Lorenzo Bini Smaghi : un proche de Matteo Renzi à la présidence de la Société Générale

Ce n’est pas un économiste passe-partout qui s’apprête à hériter de la présidence de la Société Générale. Florentin pur sucre, titulaire d’un doctorat de l’University of Chicago, membre du comité exécutif de la Banque centrale européenne (BCE) de 2005 à 2011, Lorenzo Bini Smaghi, 58 ans, est un néo-keynésien convaincu.
Farouche critique de la politique d’austérité menée par Mario Monti après 2011, il est plus proche de l’actuel Président du conseil, Matteo Renzi (florentin comme lui), dont il pourrait devenir, _dit-on_ le ministre de l’Economie en cas d’élection de l’actuel titulaire, Pier Carlo Padoan, à la présidence de la République. Président non-exécutif de la SNAM depuis 2012 et auteur d’un blog sur le site du «Financial Times», le futur Président de la Société Générale, _qui a siégé aussi au conseil de Morgan Stanley jusqu’à mars 2014_, aime prendre part activement au débat public sur l’avenir de la zone euro.
«Globalement, la dette grecque n’est pas aussi préoccupante que son simple ratio à 175% du PIB pourrait le suggérer», estime Lorenzo Bini Smaghi dans un récent post sur son blog. Pour lui, les problèmes de refinancement de la Grèce sont loin d’être insurmontables vu que l’essentiel de sa dette reste détenu par le Fonds de stabilité européen et les autres pays de la zone euro.
Fils d’un haut fonctionnaire de l’Union Européenne (issu de la noblesse florentine), Lorenzo Bini Smaghi Bellarmini (Lbsb pour les proches) est ce qu’on peut appeler un «européen convaincu». Parfaitement trilingue (français, anglais, allemand) et marié à l’économiste Veronica De Romanis, il a fait ses études au lycée français de Bruxelles, avant d’être diplômé en économie à l’université catholique de Louvain, puis de rejoindre les Etats-Unis.
Comme tout bon économiste italien, il a commencé sa carrière à la Banque d’Italie (1983-1994) avant de devenir chef de la Division analyses et planification de l’Institut Monétaire européen de Francfort et Directeur des rapports financiers internationaux du ministère de l’Economie italien, puis vice-Président du comité économique et financier de l’Union européenne (de 2003 à 2005). Sous la pression de Nicolas Sarkozy, il a dû quitter son poste de membre du comité exécutif de la BCE en juin 2011 pour faciliter la nomination de son compatriote, Mario Draghi, à la présidence de l’institution. Très critique sur la politique d’austérité menée par Mario Monti après 2011, il est l’auteur d’un ouvrage intitulé «Mourir d’austérité» qui a inspiré, en partie, le virage renziste.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0204091922991-lorenzo-bini-smaghi-un-neo-keynesien-proche-de-matteo-renzi-1084646.php?MyqrlXtUQPy7gwJb.99

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