des emplois: les mathématiques ne sont pas toujours très visibles, mais elles ont du poids dans l’économie, relève une étude qui recommande aux entreprises de s’appuyer encore davantage sur cette discipline pour innover.
Les mathématiques apportent à l’économie française 285 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit 15% du produit intérieur brut, affirme cette enquête réalisée par le cabinet de conseil CMI et publiée mercredi.

Cette discipline a un « impact direct » sur 9% des emplois, soit environ 2,4 millions d’emplois, ajoute cette étude commandée par l’Agence pour les mathématiques en interaction avec l’entreprise et la société (Amies) et deux fondations de mathématiques.

« Une place considérable dans l’économie »

Pour obtenir ce chiffre, CMI a comptabilisé les emplois occupés par des personnes ayant une formation en maths ou utilisant les maths ou des outils mathématiques, précise le cabinet de conseil en stratégie.

« Ce rapport confirme, après d’autres effectués dans d’autres pays, que les sciences mathématiques occupent une place considérable dans l’économie d’un pays – bien plus importante qu’on ne le pense spontanément », déclare à l’AFP Cédric Villani, lauréat en 2010 de la médaille Fields, considérée comme le « prix Nobel » de cette discipline.

« L’impact socio-économique des maths n’avait jamais été mesuré dans notre pays. La France obtient des résultats similaires à ceux de la Grande-Bretagne (16% du PIB, 10% des emplois) et des Pays-Bas (13% du PIB, 11% des emplois) », souligne Stéphane Cordier, directeur de l’Amies.

« Sensibiliser les entreprises »
L’étude a été présentée mercredi au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement et de la Recherche. « Notre but est de sensibiliser les entreprises et les responsables politiques à l’importance » de cette discipline, explique Stéphane Cordier, professeur de mathématiques à l’Université d’Orléans.  »
Les mathématiques, c’est l’oxygène du monde numérique. Elles sont indispensables à son fonctionnement, mais on ne se rend pas vraiment compte de leur présence », relève Stéphane Cordier.

L’objectif de l’Amies est aussi de changer la perception des maths par le grand public et les entreprises: « l’image des maths comme une discipline austère, vieillotte n’est plus d’actualité ».  

« Comme la plupart des pays ‘développés’, nous ne formons pas assez de mathématiciens pour couvrir les besoins, en particulier émanant du monde de l’industrie », constate Cédric Villani.

Le nombre d’étudiants ayant choisi les mathématiques comme matière principale est stable et assez faible. Ils étaient environ 6.600 étudiants en Master en 2012-2013, soit 2,1% des effectifs globaux en Masters.

Il y avait 2.000 inscrits dans des formations délivrant des doctorats en mathématiques soit 2,9% des effectifs de formations doctorales. Toutefois, beaucoup d’autres formations dispensent des cours de maths. « Vingt-cinq pour cent des effectifs étudiants de niveau Bac+2 à Bac+8 sont formés en mathématiques ou par les mathématiques », nuance l’étude.

Un potentiel à mieux exploiter

« La France utilise très bien son potentiel de recherche fondamentale en mathématiques, et beaucoup moins bien son potentiel de recherche appliquée et industrielle, même s’il y a eu des progrès considérables dans les dernières décennies », relève Cédric Villani.

« Les verrous les plus sérieux sont sans doute culturels: système d’éducation anxiogène (…), manque de mélange entre le monde universitaire et le monde industriel, relatif manque d’intérêt pour les sujets dits appliqués, manque de valorisation des enseignants surtout en mathématique », analyse-t-il.

« Au niveau technique, certaines conventions collectives et grilles de salaires sont encore à revoir pour permettre une meilleure insertion du monde de la recherche dans le monde de l’économie », précise-t-il. Cédric Villani s’étonne aussi que le système scolaire « s’obstine à diminuer les horaires de mathématique, et ait le plus grand mal à intégrer l’informatique, alors que le poids de ces deux disciplines dans le changement du monde est de plus en plus grand ».

Les mathématiques « fournissent des outils incomparables » dans l’exploration des données, l’analyse des signaux, le calcul haute performance ou encore la cryptographie, fait valoir Cédric Cordier.

Par J.M. avec AFP

Source:http://bfmbusiness.bfmtv.com/emploi/le-poids-des-maths-dans-l-economie-francaise-890236.html

Djibouti : Ardoukôba

Ma très grande chance fut que cela survint cinq années plus tard seulement, en septembre 1978, et que j’eus le privilège de suivre d’aussi près que la chose soit possible l’éruption qui accompagna cette expansion de fonds océaniques jamais observée et jamais mesurée. Je baptiserai Ardoukoba le petit volcan nouveau-né d’après le lieu-dit le plus proche, relevé sur l’excellente carte topographique de la république de Djibouti.

Le genre de joies que nous avons connues à découvrir tout cela, ceux que ces questions intéressent peuvent les connaître à leur tour, par la possibilité non seulement de revivre sur place ce genre d’expérience mais, mieux, d’y faire de nouvelles découvertes. De même est intéressant le développement industriel d’une autre de nos idées, idée toute nouvelle lorsque nous l’avons formulée, en 1969, celle que l’Afar recelait des possibilités géothermiques immenses. Pour cet aride pays de roc, de sable et de sel, où l’agriculture et l’élevage ne peuvent guère qu’être étiques et où les gisements miniers sont à ce jour inconnus, l’énergie géothermique représente la seule richesse. Mais quelle richesse !

De l’eau à cent, deux cents, voire trois cents degrés de température, trouvée à cinq cents, mille ou deux mille mètres de profondeur, cela signifie, lorsqu’elle est amenée à la surface et détendue à la pression atmosphérique, de la vapeur de haute énergie qu’un turbo-alternateur transforme en électricité. Electricité peu coûteuse que la proximité d’un port de mer valorise au maximum. Un port, en effet, c’est l’arrivée au prix le plus bas des matières premières que le courant bon marché permettra, aux moindres coûts, de transformer en produits finis, qu’il s’agisse de minerais à transformer en métal ou de pétrole à transformer en produits chimiques, en matières plastiques, en fibres synthétiques ou en engrais, produits finis auxquels, pour finir, le même port de mer ouvrira au compte le meilleur tous les marchés du monde : l’électricité géothermique est la fée susceptible d’industrialiser et de rendre riches les peuples nomades et pauvres de cette partie de la corne de l’Afrique.

Ce sont là les raisons qui m’ont attaché, indissociablement, à cette partie du monde, beauté grandiose de certains de ses paysages et découvertes, scientifiques et techniques. Sans parler de la noblesse, de caractère et de traits, de ses habitants.

Haroun Tazieff, mai 1982.

History,George Balanchine’s “First Ballet in America”

It would be hard to find a ballet audience member who isn’t entranced by George Balanchine’s Serenade. Set to Tchaikovsky’s Serenade for Strings Op. 48, the piece has become something of an icon for the Balanchine style. In the view of critic Edwin Denby, it is Serenade that earns Balanchine the distinction of heir of the Russian Imperial ballet tradition. “It is a completely beautiful ballet,” he says, and stands as emblematic of Balanchine’s technique:

His style is classical: grand without being impressive, clear without being strict. It is humane because it is based on the patterns the human body makes when it dances; it is not—like romantic choreography—based on patterns the human body cannot quite force itself into.

Denby ascribes an organicism to Serenade—it’s a ballet that is seemingly “just right.” This quality is echoed by dance critic and historian Nancy Goldner, who reports that as a child she thought that the ballets she saw on stage had not been created by any individual—that they had simply existed in nature for all time. She is convinced that it was Serenade that helped instill such a notion in her mind.

This mythic allure of Serenade is easy to understand, for the ballet offers much in which both seasoned balletomane and dance neophyte can delight: the fluidity of the steps, the iconic transformations of the corps, the energy underlying Balanchine’s classical technique. What makes Serenade an especially exemplary Balanchine ballet, however, is not just its style and latent musicality but its lack of an explicit narrative. The ballet “tells its story musically and choreographically, without any extraneous narrative,” as Balanchine maintained, and seems to foreclose any discrete dramatic, erotic, or narrative possibilities. This does not mean that there is no story to Serenade—just no characters or discrete plot. As Balanchine explained in his “Marginal Notes on the Dance,” music and dance supply their own story:

Music is often adjectived as being too abstract. This is a vague and dangerous use of words and as unclear to me as when my ballets are described this way. Neither a symphony nor a fugue nor a sonata ever strikes me as being abstract. It is very real to me, very concrete, though ‘storyless.’ But storyless is not abstract. Two dancers on stage are enough for a story; for me, they are already a story in themselves.

There is, then, a story of sorts in Serenade, just no libretto with a specific hero and villain and setting.

Not surprisingly and somewhat ironically, however, this allegedly story-less ballet has in fact been the subject of a voluminous number of stories with heroes, villains, and very specific settings. In fact Serenade seems to have more stories to tell than any other by Balanchine, stories that both inhere in the ballet itself and are also implicitlyintertwined with its history and continued life in the repertory. Everyone has a story to tell about Serenade, or sees some kind of story in the ballet.

Denby, like many other critics, can’t seem to help himself, calling the ballet a “kind of graduation exercise” in which “the dancers seem to perform all the feats they have learned.”5 He reaffirms that there is in fact no story, but nevertheless, “there seems to be a girl who meets a boy; he comes on with another girl and for a while all three are together; then, at the end, the first girl is left alone and given a sort of tragic little apotheosis.”

Indeed, if the ballet doesn’t relate an explicit plot, there always “seems” to be some story at work in Serenade, it’s just that no one can agree on what it is, even as they must assiduously reassert its “storyless” status. Like Denby, Goldner manages to have it both ways by maintaining that Serenade consists of a story, but a story stripped bare: “a narrative of sorts is going on, but there is no motivation, depiction of character, or other characteristics of traditional narrative to tell us where we are. The things that happen in Serenade just happen.”7 In this sense, the storyless quality of Serenade reinforces its organicist and “just-right” qualities, the feeling that it has existed for all time, much like an ancient ritual or myth.
If Serenade conjures these mythic qualities in and of itself, the ballet also figures prominently in a mythic institutional narrative in its capacity as the so-called first ballet that Balanchine created after coming to America in 1933. This “first in America” status has stuck to the ballet as insistently as any Homeric epithet and overshadows all other stories ascribed to or told about the work. Although it is technically true that Serenade was the first completely new ballet created by Balanchine in the United States, its special status in the repertory was not in evidence at the piece’s inception in 1934. In fact, the “first in America” discourse surrounding Serenade emerged only several decades after its first performances. In the pages that follow, a review of sources close to the creation of the ballet and comparisons with more recent dance history and scholarship will demonstrate how the “first in America” story of Serenade emerged retrospectively as a kind of myth of origins.

Méthode Balanchine

J’ai découvert la méthode Balanchine par un professeur de New York, j’avais à peine 10 ans.

Petite introduction de la méthode Balanchine

Bonne lecture.

La méthode Balanchine est une technique du ballet qui a été développée par le chorégraphe russe George Balanchine. Il l’appliqua à la School of American Ballet, l’école qu’il avait créé à New York en 1934 , pour former les danseurs de sa compagnie, le New York City Ballet (1948). Il ne s’agit pas d’une véritable méthode d’enseignement étudiée pour la formation des enfants, comme pourrait être la méthode Vaganova, mais plutôt d’une technique qui vise à certaines qualités de musicalité, rapidité, dynamisme et pureté de lignes, permettant d’aborder l’esthétique néo-classique du grand chorégraphe.

Nathalie Lacladère-Balanchine

Petit mot for me du Professeur lors d’un cours

un rosier rouge, la simplicité

En toute simplicité, j’ai marché longuement pour chercher un rosier rouge, un rosier jaune et une jolie plante à fleurs blanches.

Puis je les ai planté dans mon jardin avec soin.

Le soleil arborait les belles tiges du rosier rouge.

j’ai alors contemplé la vie des rosiers rouges, jaunes et de la jolie plante à fleurs blanches.

Les enfants dont ma fille jouaient autour et leur rire volait au loin vers les citoyens subsahariens.

En toute simplicité…rosier rouge de Nathalie L.

volcan Kilauea, explosion – Hawaï

Des débris de lave et de roche ont été projetés dans le ciel d’Hawaï, lundi, après qu’une explosion soit survenue dans le volcan Kilauea, causée par l’affaissement d’une des parois du cratère.

Janet Babb, géologue à l’observatoire volcanique d’Hawaï de l’Institut d’études géologiques des États-Unis a comparé l’explosion à un marteau qui percuterait une bouteille de champagne.

Ainsi, lorsque le mur de roche est tombé dans le lac de lave, le gaz s’est échappé en transportant des débris. Ces parois sont fragilisées par ce même gaz. Elles finissent par céder, ce qui cause de telles explosions.

Le volcan a craché ses projectiles à plus de 85 mètres dans le ciel. Des débris sont tombés près de l’observatoire Halemaumau pour les visiteurs – qui est fermé depuis 2008, lorsque le lac de lave s’est formé.

Personne n’a été blessé lors de l’explosion. Il pourrait y avoir présence de suie et de poussière dans l’air, mais il serait très surprenant que quelqu’un soit incommodé, selon Mme Babb. La direction des vents aide à prévoir où se déposeront les particules de poussière, a-t-elle ajouté.

Le lac de lave a atteint un niveau record la semaine dernière – une ampleur jamais observée depuis 1974.

Source:http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201505/04/01-4866910-hawai-explosion-dans-le-volcan-kilauea.php

Le Japon n’est pas à l’abri d’une «éruption volcanique majeure»

Selon un résumé des travaux des volcanologues Yoshiyuki Tatsumi et Keiko Suzuki de l’Université de Kobe, les risques pour que se produise un tel scénario-catastrophe sont de l’ordre de 1 % dans le siècle à venir.

«Nous devons avoir conscience du fait qu’il ne serait pas étrange que survienne un jour quelque part dans l’archipel une éruption majeure», insistent les chercheurs qui estiment que, le cas échéant, elle pourrait y emporter 120 millions de vies humaines, soit la quasi-intégralité de la population du pays (127 millions).

«Le Japon concentre 7 % des volcans actifs du monde et a souvent subi des catastrophes, comme récemment l’éruption du mont Ontake (qui a fait plus de 50 morts au centre du pays). Les regards se tournent désormais aussi vers le mont Fuji où le risque d’une éruption existe», écrivent-ils.

Ces experts fondent leurs travaux sur l’étude des cycles et impacts des éruptions majeures au Japon, notamment à travers le cas de la caldeira d’Aira, une gigantesque cuvette créée il y a 28 000 ans dans la région de Kagoshima (île de Kyushu, sud-ouest) par l’effondrement du sommet d’un volcan à la suite d’une terrible éruption.

Si un phénomène similaire survenait aujourd’hui dans la région, 7 millions de vies risqueraient d’être détruites en deux heures par la lave et les roches.

De la cendre serait rejetée dans l’ensemble du pays (à l’exception de l’est de l’île nord de Hokkaido) et y mettrait toutes les infrastructures en péril, condamnant alors jusqu’à 120 millions d’habitants qu’il serait vain de vouloir sauver, selon l’étude.

Le Japon, situé sur la ceinture de feu, au confluent de quatre plaques tectoniques, compte au total 110 volcans actifs, dont le plus connu est le vénéré mont Fuji.

source:http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201410/23/01-4811804-le-japon-nest-pas-a-labri-dune-eruption-volcanique-majeure.php

Libération de Bordeaux : retour en août 1944 à travers une exposition

Musée d’Aquitaine, Bordeaux

L’exposition «La Libération de Bordeaux» a été inaugurée. Quel est son objectif?

C’est une exposition qui rend hommage aux grands faits de la Libération de Bordeaux, et qui revient sur le contexte de l’Occupation et du rôle de la Résistance. Bordeaux était une position stratégique pour les Allemands et dès leur arrivée, le 26 juin 1940, ils ont fortifié la ville et réquisitionné plusieurs édifices publics et privés. C’était un point de fixation des unités, notamment pour la douzième flotille U-Boot à la base sous-marine, un lieu de ravitaillement et de villégiature, et un des maillons du réseau de défense du littoral. La gestapo a également été très présente à Bordeaux, et a joué un rôle important dans l’affaiblissement de la Résistance locale, en la décapitant dès 1943 avec l’affaire Grandclément (arrêté, ce chef de la Résistance passe un marché avec un policier nazi à Bordeaux pour livrer des caches d’armes), et en la divisant.

La Résistance est-elle malgré tout restée opérationnelle?

Elle est restée plus dangereuse que ce que les Allemands imaginaient, et ils ont été surpris par sa capacité offensive lorsque, le 2 juin 1944, le célèbre message «Philémon réclame six bouteilles de Sauternes» déclenche l’opération Tortue. Celle-ci consistait à détruire les moyens de communication terrestre et maritime des Allemands pour les empêcher de rejoindre la Normandie où le Débarquement se préparait.

Les combats vont alors s’intensifier…

Dans les semaines qui ont suivi, la situation s’est tendue et on est entré dans l’été qui fut le plus meurtrier pour Bordeaux, et toute la région. C’est là que se sont produits les massacres d’Oradour-sur-Glane, de Tulle, la destruction des maquis de Lorette… C’était une guérilla d’une violence incroyable. Mais au fur et à mesure, la Résistance réussissait à gagner de plus en plus d’espace, les Allemands étant obligés d’abandonner de plus en plus de villes pour rejoindre la Normandie.

Les Allemands ont abandonné des villes, mais pas Bordeaux?

Le commandement allemand voulait défendre Bordeaux coûte que coûte, et le 19 août la décision était prise de détruire les infrastructures économiques, particulièrement le port. Les occupants ont alors pour mission de placer des charges explosives de 250 kilos tous les 50 mètres, du quai de Richelieu à Bacalan. La destruction du port, d’abord programmée le 25 août, a été repoussée au 27 août. La mairie et la préfecture, collaborationnistes, tentaient de négocier avec les Allemands pour une retraite sans destruction. Pendant ce temps, la situation se durcissait dans le centre de Bordeaux, avec plusieurs échanges de coups de feu. Un soldat allemand a même jeté une grenade sur la foule à Talence, et à Caudéran des groupuscules résistants attaquaient au fusil les occupants.

Les négociations ont-elles abouti?

Elles sont restées lettre morte dans un premier temps. La situation a même empiré, puisque le commandement allemand a pour ordre de boucher l’estuaire, et décidait pour cela de couler 200 navires dans la Garonne. Celle-ci est restée impraticable jusqu’en 1949. Mais le 22 août, il va se passer quelque chose d’extraordinaire: l’explosion du bunker de la rue Raze à Bacalan, qui contenait tout le stock d’explosifs des Allemands! Cet acte est signé d’un soldat allemand qui refuse d’obéir à l’ordre de détruire le port. A la fin de la guerre, cet Allemand, Heinz Stahlschmidt, devenu Henri Salmide, a été naturalisé français. Il est resté très longtemps sur Bordeaux comme pompier au port autonome, et il est décédé en 2009. C’est un héros.

Comment ont réagi les Allemands à l’explosion de leur stock d’explosifs?

Ils n’étaient plus en capacité de mettre à exécution leur plan de destruction, et comme ils pensaient que c’était l’œuvre de la Résistance, cela compliquait leur stratégie de retraite. La négociation s’est poursuivie entre le 24 et le 26 août, avec le commandement des FFI qui menaçait d’une effusion de sang si les Allemands touchaient à Bordeaux. Finalement, ils ont quitté la ville le 27 août sans mettre à exécution leur plan, et Bordeaux a été libérée le 28 août.

Exposition jusqu’au 31 mai 2015, place Jean-Moulin. http://www.musee-aquitaine-bordeaux.fr