le hasard de nos rencontres serait-il déterminé?

bouts choisis d’extrait de Boris Cyrulnik

Aurait-on pu se rencontrer? cette question contient la pensée implicite que sans la rencontre, notre destin eût été tout autre.

Peut-on naître sans raison et mourir par hasard?

A l’époque, où les parents mariaient leurs enfants entre eux, ils ne savaient pas qu’en organisant cette rencontre, ils renforçaient les structures sociales.

Depuis que le mariage d’amour est devenu une valeur culturelle, ce n’est plus la structure sociale qui s’y exprime, c’est la structure personnelle.

Quand les parents provoquaient la rencontre de leurs enfants, ils renforçaient le groupe.

Quand l’amour préside au choix du partenaire, il facilite la névrose. Le stéréotype culturel consiste à décrire un coup de foudre,suivi d’un amour durable que parfois la vie altère. Les échecs sont attribués aux vicissitudes de l’existence. Toutes les études concluent que ce schéma est rare. Le coup de foudre n’est pas obligatoire. Le mariage d’amour lui-même n’est pas si fréquent. Les partenaires disent que « c’est un mariage d’amour », et, bien sûr, ils ont raison de le soutenir car le conjoint,dans notre culture, accepterait difficilement le contraire. La plupart des mariés se choisissent pour des motifs psychosociaux. Lorsque le mariage était arrangé par les parents, les mimiques, les gestes et les vêtements avaient pour fonction de signer l’appartenance à une catégorie sociale. Dans le mariage d’amour, c’est l’intimité de la personne qui s’exprime en priorité. Parfois la rencontre névrotique provoque des mariages entre structures opposées mais complémentaire : un homme désireux de donner à de fortes chances de rencontrer une femme qui désire recevoir. Le circuit de la rencontre a commencé par des balises sociales, puis comportementales, elle devient maintenant sexuelle et les signaux corporels échappent au social et se chargent d’émotion intime.

Economy: Zoom Iceland

Iceland is the favorite country of those who say currency devaluation and capital controls are essential tools for countries battling debt crises. After the island nation’s banks, whose assets had reached 14 times its gross domestic product, went bust in 2008, Iceland’s government separated the banks’ foreign clients, who had invested in Iceland in search of relatively high yields, from domestic depositors; it froze payments to the foreigners and transferred the domestic clients’ assets to nationalized successor banks. That allowed the country with assistance from the International Monetary Fund  to rebuild its financial and fiscal systems. Icelandic banks have head-spinning capital ratios (30.2 percent for Landsbankinn, the heir of Landsbanki, one of the lenders that crashed in 2008) because supervision has tightened substantially and perhaps because Iceland is the only nation that jailed big bankers after the financial crisis. The government closed last year with a bumper fiscal surplus.