Les billets…d’Etat

A l’origine l’Angleterre n’assure pas les échéances du Trésor public à l’aide de sa Banque.

D’autres pays utilisent leur monnaie.

L’idée consiste à frapper une importante quantité de monnaie, dont le coût de production reste inférieur à sa valeur faciale.

Exemples: Espagne et Russie vers 1660.

Cependant, les conséquences de cette action se font ressentir sur la population car les pièces en trop grande quantité ne sont plus appréciables étant en dessous de leur valeur d’émission.

Un autre moyen consiste à créer des billets d’Etat.

En effet, une banque sous contrôle ou bien le Trésor public émet des billets pour faire face aux échéances.

Le Massachusetts et la Pennsylvanie procède à de nouvelles émissions.

Benjamin Franklin publie en 1729 une étude sur la nature et la nécessité d’une monnaie de papier.

Les billets du Massachusetts et de Caroline du Sud émis en trop grande quantité perdent l’essentiel de leur valeur.

Le parlement de Londres craint une contagion et songe à interdire toute émission.

Benjamin Franklin s’en indigne:

« Je n’arrive pas à penser que l’Angleterre ait intérêt à nous empêcher de fabriquer la quantité de papier-monnaie qui nous paraît convenable; nous sommes les meilleurs juges de nos propres besoins ».

La guerre d’indépendance est financée par l’émission de billets.

En 1791 le congrès confie l’émission de nouveaux billets à la banque des USA, banque à capitaux privés calquée sur le modèle de la Banque d’Angleterre.

En Russie, Catherine II crée deux établissements(un à Moscou et un à Saint-Pétersbourg) nommés « banques d’assignation » responsable d’émettre des assignats (équivalents aux billets d’Etat).

Mais c’est en France que les assignats font fureur. John Law, un financier, propose de mettre fin à la dette publique et de couvrir les déficits budgétaire.

Il fonde une société privée qui corespond à une banque par actions. Il gagne la confiance de la population, ainsi les individus se mettent à acheter des actions au comptant en échange d’un prêt de billet par la banque.

Les français s’initient ainsi à la spéculation sans aucune connaissance en bourse.

L’entreprise de Law se retrouve créancière de l’Etat. Elle échange les créances en frappant la monnaie. Durant cette période les frappes de monnaies sont peu rentables, Law en profite pour déprécier les pièces métalliques.

En 1790, la révolution française commence, la caisse d’Escompte meurt et la Banque de France naît à l’identique de la Banque d’Angleterre.

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