La pensée et ses opérations-extrait de l’Épistémologie Mathématique, Jean Piaget remanié par Nathalie Lacladère

A Jean Piaget, extrait remanié par mes soins de l’Épistémologie Mathématique et psychologie

Jean Piaget était un psychologue, logicien, épistémologue Suisse, connu pour ses importants travaux en épistémologie. C’est lui qui a créé les plus énormes travaux en épistémologie et développement de l’Enfant jusqu’à ce jour.

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Maylis, une enfant, children (mon unique enfant)

Comparé à un enfant, un adolescent est un individu qui construit des systèmes et des « théories ». L’enfant ne bâtit pas de systèmes: il en a d’inconscients ou de préconscients, en ce sens qu’ils sont informulables ou informulés et que seul l’observateur extérieur parvient à les dégager, tandis que, lui, ne les « réfléchit » jamais. Autrement dit, il pense concrètement, problème après problème, au fur et à mesure que la réalité les propose et ne relie pas ses solutions au moyen de théories générales qui en dégageraient le principe. Au contraire, ce qui frappe chez l’adolescent, c’est son intérêt pour les problèmes inactuels, sans rapport avec les réalités vécues au jour le jour, ou qui anticipent, avec une naïveté désarmante, des situations futures du monde et souvent chimériques. Ce qui étonne surtout, c’est sa facilité à élaborer des théories abstraites. Il y en a qui écrivent: qui créent une philosophie, une politique, une esthétique ou ce que l’on voudra. D’autres n’écrivent pas, mais parlent. La plupart ne parlent même que peu de leurs productions personnelles et se bornent à les ruminer de façon intime et secrète. Mais tous ont des systèmes et des théories qui transforment le monde sur un point ou un autre. Or ce décrochage de cette nouvelle forme de pensée, par idées générales et constructions abstraites, s’effectue en réalité d’une manière assez continue et moins propre à la seconde enfance. C’est en réalité vers douze ans qu’il faut situer le tournant décisif, après lequel l’essor se prendra peu à peu dans la direction de la réflexion libre et détachée du réel. Vers onze et douze ans, en effet, s’effectue une transformation fondamentale dans la pensée de l’enfant, qui en marque l’achèvement par rapport aux opérations construites durant la seconde enfance: le passage de la pensée concrète à la pensée « formelle ».Quelles sont effectivement, les conditions de constructions de la pensée formelle? Il s’agit pour l’enfant, non plus seulement d’appliquer des opérations à des objets, mais de « réfléchir » ces opérations indépendantes des objets et de remplacer ceux-ci par de simples propositions.

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