La sagesse

Depuis l’origine des âges, de l’existence des sociétés, tous les peuples ont toujours rêvés de paix, de bonheur. De paix, de bonheur qui seraient enfin universels et de toute éternité.

Aujourd’hui, le monde, va vite, de plus en plus vite, est pris dans un tourbillon de précipitation, d’agressivité, vit dans le conflit permanent, le stress, l’angoisse. Emportés par la compétition, le désir de possession, l’ambition de réussir, il courre après ses illusions. Il rêve sa vie au lieu de la réaliser. Chacun souhaite la paix, le bonheur, alors qu’il leur tourne le dos.

Cette quête de la sagesse, du bonheur apparait déjà il y a plus de quarante siècles en Inde dans les Védas. Elle fut ensuite formulée il y a vingt cinq siècles par les paroles du Bouddha. Puis au fil du temps elle s’est naturellement poursuivie par les écrits de milliers de sages, de philosophes, d’initiés, d’écrivains, de poètes qui, de toutes les époques, de toutes les confessions, nous ont fournis des éléments de réflexion, une direction à suivre pour profiter de cette vie qui, un instant, nous est offerte.

La recherche du bonheur, de la sagesse, ne relève d’aucune philosophie, d’aucune religion. Cette recherche n’a nulle théorie, ni doctrine. Son unique objectif est de nous faire réfléchir sur notre façon de penser, sur nos comportements et de leurs conséquences, afin qu’en toute connaissance nous puissions les modifier et profiter de notre existence dans toute sa plénitude.

Notre civilisation occidentale est consacrée au culte de la consommation, de l’illusion. Aucune école, aucune institution, aucune éducation, n’aborde les rôles surprenants et détestables que nos égoïsmes, nos peurs, nos désirs, nos rancunes, qui dirigent quotidiennement nos existences. Personne ne nous apprend la gravité du racisme, l’importance de l’écoute d’autrui, de son acceptation, de la nécessité du détachement, du lâcher prise, qui sont les responsables de tant de souffrances qui chaque jour corrompent nos destinées.

La recherche de la sagesse permet lentement de libérer l’homme de ses certitudes, de ses fantasmes, fanatismes, idéologies, et autres autolimitations qui bornent son esprit. Elle le délivre de ses passions primaires, croyances, superstitions qui abondent, comme les courants d’air courent les rues des civilisations.

On ne reçoit pas la sagesse. Il faut la découvrir soi-même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner.
(Marcel Proust)

La sagesse c’est apprendre, apprendre, apprendre à se maitriser, apprendre à vivre, apprendre à penser, apprendre à pardonner, apprendre à aimer.
(Sagesse bouddhiste)

Vous ne pourrez jamais être heureux si vous ne pratiquez pas l’art de la sagesse au quotidien. Après avoir souffert il faut souffrir encore. C’est l’usage quotidien de la sagesse qui fait arrêter de souffrir.
(Arnaud Desjardins)

Continuer de souffrir sans tenter d’améliorer son sort ce n’est pas de la patience, mais de la bêtise.
(Le Bouddha)

Il s’agit de votre propre vie qu’il faut sauver. La sagesse ? Ose savoir, ose être sage. Commence !
(Horace)

Il faut du courage, de la hardiesse, de la remise en question, pour tenter malgré les autres d’être heureux.
(Albert Camus)

Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour. (Confucius)

Dans ce qui n’est pas essentiel, ils voient l’essentiel. Dans l’essentiel, ils voient le sans essence. Ceux qui demeurent dans le champ des idées fausses jamais n’arrivent à l’essentiel.
(Soutra du Bouddha)

Large et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui s’y engagent. Mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie, et il en est peu qui la trouvent.

(Matthieu 7, 13-14)

Que souhaitez-vous ?
Prendre le chemin qui mène à la quiétude, à la sérénité, au plaisir de vivre ?

Ce chemin est ardu, il n’est pas fait pour les velléitaires, les hésitants, les craintifs, ceux qui commencent tout et ne finissent rien.
Il faut du courage, de la patience, ce chemin est semé de ronces, d’orties, d’épines, de découragements, de doutes, de renoncements, mais la suprême récompense est que tout ce que l’on y découvre ne se perd plus jamais.

Cette recherche de la sagesse nous enseigne que notre existence n’est qu’un miracle provisoire, momentané, un cadeau prodigieux qui aura un terme, et qu’il convient de savoir profiter pleinement de chaque seconde de cette vie qui nous est miraculeusement offerte.

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