Tempête géante aux États-Unis: 2 000 vols annulés à New York

Plus de 2.000 vols ont été annulés aux Etats-Unis lundi 26 janvier à l’approche d’un blizzard sur le nord-est du pays, où l’épaisseur du tapis blanc pourrait approcher 1 mètre.

Quelque 2.009 vols ont été annulés lundi en provenance ou à destination des Etats-Unis, où le trafic aérien était affecté par 271 retards en début de matinée, a précisé le site spécialisé Flightaware.

La météo nationale a émis un avis de blizzard pour New York et Boston, jusqu’à la frontière canadienne.

De 5 à 10 centimètres de neige sont attendus lundi dans le nord-est, qui seront suivis par un autre épisode neigeux lundi soir et mardi avec de « lourdes » précipitations, notamment à Boston et New York, selon le service national de météorologie (NWS).

Au total, 45 à 60 cm de neige pourraient s’accumuler de New York à Boston, voire près de 80 cm dans l’est du Massachusetts. Davantage de neige n’est pas à exclure dans d’autres régions isolées, selon le NWS.

Le président américain Barack Obama, actuellement en Inde, a été informé des très fortes chutes de neige attendues dans le nord-est des Etats-Unis, à New York et Boston notamment, a indiqué lundi la Maison Blanche.

« Des responsables de la Maison Blanche ont été en contact avec des responsables locaux le long de la côte Est pour s’assurer qu’ils disposaient des ressources nécessaires pour se préparer et réagir immédiatement à la tempête », a déclaré Josh Earnest, porte-parole de l’exécutif américain, lors d’un point de presse à New Delhi où M. Obama effectue une visite de trois jours.

Le maire de New York Bill de Blasio a mis en garde dimanche contre l’arrivée de cette tempête qui pourrait être « très probablement l’une des tempêtes de neige les plus importantes de l’histoire de cette ville ».

60 à 90 cm de neige à New-York

Il pourrait tomber de 60 à 90 cm de neige à New York, a-t-il précisé.

« Préparez-vous à quelque chose de pire que ce que nous avons vu jusqu’à présent », a-t-il insisté. « Ne sous-estimez pas cette tempête », a-t-il ajouté, demandant aux New-Yorkais de rester à l’intérieur s’ils le pouvaient.

« Les New-Yorkais ne doivent pas prendre la route demain », a-t-il déclaré, indiquant également que les écoles seraient probablement fermées mardi.

Dimanche soir, de nombreux supermarchés new-yorkais avaient été pris d’assaut par des habitants inquiets. Dans le quartier de Chelsea, au centre de Manhattan, une file d’attente s’était formée sur le trottoir pour pouvoir entrer dans le magasin Trader Joe’s sur la 6e avenue.

Plus de 50 millions de personnes dans le nord-est pourraient être affectées par cette tempête de neige qui risque de paralyser les transports.

Dès dimanche, plusieurs compagnies aériennes ont proposé aux voyageurs de changer gratuitement leurs vols et des centaines de vols ont été annulés.

A Boston, le maire Martin Walsh a appelé ses concitoyens à s’occuper de leurs voisins les plus vulnérables.

Source: http://www.challenges.fr/economie/20150126.CHA2517/tempete-de-neige-geante-2-000-vols-annules-a-new-york.html

Jean Charles de Borda (Dax, 1733 -París, 1799), Fundación Canaria Orotava de Historia de la Ciencia

Nació en el seno de una familia noble y tuvo quince hermanos. Su primo Jacques-François, quince años mayor, le transmitió desde muy pronto el amor por las ciencias, en especial por las matemáticas, y se ocupó a la vez de que asistiera a colegios dedicados a la enseñanza de las ciencias. Borda no dudó en estudiar la carrera de matemáticas. A sus veinte años vio la luz su primer tratado de geometría y fue también elegido socio de la Academia de Ciencias de París, para la que escribió una memoria sobre la teoría de proyectiles.
A partir de 1758, fijó sus ojos en el mar y hacia él dirigió definitivamente su interés científico. Sus investigaciones matemáticas fueron granjeándose un éxito creciente, así como sus contribuciones a la mecánica de fluidos y a la física de ruedas hidráulicas y de bombas. Entre 1765 y 1775 cruzó varias veces el Atlántico, combinando puntos de vista naturalistas y militares en sus investigaciones sobre hidrografía y cartografía.
Como comisario de la Academia de Ciencias, Borda embarcó en 1771 en la fragata La Flore, cuyo objetivo fue ensayar métodos de cálculo de longitudes y probar algunos relojes marinos. Le acompañabanVerdun de la Crenne, los astrónomos P. Pingré y Mersais y el dibujante Ozanne. A bordo iban varios tipos de relojes ingleses y franceses, octantes, sextantes y una caja marina de Fyot. Esta fue la cuarta y última expedición organizada para hallar la mejor manera de medir el tiempo en el mar. Le habían precedido las de Courtanvaux en 1767, la de Cassini en 1768 y la de Fleurieu en 1768-1769. Los resultados de La Flore resultaron verdaderamente provechosos para el ensayo de los cronómetros marinos y para los estudios de hidrografía. La Floreau
Borda regresó a Canarias en 1776 comandando La Boussole, que había zarpado acompañada de L’Espiègle. Continuó con las mediciones de las islas y del Teide empezadas unos años atrás a bordo de La Flore. Su intención era fijar de manera exacta la posición de Canarias y mejorar la cartografía existente hasta ese momento. En su diario sobre este viaje, Borda escribió: « La medición del Pico de Tenerife no era un objeto de pura curiosidad para nosotros, pues dependía esencialmente de nuestro trabajo náutico. Nos era indispensable conocer la elevación exacta de ese volcán, para sacar partido de las observaciones de la altura aparente que habíamos hecho en varios puntos de las islas de Tenerife, Gomera y Canaria, que habían de servir para fijar las longitudes y latitudes de estos puntos. » (Traducción de A. Herrera Piqué, Las Islas Canarias, escala científica en el Atlántico. Viajeros y naturalistas en el siglo XVIII, 84-7207-046-2)
Uno de los mayores logros científicos de Borda a partir de estos años fue la puesta en práctica del cálculo diferencial y el desarrollo de tablas trigonométricas aplicadas a la división centesimal del cuadrante y a los mecanismos que iba desarrollando. Trabajó en la mecánica del flujo de fluidos en barcos, artillería, bombas e instrumentos científicos. En 1785 obtuvo gran éxito con el círculo repetidor para medir el arco de un meridiano como parte de un proyecto para introducir un sistema decimal de pesos y medidas. Dos años más tarde publicó un estudio sobre el círculo de reflexión, sin duda el instrumento que le catapultó a la fama.
En 1767 fue nombrado miembro electo de la Academia de Burdeos y dos años después de la Academia de Marina. En 1783 asumió la dirección de la Escuela Naval de París y a partir de 1795 formó parte del Instituto Nacional.

OBRA GENERAL

  • Résumé des opérations de la campagne de la Boussole pour déterminer les positions géographiques des côtes d’Espagne et de Portugal sur l’Océan, d’une partie de les côtes occidentales de l’Afrique et des îles Canaries . 1776 (manuscrito), 190 pp.
  • Description et usages du cercle de réflexion avec différentes méthodes pour calculer les observations nautiques, 1787.
  • Mémoire sur la courbe décrite par les boulets et les bombes en ayant égard à la résistance de l’air , 1846.
  • Tables trigonométriques décimales, ou Tables des logarithmes des sinus, sécantes et tangentes, suivant la division du quart de cercle en 100 degrés, du degré en 100 minutes et de la minute en 100 secondes, précédées de la table des logarithmes

OBRA ALUSIVA A CANARIAS

  • Borda, Pingré, Verdun de la Crenne, Voyage fait par ordre du Roi en 1771 et 1772, en diverses parties de l’Europe, de l’Afrique et de l’Amérique; pour vérifier l’utilité de plusieurs Méthodes & Instruments, servant à déterminer la Latitude & la Longitude, tant du Vaisseau que des Côtes, Isles & Écueils qu’on reconnoît: suivi de recherches pour rectifier les cartes hydrographiques, par M. de Verdun de la Crenne, Lieutennant des Vaisseaux du Roi, commandant la Frégate la Flore; de la Académie de Marine établie à Brest; le Chevalier de Borda, Lieutenent des Vaisseaux du Roi; de l’Academie Royale des Sciences & de celle de Marine; et Pingré, Chancelier de St-Geneviève et de l’Université de Paris; Astronome-Géographe de la Marine, de l’Académie Royale des Sciences et de celle de Marine, Paris, Imp. Royale, 1778.

      La obra presenta cuatro partes: 1) Diario de la espedición 2) Métodos de observación en el mar 3) Determinaciones hidrográficas realizadas durante el viaje 4) Los relojes marinos y otros instrumentos destinados al uso de la navegación.

source:

http://fundacionorotava.org/web_fcohc/002_proyectos/bachillerato/expediciones

/borda.html

Lorenzo Bini Smaghi : un proche de Matteo Renzi à la présidence de la Société Générale

Ce n’est pas un économiste passe-partout qui s’apprête à hériter de la présidence de la Société Générale. Florentin pur sucre, titulaire d’un doctorat de l’University of Chicago, membre du comité exécutif de la Banque centrale européenne (BCE) de 2005 à 2011, Lorenzo Bini Smaghi, 58 ans, est un néo-keynésien convaincu.
Farouche critique de la politique d’austérité menée par Mario Monti après 2011, il est plus proche de l’actuel Président du conseil, Matteo Renzi (florentin comme lui), dont il pourrait devenir, _dit-on_ le ministre de l’Economie en cas d’élection de l’actuel titulaire, Pier Carlo Padoan, à la présidence de la République. Président non-exécutif de la SNAM depuis 2012 et auteur d’un blog sur le site du «Financial Times», le futur Président de la Société Générale, _qui a siégé aussi au conseil de Morgan Stanley jusqu’à mars 2014_, aime prendre part activement au débat public sur l’avenir de la zone euro.
«Globalement, la dette grecque n’est pas aussi préoccupante que son simple ratio à 175% du PIB pourrait le suggérer», estime Lorenzo Bini Smaghi dans un récent post sur son blog. Pour lui, les problèmes de refinancement de la Grèce sont loin d’être insurmontables vu que l’essentiel de sa dette reste détenu par le Fonds de stabilité européen et les autres pays de la zone euro.
Fils d’un haut fonctionnaire de l’Union Européenne (issu de la noblesse florentine), Lorenzo Bini Smaghi Bellarmini (Lbsb pour les proches) est ce qu’on peut appeler un «européen convaincu». Parfaitement trilingue (français, anglais, allemand) et marié à l’économiste Veronica De Romanis, il a fait ses études au lycée français de Bruxelles, avant d’être diplômé en économie à l’université catholique de Louvain, puis de rejoindre les Etats-Unis.
Comme tout bon économiste italien, il a commencé sa carrière à la Banque d’Italie (1983-1994) avant de devenir chef de la Division analyses et planification de l’Institut Monétaire européen de Francfort et Directeur des rapports financiers internationaux du ministère de l’Economie italien, puis vice-Président du comité économique et financier de l’Union européenne (de 2003 à 2005). Sous la pression de Nicolas Sarkozy, il a dû quitter son poste de membre du comité exécutif de la BCE en juin 2011 pour faciliter la nomination de son compatriote, Mario Draghi, à la présidence de l’institution. Très critique sur la politique d’austérité menée par Mario Monti après 2011, il est l’auteur d’un ouvrage intitulé «Mourir d’austérité» qui a inspiré, en partie, le virage renziste.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0204091922991-lorenzo-bini-smaghi-un-neo-keynesien-proche-de-matteo-renzi-1084646.php?MyqrlXtUQPy7gwJb.99

Sur le franc suisse:La Croatie va fixer le cours du franc suisse pour protéger les débiteurs

La Croatie va fixer le cours du franc suisse pour protéger les débiteurs
La Croatie a annoncé lundi le « gel » du cours du franc suisse pour quelque 60’000 particuliers dans ce pays qui remboursent des crédits libellés en devise helvétique
Suite à la flambée du franc suisse, le gouvernement croate a décidé lundi de remettre au Parlement des amendements à la loi qui vont « fixer le cours du franc suisse à 6,39 kuna », a déclaré le Premier ministre Zoran Milanovic.

Cette mesure sera valable durant un an et son coût devra être couvert par les banques. Environ 90% du secteur bancaire croate est contrôlé par des banques étrangères.

Plus de 200’000 personnes menacées
Après la décision de la Banque nationale suisse (BNS) d’abandonner le taux plancher de 1,20 pour un euro, la kuna croate a décroché d’environ 17% face au franc. Une association locale représentant des emprunteurs a mis en garde contre une « catastrophe » pour quelque 60’000 débiteurs.

En Croatie, les prêts libellés en francs suisses se chiffrent à 23,7 milliards de kunas (environ trois milliards de francs), selon la banque nationale. La hausse du franc suisse menaçait d’affecter entre 200’000 et 300’000 personnes dans ce pays de 4,2 millions d’habitants

ats/fisf

Source:Suisse radio tv

Le Maître d’Armes, Alexandre Dumas- extrait

Le Maître d’armes(1840), Alexandre Dumas, extrait chapitre 1

J’étais encore dans l’âge des illusions, je possédais une somme de 4 000 fr., qui me paraissait un trésor inépuisable, et j’avais entendu parler de la Russie comme d’un véritable Eldorado pour tout artiste un peu supérieur dans son art : or, comme je ne manquais pas de confiance en moi-même, je me décidai à partir pour Saint-Pétersbourg.

Cette résolution, une fois prise, fut bientôt exécutée : j’étais garçon, je ne laissais rien derrière moi, pas même des dettes ; je n’eus donc à prendre que quelques lettres de recommandation et mon passeport, ce qui ne fut pas long, et, huit jours après m’être décidé au départ, j’étais sur la route de Bruxelles.

J’avais choisi la voie de terre, d’abord parce que je comptais donner quelques assauts dans les villes où je passerais, et défrayer ainsi le voyage par le voyage même ; ensuite parce que, enthousiaste de notre gloire, je désirais visiter quelques-uns de ces beaux champs de bataille où je croyais que, comme au tombeau de Virgile, les lauriers devaient pousser tout seuls.

Je m’arrêtai deux jours dans la capitale de la Belgique ; le premier jour j’y donnai un assaut, et le second jour j’eus un duel. Comme je me tirai assez heureusement de l’un et de l’autre, on me fit, pour rester dans la ville, des propositions fort acceptables, que cependant je n’acceptai point : j’étais poussé en avant.

Néanmoins je m’arrêtai un jour à Liège ; j’avais là, aux archives de la ville, un ancien écolier près duquel je ne voulais pas passer sans lui faire ma visite. Il demeurait rue Pierreuse : de la terrasse de sa maison, et en faisant connaissance avec le vin du Rhin, je pus donc voir la ville se dérouler sous mes pieds, depuis le village d’Herstall, où naquit Pépin, jusqu’au château de Ranioule, d’où Godefroy partit pour la Terre-Sainte. Cet examen ne se fit pas sans que mon écolier me racontât, sur tous ces vieux bâtiments, cinq ou six légendes plus curieuses les unes que les autres ; une des plus tragiques est sans contredit celle qui a pour titre le Banquet de Varfusée, et pour sujet le meurtre du bourg- mestre Sébastien Laruelle, dont une des rues de la ville porte encore aujourd’hui le nom.

J’avais dit à mon écolier, au moment de monter dans la diligence d’Aix-la-Chapelle, mon projet de descendre aux Villes célèbres et de m’arrêter aux champs de bataille fameux ; mais il avait ri de ma prétention et m’avait appris qu’en Prusse on ne s’arrête pas où on veut, mais où veut le conducteur, et qu’une fois enfermé dans sa caisse, on est à son entière disposition. En effet, de Cologne à Dresde, où mon intention bien positive était de rester trois jours, on ne nous tira de notre cage qu’aux heures des repas, et juste le temps de nous laisser prendre la nourriture strictement nécessaire à notre existence. Au bout de trois jours de cette incarcération, contre laquelle au reste personne ne murmura, tant elle est convenue dans les États de Sa Majesté Frédéric- Guillaume, nous arrivâmes à Dresde.

C’est à Dresde que Napoléon fit, au moment d’entrer en Russie, cette grande halte de 1812, où il convoqua un empereur, trois rois et un vice-roi ; quant aux princes souverains, ils étaient si pressés à la porte de la tente impériale, qu’ils se confondaient avec les aides de camp et les officiers d’ordonnance ; le roi de Prusse fit antichambre trois jours.

Tout est prêt pour rendre à l’Asie ses invasions de Huns et de Tatares. Des bords du Guadalquivir et de la mer de Calabre, six cent dix-sept mille hommes, criant : Vive Napoléon ! en huit langues différentes, ont été poussés par la main du géant jusqu’aux bords de la Vistule ; ils traînent avec eux treize cent soixante- douze pièces de canon, six équipages de pont, un équipage de siège ; à leur tête marchent quatre mille voitures de vivres, trois mille caissons d’artillerie, quinze cents voitures d’ambulance et douze cents troupeaux, et partout où ils passent les acclamations de l’Europe les accompagnent.

Le 29 mai, Napoléon quitte Dresde, ne s’arrête à Posen que pour dire quelques paroles amies aux Polonais, dédaigne Varsovie, séjourne à Thorn le temps qui lui est strictement nécessaire pour visiter les fortifications et les magasins, descend la Vistule, laisse à sa droite Friedland au glorieux souvenir, et enfin arrive à Kœnigsberg d’où, en descendant vers Gumbinnen, il passe en revue quatre ou cinq de ses armées. L’ordre du mouvement est donné : tout l’espace qui s’étend de la Vistule au Niémen se couvre d’hommes, de voitures et de fourgons ; le Prégel, qui coule d’un fleuve à l’autre comme une veine qui communiquerait avec deux grandes artères, se couvre de bateaux de vivres. Enfin, le 23 juin, avant le jour, Napoléon arrive à la lisière de la forêt prussienne de Pilwiski ; une chaîne de collines s’étend devant lui, et de l’autre côté de ces collines coule le fleuve russe. L’empereur, qui est venu jusque-là en voiture, monte à cheval à deux heures du matin, arrive aux avant-postes près de Kovno, prend le bonnet et la capote d’un chevau-léger polonais, et part au galop avec le général Haxo et quelques hom- mes pour reconnaître lui-même le fleuve ; en arrivant sur les bords, son cheval s’abat et le jette à quelques pas de lui sur le sable.

— C’est d’un mauvais présage, dit Napoléon en se relevant ; un Romain reculerait.

La reconnaissance est faite : l’armée gardera tout le jour ses positions qui la cachent aux yeux de l’ennemi ; puis, la nuit, l’armée passera le fleuve sur trois ponts.

Le soir venu, Napoléon se rapproche du Niémen ; quelques sapeurs traversent le fleuve dans une nacelle, l’empereur les suit des yeux dans l’ombre où ils s’enfoncent, ils abordent et descen- dent sur la rive russe : l’armée ennemie, qui était là la veille, semble s’être évanouie. Au bout d’un instant de silence et de solitude, un officier de Cosaques se présente : il est seul et paraît étonné de trouver à cette heure des étrangers sur la rive du fleuve.

Snoopy l’infaillible(1996)

Snoopy l’infaillible(1996)

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Bonjour,
Je lis Snoopy et je continue à lire Snoopy.
Snoopy l’infaillible(1996), il est disponible.
Bonne journée à vous,
Nathalie.
http://www.bedetheque.com/BD-Peanuts-6-Snoopy-Dargaud-Tome-6-L-infaillible-Snoopy-10337.html

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Angela Merkel à propos de F.A. von Hayek: Le principe de la liberté individuelle

écrit par Angela Merkel, le 19 janvier 2005

Friedrich August von Hayek a travaillé sur les fondements intellectuels d’une société libre dans la lutte contre l’interventionnisme étatique et la dictature. Dans le débat sur la mondialisation, ses idées sont très actuelles.

Le souci de la stabilité intérieure des démocraties occidentales dans le débat avec les Etats du camp socialiste a été pour Friedrich August von Hayek l’une des deux forces motrices de son œuvre «Constitution de la liberté». L’autre était la crainte d’une érosion rampante des fondements d’une société libre, dans le sillage de l’expansion effrénée de l’État-providence et des politiques d’Etat interventionnistes prédominantes dans de nombreux pays occidentaux industrialisés au début des années 70. Selon la conception de Hayek, ces préoccupations devaient être contrées par la nécessaire réassurance des fondements spirituels d’une société libre.

Dans son ouvrage, Hayek a élaboré, avec une logique impressionnante et des arguments convaincants, qu’il est avant tout question de la protection de la liberté individuelle comme condition préalable au progrès et à la prospérité d’une société, donc surtout de la garantie par la loi de la protection des citoyens contre l’arbitraire gouvernemental et la coercition injustifiée. Cela signifie notamment l’égal traitement des citoyens à travers des mesures adoptées par les lois et règles de conduite de l’Etat. La liberté individuelle présuppose en outre que chaque individu puisse disposer d’une sphère privée, en particulier sa propriété, qui soit sécurisée contre toute intervention de tiers, pas même à travers des décisions  de la majorité obtenues par voie démocratique.

Hayek démontre aussi que cela dépend d’une approche de la liberté individuelle comme principe global à réaliser dans la société dans son ensemble. Parce que c’est seulement à travers une société qui garantit la liberté individuelle de chaque citoyen de la même manière et reflète cela dans ses institutions et ses habitudes au sens large, que tous les avantages qu’une société libre est capable d’offrir deviendront évidents pour chaque individu  – beaucoup plus que si cette liberté individuelle était limitée à quelques-uns. Dans une société libérale et donc progressiste, l’individu peut poursuivre ses propres objectifs avec beaucoup plus de succès. Il peut notamment tirer profit d’une banque de connaissances, dont il lui aurait été impossible de disposer seul. Un aspect qui n’a peut-être jamais été aussi important qu’à l’ère de la société du savoir.

Avec la chute du mur de Berlin, l’effondrement des dictatures socialistes et l’affirmation d’un ordre social libéral et démocratique dans de nombreux pays de l’ancien bloc de l’Est, une partie de la mission historique de cet ouvrage semble remplie. L’autre partie, par contre, fait aujourd’hui l’objet d’un intense débat. Parce que, dans le débat politique, les avantages de l’État-providence sont plus que jamais mis en balance avec les problèmes de la dette publique élevée et de la paralysie des forces motrices de l’économie qui en découlent.

Par ailleurs, il faut remarquer que la globalisation des relations économiques, donc un accroissement supplémentaire de ce qu’une société libre peut faire, est accompagné de protestations et d’un manque de compréhension, et même de violence et de terreur, quant à la réalisation concrète des principes abstraits d’un ordre social libre.

De nombreux pays anciennement sous-développés comme l’Inde ou la Corée du Sud se rapprochent progressivement du niveau des pays occidentaux développés, mais dans d’autres régions, le processus de rattrapage fait encore défaut. De nombreux pays, avec l’Afrique presque tout un continent, sont encore loin derrière, en termes relatifs et parfois absolus de performance économique et de niveau de vie. Dans quelle mesure et sous quelles conditions s’applique encore ici l’affirmation optimiste de Hayek selon laquelle seule l’immense avance des pays occidentaux crée les conditions d’un rattrapage rapide par les autres pays? Et jusqu’à quel point les conditions politiques et sociales existent-elles pour cela? Par exemple, la Heritage Fondation à Washington a publié en début d’année son «Indice de liberté économique» actuel et a constaté que le degré de liberté économique dans le monde ne s’est guère amélioré en 2004.

La transposition plus ou moins inchangée du modèle social des pays occidentaux développés dans les pays émergents et en développement peut-elle même réussir en général ? Hayek donne, en certains endroits, des indications importantes sur le fait que le modèle conceptuel d’ordre d’une société libre a été alimenté par différentes sources et que les sociétés libérales d’aujourd’hui ont un long chemin historique derrière elles. De nombreux pays et sociétés en Europe et en Amérique ont participé, à travers d’importantes et précieuses contributions, à leur développement. Dans cette mesure, il faut donner raison à Hayek sur le fait qu’il ne peut, à l’avenir, continuer à être question de «transplanter tous les résultats de l’évolution historique de l’Occident sur d’autres terrains culturels», mais que ces pays doivent «apporter leurs propres contributions spéciales, qui peuvent émaner de la tradition de leur propre culture».

Il est important que la réalisation des valeurs d’une société libre, les droits de l’Homme, la liberté d’expression et la liberté religieuse, l’État de droit et la démocratie, l’égalité entre les hommes et les femmes, soit menée par les ressortissants mêmes de ces pays, et que ceci soit soutenu par le monde occidental.

Pour moi, voici l’autre héritage de la «Constitution de la liberté» de Hayek pour la création d’une société libre à l’ère de la mondialisation: la recherche d’une coopération fructueuse entre les sociétés de l’hémisphère occidental et les sociétés d’Asie et d’Afrique, le monde islamique, les pays émergents et les pays en développement qui veulent être plus que des imitateurs de la civilisation occidentale.

Angela Merkel est présidente de la CDU depuis 2000 et chancelière de la République fédérale d’Allemagne depuis 2005